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NOUS ECRIRE

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 LE COURRIER    



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Demande : Je viens de plancher pour mon augmentation de salaire au grade de compagnon dans une loge au GODF mais je n'y suis pas très "épanouie". Comment puis-je changer de loge ? Quelles sont les démarches à effectuer ? Puis-je changer d'obédience (ex: DH) ? J'ai du mal à trouver des réponses très claires. Claudia.


Votre question comporte plusieurs interrogations. Vous dites ne pas être "épanouie" mais qu'entendez-vous par cette formulation ? Vous venez de plancher en vue de votre accès prochain au grade de Compagnon  ce qui indique que vous êtes Apprentie depuis seulement quelques mois. Vu le travail intense que l'on doit fournir comme Apprenti pour découvrir puis assimiler le symbolisme des outils ainsi que tout ce qui se rapporte à la Maçonnerie, le mot épanouissement n'est pas celui que j'utiliserai pour décrire l'état dans lequel on peut se trouver sur la colonne du nord. On n'est pas du tout sûr(e) de soi, on ne connaît pas grand chose, on a beaucoup d'interrogations mais pas forcément le formateur disponible et compétent pour répondre à nos questions, on manque surtout de sérénité et de réponses pour avancer dans son travail.

Pour pouvoir comprendre votre état, il faudrait pouvoir comparer ce que vous vous attendiez à trouver dans votre loge et ce que vous y cotoyez réellement. Mais nous ne le saurons jamais. Probablement, vous attendiez-vous à des relations plus proches, plus fraternelles, entre vos amis et vous, à des rencontres qui se prolongent à l'extérieur de la loge, à une relation plus forte et plus suivie ? Peut-être vous sentez-vous trop minoritaire en tant que femme dans cette loge, ce qui pourrait susciter  cette "gêne" qui vous empêche d'être "épanouie" ?

L'idéal, avant d'envisager de changer de loge et d'organisation, est que vous passiez vos grades de Compagnon et de Maître là où vous vous trouvez.

Sachez que, en tant que Compagnon, vous pouvez aller visiter seule, donc sans être accompagnée par un maître, toutes les loges que vous souhaitez, au GODF ou ailleurs donc au DH. Il vous faudra savoir présenter les salutations usuelles puis, étant revenue dans votre atelier, communiquer les salutations que le VM de la loge que vous avez visitée vous a demandé de transmettre à vos frères et soeurs.

Visiter en tant que Compagnon peut vous apporter ce qui vous manque actuellement en vous faisant supporter plus facilement ce qu vous ne trouvez pas aujourd'hui dans votre groupe. On peut ne pas se sentir bien dans sa loge pour diverses raisons à cause du rite qui ne nous convient pas, à cause de l'indifférence des autres à notre égard, à cause de l'absence de parrain et de formateur à qui l'on peut se confier, à cause des commentaires, jalousies ou critiques que l'on entend formuler dans le dos et contre certaines soeurs ou certains frères, etc. Dites-vous que ce sera malheureusement partout la même chose. Vous pouvez être une soeur et une maçonne formidables voire excxeptionnelles, mais si vous fréquentez des "portes de prison" hautaines, hommes comme femmes, ou des gens imbus de leur statut social, de leurs fonctions ou de leurs grades, cela n'ira jamais et ces gens-là abondent dans nos structures. Alors, que faire ? Essayez de trouver un frère ou une soeur, dans votre groupe ou ailleurs, - d'où l'importance d'aller visiter -  avec qui vous partagez des affinités maçonniques et faites comme les autres, rien de moins rien de plus.

Je ne vous conseille pas de démissionner maintenant, c'est anticipé vu votre parcours en FM et la faiblesse de vos connaissances. Vous ne parlez pas de l'essentiel : avancer dans l'initiation, or c'est cela qui compte. Passez au degré de Compagnon, continuez à vous former, à acquérir ce que l'on appelle les fondamentaux.

Changer de loge indique que vous manquez de stabilité, de persévérance dans vos engagements, que vous ne savez pas ce que vous voulez. C'est inévitablement ce que penseront les soeurs et les frères des loges que vous voudriez rejoindre. C'est naturel puisqu'ils ne vous connaissent pas. Il en ira autrement lorsque vous les visiterez avec assiduité et que par conséquent ils vous apprécieront.

Pour quitter sa loge, il faut démissionner par lettre recommandée adressée avec accusé de réception au VM mais ceci entraîne de fait votre départ du GODF.  J'ai connu les cas en 2013 d'un frère de ma L. ayant démissionné par sms ( il est revenu ensuite sur cette décision ) mais le VM est libre de ne pas l'accepter vu que la procédure officielle n'est pas respectée. On ne peut s'en aller que si l'on est parfaitement en règle avec le Trésor, donc en ayant réglé ses cotisations. Exigez toujours vos reçus de paiement de cotisation, ils sont exigés si vous souhaitez entrer dans une autre loge.

Quitter actuellement votre loge, c'est prendre un très gros risque. Il n'est pas dit qu'une autre loge acceptera de vous prendre en tant que jeune Compagnon. Devenez Compagnon, allez visiter d'autres loges mixtes au GO tout d'abord puis au DH ou ailleurs si vous en avez envie. Ceci vous permettra de vivre une nouvelle expérience, celle des visites à l'extérieur de son rite et de son obédience, qui forme et nous fait mûrir plus vite en nous apportant bien des satisfactions. Passez ensuite votre maîtrise et vous verrez alors quelle décision prendre. Dans votre situation, sauf si, étant une femme au milieu d'un groupe d'hommes, vous faites l'objet d'un harcèlement particulier, prenez votre temps, la patience joue en votre faveur. Formez-vous, travaillez le symbolisme, la culture maçonnique, ceci vous sera utile toute votre vie.
TAF Claudine




Demande : Comment devons-nous procéder lorsque le V.M. s'adressant à la loge dit :  "mes frères visiteurs". etc., etc. Les visiteurs doivent-ils rester assis sur la colonne ou doivent-ils se lever ?
Nous avons souvent des visiteurs, certains se lèvent et d'autres non.

Lorsque le V.M. s'adresse à un ou à plusieurs frères visiteurs situés sur les colonnes, comme à l'orient, le ou les frères concernés se lèvent immédiatement et se mettent au signe d'ordre du grade faisant l'objet du travail du jour. Ils restent ainsi jusqu'à ce que le V.M. ait fini de parler, alors ils peuvent s'asseoir.

Si le VM. dit : "mon F. untel", celui-ci se lève immédiatement et se met à l'ordre. S'il dit : "frères visiteurs, je vous remercie d'être venus aussi nombreux (ou tout autre propos)", : tous les visiteurs se lèvent qu'ils soient sur les colonnes ou à l'orient en se mettant à l'ordre. C'est de la formation basique.



Demande :  
Je viens de passer Maître Secret après avoir attendu cette promotion depuis cinq ans maintenant.  Vais-je devoir attendre encore cinq ans pour passer au 12ème degré ? Je ne suis plus tout jeune. A ce rythme je n'irai pas bien haut dans la hiérarchie du rite. Jean-Michel.

C'est toute l'anomalie de la maçonnerie à la française et par extension francophone car nous exportons nos défauts dans les pays voisins et amis linguistiques. Dans certaines loges de Perfection, on va vous bloquer pendant quatre ans dans chacun des grades 4e, 12e, 14e, puis chapitrale au 18e. Soit un délai approximatif de 20 ans et plus pour accéder au 18e degré. Vous ne dites pas quel est votre âge mais il est évident que dans ce cadre on interdit systématiquement à tous les maçons du REAA de parcourir toute la hiérarchie du rite ce auquel chaque maçon devrait avoir naturellement droit. Si vous entrez en FM à 40 ans, vous serez Rose-Croix à 60-65 ans, donc en retraite, avec une forte diminution de vos revenus, probablement éloigné géographiquement des locaux où travaillent les 30e, 31e, 32e degrés. Et si on vous bloque dix ans au 18e degré, vous aurez 70-75 ans lorsqu'on vous autrorisera à devenir Kadosch, soit 30eme. Dans quel état de santé vous trouverez-vous ?  Aurez-vous les moyens financiers pour vous payer de long déplacements  et les frais d'hôtel pour vous rendre à l'aréopage ? C'est peu probable vu que l'on sait que 50% des maçons en retraite finissent par abandonner rapidement toute pratique dans les loges bleues et que ce quota se trouve bien plus élevé encore pour ce qui concerne les hauts grades ne serait-ce que par ce qu'ils n'ont plus les moyens financiers de payer une cotisation et une capitation supplémentaires ni le coût des repas. Il faut avoir l'honnêteté de le dire et de le reconnaître : les degrés finaux des rites en France sont des maisons de retraite maçonniques ! Il y faut des forces vives, des maçons de 40-50 ans pas des frères de 70 ans et plus ! C'est trop tard et on n'a plus l'énergie, l'ambition, l'envie, les moyens physiques et fianciers pour faire le travail qu'on doit y accomplir. Et beaucoup d'entre eux sont malades voire très malades ou font l'objet de maladies graves mais non encore confirmées car non encore dépistées (cancer : on peut avoir un cancer depuis 2 ou 3 ans et ne pas s'en douter.) et cela nous arrivera à tous un jour ou l'autre, ce n'est qu'une question de temps donc d'âge.

Ces délais que l'on vous impose sont-ils réguliers ?

Eh bien non !  Il existe, pour tous les rites, un texte original officiel, édictant les délais réglementaires pour changer de grade. Pour le REAA, il suffisait au 19eme siècle, d'un mois, oui un seul Mois, d'attente pour passer au grade suivant. Le texte est signé du Souverain Grand Commandeur Cambacérès. Dans votre rite, vous seriez devenu Maître Secret trois mois seulement après avoir été élevé à la Maîtrise. Le délai maximum pour passer d'apprenti au 32eme grade était de 66 mois, soit 5 ans et demi ! En outre, même aujourd'hui encore, plus de la moitié des grades sont donnés par communication, c'est-à-dire sans délai, sans vivre la cérémonie de réception dans le degré. Il faut d'ailleurs savoir que ces délais ne concernaient que les non nobles, les bourgeois. Il était impensable de faire attendre les gens en cour, les personnages importants, des marquis, des ducs, etc. Ils étaient déjà maître le jour de leur entrée en maçonnerie. Cela existe-t-il encore aujourd'hui ? Oui bien sûr, en France comme dans le reste du monde mais les organisations continentales ne s'en vantent pas. Les personnalités très importantes ne passent jamais par le circuit des grandes loges, ce qui fait que lorsque l'on fait des recherches dans les GL de certains pays on ne trouve pas de trace de leur carrière maçonnique. Elles passent directement par le circuit des Suprêmes Conseils où on leur donne les grades "à vue".  Tout 33eme peut faire un maçon à vue sans qu'il vive la cérémonie de réception dans l'Ordre, il faut le savoir et c'est identique dans tous les systèmes ! Des personnages très importants, rois, président de la république, y compris dans le monde musulman, sont aujourd'hui ou ont ainsi été faits 33eme !  Ils ne font pas de demande, "on" les contacte. Le général MacArthur, vainqueur de la guerre du Pacifique contre le Japon, a ainsi été fait apprenti, compagnon et maître-maçon "à vue" à Manille le même jour en présence de plus de cinq-cents maçons. Quelques semaines plus tard, il été fait 33eme à l'ambassade des Etats-Unis. Mais ce cas n'est pas rare du tout et cela ne concerne pas que des personnages exceptionnels.  En France aussi, je connais des cas des frères rapidement passés au 33e degré parce qu'on avait besoin en haut lieu de leurs compétences profanes ou des "services" qu'ils pouvaient rendre. Cela n'est pas exclusif du REAA, cela se retrouve partout dans les autres rites. J'ai vu initier un frère au RER et cinq ans plus tard il était CBCS mais il était concessionnaire Mércédès !  Pour certains très hauts dirigeants, cette caractéristique sociale semble valoir tous les mérites. Quand un frère est très connu dans un rite, il n'est pas rare qu'une organisation veuille le récupérer en lui proposant une fonction importante donc  aussi le grade qui va avec. C'est tout à fait régulier et fréquent.

Ceci pose un grave problème de fond qui est le caractère non maçonnique de la pratique à la française. Les critères internationaux ne sont pas respectés :  tous les grades doivent être accessibles à tous les frères, dés qu'ils les souhaitent, en vertu du respect du critère d'égalité absolue qui doit exister entre tous les maçons. Vous êtes maître à Londres ? Vous passez Rose-Croix en quelques semaines si vous le souhaitez. Tous les maçons doivent avoir un droit d'accès à tout. De quel droit pourrait-on oser refuser à des soeurs et à des frères d'accéder à tel grade s'ils en ont le désir ? Une délégation du frères du Nord est allée recevoir les 4e, 5e et 6e degrés du rite de Zinnendorf sur un week-end à Cologne. C'est comme cela dans le monde entier sauf en francophonie ! Le système français ne respecte pas ce critère : aucune organisation française ne le fait. Nous vivons tous la sélection à la tête du client, à la position sociale ou professionnelle ou politique ; il faut plaire, ne jamais critiquer, ne rien contester, ne jamais faire la moindre remarque, rendre des services, faire voter pour qui il faut, etc. En fait, moins vous en faites et mieux c'est, votre inaction valorise le minimum fait par les dirigeants en place qui pour le coup passent pour être des hyper actifs ! Si vous faites le travail que votre dirigeant d'atelier, départemental ou régional devrait faire, évidemment vous vous faites des ennemis sans le savoir. L'essentiel en France n'est pas de travailler mais de faire semblant, d'être important, tout réside dans le paraître. Des soeurs et des frères qui ne font jamais rien ( ni tracé ni office ) mais ayant une position sociale en vue montent vite, et celles et ceux qui prennent les offices et planchent  mais sont de condition plus modeste (
petits commerçants, fonctionnaires ou militants de base, etc.) sont bloqués pendant des années. Cette attitude comportementale n'est pas maçonnique du tout. Ceux qui travaillent et qu'on bloque dans tel grade le seront pour longtemps. Forcément : si le TFPM ou le TS au 18, donc aussi le collège qu'il met en place, est élu pour trois ans, vous voilà bloqués pour au moins trois ans. Et si vous officiez bien, on vous bloquera de la même manière dans le grade suivant car on vous y réserve déjà votre fonction d'officier. Pour justifier une attente, à défaut d'un refus, on vous donne des explications sans fondement sérieux : " il n'est pas prêt ", " il n'a pas évolué ", etc. Il s'agit de simples prétextes pour bloquer les gens et masquer le fait que les structures françaises sont totalement inadaptées (maillage insuffisant, locaux ne permettant pas la réception de 200 personnes voire plus partout en France dans un rayon de 50 kms, etc.). Si un maçon ne doit pas évoluer spirituellement ou culturellement, il ne changera jamais si telle est sa destinée ; le faire attendre 5 ou 10 ou 100 ans ne changera rien à cela. Mais il peut être très fraternel, chaleureux, rendre service à tout le monde, compétent dans le développement des structures et le management des hommes, et toutes les organisations ( Grandes loges et Suprême Conseil ou Grand Prieuré) ont un besoin vital de ces compétences. On a besoin de soeurs et de frères gentils et fraternels pas de maçons ambitieux qui courent jusqu'après leur ombre et qui vous écraseront " en toute fraternité " si tel est leur intérêt.

Les Suprêmes Conseils étrangers ne savent pas ce qui se passe en France, ils s'imaginent qu'il en va à l'identique de ce qui existe chez eux. Ecrivez-leur ,contactez-les (à commencer par les Suprêmes Conseils américains, juridiction nord et juridiction sud) par internet, donnez des exemples précis pour qu'ils sachent ce qui se passe ici. Certaines organisations ne respectent pas non plus les équivalences des grades entre les systèmes. C'est là encore une faute grave et une irrégularité. Un Rose-Croix du Français ou du REAA peut venir visiter les Maîtres Ecossais de saint André  du RER et inversement. Un Kadosch, un titulaire du 7eme degré du rite de Zinnendorf, peuvent venir visiter au 5eme degré du RER et inversement. Il en va de même pour les grades étrangers. Un Knight Templar peut directement venir en chapitre de CBCS, etc., il en va de même pour tous les hauts grades de tous les systèmes. Un Knight of Malta doit aller visiter au 30eme du REAA, etc., etc. Si ceci ne se pratique pas en France (certaines structures du GO le font. Bien que n'étant pas reconnues, elles agissent en parfaite conformité de la pratique mondiale anglo-saxonne), il y a irrégularité grave. Ce serait pire encore si ceci devait être le fait d'organisations reconnues ou souhaitant le devenir. C'est le refus de considérer et reconnaître les autres systèmes et les autres organisations maçonniques rien de moins.

Pourquoi une organisation internationale reconnaîtrait-elle une organisation française qui ne respecte pas ou qui refuse d'appliquer les critères mondiaux ? Ce qui se fait partout dans le monde sauf chez nous.  Tous les cadres soucieux de vraie maçonnerie devraient se poser cette question.



Demande :  
Après un trimestre passé comme apprentie dans une loge de la GLMF, j'ai décidé de démissionner fin décembre car la franc-maçonnerie ne correspond pas à mes attentes
. On me demande de régler 220 euros de cotisations correspondant à l'année entière (location de la salle,...). Cela me paraît injustifié. Qu'en est-il dans les règlements internes que je ne connais pas ? Merci pour votre réponse.  Marie-Christine

Il ne faut pas confondre la Franc-Maçonnerie avec ce que vous pouvez avoir vu dans la loge où vous avez été initiée. Il y a les valeurs de la Maçonnerie et  ce qu'en font les hommes et les femmes qui la composent et qui peut se trouver à des années lumière de distance des valeurs de la FM et du monde de la véritable initiation. Ces hommes et ces femmes restent souvent profanes malgré leurs grades et leur ancienneté dans l'Ordre et ils ne s'en rendent même pas compte car presque tous les maçons font comme eux. Ce sont les purs, les maçons authentiques, qui leur paraissent anormaux ! Eux, ils continuent à courir après toutes sortes de grades, d'honneurs ou de distinctions, ce qui démontre qu'ils se trouvent à l'extérieur de la véritable Maçonnerie. C'est leur malheur et il nous faut les plaindre mais leur exemple nous est salutaire car il constitue tout ce qu'il ne faut jamais faire. Il faut aussi se tenir distant de ces personnes, ou avoir de brefs contacts, ce qui est facile les soirs de tenue vu qu'on ne peut pas déjà être avec tous ceux que l'on aime bien, car ces "amis" peuvent être contagieux tant que l'on n'est pas affermi sur la Voie, ce qui est votre cas étant Apprentie : si l'on ne veut pas se brûler il vaut mieux ne pas rester trop près du feu !  

Avant de démissionner vous auriez dû consulter votre parrain ou votre marraine pour prendre son conseil. Etes-vous certaine que c'est la FM qui ne vous convient pas ? Ne serait-ce pas plutôt ce que vous avez vu du comportement de vos "frères" ou "soeurs" qui s'avère très différent de ce que vous attendiez ? Le problème, c'est que en France, il n'y a pas une seule franc-maçonnerie mais x variantes y compris dans le même rite.

Pour répondre à votre demande : quand on entre en FM, on doit payer sa cotisation (celle que l'on doit à la loge et celle que l'on doit à l'obédience nationale) et les frais de réception. Cette somme de 220 euros est plutôt modeste, il existe des groupes où cette somme est trois fois plus importante. Si votre loge occupe seule son temple, les frais sont plus élevés que si le local est mutualisé et partagé entre diverses loges, cela se comprend aisément. Vu la modestie du montant, je pencherai pour une occupation mutualisée.

Cette somme vous auriez déjà dû la payer le jour de votre entrée. Si elle n'est pas réglée à  ce jour vous vous trouvez en situation d'irrégularité. Le trésorier et le vénérable vous ont fait confiance, et ils doivent adresser à Paris un montant pour votre réception et votre cotisation nationale. Que vous partiez ou non, cette somme ils vont devoir la payer à Paris. Vous devez la régler au titre de l'obligation morale et du respect de vos engagements. Dans la vie associative usuelle, on paie la cotisation le premier jour sinon on ne peut pas participer aux activités. Aucune association ne vous acceptera pour quoi que ce soit si vous leur dites : " je viens trois mois participer à votre activité et si ça ne me convient pas, je m'en vais sans rien vous devoir.". 

Tous les textes stipulent une obligation de paiement de cotisation, oui bien sûr.




Demande :  Lorsque nous sommes transférés dans une autre loge, celle-ci devient-elle Loge Mère  ou une simple loge de cotisation ? Alain.

Je ne comprends pas cette notion de transfert ; qui vous a transféré et pourquoi ? Votre loge-mère est celle où vous avez été initié. Aucune loge ne la remplacera jamais. C'est comme dans la vie : nul ne peut changer la mère qui vous a donné la vie dans son ventre. Si vous changez de loge, dans la même obédience ou non, celle-ci est une simple loge d'affiliation donc de cotisation.

Selon le contexte dans lequel vous vous trouvez, vous pouvez très bien rester membre de la loge qui vous a initié, votre loge-mère, tout en faisant partie d'une autre loge dans un autre orient. C'est vous seul qui pouvez régler ce cas.


Demande :  Mon VM ne veut pas continuer. Il a des soucis de santé et veut passer la main, d'ailleurs son mandat se termine. On m'a demandé si j'étais partant pour assurer la relève mais le groupe n'est pas stable ni sûr. En loge tout paraît bien mais cela n'est pas représentatif de sa situation réelle. Il me semble que le groupe ne va pas bien du tout et que quelques frères sont prêts à partir ailleurs s'ils ont une promotion en vue ou si c'est leur intérêt. Que puis-je faire ? David.

Il y a beaucoup de loges comme la vôtre en France, votre cas n'a rien de spécial. Si la loge vous semble fragile c'est que vous devez être peu nombreux ? Il y a plusieurs milliers de petites loges en France. Que pouvez-vous faire ? Vous comporter en patron, en manager. Il est vrai qu'il n'est pas usuel en FM d'avoir des gens compétents aux postes de décision sauf quand il s'agit de loges, de chapitres, d'aréopages ou consistoires comportant 100 à 200 membres mais là encore c'est presque toujours le plus haut gradé qui doit conduire les affaires, donc celui qui a le plus vassaux à ses ordres donc de votes sûrs lors des élections, ce qui n'implique pas qu'il soit le meilleur pour cette fonction. Commencez par faire un audit objectif de la situation. Sur quel effectif pouvez-vous compter réellement ? Sur quels frères toujours présents en toutes circonstances et qui ne manquent quasiment jamais à une tenue ? On fait tourner une loge avec les présents, avec les frères les plus motivés, jamais avec les absents, ceux qui sont ailleurs pour x raisons fut-ce avec une motivation acceptable par ailleurs.

Vous allez voir si avec ce groupe sûr vous allez pouvoir ouvrir et faire vos cérémonies au 1er, 2eme ou 3eme degré. S'il manque quelques personnes pour y faire face, il va falloir que vous alliez chercher des renforts ailleurs et des amis qui peuvent officier qualitativement immédiatement quasiment au pied levé.

Vous allez devoir composer un Collège d'officiers et attribuer les postes mais disposez-vous des compétences requises ? Vous pouvez avoir des piliers dans votre groupe mais qui ne veulent pas officier, ou qui ne sont pas formés ou qui ont un problème de voix que l'on n'entend pas ou mal - si un frère a une mauvaise voix ou peu agréable, cela risque d'être pénible pour tous - ou de déplacement (on peut avoir un problème de mobilité, de genou, d'arthrose douloureuse, etc.), ou dont certains ne s'entendent pas entre eux ou qui se trouvent en rivalité pour un poste, etc. Il faut aussi tenir compte de leur situation géographique : pas d'hospitalier ni de surveillant qui soient loin de votre ville ; cela ne servira pas, ils ne pourront pas véritablement faire leur travail s'il y a des déplacements de 50, 80 ou 120 kms aller-retour à faire. Il faut en outre qu'ils aient du temps laissé disponible par leur travail et par leur épouse qui n'y trouve rien à redire. Ce dernier point a une importance capitale qui n'est jamais prise en compte et c'est fort dommageable.

Résumons les critères : être là à toutes les tenues, savoir officier avec compétence, être proche géographiquement, avoir une épouse qui accepte que leur mari soit parti en soirée ou en après-midi (formation des apprentis et compagnons ou les loges d'instruction).

L'audit implique d'avoir un entretien avec tous les membres du groupe ; il faut que chacun ouvre véritablement son coeur et dise ce qu'il pense du contexte, du groupe, du travail fait ou qui ne l'est pas, de la direction à donner au collectif, des matières à travailler. IL est aussi intéressant de demander à chacun qui il verrait aux divers offices de la loge. L'entretien doit être chaleureux, fraternel : il s'agit de constuire quelque chose. Il doit surtout être FRANC pour éviter les rivalités, les jalousies, les coups de poignard dans le dos qui vont dégénérer en guerre, en séparation, en calomnies, en rumeurs. Il faut bien évidemment leur demander s'ils aimeraient accéder à un office et, si oui, lequel ?  Pouvez-vous choisir deux jeunes maîtres ou des frères récemment arrivés dans votre groupe comme surveillants ? Il va falloir agir avec beaucoup de prudence dans ce cas car les "anciens" vont réagir même s'ils ne veulent pas tenir ce poste ; les hommes, donc les maçons, sont ainsi, inconstants, paradoxaux, illogiques, ils ne veulent pas le poste car il faut travailler mais la critique ne manquera aucune occasion de s'exercer : le jeune maître a des relations ? Bien sûr, il est protégé, pistonné ou le nouvel arrivé est ambitieux et intéressé, la liste n'a pas de fin. Il est néanmoins capital que dés le départ il n'y ait pas d'opposition avérée contre un frère sinon il ne faut pas le prendre dans le Collège. N'oubliez pas que cette opposition peut exister et que les frères avec qui vous ferez l'audit n'osent pas vous la signaler par manque de courage tout simplement. Il y a dans toutes les loges des personnes qui critiquent tout et tout le monde jamais en loge mais ailleurs au hasard des rencontres.

Il vous appartiendra ensuite de lister les désirs éventuels des frères sondés en notant votre appréciation sur leur possibilité - sans formation ou avec formation - de tenir ce poste ou un autre.

Il va falloir aussi voir la situation de la trésorerie, comment a-t-elle évolué lors des deux mandats précédents, ce qui vous amener à demander au trésorier de faire ces recherches en vous communiquant les 3 ou 4 derniers bilans annuels. ceci vous permettra d'avoir une vision globale de la gestion de la loge par votre prédecesseur : nombre de frères quand il a pris le maillet, nombre de frères quand il le passe. Idem pour la trésorerie. Si le nombre des frères, si les avoirs ont baissé : c'est un échec. Si le groupe est identique, il n'a pas progressé donc c'est aussi un échec. Qui n'avance pas recule !  C'est bien connu. Et l'obédience va vous imposer un cahier des charges donc de recrutement car vous ne pouvez pas laisser partir des frères ou les radier sans compenser au plus vite les départs.

Votre travail consistera à renforcer le groupe en faisant des entrées le plus vite possible pour pouvoir disposer dés que possible de nouveaux maîtres, donc de possibles futurs officiers. Pour cela, vous devrez mettre les deux meilleurs frères du groupe comme surveillants, ceux qui ont de réelles connaissances et qui veulent les partager, mais il va falloir les motiver ; il n'est pas sûr qu'ils soient volontaires. Ce sera votre premier travail : être persuasif, efficace, déjà pour composer votre Collège à partir d'une trame de qualité : 2 excellents surveillants, de vrais initiateurs et non des gens qui font semblant, un bon secrétaire et un bon orateur. Pour le reste vous ferez confiance et vous avez la possibilité, ne l'oubliez jamais, de faire des loges d'instruction où on va apprendre à chacun le travail qu'il devra faire. Cela peut s'opérer le samedi après midi. Avertissement : N'écoutez pas les mauvais conseillers : "tu veux mettre untel à tel poste ? Il n'en est pas capable !". Il n'y a rien de mieux que de sentir que l'on vous fait confiance, c'est ainsi que des personnalités se révèlent ainsi que des talents.

Il reste à appréhender les problèmes latents. Il en est partout. On sait tous que trop de VM font l'autruche en "jouant la montre" pour ne rien régler des "affaires individuelles" sensibles espérant passer tout cela à son successeur et que rien, en terme d'incident, ne se produira sous son mandat. Si vous pensez pouvoir les apaiser, et c'est le but aussi des entretiens individuels en toute sincérité, allez-y. Souvent des divergences surgissent par jalousie, envie, mesquinerie, lesquelles entraînent des calomnies à n'en plus finir. Il y a probablement dans votre groupe des personnes qui veulent être VM à votre place mais qui n'ont pas la compétence, la fraternité, la sincérité ou la simplicité qui sont les vôtres quand d'autres veulent le pouvoir et/ou monter dans la hiérarchie. C'est vrai que rien n'est normal dans nos groupes. Il y a des frères qui ne font jamais rien et qui montent vite, d'autres qui travaillent sans relâche - qui font la vaisselle, qui entretiennent le temple (je pense à vous mes soeurs qui enlevaient les taches de cire sur la moquette au fer à repasser) et qui planchent - et qu'on fait traîner. Forcément, cela crée des problèmes dans la loge qui se prolongent ensuite au 4eme et au-dessus ; certains ayant la rancune tenace, on ne peut pas toujours le leur reprocher même si maçonniquement cela se trouve inadmissible et inqualifiable. 

Il vous appartiendra de faire une analyse pointue de tous ces éléments. Faites deux colonnes pour chaque aspect en leur attribuant des points pour chaque rubrique. La rubrique de gauche en points positifs de la situation, celle de doite pour les aspects négatifs. Si l'affaire semble jouable pour vous, lancez-vous ! Si vous estimez qu'il y a une disproportion entre le travail, les efforts que vous devrez fournir en permanence pour essayer de maintenir ce qui ne sera jamais qu'une illusion de façade, passez la main et refusez. On ne vient pas en FM pour se créer des contrariétés à n'en plus finir, des ulcères ou des cancers. Si certains veulent démolir le groupe - cela existe et se rencontre plus souvent qu'on pourrait l'imaginer - ne vous faites pas le complice de cette opération. Il est probable que le poste a déjà été proposé à d'autres frères qui l'ont refusé. Il faut que vous sachiez que celui qui vous le propose figure parmi les plus hauts gradés de la loge. Ne vous inquiétez pas, si personne n'en veut, le vénéralat devra se trouver repris par un des hauts gradés de la loge. Peut-être même par celui qui vous l'a proposé.

La question suivante sera : si je refuse le poste de vénérable et qu'on me propose un autre poste, qu'est-ce que je fais ? On ne peut pas se mettre à votre place, ce sera votre choix et votre décision. On peut refuser d'être VM et accepter d'être secrétaire ou maître des cérémonies ou orateur. On peut aussi tout refuser pour ne pas être complice de ce qui se trame dans les coulisses pour ce qui concerne l'avenir collectif du groupe si appartenez à l'une des sept grandes loges issues de la GLNF. Il y a ensuite le problème des personnes et donc le relationnel que vous pouvez avoir avec celui qui acceptera le poste de VM que vous refusez. Etes-vous très ami avec ce frère ou dans le cadre d'une relation normale mais sans accroche spéciale ou dans le cadre où vous auriez déjà des choses à lui reprocher, par exemple, s'il ne vous a pas soutenu à un moment où vous auriez eu besoin de son aide ? A l'inverse, si vous aimez bien ce frère et que vous souhaitez l'aider dans son entreprise, vous pouvez suivre son conseil en répondant à sa demande. Etre un maçon libre, c'est avoir des ouilles sur les colonnes, c'est ne pas être un lache qui a peur de tout à commencer de soi-même ! Il faut avoir une capacité de réaction et tant mieux ou tant pis pour les autres si vous êtes le seul à agir avec le sens des responsabilités et la combativité qui va de pair pour agir dans l'intérêt de tous et tant pis si cela dérange quelques personnes qui ne font jamais rien, sauf à privilégier leurs ambitions, mais parlent beaucoup en mal des autres en oubliant de pratiquer la tolérance et la fraternité. Si un des nôtres se trompe, il faut le plaindre, il faut l'aider avec compassion. Labor viris convenit, le travail convient aux hommes, pas le verbiage ni les cancans malsains.

Vous craignez que la haute hiérarchie vous en veuille et que l'on vous bloque dans votre accès vers les hauts grades ? Si cela vous intéresse, vous les prendrez ailleurs et c'est tout. La plupart des maçons changent deux ou trois fois d'obédience voire davantage encore dans leur vie maçonnique et de toute façon on ne vous reprend quasiment pas au plus haut degré possédé : certains de mes amis ont été faits Maître Ecossais de Saint-André à au moins deux
sinon trois reprises et 30eme à trois reprises, chaque fois qu'ils ont changé d'organisation. Cette soif de possession des hauts grades est terrible et je ne comprends pas qu'ils n'aient pas envoyé promener ceux qui les reprenaient à un grade inférieur ou qui les obligaeaient à repasser un grade déjà acquis en violation de tous les principes maçonniques. Il est vrai qu'on ne prend plus depuis déjà bien longtemps en France les hauts grades pour progresser dans l'initiation - ce qui serait par ailleurs le contraire - mais pour ne pas valoir moins que ceux qui sont devant nous. Enfin, n'oubliez jamais qu'on ne vient pas en Maçonnerie pour prendre des grades mais pour réaliser l'initiation en soi : trop de maçons l'oublient et se perdent. Je vous souhaite Bonne Chance dans la mission que l'on vous propose.



Demande : J'ai pu lire sur un blog belge un message d'un frère disant que vous n'aimez pas le REAA. Il cite quelques-unes de vos remarques critiques, disant que vous préférez le RER, mais ces extraits à moi qui suis au REAA à Amarkhys ne me gênent pas. Je ne comprends pas cette attitude. A.


Je vous remercie pour cette information ainsi que toutes les soeurs et les frères qui me font part de propos entendus ici-là en me donnant les noms des personnes concernées. Ceci révèle leur vrai visage et il est toujours intéressant de connaître la réalité qui se cache dérrière les masques.

Ce frère ne lit visiblement pas mes livres sinon il saurait que je relève toujours les anomalies pouvant exister ici ou là et ceci concerne tous les rites y compris le RER (voir plus bas dans cette rubrique ce qui concerne le 4eme degré de ce rite). Relever des anomalies est une chose, ne pas aimer tel ou tel rite en est une autre, il ne faut pas établir de confusion.

Il y a des tas de frères qui
n'admettent pas la discussion ni la remise éventuelle en cause de certaines choses. Il ne faut pas toucher au rite ni aux grands personnages du rite sous peine de se trouver taxé de crime de lèse majesté ! Ces maçons aveugles ont besoin de dieux, les dieux du rite, et si un chercheur ose révéler un aspect ténébreux de leur vie, il faut le lyncher ! Ce que les dieux du rite ont fait est forcément parfait même si cette affirmation ne repose sur rien surtout quand leur comportement dans leur vie fut loin d'être exemplaire civilement et maçonniquement, les Tartufe étant légion. Il y a aussi tous les maçons qui ne connaissent rien à l'histoire de leur rite, au symbolisme, à la magie, à l'occultisme en général et qui veulent donner des leçons d'alchimie ou de Kabbale ou d'Hermétisme voire de maçonnerie aux autres. Quand on aime un rite, ou qu'on est passionné par lui, on adopte une attitude analytique et nécessairement comparative par rapport à ce qui constitue son histoire, aux personnages qui font son histoire, aux diverses versions de ses rituels à tous les grades, à ce qui se fait dans les autres formes maçonniques et pays, il faut aussi et surtout lire les correspondances échangées entre les personnalités majeures des rites, il faut aussi avoir une vision lucide de leurs agissements, de leur ambition profane, qui ne furent pas toujours dignes de la Maçonnerie : on va y trouver des choses intéressantes, cohérentes, et d'autres qui ne le sont pas. Relever ces anomalies, défauts ou incohérences, les lister s'il y a lieu en faisant un commentaire, et les faire connaître, est une attitude normale pour un chercheur. A titre personnel, j'aimerais que tous les rites pratiqués en France soient parfaits malheureusement la réalité du terrain démontre le contraire et c'est souvent de la faute des maçons eux-mêmes qui modifient les rituels, qui ne respectent pas la pratique régulière du rite ( comme ne pas porter le chapeau en chambre du milieu ), qui importent des choses vues ailleurs et qui leur plaisent  (tiens ça c'est bien, il faut qu'on le fasse !) et bien d'autres choses, c'est ainsi que le rite se trouve transformé, vidé de sa substance. Lorsque au REAA, on ne porte pas le chapeau en chambre du milieu, on dénature ce rite et c'est infiniment plus grave que de venir écrire des inexactitudes à mon propos sur un blog. On est en droit de considérer que celui qui ne respecte pas strictement les préconisations de son rite n'éprouve pas un grand intérêt pour ce rite : il y a les propos qui s'envolent et disparaissent et il y a les actes. C'est parce que le REAA, le Français, l'Emulation, le RER, et d'autres, m'intéressent au plus haut point que je suis critique. Il existe des rites parfaits, non français certes, pour lesquels il n'y a rien à reprendre. Le drame de la France, c'est que les Français veulent donner des leçons au monde entier quand ils sont incapables de régler leurs problèmes et ceci porte un préjudice considérable à l'économie française. Ils voudraient même donner des leçons de Maçonnerie au reste du monde quand on évolue dans l'incohérence, la subjectivité, l'irresponsabilité, les plus absolues avec près de 50 grandes loges en France, vingt suprêmes conseils, huit grand prieurés masculin plus un féminin, un dixième serait même en cours de constitution ! Comment voulez-vous que les GL étrangères considèrent la France maçonnique quand elles découvrent qu'il y a au moins vingt-cinq versions différentes des rituels d'apprenti, compagnon et maître dans le seul REAA en France, dont au moins trois versions différente par grande loge, quand il ne devrait y en avoir qu'une, par grade, la même version pour toutes les organisations amies ou non ?  Est-ce Christian Guigue qui a causé cette pagaille ? Non, ce sont les amis du REAA qui laissent faire et se font les complices d 'un massacre permanent. Mais il est plus facile de critiquer un tiers que d'agir dans son organisation pour faire la chasse à toutes les anomalies en commençant par imposer un rituel unique à tous les ateliers de son organisation puis à établir des accords sur cettre base avec les autres G.L. Evidemment, qui va se lancer dans ce travail colossal où individuellement personne n'a rien à y gagner ?

Je conseille à tous ceux qui critiquent de faire leur livre pour développer leur point de vue,  et d'agir pour réaliser une unité en maçonnerie au moins celle de l'universalité et de l'unicité dans l'utilisation des rituels, en payant l'édition sur leurs fonds personnels (c'est trop facile avec l'argent des autres, celui des éditeurs), pour servir leur rite en étant toutefois objectif, impartial, et honnête. C'est toujours facile de voir la paille dans l'oeil du voisin quand, rendu aveugle par la poutre que l'on porte en soi, on ne fait rien.  

C'est pour faire plaisir à tous nos amis du REAA que je me suis mis à faire la version française de Morales & Dogme d'Albert Pike en français, pour qu'ils découvrent ce livre qui est considéré comme étant la BIBLE mondiale du REAA. Ce livre fut remis pendant environ 100 ans à des millions de maçons américains venus prendre le 32eme degré au REAA (que l'on peut avoir en moins d'un an suivant sa maîtrise aux USA). Au contraire de ce que certains mauvais esprits pourraient suggérer cette édition ne fait pas de bénéfice, elle coûte cher en frais de fabrication (ce n'est pas du vulgaire livre fait avec un simple collage de feuillets), d'illustrations, et de stockage, vu la modestie des ventes : ça n'est pas le Prix Femina ou Giraudot. Que tous ceux qui me critiquent fassent le même cadeau à leur rite, qu'il s'agisse du rite Français, du RER, de l'Emulation, du REAA, de Memphis-Misraïm, du Standart d'Ecosse, Nova Scotia, de l'Opératif de Salomon, de l'Ecossais Primitif, etc.

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Demande : J'ai voulu en savoir plus sur le rectifié et je suis allé faire un tour sur Wikipédia mais ce que j'y lis me semble étrange et je ne m'y retrouve pas. Peut-on s'y fier ? Antoine.

Wikipedia est un outil fantastique mais on ne peut absolument pas se fier aux informations qui y figurent, sans les avoir vérifiées ailleurs, c'est bien connu. Wikipedia n'est pas Universalis. Je vous conseillerais de ne pas accorder de crédit à ce que vous avez pu y lire. Pour le coup vous m'avez obligé à aller voir ce qui  concerne le RER et vous avez raison car on y trouve de nombreuses contre vérités ou des informations historiques inexactes non seulement sur le rectifié mais aussi sur Willermoz et d'autres personnages. Je n'y ai pas perdu mon temps car ceci m'a donné envie de faire quelque chose sur les Philalèthes, mouvement maçonnique rival de Willermoz qui ne goûtait guère la concurrence lorsqu'elle était de qualité donc dangereuse, ce qui était le cas avec les Philalèthes qui s'opposeront à Willermoz jusque dans le cadre du convent de Wilhelmsbad. On parle toujours du RER mais le Rite Ecossais Primitif existe toujours aujourd'hui et c'est un rite très intéressant lui aussi. Ceci m'a amené à faire le tour des blogs RER et j'ai le sentiment qu'on rencontre désormais au RER ce qui existe à Memphis-Misraïm, plus il y a de divisions et plus il y a de grandes loges et de grands prieurés. Comme les petites organisations ne parviennent pas à se développer en terme d'effectifs, elles font du bruit en prenant des positions "osées", cela me rappelle Ambelain du rite égyptien qui m'avait dit alors : "on n'est pas nombreux mais on est les meilleurs". Ca m'a toujours amusé car dans l'univers de l'initiation meilleur cela ne peut pas exister, vouloir devenir meilleur étant même un non sens total par sa non précision et par rapport à quoi ? En outre, vouloir être meilleur ou les meilleurs est un désir, une passion, et cet élément ne peut pas avoir de place dans l'initiation qui doit être le monde du non désir et de la non ambition. J'ai pu voir au hasard des blogs que certaines personnes semblent s'être déclarées une guerre sans merci, les martinistes (certains dirigeants rectifiés étant avant tout martinistes) pour qui le RER ne serait que martinésien (de Pasqually) s'opposant brutalement à ceux qui ne partagent pas ce point de vue. Il y aurait peut être une idée à lancer : pourquoi ne pas laisseraient-ils pas tomber le RER en remontant l'Ordre des Elus Coens ? Le comble, c'est que dans l'Ordre Martiniste, où j'ai de nombreux amis, on ne s'intéresse pas du tout à Pasqually, étrange, ne trouvez-vous pas ?

On notera que les grandes organisations (classées par nombre des loges RER), GLNF, GODF, GLAMF, qui représentent plus de 60% des effectifs du RER en France, n'entrent pas dans ce débat. On peut leur associer aussi les maçons rectifiés du mouvement Phaleg même si, à titre individuel, on trouvera et c'est normal au titre de la diversité, ici ou là, quelques adeptes pasqualiniens.


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Demande : Je suis au REAA. Que faut-il faire lorsque le VM s'adresse à nous ? Je visite des ateliers travaillant à d'autres rites que le mien et je ne sais pas trop ce que je dois faire. Loïc.

Quel que soit le rite, dans le votre comme pour tous les autres, lorsque le VM s'adresse à vous, vous devez immédiatement vous lever et vous mettre à l'ordre. Si le VM dit (par exemple) : "  frères visiteurs, la parole vous sera donnée tout à l'heure", tous les visiteurs doivent immédiatement se lever et se mettre à l'ordre, attendre que le VM ait fini de parler, faire le signe d'ordre du degré en entier et se rasseoir. Ceci fait partie de l'instruction, de la formation de base.


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Demande :
 Je ne comprends pas pourquoi le secrétaire ou l'orateur ou les surveillants se lèvent pour parler à certains moments de la tenue et parlent en restant assis à d'autres moments. Est-ce une erreur ? Font-ils cela en fonction de l'inspiration du moment ? Ou oublient-ils de se lever tout simplement ?  François.


Il est naturel que ces variations provoquent votre réaction. Elles sont codifiées. Lorsque ces frères s'adressent en parlant à toute la loge, ils doivent se lever. C'est le cas du Secrétaire qui lit le Cr des TT. de la dernière tenue, de l'Orateur qui formule ses conclusions, d'un Survt qui demande la parole pour un f. de la colonne, etc. Mais si le VM demande une information au Secrétaire, celui-ci la lui donne sans se lever. Idem pour l'orateur et les survts.  Si le VM s'adresse au M des C ou Tuileur ou autre, le frère (ou la soeur) concerné(e) doit se lever.


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Demande :  Je travaille au REAA et on me dit que en loge de Maître on doit porter le chapeau. Est-ce exact ? Frédéric.

Tout d'abord, bravo à ce frère qui vous a donné une information exacte. En effet, tous les ff. mm. du REAA portent le titre de v..... m....., ils doivent donc porter le chapeau en chambre du milieu, en loge du 3eme degré.  Ne pas le faire c'est ne pas respecter les impératifs rituels du REAA, c'est donc travailler irrégulièrement.

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Demande : Travaillant au RER, en Compagnon, on me dit qu'aux trois grades symboliques on ne peut parler que de l'ancien testament ! De même , il ne serait pas permis de se référer à la Doctrine de la
Réintégration .... Qu'en est-il ? Jean-Marie.

Je ne sais pas à quelle  organisation vous appartenez mais sa conception du RER est pour le moins étrange, - êtes-vous sûr d'être dans une loge RER ? - cela n'a rien à voir avec le vrai Rite Rectifié. Vous appartenez peut être à une de ces organisations qui vient de modifier les rituels et la pratique du rite pour y admettre des non Chrétiens ?  La finalité du rite est "la défense de la sainte religion Chrétienne", ce qui est un minimum pour des futurs Templiers, pour des serviteurs de la Jérusalem céleste, ce qui a imposé l'évangile de Saint Jean l'évangéliste et l'obligation d'être chrétien depuis au moins deux générations pour les candidats à la réception dans cet Ordre. Si ces critères ne sont pas respectés par votre loge ou par votre obédience, vous faites du Rectifié canada dry qui n'a rien de commun avec l'authentique système templier.

Il ne doit jamais y avoir d'ancien testament au RER. La preuve ? Il n'y a que l'évangile de Saint Jean sur l'autel à tous les grades. Le RER est un rite Moderne, en aucun cas un rite ancien ! Il doit conserver cette cohérence dans tous ses grades, ce qui n'existe plus dans les autres rites de tradition française. Evidemment, si on veut admettre des non Chrétiens, l'évangile devient gênant, l'ancien testament nettement moins en apparence bien qu'il le soit tout autant si on se trouve devant des candidats Juifs ou Musulmans vraiment croyants et qui ne peuvent accepter d'autre livre saint que celui de leur foi. Il n'y a aucune mosquée où l'ancien testament viendrait remplacer le Koran ! Et aucun autre livre sacré que la Bible ne figure dans les trois grandes lumières de la Maçonnerie : donc si on remplace la Bible par le Koran voire tout autre livre sacré ou si on pose le Koran à côté de la Bible on viole les trois grandes lumières et on viole ce principe fondateur mondial, ce n'est plus de la maçonnerie. Il faut qu'existent des rites juifs établis sur le Zohar et musulmans établis sur la seule base du Koran. La situation actuelle est totalement hypocrite et personne n'ose le dire ! Il n'est pas impossible que des massacreurs de rite aient décidé de supprimer l'évangile de Saint Jean pour le remplacer par l'ancien testament mais il ne sera plus question ni de rite Rectifié, ni Templier ni même Ecossais vu que tous les rites Ecossais utilisent l'évangile de Jean.

Ni le rituel ni l'Instruction ne font état de la doctrine de la réintégration, laquelle pourrait se trouver, avec certaines limitations cependant, considérée comme étant analogue à  la voie de perfection des autres systèmes, commme une voie possible de rédemption. La notion "d'homme dégradé ayant des moyens suffisants pour obtenir d'être rétabli dans son état originel" n'apparaît dans l'Instruction qu'en 111eme position sur 116 articles. Pour les Catholiques tous les hommes seront rétablis d'office un jour dans leur état originel lumineux ou ténébreux car d'innombrables êtres ténébreux - en réalité des êtres célestes - sont créés pour assumer leur rôle de tenter les hommes et les faire chuter : sans Judas, Jésus ne serait jamais devenu le Christ, donc Judas, par certains aspects, a tenu un rôle capital aussi important que celui de Jésus. Lucifer aurait pu faire toutes les tentatives de réédifier sa colonne, cette possibilité ne lui aurait jamais été accordée : il en va de même pour une quantité de cherchants qui ne seront jamais destinés à avancer vers la Lumière malgré leur désir. Dans toutes les initiations, puisque l'on ne peut recouvrer l'innocence du nouveau-né, l'homme doit s'attacher à découvrir qui il est, ce qu'il doit faire, où cela doit le conduire et dans quel état il doit parvenir au bout de son périple : cet état idéal est la sainteté mais bien peu y parviendront, ceci est une mission quasi surhumaine qui implique tant de sacrifices. Quelques niveaux de réalisation spirituelle inférieurs à la sainteté sont acceptés, la perfection dans l'ordre de la Vertu en fait partie. Si vous voulez savoir où vous vous situez, posez-vous la question : "Que fais-je pour le Christ chaque jour dans ma vie ? Que fais-je pour le Créateur ?". La réponse fait souvent peur en montrant l'immensité de ce qui nous sépare : ce qui importe ce sont nos actes pas ce que nous faisons semblant de faire, ou si peu ou si rarement et qui se trouve rapidement éliminé par nos passions.     La réintégration de Pasqually est issue de la seule tradition juive, ce qui n'est pas acceptable dans un rite Templier français totalement catholique sous Willermoz. Par ailleurs, cette réintégration n'est en rien possible, donc accessible, par notre seule volonté et donc par le seul travail de l'homme, elle ne tient pas compte du plan divin qui nous est alloué et réservé : c'est Dieu qui décide jamais l'homme ! Cette réintégration n'est que la reprise sous une forme aménagée de la fin du cycle oriental des incarnations ; elle reste inférieure à l'orient puisqu'elle est un désir voire un but donc des éléments préjudiciables au Disciple. Et quelle que soit la Tradition de laquelle on relève, on ne se trouve jamais libéré parce qu'on le souhaite. Il est évident qu'un initiable doive s'attacher à devenir vertueux, mais ceci ne relève en rien de Pasqually qui s'en trouvait d'ailleurs fort loin dans son existence personnelle vu les dettes qu'il oubliait de rembourser et l'escroquerie dont Willermoz fut la victime. C'est une interprétation que certains attachent à Adhuc Stat mais Adhuc Stat est avant tout l'emblème de la réédification de l'Ordre du Temple abattu mais jamais vraiment disparu ! Cette version ne figure pas dans le rituel d'apprenti mais elle est réelle au RER. Des tombes récemment trouvées en Ecosse, par Marian Musel, un historien allemand, et datant du 14e siècle pourraient être des tombes de chevaliers du Temple, vu que personne en Ecosse ne portait ces tenues, et ceci relance vraiment la filiation possible entre Ordre du Temple et Maçonnerie. Quant à J-B. Willermoz, il était un catholique convaincu qui n'aurait pas supporté longtemps les orientations juives pasqualiniennes, il ne comprenait déjà rien à ses pratiques rituelles ; pour lui la réintégration, si réintégration il y a vu qu'il n'a jamais eu connaissance du livre de Pasqually comme la majorité des émules Coëns de l'époque (moins de quatre-vingt membres pour les onze groupes français : il n'y en avait que cinq à Lyon en comptant J-B.W), ne peut s'opérer que dans le Christianisme le plus pur : il suffit de suivre la voix du Christ et c'est ce que tous les rites, quand ils ne sont pas dénaturés, proposent avec le Chevalier ou Souverain Prince Rose-Croix ! Il suffit de voir les surprenantes exigences catholiques formulées dans son testament. Quant aux éléments provenant des Coens et figurant dans le rituel RER, j'ai été le premier à le signaler dans mes publications, il y a plus de vingt ans, mais cela n'y a pas du tout la même valeur. LE RER n'a que trois éléments ? La tradition Celte aussi ne comporte que trois éléments et elle demeure totalement étrangère aux théses juives de Pasqually qui utilise l'eau, la terre et le feu quand le Rectifié les programme dans un ordre différent avec le feu, l'eau et la terre, ce qui en change leur valeur et le sens. C'est là où l'on voit toute la méconnaissance ésotérique et rituelle de certains critiques : si l'on modifie l'ordre, la place ou position, le moment où cela doit intervenir, cela n'a plus du tout la même valeur opératoire parce que le contexte et le but sont modifiés ! Il en va de même pour tous les rites : le REAA a le miroir au 1er degré, ce n'est pas du RER ni une influence RER, ce rite utilise simplement lui aussi le miroir ; il en va de même pour Tubalcain au REAA quand le Français l'utilise aussi mais pas aux mêmes grades ni avec la même signification et il en va ainsi pour beaucoup d'autres choses. Ce n'est pas parce qu'un élément existe ou a existé dans un autre rite qu'il reprend le même sens signifiant, s'il en existe un ce qui n'est pas assuré, il peut se trouver utilisé autrement et c'est ce qui se produit au RER avec certains éléments dits pasqualiniens. Evidemment, si l'on est mal intentionné, donc non objectif, on fera tout avaler à ceux qui n'ont pas ces connaissances.

Quelques éléments coëns furent intégrés par St Martin, véritable inspirateur des rituels, lui seul ayant les connaissances requises (c'est lui qui dirigea les Séances d'instuctions Coën dans le temple de Lyon et non Willermoz), Willermoz n'ayant aucune compétence dans les domaines de la magie, de l'occultisme, de la rituélie, du symbolisme, etc, mais utilisés à une autre fin. N'oubliez jamais que Saint-Martin lui-même, étant alors secrétaire de Pasqually, s'interrogeait sur l'utilité des pratiques rituelles de Pasqually. Il lui demanda : "Maître, a-t-on besoin de tant de choses pour prier Dieu ?". Le rituel d'Apprenti fait apparaître la notion d'homme de Désir et là nous entrons dans ce qui constitue le monde de Louis-Claude de Saint-Martin qui culminera avec l'Homme-Esprit. Quant à Willermoz, chaque fois qu'Ab Eremo opère un changement c'est pour faire une erreur, et, quand on voit à la suite de quelles influences il les commandite, comme dans le cadre des Sommeils, cela manque singulièrement de sérieux : ce fut le cas pour Phaleg, plus tard aussi avec le 4eme degré et cette évocation d'éléments issus de l'ancien testament qui n'y a pas sa place au RER - certains critiques extérieurs au RER parleraient d'un pigeon, d'un gogo bien facile à berner - , sauf à rendre tout le rite incohérent mais je traiterai ce problème en son temps !  D'ailleurs, Willermoz n'avait plus aucune autorité ni activité maçonnique réelle à l'époque où il réécrivit le rituel de Maître X qui ne fut validé par personne.  Willermoz passa tout son temps a apporter toutes sortes de changements : il n'y a que cela dans les correspondances échangées pendant dix ans avec le Père Achard de la Triple Union de Marseille. Pour peu que l'on fouille attentivement les archives du RER on trouvera toujours un texte de Willermoz proposant un changement à opérer ou son contraire. 

J'ai vu que Jean-Jacques Cambacérès, outre sa charge de très Puissant Commandeur du Surpême Conseil de France et de Premier Grand Maître adjoint du Grand Orient de France, aurait été en 1809, selon un document en ma possession, Grand Maître national de l'Ordre des CBCS de la Cité Sainte. Pour que le rituel du 4eme du RER soit donc valable il aurait fallu que la signature de Cambacérès le valide puis l'officialise après avoir donné mandat pour sa révision. Le seul Willermoz, n'ayant plus alors aucune fonction officielle et n'ayant plus de relations avec les diverses loges rectifiés des Gaules, n'ayant aucune habilitation ni autorité pour cette  procéder à cette réforme rituelle de sa propre autorité, seul le Grand Maître national du Régime Rectifié Cambécérès ayant le pouvoir pour décider de cette action.

Il y a trente ans on n'utilisait même pas la version actuelle de réception des Maîtres X, qui n'a rien de supérieure aux anciennes qui se faisaient en deux parties en rappel de la contraction des deux grades originaux d'Ecossais Vert et d'Ecossais rouge, ce qui historiquement était au moins légitime, n'en déplaise à certains : des corrections sérieuses doivent être apportées telle la mise sous silence des éléments relatifs à l'ancien testament et empruntés à d'autres formes maçonniques qu'il suffirait de ne plus être appliquer ni lire ! Comme cela on ne dénaturera pas le texte rituel que l'on peut ne pas lire en certains endroits. Certaines loges rectifiées et régulières belges ont aménagé le rituel sur la question du chapeau, par exemple mais le RER sans chapeau ce n'est plus du tout du RER non plus ! Ab Eremo a passé la plus grande partie partie de sa vie à se différencier en tout des autres systèmes (supprimer Tubalcain des LL. rectifiées c'était une décision gravissime pouvant faire mettre les maçons des loges RER au ban de la société maçonnique - Il en va de même pour la batterie de Compagnon et celle de Maître qui n'existent dans aucun autre rite pratiqué en France et sont en quelque sorte hors norme) pour finir par s'aligner sur ce que font les autres et les copier ?  On ignore son état de santé intellectuel, ou son esprit de vengeance (il réglait leur compte à ceux qui le contrariaient) envers les maçons des loges rectifiées (qui ne voulaient plus de lui depuis qu'ils l'avaient chassé de la Grande loge des maîtres réguliers de Lyon lassés de ses inconstances, de ses revirements, de ses trahisons aussi), vers les années 1800 où il reprit l'écriture du rituel de Maître X mais cela devait être singulièrement préoccupant pour que Willermoz ait à ce point changé. Il faut savoir que depuis l'été 2011 des obédiences et Grands Prieurés ont commencé à modifier les rituels pour gommer tout ce qu'ils trouvent trop chrétien donc insupportable à leurs yeux. Les organisations plus traditionnelles, - qui n'ont pas participé à la réunion inter-organisations d'Aix en Provence - , donc templières et scrupuleuses, devraient passer sous silence tout ce qui ne relève pas du seul évangile de Saint Jean (donc silence sur tout ce qui provient de l'ancien testament : si on aime ça on va au REAA pas au RER), c'est le seul moyen de restituer au rite cette cohérence, cette perfection qui devrait être la sienne. 

Simple observation : à l'heure où se multiplient les grandes loges rectifiées (on a déjà la GL du RER et la GL du rite écossais réformé et rectifié en + des organisations qui ont des LL. travaillant au RER) avec les sept grands prieurés masculins, un mixte et un féminin, qui se font une concurrence sauvage et quasi haineuse pourquoi une organisation puriste et vraiment traditionnelle ne reprendrait-elle pas le nom qui lui fut donné au 18eme siècle, c'est-à-dire le Rite Templier à l'orient de Lyon ?


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Demande :
  Ma première planche en loge de perfection est : "il est plus facile de faire son devoir que de le connaitre". Je suis un peu perdu. Peux-tu m'apporter tes lumières ? Marie.


Voir le livre Le Maître Secret de Christian Guigue : il y a plusieurs chapitres sur le devoir. Présentation à www.guigue.org/guigl06.htm


Il est plus facile d'accomplir son devoir : oui, pour les devoirs matériels et profanes qui sont clairement indentifiés : faire vivre sa famille, élever ses enfants et leur donner la meilleure éducation et formation scolaire qui soit, honorer ses parents et les soutenir affectueusement voire les aider financièrement, accomplirt le devoir de solidarité fraternelle envers ses frères, ses devoirs religieux, etc.

Mais le devoir du devoir : celui que vous devez au Créateur Suprême, quel est-il ? L'avez-vous identifié avec certitude ? Par quel moyen ?

On essaie de vous communiquer des Noms en hébreu, pourquoi faire ? Cela a t-t- il un sens ? Le fameux grand nom de Dieu est-il seulement possible ? Etc, etc.


Demande : On me dit qu'utiliser l'année 6014 depuis le 1er janvier est incorrect. Est-ce exact ? Jean-Pierre.

C'est parfaitement exact puisque l'année maçonnique ne commence pas le 1er janvier de l'année civile mais seulement le 1er mars. Nous sommes donc toujours en 6013 jusque fin fevrier.
 

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Demande : Un frère vient de présenter une planche sur le maniement du chapeau et de l'épée au Rectifié. On n'y a pas compris grand chose. Il a lu son travail mais  il ne nous a fait aucune démonstration.  On attendait beaucoup de son travail mais nous ne sommes guère avancés. Eric.

Le maniement du chapeau et de l'épée ne sont jamais travaillés en loge et c'est malheureux car lorsque cette gestuelle se trouve possédée par tous les frères sa réalisation est tout simplement magnifique. Si j'étais le vénérable, je ferais une loge d'instruction pour cette manipulation qui doit s'effectuer en plusieurs temps, en prenant son temps. La loge d'instruction est capitale car le V.M. pourra faire décomposer les mouvements en donnant ses commandements du type : main au chapeau, chapeau au côté droit, chapeau dans la main gauche, etc. La partie la plus délicate est la remise de l'épée dans le foureau, il y a là aussi une manipulation spécifique à faire. Quand on a l'habitude de cette gestuelle le VM fait ses commandements par un simple signe de tête.

Le problème des loges, c'est que l'on va trop vite, toujours trop vite, les programmes sont de plus en plus denses, il y a aussi de plus en plus de problèmes de tous ordres à traiter. Nous ne nous situons plus dans le temps profane et pourtant tous les frères - et même moi lorsque je visite car je suis alors obligé de suivre le mouvement et le rythme général -  continuent de courir. Il y a aussi le fait que tout le monde ne possède pas son épée personnelle et son ceinturon : dans ce cadre, il n'y a plus de maniement possible. Il en va de même pour le chapeau. Il est des loges où personne ne le porte, des loges où l'on voit des kipas  ou des feutres. C'est un non respect, je dirai même une violation totale du RER. Au RER, tout le monde doit porter le tricorne et avoir son épée personnelle et ceinturon. Là, cela devient grandiose, on réintègre l'esprit et la pratique traditionnelle du rite, on se trouve projeté dans le rite tel que le pratiquait Willermoz, Saint-Martin, Joseph de Maistre, Beyerlé, Puységur (qui travailla lui aussi sur le magnétisme), etc.

La solution ? Lorsque j'étais Srvt, mes huit apprentis étaient équipés de leur épée avec fourreau et de leur chapeau (qu'ils ne pouvaient pas porter mais ils l'avaient). Par contre ils portaient l'épée réglementaire avec son ceinturon. Cela avait été intégré dans les frais de cérémonie. Attention, l'épée au RER ne peut en aucun cas avoir une garde (ou poignée) tréflée, elle doit avoir une garde templière. Je signale cela car de nombreux fournisseurs sur le net propose des équipements rectifiés non conformes à cause de l'épée et ceux qui les achèteraient feraient une acquisition non conforme pour le RER.

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Demande :  On me propose d'être 1ere surveillante de ma loge et je ne veux pas de ce poste. Les frères et soeurs  Compagnons n'ont reçu aucune formation quand ils étaient Apprentis, les conversations en salle humide sont désastreuses, les missions casse-cou, non merci. Monique.

Voaw, quel caractère Monique !  Votre demande contient sa réponse : non merci. Refusez cette fonction.

Des apprentis qui ne reçoivent aucune formation, il n'y a plus que cela. Les plus motivés se forment seuls comme ils le peuvent, parfois dans la difficulté, parfois avec efficacité : c'est une affaire de motivation, de talent, je dirais surtout d'engagement et de conformité à ses devoirs maçonniques. Mais toute chose a ses limites. Prendre en charge des Compagnons qui ne possèdent pas le minimum du minimum n' en effet aucun sens, pourquoi les a-t-on fait passer au 2eme grade ? Pour les faire progresser plus avant dans l'inexistant maçonnique, donc dans le néant ?  Faire semblant, sauver les apparences dans le travai en loge, nous n'évoluons plus du tout dans l'univers de la vraie Maçonnerie. Dans ce contexte aucune initiation n'existera jamais puisqu'elle est impossible, il faut des officiants qualifiés, de vrais initiés, pour cela.

Quelques mauvais esprits pourraient vous reprocher de ne pas essayer de leur inculquer quelques éléments en devenant leur formatrice mais je vous comprends et il faut avoir une véritable expérience de formateur pour cela.  Etre surveillant est la tâche la plus importante de toute la maçonnerie surtout dans la partie formation au symbolisme et mise sur son chemin. C'est que le surveillant est un Maître total qui doit faire s'éveiller chez ses apprentis ou compagnon l'amour de la Maçonnerie pour les transformer de profanes en véritables maçons. C'est une tâche proprement colossale aujourd'hui, surhumaine. A-t-on seulement le droit d'accepter d'aller volontairement à l'échec dans ce type de fonction quand on en a l'intuition comme vous ? Je pense que si on estime ne pas avoir une seule chance de réussir dans un contexte donné il faut laisser la place à un autre. Et si les autres refusent ? Laissez aux autres frères ou soeurs de votre loge leur propre responsabilité mais je gage que beaucoup se dépêcheront de prendre le maillet  dans la perspective d'un futur vénéralat et tant pis - ou tant mieux pour ceux qui veulent briller - si les gens ne savent rien.

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Demande :  Je travaille au REAA et j’ai un travail à présenter au 3ème degré. Le sujet est le suivant : « L’homme est un Apprenti, la douleur est son Maitre, nul ne se connait tant qu’il n’a pas souffert ». Citation d’Alfred de Musset. Chantal.


L'homme est un apprenti : il est surtout un inconscient irresponsable parce qu'il ne se connaît pas lui-même, parce qu'il ne sait rien des mystères de la vie et de la mort. Il se pense quasi immortel et il se prendrait presque pour le Créateur. Il oublie simplement que sa puissance est si faible qu'il ne peut pas s'empêcher de souffrir, de connaître toutes sortes d'échecs, qu'il ne peut pas éviter la maladie : la mort l'attend au tournant et son heure peut se trouver fortement avancée pour x raisons qu'il ne pressent même pas. Est-il véritablement un apprenti dans ce contexte ? Non, en aucun cas, car pour être un Apprenti il faut vouloir acquérir une connaissance, une technique, qui se traduit par une reconnaissance officielle. Lorsque, dans un métier, un apprenti a terminé son cycle, cette acquisition des compétences donc d'un savoir nouveau pour lui, il possède une formation qui lui permet de pouvoir commencer à exercer ce métier. La reconnaissance est officielle et publique : il possède un diplôme national. Dans le domaine maçonnique, mais cela se retrouve dans les autres Ordres initiatiques (Martinisme, Rose-Croix, Templiers), lorsque l'apprenti passe au degré suivant il ne possède même pas les connaissances exotériques, qu'il devrait avoir acquises, qui sont pourtant les plus faciles à appréhender ; quant aux connaissances initiatiques, ésotériques, elles se réduisent le plus souvent à l'épaisseur d'une feuille de papier à cigarette. Elles sont pourtant les plus essentielles pour tout Cherchant sur la Voie mais encore faut-il savoir ce qu'est la Voie et ce que l'on doit faire de sa vie pour oser espérer pouvoir y parvenir. L'idéal est que cet apprenti soit un homme "simple" ; cette simplicité est évoquée par toutes les sociétés initiatiques authentiques et par toutes les religions.  Les Chrétiens du Rite Ecossais Rectifié peuvent remarquer que lorsque Jésus se mit en recherche de disciples, qui incita-t-il à le suivre ? Les trois premiers furent des pêcheurs, des gens simples, il en alla de même pour les suivants. Il ne voulait pas des pharisiens, des intellectuels qui savent tout sur tout, des gens qui passent leur vie à couper les cheveux en quatre à examiner ce que font ou disent ou écrivent les autres ; ces hommes là sont fermés à la vraie vie, ils sont déjà morts et ils ne le savent même pas eux qui se targuent pourtant de tout savoir. La première des béatitudes porte sur la simplicité : heureux soient les simples en esprit. Heureux sont ceux dont l'âme et le coeur sont ouverts, qui ne refusent, qui ne rejettent rien des révélations qui leur sont faites, de l'enseignement qui leur est donné. Ils avancent dans l'existence en suivant la voie tracée dans l'ordre de la vertu, en la vivant sereinement. Ils vivent les choses sans y penser, simplement, naturellement. Ils sont indulgents envers la faiblesse de leurs semblables car ils savent que tous les hommes ne sont pas également destinés à recevoir la vraie Lumière ; c'est une affaire de mérite, certains diront de karma. C'est surtout une affaire de conformité aux lois de l'initiation : il faut choisir son monde entre ce qui relève de la matière, des passions, des ambitions, de la gloire, de la vanité, du " je veux encore et toujours ", le monde de l'Avoir, et ce qui relève du monde spirituel, le monde de l'Etre. Il n'y a pas véritablement de passerelle entre les deux : on ne passe pas du premier au second parce qu'on le veut, ce serait trop facile ; où serait l'effort, le changement, le mérite ?  Il faut, pour que ce passage puisse s'opérer, une transfiguration, une circonstance suprême. Ceci passe généralement par une souffrance particulière, par la confrontation avec la mort ; c'est cette confrontation qui va déclencher le processus de changement, si on le mérite. Tout est toujours affaire de mérite et de conformité aux lois, d'où l'importance de la Justice. Le véritable travail de l'apprenti porte non pas sur le Je veux , qu'il doit abandonner, mais sur le Je suis, cet état qui doit devenir le sien, sur la prière : "aidez-moi à Etre, à devenir celui que Vous voulez que je sois". Comment cela sera-t-il possible ? En entrant dans le Silence de l'intériorité, de la contemplation. Quels hommes font ce travail ? Dans le monde profane, quelques-un. En maçonnerie ? Bien peu, même hors du REAA dans un rite comme le RER, mais les consciences peuvent toujours se réveiller et les maçons ont un avantage : il leur est indiqué que tout passe par la Justice, (ne devenez pas des "je sais tout sur tout", des "je prends tous les grades", des "politiques" : on ne rencontre malheureusement plus que cela à cause des ambitions profanes de trop de "maçons" (être Trois fois Puissant, Très Sage, Commandeur, Préfet, etc.), que la lucidité vous donne le courage de refuser des grades et des honneurs : ils ne vous seront d'aucune aide le jour de votre mort et cette mort risque d'être terrible le moment venu.

 
La douleur est son maître : C'EST par la peur de mourir, et là nous entrons dans le cadre du degré concerné, que l'on se rend compte de ce qui est capital ou non dans l'existence. Celui qui est gravement malade se rend compte de tout ce qu'il peut avoir manqué. La plupart des hommes découvrent alors, mais c'est souvent trop tard, qu'en réalité ils n'ont pas vécu. Ils ont traversé une illusion de l'existence, leur vie, avec un bandeau sur les yeux.

 
La douleur ne suffit pas pour se connaître, même si son action est probante, et Alfred de Musset manque quelque chose. Pour se connaître, il faut une motivation, une raison, un besoin fondamental. Il faut en outre mettre en oeuvre ou faire se révéler en soi des qualités ou des traits de caractère que l'on ne soupçonnait même pas.

Les faibles, les lâches, geignent ou se plaignent de ce qu'ils considèrent comme étant victimes de cette injuste maladie à longueur de temps pour que l'on s'occupe d'eux. Et puis il y a ceux qui ne veulent pas que l'on sache qu'ils sont malades et qui veulent donner le change. Qu'est-ce qui sépare ces deux extrêmes ? La puissance de résistance, la force d'âme, ce que en maçonnerie on appelle la Force. Cette force ne consiste pas à lever des poids de 100 kgs d'une seule main, à quoi cela nous servirait-il dans la vie de tous les jours ? Cette force est infiniment plus puissante puisqu'elle peut permettre au corps de guérir, de créer des empires, d'abattre des tyrans ou des dictatures lorsqu'elle se trouve justement mise en oeuvre. C'est celle des stoïciens à qui elle permet de tout supporter même le pire, c'est celle qui permit à Epicure de ne jamais se plaindre malgré les terribles souffrances de la madie qui l'emporta. Son attitude quasi héroïque suscita la plus vive admiration de ses contemporains : Epicure mourut en parfait stoÏcien. Cette force est celle qui permet de pouvoir accéder à la véritable initiation qui ne sera jamais accessible à des faibles, à des lâches, à des ambitieux de toutes natures, et 95% des gens relèvent de ces catégories. Les hommes veulent toujours avoir quelque chose de plus que les autres ou qui les distinguent de leurs congénères, ils veulent toujours plus de grades, de fonctions, d'honneurs, ils oublient de laisser les métaux à la déchetterie municipale ; ils sont tellement mal dans leur corps, dans leur mental, dans leur vie, alors ils essaient de compenser en satisfaisant leurs passions, ce qui est le choix de l'aveuglement et de la facilité. C'est aussi celui de la mort totale mais ils ne s'en doutent pas.

 
Celui qui avance dans l'existence en voulant comprendre tout ce qui le dépasse, bien qu'il ne cherche nullement à recevoir les réponses ou les solutions, qui est sensible aux mystères du monde, qui sent que tout peut dépendre de lui, par conséquent de sa volonté et de sa persévérance, celui-là s'analyse et fait très attention à tout ce qu'il fait, celui-là entre dans le mystère du Secret qui se dévoile alors. Il ne pense jamais à cette notion d'être un apprenti, il a simplement la conscience de sa place dans le schéma de la Création, et il sait une chose, c'est bien peu une chose, mais celle-là est capitale : il est et ne sera jamais le Créateur. Il ne se trouve pas au commencement de la chaîne ou de la spirale génératrice de vie et de devenir, il sait qu'il se trouve de l'autre côté tout au bout de ce qu'il ne peut pas percevoir ni savoir pour l'instant.

 
Doit-il avancer vers sa perfection ? Cela n'a aucun sens. Pourquoi voudrait-il devenir parfait et pourquoi ? Devenir parfait dans quel ordre et pour quels microcosmes sociaux ?

 
Avancer vers la perfection est encore et toujours une illusion. Ce qui est la perfection pour tel homme est-il reçu par tel autre de la même manière ? Bien sur que non. Il y a ceux qui aspirent à une intelligence parfaite. Problème, il existe plusieurs natures et compétences liées à des intelligences différentes. On trouvera ceux qui aspirent au mental parfait, au corps parfait, à la performance physique, à la puissance sexuelle réelle qui est la puissance de fécondation, à la capacité de donner un orgasme qui devient la perfection dans l'ordre de la jouissance physique, etc. Les femmes aspirent à une peau parfaite, à une chevelure parfaite, à une poitrine parfaite, à des jambes parfaites mais tout ceci ne relève pas de la perfection puisque tout se décompose et disparaît avec l'âge et tricher en utilisant la chirurgie esthétique ou le botox ne changera rien à cela.

 
S'agirait-il de devenir meilleur ? Meilleur dans quel domaine et par rapport à quoi ? Sur quelles compétences objectives nous baserions-nous pour apprécier ce qui est moins bon ou meilleur ? Tout cela relève de l'aveuglement, de l'illusion, d'une impuissance à vouloir se connaître et à imaginer tout ce qui est inconcevable par l'homme, et celui qui refuse de se connaître ne connaîtra jamais rien : c'est une loi. Car tout ce que nous ignorons est régi par des lois et seul celui qui avance en conformité avec ces lois, généralement sans le savoir ni même sans connaitre leur réalité, va découvrir progressivement les mystères du monde. C'est cette révélation progressive, concomittante à l'évolution de notre état d'être spirituel, qui constitue la marque que le processus de l'initiation est amorcé mais il peut ensuite se bloquer si l'on ne continue pas.

 
Rien n'est facile sinon où serait notre mérite et notre travail ? Toutes les victoires qu'il va falloir remporter sur soi ont nécessairement un prix qu'il faut payer. Il va falloir faire des choix, laisser souvent ce qui nous plaît, ce qui nous séduit, laisser des amis que l'on apprécie, que l'on aime beaucoup, renoncer à des ambitions de toutes natures. A chaque fois, ce sont des parties de nous mêmes que nous arracherons et qu'il nous faudra abandonner. Mais ce que nous abandonnons volontairement et qui nous coûte vraiment nous fait accéder à un nouveau plan d'existence, à une nouvelle découverte de ce que l'on est, à une nouvelle vision du monde et cet enrichissement intérieur est tellement puissant que nous oublions d'un coeur léger ce qui fut avant. Les amis que nous avons rencontrés restent dans notre coeur et dans notre mémoire et nous continuons à les aimer, nous continuons à les aimer longtemps même après qu'ils soient mort et, tant que nous les porterons ainsi en nous, ils continueront de vivre à travers nous. Il y a tant de choses à découvrir et à connaître mais elles ont leur prix à payer. Ce prix peut être de la douleur physique, de la souffrance mentale ou psychologique ou affective, une chose est certaine, tant qu'elle n'est pas surmontée rien ne sera possible dans l'ordre du devenir et de l'être donc aussi dans celui de l'initiation. Quel regard objectif pouvons-nous jeter sur nous tant que l'on n'a pas souffert, tant que l'on n'a pas été éprouvé dans notre chair, dans notre psychique ?

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Demande : Y a-t-il au RER une différence entre les mots initiation et réception ? Thierry.

Au 18eme siècle on parle presque toujours de réception quel que soit le système maçonnique concerné. Le terme initiation est rare sinon accidentel. On le rencontre au 4eme degré du RER où son utilisation n'est guère satisfaisante car selon JBW il faudrait avoir passé les quatre degrés symboliques pour être censé avoir reçu une soit disant initiation. Passer du Porche au Sanctuaire n'est guère plus probant car le maître est censé y être déjà parvenu - la chambre du milieu, c'est le saint des saints, la résidence de l'arche cardiaque, le sanctuaire par excellence - et c'est rester prisonnier d'un schéma fermé. Et vouloir, tout simplement vouloir, accéder à quelque chose, est déjà une faute que l'on peut rencontrer chez un homme de torrent mais inqualifiable même chez un homme de désir. Il n'y a pas de véritable initiation qui serait spécifique de tel ou tel rite, l'initiation est possible ou elle ne l'est pas,  elle s'accomplit ou non et cela ne dépendra jamais de nous. Or pour qu'elle puisse exister il faut qu'il y ait une ouverture et une liberté totales, que rien ne vienne choquer le candidat dans sa croyance, dans ses principes, dans ses convictions, dans sa réalité ; elle ne peut donc pas dépendre de tel rituel ou de tel grade. La trame symbolique peut jouer son rôle mais à la condition qu'elle ne soit pas rompue par des symboles, venus d'une autre source, qui choqueraient eux aussi le Chercheur. L'initiation dépend essentiellement des mérites  de celui qui la désire, de ce qu'il accomplit de grand, de généreux dans sa vie, et de sa liberté, de sa conformité avec l'Ordre qui n'est pas de ce monde. Celui qui reste enfermé dans un système n'est pas libre, il se trouve obligé d'accepter et de subir tout ce qui ne lui convient pas tout simplement pour prendre le grade suivant.  Il ne faut pas méconnaître que tous les degrés ont leur dogme et celui-ci peut nous révolter en nous choquant, en nous heurtant dans nos convictions, dans notre philosophie de vie. Que le temple de pierres soit détruit est naturel , un bon formateur le soulignera dés le début du pérpiple, mais le faire figurer sur le tableau d'un grade tardif n'a plus de sens, c'est trop tard ;  l'avertissement donné à l'homme qu'il ne doit rien changer au plan de la Création mise en forme par le Créateur doit se faire au plus vite. Alors, il ne faut pas que le rituel commette l'erreur de faire reconstruire un nouveau temple de pierres, lequel sera historiquement à nouveau détruit car tous les temples seront détruits même les sanctuarires de chair ! Il fallait quelqu''un d'aussi peu averti et connaissant que Willermoz pour commettre des erreurs pareilles. Le tableau relatif au temple de Zorobabel et l'extrait rituel relatif à ce tableau n'ont pas leur place au RER. L'histoire de Zorobabel peut intéresser des Juifs mais pas des catholiques et des maçons de qualité qui travaillent depuis leur premier grade avec l'évangile de Jean. Avec de tels déséquilibres, il ne risque pas d'y avoir une initiation complèrte ou achevée chez les maîtres X. Dans le monde de l'initiation, laquelle ne supporte aucune erreur, aucune faiblesse, on ne peut jamais revenir en arrière. On peut passer de l'ancien au nouveau testament - de la loi du talion à la loi d'amour - mais jamais du nouveau à l'ancien, ce serait une régression terrible laquelle n'existera jamais dans l'univers de l'initiation.  Lorsqu'un véritable aspirant à l'initiation, sait d'où il vient, ce qu'il est et ce qu'il doit faire, il ne peut ni accepter ni tolérer cela. Par souci d'authenticité et de non modification du texte rituel, on le laisse comme il est mais on ne pratique pas certaines parties. Des modifications dans la pratique du rectifié, il y en a dans toutes les organisations et même en loge bleue : il y a une loge régulière rectifiée, pas loin de Lille, où la partie de la réception relative au chapeau a été modifiée.

Heureusement, aujourd'hui grâce à internet on a la connaissance de ce qui nous attend au prochain degré. Il n'est absolument pas normal qu'on ne nous annonce jamais ce qui nous attend au grade suivant et qui peut ne pas nous convenir. C'est tout simplement inqualifiable voire une forme d'escroquerie morale. Le rituel de 4eme est tardif (début du 19e siècle) ; il ne fut alors ni étudié ni validé par aucune autorité maçonnique, le seul Willermoz, manquant cruellement de compétences symboliques et rituelles, n'y suffisant pas. On en a de nombreuses preuves. Il est allé prendre dans le rite dit de Perfection, alors en piteux état, quelques éléments sans intérêt pour le RER et pire encore qui le dénaturent. Un de mes amis alors Grand Prieur disait justement : "Willermoz a passé la moitié de sa vie à se distinguer des autres et la seconde à les copier sans les comprendre". Une véritable initiation n'est pas possible si l'on nous oblige à subir, à entendre des textes dont on rejette vigoureusement le contenu, ou qu'on soit obligé de lire étant officier, il en va de même pour ceux qui s'en font les chantres ou les défenseurs. Cette situation de violation  - c'est une sorte de viol puisqu'on nous oblige à subir cela  qu'on le veuille ou non et c'est valable pour tous les rites -, cette contrainte, produisent une crispation, une fermeture, qui va même déséquilibrer pour un temps l'être intérieur. Il  y a alors deux situations possibles : pour retrouver sa paix intérieure, participer le moins possible aux travaux de ce grade en pratiquant autre chose ailleurs dans un autre système spirituel, ce qui permet d'attendre des jours meilleurs avec l'accès à l'Ordre Intérieur qui sera en accord avec notre quête ; démissionner et fuir ce rite. Voici ce qu'écrivit Louis-Claude de Saint-Martin, le véritable père de nos rituels de 1778 : "Le régime maçonnique devient pour moi chaque jour plus incompatible avec ma manière d'être [ce que je suis, ce auquel j'aspire], et la simplicité de ma [dé]marche."  Si un rite vous heurte, c'est qu'il est mal conçu, non universe mais aucun ne l'estl, le contenu des degrés faisant partie de la trame du système.

Tant que l'on ne sait pas ce que l'on est, où l'on va, on peut se perdre en commettant des erreurs mais on se situe toujours à des années lumière d'une possibilité d'initiation, on avance mais en restant toujours étranger, à l'extérieur ; on prend les grades les uns après les autres mais cela ne nous fait pas changer, cela ne nous apporte réellement aucune lumière, donc cela reste inutile. Ce n'est que bien plus tard, avec l'expérience et la maturité, si on a eu la chance de bénéficier d'une fulgurance de lucidité, et si on l'a métiré, que l'on fait le bilan de dix ou vingt voire trente ans de rite et l'on risque de découvrir avec effroi que l'on a perdu son temps pour rien. Mais si la lumière a commencé à briller, - on le sait parce qu'on bénéficie alors de théophanies, de révélations -  on ne peut pas se perdre, on ne peut plus accepter ce qui nous fera dévier ou qui nous retardera sans aucun intérêt pour nous. L'essentiel en maçonnerie n'est pas de prendre des grades, c'est de faire se révéler la Réalité de l'Etre en soi, c'est qu'elle nous permette de découvrir ce qu'on l'on doit faire de notre vie, ce pourquoi cette incarnation nous fut donnée, donc ce que nous avons à faire de particulier ici-bas et de le réaliser. La vraie Maçonnerie ne peut pas vous obliger à prendre des grades qui vous choquent dans votre croyance religieuse, dans vos principes et vos convictions, pour accéder à une orientation qui vous intéresse. Le RER est un rite templier, donc chevaleresque, les templiers étaient à la fois des moines et des soldats ; le rite, avec la Jérusalem céleste (qui est une allégorie), nous dirige vers la mystique chrétienne. On a parfaitement le droit de refuser tout ce qui relève de l'ancien testament ou de la religion juive (refus, entre autre, du tétragramme qui n'a rien à faire là).  Et le rite ne peut pas nous l'imposer sous peine de déséquilibre structurel grave et de trahison à sa nature.  Ce n'est pas parce que le RER gêne certains individus qu'il faut le laisser judaïser ou islamiser, cela a commencé avec sa déchristianisation par des traîtres à leur serment, ce qui se fait déjà vu  la réception de musulmans au RER dans certaines organisations et régions. C'est une attaque organisée contre la sainte religion Chrétienne. Il faut avoir le courage d'oser dire tout haut que si la Fm est universelle par ses valeurs et l'initiation, les rites ne le sont en rien ; ils furent créés par des catholiques pour des catholiques puis étendus aux protestants.  Il est tout à fait normal que des Indiens, des Chinois, des Musulmans et des Juifs refusent de devenir des défenseurs de la sainte religion Chrétienne comme il est tout à fait compréhensif que des catholiques refusent la Kabbale et les datations juives que le REAA leur impose dans les derniers degrés, il faut des rites adaptés à leur religion.


Certaines loges utilisent encore les rituels de 1778 ; je les ai bien connus dans une autre exéprience maçonnique. Pourquoi ne pas laisser tomber ceux de La Triple Union de Marseille, qui ne concernaient finalement qu'une seule loge au comportement peu exemplaire, pour revenir aux sources originelles de 1778 ?

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Demande : Une soeur est convoquée officiellement pour passer devant  le CONSEIL.  Elle ne sait pas ce qui lui est reproché mais les soeurs et frères qui la soutiennent craignent que tout soit joué d'avance. Que pouvons-nous faire pour l'aider ? Marie-Christine.

Ce conseil de maîtres, dirigé par le VM, se réunirait pour régler un problème de comportement ou de discipline surtout si votre amie a reçue une convocation officielle. Les problèmes de justice maçonnique relèvent toujours de l'ordre profane. Jusqu'où pourrait-elle aller ? Dans les cas sérieux à très graves, ( il faut exiger alors des preuves matérielles sérieuses, attention aux documents bidonnés cela est malheureusement fréquent,  et en aucun cas des "on dit que", etc. ),  il pourrait y avoir retard d'avancement, une exclusion pour six mois ou 1 an, par exemple, ou une exclusion définitive, c'est-à-dire une radiation. S'il y a faute, la faute sera toujours partagée. Des officiers devaient faire un travail de soutien qui n'a pas été accompli. Lorsque l'un des nôtres commet une erreur la faut nous en incombe aussi. Si nous avions été attentifs, comme nous aurions dû l'être envers ce frère ou cette soeur en difficulté ou dans une détresse particulière, nous aurions dû être à ses côtés, le ou la conseiller, agir pour l'aider à résoudre son problème, c'est cela l'obligation d'assistance fraternelle envers les nôtres. Et si nous n'avons pas fait cela, nous avons manqué à l'un de nos devoirs les plus importants. Nous avons commis une grande faute en faillissant nous aussi. Donc toute responsabilitré sera toujours à partager, ne l'oublions jamais.

 Il ne peut pas y avoir de différends entre un survt et ses apprentis. Les apprentis sont astreints à la discipline : comment pourrait-on espérer vaincre ses passions sans cette auto-discipline comportementale indispensable ? Il peut y avoir diverses anomalies tel un absentéisme important, un comportement non adapté, etc.  Il est naturel et donc normal que tout le collège des officiers soutienne l'un des siens. C'est le contraire qui serait anormal.

Votre soeur doit voir son parrain, si elle a un vrai parrain qui la connaît et qui l'a introduite dans sa loge, mais là aussi les vrais parrains qui font réellement leur devoir se cherchent désespérément. Elle peut aussi contacter l'Hospitalier. Si l'hospitalier fait vraiment son travail, il doit apporter à la soeur concernée les informations qui lui manquent voire lui servir d'"avocat". Mais dans ces cas, souvent, les maîtres ferment les yeux et baissent la tête et ils se font les complices volontaires de l'injustice. Ils pensent à leur avancement pour un prochain office ou pour le grade suivant et alors tout est joué d'avance. Dans le meilleur des cas, on vous dit : " oui, tu a parfaitement raison, c'est vrai, tu es dans ton droit, mais laisse tomber." Et cette lâcheté collective devient une honte inacceptable.

 Il n'est pas dit que tout soit joué d'avance comme vous seriez en droit de le supposer. Cela dépend de la qualité humaine et fraternelle et aussi de la compétence dans la direction du groupe du V.M. Il peut ne pas avoir d'a priori et agir avec impartialité. Tout dépend aussi de la qualité de l'accusateur. Il peut avoir des griefs maçonniques réels à formuler à l'encontre de votre soeur sans avoir pour autant d'animosité contre elle. A l'opposé, il pourrait aussi "vouloir lui régler son compte" pour x raisons. Tout est possible et souvent le pire.

 Il y a dans ces affaires toujours une part d'ombre. Les vrais motifs ne sont pas souvent ceux réellement évoqués surtout entre un survt homme et une soeur de la colonne. Ne s'est-il pas produit dans la vie privée quelque chose, ou une jalousie, qui trouverait un prolongement inadéquat en loge ? C'est très fréquent dans les loges mixtes.

Votre soeur est apprentie ; avec ce grade, elle ne peut aller nulle part. Elle se trouve donc coincée à devoir accepter la décision qui sera prise contre elle. Il lui faut passer ses grades jusqu'à la maîtrise dans la loge qui l'a initiée. Partir ailleurs n'est pas impossible mais qui va accepter une apprentie inconnue qui aurait eu à subir les affres de la justice maçonnique ? Il faut qu'elle se fasse aider par un frère ou une soeur maître. Dans une loge on n'accepte pas quelqu'un qui viendrait troubler la paix ou l'harmonie qui existe.

2. voir le parrain pour qu'il demande au VM ce qui est reproché à la soeur

2bis. voir ou téléphoner à l'hospitalier pour la même raison

Les possibilités d'action possible dans votre organisation :

1. constituer un groupe de soutien à cette soeur qui soit prêt à agir. Vous pouvez faire une lettre officielle recommandée avec accusé de réception adressée au VM en demandant à être informés des griefs qui lui seraient officiellement reprochés. Vous pouvez ajouter que votre groupe demande à ce qu'aucune sanction, grave pour son avenir maçonnique, ne soit prise contre cette soeur. la lettre doit se trouver signée des frères et soeurs soutenant la soeur en question.

 
Attendre ce qui va se passer. Il peut y avoir un apaisement. Si cela ne devait pas être le cas, il est possible de monter d'un cran en demandant la convocation d'une Chambre du Milieué pour que tous les frères maîtres sachent ce qui s'accomplit dans la coulisse. Si cela vous choque profondément et que vous trouvez l'attitude du VM, ou elle de l'accusateur, inadaptée, vous pouvez envisager de changer de loge  en évoquant une possible démission collective des ff. et ss. qui soutiennent la soeur incriminée, si vos amis et vous avez envie d'aller jusque là. Il est aussi possible d'envoyer une copie de cette demande officielle de convocation (par LR avec accusé de réception) au délégué ou conseiller fédéral. L'inconvénient : ceci officialise la procédure mais pourquoi serait-elle officialisée par le seul VM et pas  par la soeur convoquée ? Avantage : le conseiller ou délégué fédéral peut tempérer le VM, voire l'accusateur, en leur disant d'y aller doucement en se limitant par exemple à une notification de retard d'avancement si cela s 'avérait utile et justifié. Les risques de possible démission sont très mal vus dans le climat maçonnique français actuel où les effectifs sont à la baisse et vont continuer à baisser avec le vieillissement de la population, la sur imposition fiscale entraînant la diminution des ressources et retraites et le chômage qui n'est pas prêt de diminuer. Il ne faut pas croire les chiffres fantaisistes donnés par les organisations aux médias ; ce n'est que de la com médiatique destinée à faire venir des candidats pour faire remonter les troupes. Il faut savoir que depuis vingt ans les chiffres des effectifs maçonniques chutent officiellement partout dans le monde mais en France personne n'a le courage de le reconnaître car cela implique la non efficacité des équipes dirigeantes, donc des grands maîtres.

La grande inconnue reste : que s'est-il réellement passé entre l'accusateur et cette soeur ?  Ce que dira chacun n'est pas forcément la vérité.

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Demande : On me propose de passer à un grade dont le contenu ne me convient pas du tout. J'ai pu voir le rituel sur le net et divers échanges à son propos. Je ne peux pas pas accepter cela. Que puis-je faire ? Marcus.

Le drame de la maçonnerie à la française c'est d'être obligé de passer parfois par des grades qui heurtent nos convictions ou notre religion et, si l'on est un honnête homme, on ne peut pas accepter cela.

J'ai connu le cas d'un frère juif, pratiquant dans sa religion, qui a interrompu le cours de sa réception au 18eme degré car il ne pouvait pas accepter ce qu'il entendait et ce qu'on lui demandait de faire. Le T.S. a interrompu la cérémonie, les frères ont tenté de faire gentiment pression sur lui en lui disant  : " ce grade te pose problème ? Laisse tomber, prends-le et n'y fais pas attention. Regarde le prochain, le Kadosch, toi qui es juif, ce sera parfait pour toi." Ce frère est resté intransigeant sur sa position et il est parti ce qui a annulé la cérémonie de réception. Il a même claqué sèchement la porte en disant : " si on m'avait dit que c'était ça le REAA, je n'y serais jamais venu. Vous m'avez fait perdre 15 ans de ma vie." Heureusement que c'était un frère apprécié et de qualité sinon on aurait entendu les pires choses sur lui. C'est que les hommes n'aiment pas que d'autres rejettent ce après quoi la majorité se précipite, ils ne peuvent pas comprendre cela.

Votre trouble semble indiquer que vous vous trouvez vous aussi dans ce type de situation. Il n'est jamais simple ni facile d'avoir des principes, une haute idée de ce qu'on l'on doit accepter, une idée aussi ferme de ce qui demeure pour nous totalement inacceptable dans le domaine de la véritable initiation ou incompatible avec notre chemin.

Le drame est terrible pour la Maçonnerie quand on se trouve dans ce type de situation qui est totalement anti maçonnique. La vraie franc-maçonnerie n'exigera jamais de recevoir tel degré pour passer à tel autre (sauf en loge bleue mais là personne n'est trompé) ; c'est pourquoi dans la maçonnerie mondiale anglo-saxonne on prend ce que l'on veut et on laisse tout le reste sans obligation aucune. Aux USA, vous voulez être 32eme ? Vous le serez en moins d'un an ; personne n'exigera de vous de vous faire passer 18e ou 30e ou quoi que ce soit d'autre et les Etats américains qui l'ont fait en leur temps ont vu leurs effectifs gravement diminuer et ils sont revenus en arrière. En Angleterre, vous passez directement du 3eme degré à celui de Rose-Croix si vous le souhaitez. On prend ce qui nous intéresse personnellement en fonction du contenu. Il en allait aussi comme cela autrefois en France. On prenait directement le Kadosch et puis si on avait ensuite envie du Rose-Croix, on le prenait alors. C'est la "profanation", l'intervention des administrations qui ne sont en fait que des fédérations, dites maçonniques, qui a tout vicié. Elles osent même imposer des délais d'attente pour passer au degré suivant en violation de leurs textes fondateurs, c'est dire leur "monstruosité". et leur incompétence car quand on manque d'effectifs dans une structure de haut grade, il faut faire monter les soeurs et les frères au plus vite pour pouvoir enfin travailler normalement.

Tous les rites ont prévu que pour de fortes considérations on ne respecte pas le processus d'évolution classique et que des grades puissent être donnés tout à fait officiellement par communication. Au REAA, des personnes sont devenues 33e directement en un week end sinon en une seule séance. Un des cas fameux est celui du général Mac Arthur !  Il y a de nombreux autres précédents plus discrets. Il en va de même au RER où des frères sont devenus CBCS sans même avoir été Maître X ou Novice. Aux USA, la cérémonie la plus prestigieuse est celle où l'on fait des apprentis "à vue", sans qu'ils vivent la cérémonie traditionnelle. N'importe quel 33e peut aussi faire des maçon "à vue" dans ces conditions. C'est prévu par les textes, c'est donc tout à fait régulier.  Quand un 33eme est fait lui aussi à vue, il ne vit donc pas la cérémonie usuelle et son 33eme degré est officiellement enregistré par le Suprême Conseil qui le lui a déféré. Vous ne pensez pas qu'on va faire vivre à une personnalité très importante voire à un président de la république ou à un roi du proche-orient le rituel usuel et la corde au cou que l'on impose à un simple quidam ?

Si vos frères privilègient l'administratif et l'usage de type fonctionnaire du système à la française totalement anormal sur l'initiation et votre évolution, pourtant ils sont censés vous connaître et vous apprécier et ils devraient avoir envie que vous les rejoigniez au plus vite, vous n'avez rien à faire avec eux. Passez votre chemin et que vos pas vous dirigent ailleurs : le meilleur n'est-il pas à venir ? S'ils ne font rien pour vous, que feriez-vous parmi eux ? Ils se moquent totalement de vous. Si une structure a le toupet de dire que pour passer dans tel degré suivant il faut un temps d'attente de x années, fuyez-la au plus vite. L'initiation n'est en en aucun cas possible avec des personnes qui se comportent en profanes si elle privilégient l'administratif. Cette initiation ne sera pas plus présente ou possible même en vous faisant patienter 4 ans, 10 ans  ou 40 ans. Si cette structure privilégie les textes administratifs, elle agit en profane, ne vous y fourvoyez pas. Il existe pourtant un texte réglementaire au RER, - qui devrait plaire à ceux qui ne connaissent que les textes mais dans ce cas pourquoi ne le suivent-ils pas ? Il indique que ce temps pour passer de Maître à Maître Ecossais de Saint André est de six mois et de un an pour passer de Maître X à Ecuyer Novice mais ces délais peuvent, dans certains cas et pour de fortes considérations, se trouver réduits voire annulés et les grades conférés immédiatement. Si des gens vous disent qu'il faut attendre quatre ans, ces frères violent les textes du  RER ( ils resteraient fermes pour ce qui leur convient en oubliant les textes officiels qui ne les arrangent pas à titre personnel ? Ce n'est pas se comporter en maçon que d'agir ainsi !) et ne respectent donc pas le rite qu'ils ne servent alors en rien. Ils cherchent juste à vous bloquer le plus longtemps possible pour conserver leur fonction et que vous ne veniez pas déranger leurs arrangements. Il existe la même progression codifiée pour le REAA, le texte est signé de Cambacéres où il suffit juste de quelques mois pour prendre le grade suivant. L'équilibre et la cohérence d'un système implique la présence et la prise en compte de situations dites d'exception si elles se présentent. Il n'y a plus qu'à remplir la Dispense. Donc si Le Suprême Conseil veut vous avoir à tel grade c'est possible, il en va de même pour le Grand Prieuré. Il suffit de faire valoir les textes fondateurs.

Si ces frères "importants" veulent vraiment vous avoir avec eux, rien ne leur interdit de vous transmettre officiellement un grade par communication. Je connais deux très grandes organisations en France où des dirigeants ( je laisse volontairement sous silence leur titre pour ne pas éveiller d'attention sur certaines structures ) n'hésitent pas à  donner officiellement des grades sans faire vivre la cérémonie correspondante. La cérémonie est prévue sur l'ordre du jour officiel mais elle n'a pas lieu, on procède juste à la prestation de serment et à la communication des éléments du tuilage. Il ne faut pas oublier qu'au regard de la Tradition maçonnique possède effectivement le grade celui qui satisfait au tuilage, cette tradition n'a jamais imposé d'obliger à vivre des cérémonies dont le contenu serait contraire à nos convictions. Il faut dire aussi que ceci se trouve motivé par le fait qu'il y a des programmes très chargés du fait que les réunions ne se font que tous les x mois selon les organisations. Quand on a deux tracés et une réception, on réduit le temps de la réception qui est beaucoup trop long et prenant en la réduisant au strict minimum, c'est naturel. C'est tout de même mieux que de dire en salle humide, avant l'ouverture, ça y est : "félicitation, tu as le grade, tu es maître X !" et de ne même pas faire prêter le serment réglementaire au nouveau reçu. Les réunions ne doivent en aucun cas être des punitions infligées à tout le groupe avec des soirées qui durent jusqu'à près de minuit et il y a l'agape à suivre. Je connais des loges et des chapitres où l'on refuse les nouveaux venus pour ne pas avoir de cérémonies durant l'année sinon il n'y a plus de travail régulier.

Au RER, le Député Maître peut vous donner par communication tous les grades qu'il connaît (18e, 30e, 33e) si vous le souhaitez. C'est prévu par un texte officiel. S'il peut vous confier par communication tous les hauts grades des autres rites, il peut tout aussi bien communiquer celui du RER qui vous intéresse et vous faire Maître Ecossais par communication, ce serait parfaitement valable. Ce qui est valable pour le Député Maître l'est pour le Préfet et le Grand Prieur. Vu que certains le font, pourquoi les autres n'agitaient-ils pas de même ? Dans une époque où il faut récupérer des effectifs, ou des Directoires ne comptent que 30 à 50 CBCS, il serait temps d'agir avec lucidité et 
intelligence. Tous les Grands Prieurés ont besoin de chevaliers, vu tous les changements de maçons qui partent vers d'autres structures et cela va s'amplifier prochainement, les Commanderies tournent avec le minimum, et encore le nombre pratique d'equites est-il plus théorique que réel vu l'âge avancé des troupes et l'état de santé problématique qui en découle.  Un Grand Prieuré réaliste devrait osciller de quelques centaines d'equites à un millier de CBCS en fonction de l'importance de sa zone bleue de chalandise !  Et selon la norme anglo-saxonne mondiale, on endevrait en trouver infiniment plus en France puisqu'il suffirait que tous les maîtres-maçons du RER demandent à le devenir pour se trouver armés au plus vite. Avec le respect de ce principe, une GL comptant 4000 frères au Bleu pourrait compter de 1500 à 3000 CBCS. L'idéal serait que les quelques 7 à 8.000 frères du Rectifié se regroupent au lieu de se disperser en de multiples organisation.  A cause de cela les 8 Grands Prieurés en présence en France ont des effectifs tres divers, certains ne comptant que quelques dizaines de chevaliers. Il se dit qu'un 9eme GP serait en phase de constitution.


Si vous avez envie d'accéder à tel ou tel grade, parlez-en autour de vous. Il y aura bien quelqu'un dans votre groupe qui viendra vous voir en vous disant : "je connais quelqu'un qui pourrait t'aider, si cela te convient je te mets en relation avec lui."  Il y a partout des soeurs et des frères qui sont en loge bleue et qui pratiquent les hauts grades ailleurs que dans leur Suprême Conseil ou Grand Prieuré ; tous cherchent aujourd'hui des effectifs donc les portes sont ouvertes. Si vous êtes un maçon intéressant, ne craignez rien, "on" viendra vous chercher et "on" acceptera vos conditions.


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Demande : ce site est-il toujours actif ? J'ai l'impression qu'il n'y a pas beaucoup de courriers nouveaux. Philippe.

Oui, ce site est toujours en activité. Les réponses aux demandes se font toujours directement par mail. On ne met sur ce site que des propos d'intérêt plus vaste ou dont les questions reviennent trop souvent.

 
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Demande :  Je suis totalement désemparé. Ma loge a quitté la GLNF suite à des histoires qui ne me concernent pas. Mes frères de la loge me pressent de les rejoindre mais ils sont devenus maççonniquement irréguliers et ceci ne m'intéresse pas du tout. Je ne sais pas quoi faire. J'aime la maçonnerie et je ne veux rien arrêter mais je ne veux pas devenir un dissident ou je ne sais quoi. J.M.

Vous êtes des milliers actuellement à vous trouver dans cette situation terriblement problématique. Je pense qu'il faut prendre patience et que  la GLNF devrait récupérer sa reconnaissance internationale si de nouveaux venus prennent sa direction et si de profondes réformes de structures se trouvaient mises en place. Elle a apporté les preuves de son sérieux depuis un siècle, il suffit qu'elle continue sur la voie du redressement et cela finira bien. Je suis convaincu que beaucoup de frères dans votre situation reviendront à la GLNF s'il n'y a pas d'opposition émanant de leur ancienne loge mais il faudra déjà que le nouveau GM fasse supprimer l'avis obligatoire à faire formuler par l'ancienne loge.

La situation n'est pas simple et Londres risque d'appliquer la formue : wait and see, take time. Ce qui est la circonstance une réaction de sagesse.

Si la GL, la GLTSO et la LNF n'ont rien à perdre par rapport à leur situation actuelle d'organisation non régulière internationalement, il en va tout autrement pour les amis du GLAM et de la GLIF pour qui ce serait un désastre si la régularité mondiale ne leur était pas accordée malgré le soutien de la GLRB, d'Alpina, de la GL du Luxembourg et de la GL d'Allemagne. D'ailleurs les effets à venir vont se prolonger vers les structures régissant les hauts grades : on a 2 Suprêmes Conseils en concurrence, il n'en faudra plus qu'un, et 4 Grands Prieurés se partagent les dissidents de la GLNF. Si la régularité va au Groupe des  5, un des 2 Suprêmes Conseil va devoir se saborder et au moins 3 Grands Prieurés pour qu'il n'y ait plus qu'une seule structure régulière régissant les hauts grades du REAA ou du RER. On peut penser que en l'état personne n'est pressé dans les hauts grades que cette reconnaissance anglaise tombe rapidement, trop de dignitaires devront disparaître en laissant leur place à d'autres. Si cette reconnaissance ne tombe pas, ce sera une bonne chose pour tous, pour les organisation à hauts grades, chacun conservant sa place et sa fonction dans sa structure actuelle qui continuera son action. "A quelque chose malheur est bon", dit la vox populi !  


Mon conseil ? Prenez votre temps. Visitez vos amis de la GLNF, de la GLAMF, de la GLIF et même du mouvement PHALEG le plus souvent possible. Vous ferez votre choix lorsque la situation se trouvera éclaircie dans le paysage maçonnique français.


Une observation : ce n'est pas parce que la GLNF redeviendrait régulière que le Grand Prieuré d'Helvétie se hâtera de choisir une organisation en France surtout quand on sait que les Suisses préfèrent le Club des 5 !  Le Grand Prieuré concerné par ce recouvrement de régularité devrait donc la chercher ailleurs qu'en Suisse et chez ses voisins immédiats. Il faut poser le problème ainsi : les français ne sont pas très prisés pour leur orgueil, leurs démonstrations de puissance, leur irrégularité dans le travail maçonnique ( on peut être reconnu internationalement et mal travailler son rite voire même le massacrer complètement ), leurs exigences, les leçons qu'ils veulent donner au monde entier. Si des français viennent demander aux "amis" et voisins Suisses de reconnaître leur mouvement - ce qui est un cadeau exceptionnel - qu'ont-ils à offrir en retour au GP d'Helvétie ?  Quoi qui serait maçonniquement et mondialement tout aussi exceptionnel ?  


Dernière nouvelle :  mauvaise nouvelle pour le GLAMF et excellente pour la GLNF : la GLUA et la GL d'Irlande envisagent ce mois de mars de rétablir leurs liens avec la GLNF ce qui pourrait devenir officiel dans le courant de cette année 2014. La GL de Pensylvanie, une des 5 plus importantes aux USA,  vient de rétablir ses liens avec la GLNF, les autres vont suivre naturellement.

Tous les frères soucieux de régularité mondiale devront donc revenir vers la GLNF à titre individuel ou collectif ( pour les loges ). Ceux qui ont quitté la GLNF et qui resteront dans l'organisation qu'ils ont rejointe seront désormais "irréguliers".

Ceux qui ont appartenu à une loge étrangère, pour être réguliers quand aucune organisation en France ne se trouvait reconnue par la GLUA, et travaillaient en France dans des loges au statut de loge sauvage vont devoir faire venir ou revenir ces loges vers la GLNF.  Ils pourraient garder leur lien avec cette loge étrangère à la condition d'appartenir à une loge GLNF.  Dés que la GLNF aura recouvré sa reconnaissance et son statut d'organisation régulière pour la France, plus aucune loge étrangère ne pourra accepter les français qui continueraient à travailler en loges sauvages en France métropolitaine comme dans les DOM-TOM. Il suffira d'une simple réclamation à la GLUA contre la GL étrangère coupable de ce type d'agissement pour qu'elle se trouve contrainte de faire procéder à la radiation immédiate des français concernés.



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Demande :  Un de nos frères apprentis refuse de passer au grade de compagnon sous prétexte que "les grades ne l'intéressent pas !". Comment réagir de manière adéquate à cette situation ? Nous sommes bien embêtés.

Je n'ai jamais connu cette situation mais aucun texte n'oblige à devoir prendre des grades si on ne le souhaite pas. Près de 28.000 maîtres au Go refusent bien de passer dans les ateliers supérieurs. Je connais des vénés à la GLNF qui refusent aussi de passer dans les degrés supérieurs du REAA. On ne peut pas récupérer tous les grades qui traînent et faire tout ce qu'il faut pour cela puis venir dire ensuite : nous sommes d'éternels apprentis. La logique veut que si l'on est un éternel apprenti on reste apprenti. Votre loge se trouve avec un jeune maçon qui vous damne le pion et vous donne une sacrée leçon de modestie et d'humilité.
 
Cet apprenti a donc parfaitement le droit de refuser de passer compagnon. Il peut avoir diverses motivations toutes aussi valables les unes que les autres. J'aurais bien aimé avoir en mon temps un apprenti comme lui, ceci semble indiquer qu'il privilégie son cheminement et pas autre chose, c'est tellement rare !  Quand on rencontre un maçon correct qui a des convictions fermes, cela surprend. Cela me paraît surtout être un gage de qualité. Maintenant c'est votre groupe qui est en "danger" car vous allez devoir vous montrer à la hauteur des attentes de cet apprenti. J'ai connu déjà cette situation avec des apprentis ( je vous salue André T et toi aussi Jean-Paul W ) - au REAA et au RER - qui étaient infiniment supérieurs en terme de connaissances ésotériques et de cheminement personnel aux 33e ou aux CBCS de leur loge. Etant visiteur de sa loge pour le 1er, je lui avais laissé ma carte, l'autre étant un de mes anciens apprentis ;  ils m'ont contacté par la suite car, tellement déçus par ce qu'ils voyaient et entendaient dans leur atelier, ils ne pouvaient pas y rester. Les maçons exceptionnels de demain ont forcément été des apprentis hors norme mais cela les maçons ordinaires ne peuvent pas le supporter.

 
La seule attitude possible est : "mon frère, nous respectons totalement ton choix. Tu veux rester apprenti, il en sera donc ainsi. Maintenant si tu souhaites un jour suivre le cheminement maçonnique classique et passer au degré suivant, et si ton travail et tes connaissances le permettent, cela te sera possible". Il suffira de le faire travailler tout à fait normalement sur les thèmes du premier degré et ce ne sont pas les sujets qui manquent. Il faudra commencer par lui donner les sujets basiques comme les métaux, la pierre brute, le maillet et le ciseau et réserver les thèmes plus pointus pour la suite comme le nombre du degré ou l'entrée dans le silence ou la perpendiculaire ou les marches, emblèmes de la montée vers le ciel, sujets parfaits pour les plus exigeants et les mystiques.

 
La loge, les frères, l'obédience n'ont absolument aucune importance spécifique, ils ne nous seront d'aucune aide quand nous aurons une grave maladie et que nous souffrirons sur notre lit de mort. Il en va tout autrement pour celui qui sera devenu un véritable initié. Il faut savoir que acquérir des grades pendant des années reste totalement incompatible avec une authentique initiation. Vouloir progresser dans la hiérarchie du rite demeure une ambition totalement profane : il convient d'avoir le courage d'oser le dire. 

 
J'aimerais bien être à la place du surveillant de ton apprenti. Quand on a un tel diamant, on peut oublier tout le reste. Il me fait penser penser à la parabole du berger qui abandonne tout son troupeau pour aller chercher la seule brebis qui a vraiment besoin de lui. Souvent, une seule personne vaut plus que 1000 autres réunies. La Baghavad Gita parle elle de 1 pour un million.

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Demande : Dans ma loge de perfection on me demande de faire un travail  : comment êtes-vous devenue M.S.?

La réponse figure dans l'instruction de votre rituel. Par les voyages et les circonstances de votre réception.  Et pour avoir de la matière pour votre travail, voyez le livre Le Maître Secret de Christian Guigue. Contenu du livre visible ICI

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Demande : J'arrive parfois en retard à ma loge. Les travaux sont ouverts. On me fait entrer en douce mais la dernière fois mon VM m'a prévenu qu'au prochain retard je devrai entrer rituellement. Je ne comprends pas ce que cela veut dire.

Je vois à votre question que vous n'avez pas reçu de vraie formation sinon vous sauriez de quoi il s'agit. C'est dommage pour vous mais dramatique pour la Maçonnerie qui n'a plus les cadres compétents qu'Elle mérite.

Vous allez devoir frapper à la porte du temple selon le rythme correspondant à l'âge des travaux du jour (1, 2 ou 3). Le VM demandera : "qui frappe ainsi ?". La porte sera ouverte et on vous posera cette question. Vous devrez répondre : "c'est le f. untel qui sollicite l'autorisation d'entrer dans la L." Lorsque l'entrée vous sera donnée, vous devrez faire les pas et les saluts rituels au VM et aux Srvts. Attention : l'ordre des saluts n'est pas le même selon qu'on travaille à tel ou tel rite. Vous ne précisez pas votre rite, donc il n'est pas loisible de vous donner plus de précisions. Il y a des rites où on salue seulement le VM jamais les Srvts. Si le VM veut marquer le coup en vous faisant entrer rituellement, il y a de fortes chances pour que l'entrée ne vous soit pas immédiatement donnée et qu'il vous fasse patienter dans les parvis. Cette attente est tout à fait régulière : on ne trouble pas un travail commencé. Il vous faudra attendre que ce qui se passe en loge (lecture du compte-rendu des travaux de la dernière t., commentaire de l'Orateur et vote, lecture des infos diverses par le VM, cérémonie de réception ou de changement de grade, lecture d'une planche, etc.) soit achevé pour que l'entrée vous soit donnée. Ceci indique que votre VM en a assez de votre légéreté et de vos retards. Il vous le dit en douceur mais c'est très net ! Faites attention, avec votre arrivée en retard vous perturbez le travail rituel collectif. C'est aussi un manque de respect de votre part pour tous ceux qui sont à l'heure.


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Demande : J'ai trouvé sur le net un rituel mais en le pointant avec celui de ma loge je constate qu'il manque des choses. Est-ce normal ? Stéphane.

Vous ne précisez pas à quel rite vous travaillez mais vous devez savoir qu'il existe tellement de rituels aujourd'hui qu'on ne sait plus à quoi ils correspondent. Rien que pour le REAA, on compte au moins  30 rituels différents d'Apprenti et autant de Compagnon et de Maître. Non seulement chaque organisation maçonnique change les textes et les adapte pour ne pas qu'on la critique d'utiliser ceux d'une organisation rivale mais on trouve même plusieurs versions différentes dans toutes les obédiences. On trouve 3 versions de textes différents REAA au DH, autant à la GLNF, 3 au GLAM, et c'est comme cela partout. Pourquoi cela ? Parce que de nombreuses loges refusent de faire les changements lorsque Paris les leur notifie et continuent donc à travailler avec leur ancien rituel quand certaines loges font ces changements et adoptent les nouveautés. Voir sur le net un rituel intitulé  Tel Rite, rituel d'Apprenti, cela ne veut rien dire. Il manque les indications essentielles : d'où provient-il ? Quelle grande loge travaille-t-elle avec ce rituel et quelles sont ses loges qui l'utilisent ? De quand date ce document, est-il toujours en vigueur dans toutes les loges ou s'il n'est plus utilisé ? On trouve des tas de rituels pour le Français, le REAA et le RER sur le net qui ne sont plus utilisés. Pour le RER, les rituels sur le net ne sont plus bons puisqu'en 2011 toutes les organisations (sauf la GLNF, donc aussi Phaleg Fo et le GLAMF) ) ayant des loges travaillant au RER ont décidé de modifier les rituels des 4 premiers degrés. Du fait de ces changements de textes, les rituels, dits RER, présents sur le net ne sont plus bons pour les loges et les ff. de la GLTSO, la LNF, le GO, la GLF, GLISRU, la GLRF, etc.

Il y a enfin un point important à savoir. Les rituels présents sur le net (pour l'Ecossais ancien et Accepté et l'Ecossais Rectifié) ne sont jamais strictement complets donc intégraux. Il manque toujours un certain nombre de choses : des phrases rituelles importantes ont disparu ; parfois, c'est l'inverse qui se produit, on trouve des ajouts, une phrase ou un paragraphe modifiés ou ajoutés, un discours qui n'existe pas dans le texte d'origine, des dates indiquées qui sont inexactes, etc. C'est normal ; pourquoi voulez-vous que quelqu'un de responsable et sérieux mette les vrais documents de travail sur le net ? Pour éviter, entre autre, ce genre de problème, au Grand orient de France, personne, à part le VM, dispose du rituel complet du rite Français Groussier, même les Srvts n'ont que la partie qui les concerne. Donc si des FF. du GO voient des rituels dits rite Français sur le net, gratuits ou à vendre, sachez qu'ils ne sont pas bons pour vous, ces textes ne vous concernent pas. Il faut le faire savoir.

Il en va de même pour les livres, les couvertures de livre, scannés et mis en fichiers pdf sur internet.
Il faut savoir que si quelqu'un scanne des planches ou des livres et les met sur le net sans avoir l'autorisation de l'auteur + celle de l'éditeur s'il s'agit de livre (il faut les deux autorisations : l'auteur peut être d'accord, lui ne met pas un euro de sa poche pour l'édition, la fabrication et la publicité de son livre, mais pas l'éditeur qui investit lui des dizaines de milliers d'euros dans l'édition et la promotion du livre), il y a utilisation abusive ; c'est en fait un vol de propriété qui est passible de poursuites devant les tribunaux avec demande de dommages et intérêts qui peuvent s'élever à des dizaines de milliers d'euros en plus des frais de tribunal, huissiers, publication du jugement, etc., à payer. Et on peut vous poursuivre partout dans le monde sans aucun problème. Si les gens n'ont pas l'argent pour payer les sommes auxquelles ils ont été condamnées, la justice fera saisir leur voiture,vendre leur appartement, etc. Mettre un travail  maçonnique qui n'est pas de vous sur votre site internet ou sur un autre c'est comme si un inconnu venait prendre votre voiture, partait avec et la prêtait à tous ceux qui la veulent pour tout le temps qu'ils le désirent. On peut évidemment penser que ceux qui utilisent le travail d'un autre maçon, à son insu et sans son autorisation, le font dans l'intention de lui nuire personnellement et de lui créer une gêne ou le plus grand préjudice possible, ce qui impliquerait une mentalité de "voyou" peu compatible avec la qualité de maçon, de membre d'une société initiatique. Il y a aussi des "maçons" peu scrupuleux qui cherchent à se faire de l'argent en vendant sur le net les planches faites par d'autres sans que les auteurs soient informés et aient signé une autorisation d'utilisation bien évidemment. Parmi nos amis, personne n'a jamais rencontré de soeur ou de frère d'accord pour donner leurs planches à des sites proposant des travaux, le secrétaire de la loge ayant déjà les pires difficultés pour en avoir une copie et la mettre dans les archives de l'atelier.

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Demande : Je dois travailler sur le 4ème pilier. Merci de m'aider. Isabelle P.


Nous sommes désolés mais le 4eme pilier n'existe pas en FM ; ce n'est qu'une fantasme véhiculé par certains. Pour preuve ? Que l'on cite l'extrait d'un rituel et d'une instruction authentiques où il serait question d'un 4ème pilier. Cela ne figure dans aucun texte. Chaque pilier se trouve en relation avec un vertu : Beauté, Force et Sagesse.

Chaque pilier correpondant à une vertu, quelle vertu représenterait l'apprenti - en tant que 4e pilier - puisqu'il relève de celui de Beauté ? Selon cette hérésie, l'Apprenti représenterait deux vertus à lui tout seul dont une qui n'existe pas en loge bleue ! C'est proprement impossible et impensable puisque le ternaire régit ce degré.

Un apprenti doit travailler sur les outils et les éléments de son grade qui sont déjà très fournis ; il est inutile d'en inventer d'autres. Quelle surveillante peut-elle déraper à ce point pour oser donner un tel thème de travail ?

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Demande : J'envisage de faire une planche sur la "Veuve". Je travaille actuellement au rite de la Stricte Observance Templière (et également au style Emulation). J'ai lu que l'expression "Enfants de la Veuve" pouvait faire référence à Hiram, enfant d'une Veuve, dans lequel le Maître Maçon revit. Mais j'ai lu également que ce pourrait être une référence à Jacques de Molay et à l'ordre du Temple qui doit renaître.


Il faut toujours faire très attention à ce qu'on lit ici ou là y compris dans des rituels qui n'en sont plus vu les modifications qu'ils subissent tous les dix ans environ, les textes suivant désormais la mode sociale du moment.


La veuve est tout simplement la Mort. Mais c'était aussi le nom que l'on donnait à la guillotine en 1789 jusqu'à 1792. Les maçons sont des enfants de la veuve parce qu'ils ont vaincu - en théorie - la mort en gagnant la vie éternelle.

La relation avec Hiram serait plus à rapprocher de la notion de sacrifice ou de celle de la conservation du secret que de la mort proprement dite. Ce n'est pas parce qu'on est enfant d'une veuve qu'on est concerné par cela. Et la mère d'Hiram ne pouvait pas être veuve depuis bien longtemps, quelques mois tout au plus, le mari étant vivant au moins 9 mois avant la naissance d'Hiram.

Le mythe d'Hiram pose un colossal problème : celui de sa crédibilité. Il est strictemement impossible que des Juifs aient admis un non juif - Hyram est Tyrien - dans leur société politique et religieuse. C'esrt un peu comme si, au temps de la guerre froide, l'URSS avait pris pour premier ministre un américain ! C'est impensable n'est-ce pas ? Eh bien, il en va de même pour ce mythe. Hyram vénérait Melkart, un dieu religieusement barbare pour les Juifs qui étaient tout aussi barbares de moeurs puisqu'ils sacrifiaient les enfants premiers nés issus de la prostitution sacrée obligatoire dans le temple avant le mariage d'une femme. L'enfant né de cette relation sexuelle avec un étranger - jamais avec un juif - était sacrifié à YHVH. Il faut avoir étudié la religion ancienne d'Israël pour découvrir ces coutumes contraires aux valeurs et à l'initiation maçonniques. Cette prostitution sacrée avait toujours lieu du temps de Salomon ; elle concernait les femmes bien évidemment mais il y avait aussi des hommes.

Quant à la relation avec l'Ordre du Temple et Jacques De Molay, c'est une invention qui n'a guère de crédibilité mais plus les affirmations sont étranges plus elles ont de chance de plaire. 

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Demande :  J’ai un travail à faire sur le fait que l’on ne doive jamais remercier en Loge. Pourquoi ? Daniel P.

Ceci relève de l'exercice obligatoire du devoir (devoir envers soi-même, devoirs envers les autres, envers la loge, envers ses frères, envers l'Ordre, envers Dieu, etc.) en général et du devoir d'assistance fraternelle en particulier. Pourquoi remercierait-on ou serait-on remercié ? Pour un service ou un travail que l'on devait faire ou rendre en vertu de l'application de nos devoirs ? Traitez du Devoir en général et des devoirs particuliers, ils sont énumérés ci-dessus. Il y a plusieurs chapitres sur le devoir dans le livre Le Maître Secret de Guigue.

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Demande :  Ma première planche en loge de perfection est : "il est plus facile de faire son devoir que de le connaître". Je suis un peu perdu. Peux-tu m'apporter tes lumières ?

Voir le livre Le Maître Secret de Christian Guigue : il y a plusieurs chapitres sur le devoir. Présentation à www.guigue.org/guigl06.htm


Il est plus facile d'accomplir son devoir : oui, à la condition de vouloir le satisfaire, ce qui n'est pas malheureusement pas le cas pour la majorité des gens y compris des maçons, pour ce qui concerne les devoirs matériels et profanes qui sont clairement indentifiés : faire vivre sa famille, élever ses enfants et leur donner la meilleure éducation et formation scolaire qui soit, honorer ses parents et les soutenir affectueusement et les aider financièrement, accomplir le devoir de solidarité fraternelle envers ses frères impécunieux, malades ou handicapés  et vivant seuls ou dans la détresse, ses devoirs religieux, etc.

Mais le devoir du devoir : celui que vous devez au Créateur Suprême, quel est-il ? L'avez-vous identifié avec certitude ? Par quel moyen ?

On essaie de vous communiquer des Noms en hébreu, pourquoi faire ? Cela a -t- il un sens ? Pourquoi nous imposer des noms en hébreux quand on n'est pas Juif ? Est-ce acceptable ? Etc, etc.

---rère planche en loge de perfection est: "il est plus facile de faire son devoir que de le connaitre". Je suis un peu perdu. Peux-tu m'apporter tes lumières.

Demande : On me dit qu'utiliser l'année 6013 depuis le 1er janvier est incorrect. Est-ce exact ?

C'est parfaitement exact puisque l'année maçonnique ne commence pas le 1er janvier de l'année civile mais seulement le 1er mars. Nous serons donc toujours en 6012 jusqu'au 28 fevrier 2013 inclus.
 

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Demande : Lors du passage sous le bandeau dans une loge que je visitais, le 1er Srvt a demandé au candidat s'il avait informé sa famille de sa démarche. J'ai trouvé cela d'autant plus choquant qu'un franc-maçon est d'abord et avant tout un homme libre. Pouvez-vous me dire si cette question était normal ou pas ? Paul T.

 Lors du passage sous le bandeau d'un profane, tous les maîtres de la loge peuvent poser au candidat toutes sortes de questions fussent-elles bizarres. Elles ont pour objet d'en savoir plus sur le profane. Les compte-rendus d'enquête manquant souvent d'informations importantes, le passage sous le bandeau est l'occasion de poser directement au candidat les interrogations qui nous interpellent. Celle-ci a le mérite de pas être méchante mais elle résulte probablement - on peut l'imaginer - du fait que les enquêteurs n'ont pas pu rencontrer l'épouse, ce qui est indispensable en la matière.
 
J'ai vu initier dans ma loge un profane qui n'avait pas mis sa femme au courant de son entrée en FM. On l'a vu le jour de sa réception puis plus jamais. C'est donc un aspect considérablement important des enquêtes ou compléments à prendre en compte.
 
Dans les étrangetés, j'en parle dans un de mes livres en note de bas de page, j'ai connu le cas d'un profane à qui, sous le bandeau, on avait demandé pourquoi la mer était salée. Sans se démonter, il a répondu en se mettant au même niveau que le demandeur : parce qu'il y a des harengs dedans ! Tout le monde a ri et il est passé mais il aurait pu avoir des boules noires et se voir refusé. Il est de la responsabilité du V.M. de rappeler avant tout passage sous le bandeau quels sont les principes de cette phase de travail et qu'on ne doit pas la prendre avec amusement, ce qui serait un grave manque de considération envers le candidat et la Maçonnerie.
 
Un candidat à la réception dans l'Ordre n'est pas encore un maçon même s'il aspire à le devenir. 

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Demande : Une soeur qui n'a pas de web me demande si vous voulez bien l'aider : elle planche pour le 30ème. Voici le sujet : "l'initiée ne fonde pas son espérance sur l'attente d'une récompense mais sur le besoin qu'elle ressent en elle-même" . Merci de bien vouloir nous donner quelques pistes à développer. Fraternellement, Sophie.
 

L'initié, ayant la connaissance absolue de la réalité des choses et de leur devenir, n'est habité par aucune espérance ni par aucun besoin. L'espérance est, pourrait-on dire, le signe d'un état inférieur et la conséquence de la maintenance dans un état d'imperfection et de non connaissance. Seul celui qui ne sait rien espère.  N'oubliez pas quedepuis le 3eme degré et la planche à tracer le maçon est censé avoir la connaissance du plan divin ! L'espérance s'avère aussi comme la conséquence de l'expression d'un désir. Or tout désir, fut-il noble et élevé, reste la marque d'une passion, d'une volonté, d'une envie fut-elle inconsciente. Celui et celle qui véhiculent toutes ces infériorités ne pourront jamais devenir un ou une initiée. Pis encore, ils ne trouveront jamais le Chemin ou la Voie.


Ceci nous conduit à aborder le problème de la récompense. Pourquoi un Cherchant attendrait-il une récompense ?
  Un adulte n'est pas un enfant qui attend une bonne parole, une caresse, un bonbon voire un encouragement pour persévérer dans ce qu'il fait.
Un adulte est censé agir en responsable. Chacun expérimente dans sa vie professionnelle ou autre le fait que ce n'est pas parce que l'on fait plus ou mieux que d'autres personnes que l'on se trouve distingué et récompensé pour cela. Ce n'est pas parce qu'un fonctionnaire travaillerait 12 heures par jour qu'il gagnerait en salaire davantage que ses collègues ou qu'il avancerait en grade dans la hiérarchie. D'ailleurs, ceux qui voudraient s'y risquer exposeraient du même coup le déséquilibre qui les habite et qui les ronge car la vie ne se réduit pas à un seul pôle d'activité. Ceux qui consacrent tout leur temps au travail ne vivent pas et, sans qu'ils s'en rendent compte, ils manquent leur vie. Il en va de même en maçonnerie. Tous les abus, tous les excès sont des passions, des vices, des empêchements de se réaliser et de progresser.
 
Celui qui fait quelque chose pour obtenir une autre chose est intéressé, calculateur. Très souvent cet état d'esprit fait apparaître les signes de la frustration, de la jalousie, de l'envie. La tentation devient grande dès lors d'utiliser tous les moyens pour parvenir à ses fins et l'on sombre vite alors dans la médisance, dans la calomnie quand d'aucuns n'hésiteront pas à récupérer, à s'attribuer ou à utiliser le travail fait par les autres. Il y a des requins, des Tartuffe et des "voleurs" partout. Les plus grands menteurs ou voleurs sont souvent ceux qui se parent du voile de la Vertu.
 
Celui qui avance sur le chemin, s'il a véritablement accompli un jour le travail qu'il devait faire sur lui-même, celui-là progresse avec prudence. Il se tait en société et, mieux encore, il évite la société. Les initiés ne séjournent jamais dans les grandes villes ; ils se protègent à des centaines de kilomètres de ces cités de perdition, capitales et sièges de toutes les folies.
 
On ne parviendra jamais à trouver le commencement du chemin si l'on est habité par un désir, fut-il celui d'accéder au grade suivant.
 
Pourquoi un Cherchant aspirerait-il à vouloir obtenir un honneur, une fierté nouvelle, une satisfaction personnelle, la récompense du travail accompli antérieurement ? Il se comporterait en profane mais pas en adepte d'une société initiatique.
 
La maçonnerie, depuis longtemps, insiste sur le Serment et le Devoir, sur les moyens d'avancer vers la divinité et vers la Connaissance.
 
Le Lévite a fait entrer dans la Voie de Perfection et dans l'Apostolat car la mission du Lévite est d'éveiller les masses aveugles : il est l'équivalent d'un prophète, d'un apôtre.
 
Le Rose-Croix est la porte qui fait entrer dans la Voie du Sacrifice : je renonce à moi-même ; je n'ai aucune importance ; je suis l'humble serviteur du Très Haut. Je suis la voix et le bras de sa Volonté. C'est en réalité infiniment plus que cela mais nous ne pouvons pas aborder ce point ici.
 
Le Kadosh nous a fait aborder la notion de tribunal divin et les applications de la justice céleste. La vengeance templière originelle n'est qu'une allégorie de cette conséquence ou application des oeuvres du Grand Tribunal divin.
 
Chacun doit agir en sachant que toute action a sa conséquence et qu'il met en oeuvre une loi éternelle. La maçonnerie a cherché à vous mettre en garde depuis votre réception dans l'Ordre en vous avertissant des effets de la justice distributive avec la phrase rituelle : ne faites pas à autrui ce que vous ne voudriez pas qu'on vous fit.
 
Puisque nous devons travailler à édifier des temples à la Vertu, que chacun se trouve astreint à l'exercice du devoir fraternel d'assistance, tout Cherchant ne pouvantt, en principe, qu'agir pour aider, pour soutenir, pour éveiller l'âme et le coeur de ceux qui désespèrent de la vie et du monde. En donnant ce que j'ai de meilleur à proposer, sans attendre quoi que ce soit en retour, même s'il me faut combattre des adversaires et des frères pour y parvenir car il y aura toujours des intérêts personnels vicieux et cachés qui verront d'un mauvais oeil votre action mais c'est le devoir de tout Chevalier d'être seul, s'il le faut, face à tous, en donnant sans calculer, c'est ainsi que j'avancerai sur la Voie. Ce n'est pas sans raison occulte et mystérieuse que toutes les religions accordent une place exceptionnelle aux martyrs, c'est parce qu'il en va ainsi dans l'univers de l'initiation.
 
Si un SDF donne à un autre SDF le sandwich qu'il a pu s'acheter en faisant la manche, son don a 1000 fois plus de valeur que 5000 euros donnés par quelqu'un pour qui cette somme ne représente qu'une partie du prix de sa voiture. Le premier ne mangera plus de la journée et il ne sait pas ce que demain lui réservera ni s'il obtiendra les quelques pièces et euros nécessaires pour cela. Celui qui donne 5000 euros ne manquera rien ni repas, ni voiture, ni quoi que ce soit d'autre mais tant mieux pour lui qu'il puisse bénéficier de cette situation privilégiée.
 
Son don sera même infériorisé par un autre fait : la considération dont il bénéficiera désormais dans l'association où il fit ce don et la gratitude qu'on lui témoignera dans l'espérance qu'il renouvellera ce geste : voici 2 poisons supplémentaires instillés par la société dans le coeur de certains.
 
Méditez à ce que tout cela vous inspire et développez votre bal...
 
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 Demande : Je dois travailler sur les pas du Compagnon et je suis dépassé. Je peux développer les nombres de l'Apprenti et du Compagnon mais après ? Merci de m'aider.

 
Etes-vous vraiment sûr de pouvoir développer ces nombres ? Sont-ils vraiment essentiels ? Ne cachent-ils pas autre chose, d'autres nombres ? 

Dans la science sacrée, rien ne peut vous être donné. D'ailleurs, pourquoi vous serait-il fait ce cadeau ? Combien en faites-vous à vos semblables et à votre Créateur chaque jour ? Puisque vous ne donnez rien ou si peu, pourquoi vous serait-il donné quoi que ce soit ?

voir La Formation Maçonnique ( nouvelle édition de 910 pages ) - articles Pas du Compagnon et aussi Escalier en colimaçon (pour le REAA et l'Emulation).

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Demande : on me dit que le REAA ne serait pas le rite le plus pratiqué au monde, est-ce exact ?

Réponse dans la nouvelle La Formation Maçonnique de 910 pages. Ce propos est tenu par des gens n'ayant aucune connaissance de l'état de la FM dans le monde. Méfiez-vous des gens qui ne savent rien.

C'est le rite Américain qui est le rite le plus pratiqué au monde. Il est suivi par le rite dit d'York. Le rite Standart d'Ecosse se développe rapidement aux USA, ce qui va lui faire prendre la 3eme place dans le monde. Un million et demi d'américains  travaillent à ces formes maçonniques mais pas au REAA. Le Board of developpement pour le Scottish Rite me signale qu'il n'y a pas de loges bleues ou de perfection REAA dans la maçonnerie régulière américaine. Il n'y en a qu'une vingtaine pour tous les USA et elles sont françaises ou d'origine française. Le classement des rites n'a aucune importance en soi. Pourquoi cela vous travaille-t-il ? N'existeriez-vous qu'au volant d'une BMW ou d'une Mercédès  ou en vivant dans un château ?  Votre question fait penser à cela.


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Demande : On me dit qu'il est impossible que le Suprême Conseil puisse fêter les 200 ans de sa fondation. Est-ce exact ?

Je ne sais pas qui vous a dit cela car il n'y a pas 30 personnes en France qui connaissent l'histoire réelle du Suprême Conseil de France et en général ces personnes manquent d'objectivité car elles sont actives dans leur Suprême Conseil. En effet, le Suprême Conseil actuel a été créé le 7 mai 1821. Il portait le nom de Suprême Conseil du Rite ancien et accepté pour la France et ses dépendances. Pour fêter son bicentenaire il faudra donc attendre l'année 2021. Il fut créé à partir des restes du Suprême Conseil d'Amérique dit de Pompéi, car il existait déjà un Suprême Conseil d'Amérique, auxquels se joignirent quelques rescapés du Suprême Conseil dispersé en 1814. La multiplicité des Conseils qui faisaient alors assaut de rivalité en France ne respectaient pas les Grandes Constitutions de 1786 qui n'autorisaient qu'un Conseil par pays. Celui fondé en 1804 par de Grasse-Tilly n'ayant pas vécu longtemps, on ne peut pas considérer que les Conseil rivaux en proviennent directement puisqu'ils se sont créés en concurrence directe. De même, si nous retenons le 2eme Conseil fondé par de Grasse Tilly, à son retour de captivité, sous le nom de Suprême Conseil d'Amérique n°2, dit de Pompéi, celui-ci n'avait pas de filiation directe avec celui de 1804, le seul Grasse Tilly ne pouvant pas y suffire.

La seule chose qu'on puisse fêter est l'importation en France du Rite Ecossais - en fait américain de création - en 33 grades provenant des Etats-Unis.

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Demande : "Faut il être cultivé pour être maçon ?" 

Réponse dans La Formation Maçonnique.

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Demande :  On me demande de travailler pour mon prochain accès au 30eme degré sur : "On ne peut pas parvenir à la Connaissance pure, c'est à dire à la contemplation de l'Absolu si l'on n'est pas devenu AMOUR."

Réponse : Sur le chemin de l'initiation, la première étape est l'atteinte de la Sagesse. Sans elle, rien n'est possible. La Sagesse permet l'accès à la Beauté, à la découverte de ce qu'est vraiment la Nature et la Création dans tous ses aspects. La Sagesse permet de comprendre le plan divin (ce qui est manifesté par le travail sur la planche a tracer du maître). Celui qui sait comment se met en branle la puissance divine est excessivement armé et fort (c'est cela la vraie considération de la Force dévolue au Compagnon mais que la FM affecte mal, à un mauvais moment du parcours, du moins dans les rites dits anciens). Au  rite Ecossais Rectifié, la Force est affectée au Maître écossais de St André, équivalent au 18eme du REAA. Seul le sage a l'accès à la Réalité et par extension à l'Absolu. Ceci reste interdit, inabordable à tous les autres.

La sagesse, la beauté, la compréhension du grand plan divin produisent des transformations capitales dans l'état spirituel du nouveau "saint" car seul celui qui devient saint (c'est la raison du travail sur la perfection de soi que nous impose l'Ordre) peut obtenir des révélations essentielles pour son devenir et sa mission ici-bas.

Le 18eme degré - de loin le plus important de toute la maçonnerie - fait entrer dans la Voie du Sacrifice. On n'existe plus pour soi. On n'a plus aucune espèce d'importance sinon celle de se fondre mystiquement en Dieu, dans son nom ou sa parole. C'est cette fusion mystique qui est l'Amour véritable. L'amour n'est pas cette pulsion qu'un homme éprouve pour une femme, ni une mère pour son enfant - ceci n'est qu'une illusion, qu'une caricature de l'amour véritable - d'ailleurs ce faux amour se défait, s'estompe, s'étiole avec le temps et se transforme en règlements de compte et en haine quand l'Amour absolu est flamme, exaltation, ravissement permanent de l'âme en soi.

 Réfléchissez sur cela et bon bal--t-e.

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Demande : Voila j'ai pris ma décision je quitte la FM, je suis apprenti depuis un an et demi au rite REAA. Au début c'est tout beau on t'accueille, on t'embrasse, bref on peut voir que les personnes qui vous entourent sont simples, sans préjugé et puis après, au bout de quelques mois, plus rien, on ne vous appelle plus au téléphone. Vous venez aux tenues et vous regardez et écoutez comme un apprenti quoi. On vous parle de Q pendant les agapes, vous voyez également qu'il y des clans, bref comme le monde profane !

Si je suis amer, j'ai eu ce soir un message par le frère trésorier. Devinez pourquoi il m'a appelé. Pour prendre de mes nouvelles ? Et non ! Perdu. Pour que je paie ma capitation ou cotisation comme vous voulez. Le message : "bonjour mon frère, j'espère te voir la semaine prochaine à notre tenue et surtout n'oublie pas ton chéquier, je t'embrasse". C'est cool comme message, c'est cela la fraternité ?

Non, je suis vraiment déçu par la FM, je ne fais pas une généralité car je suis certain qu'il y a des loges mieux que celle où je suis (elle a 3ans) mais le problème c'est que je ne peux pas aller à une autre loge car je ne suis pas maître mais apprenti . Il peut y avoir une autre solution aller vers une autre obédience le GO mais ce qui ne veut pas dire que les loges sont aussi parfaites.

Je constate au moins deux choses depuis que je suis maçon : beaucoup de frères font semblant au niveau de la fraternité et la FM te demande de payer et encore payer je ne pense pas que la FM soit cela je pense que je suis mal tombé dans cette loge et à cause de cela je suis écoeuré et c'est pour cela que je vous demande à qui je dois envoyer ma lettre de démission au VM directement par email ?

Car je ne donnerais pas un sou pour la cotisation de l'année 2004, d'ailleurs ils ne peuvent pas me radier car c'est au bout de deux années de suite qu'ils le peuvent mais je ne ferai pas cela car je préfère être clean à mon niveau !

Réponse : Il importe de souligner  immédiatement une erreur colossale : vous n'êtes pas déçu par la FM mais par certains frères qui vous entourent dans votre loge. Ce n'est pas du tout la même chose ! La FM ne demande pas de cotisation ou de capitation. Ce sont les organisations qui l'exigent pour pouvoir faire face à leurs frais de fonctionnement. Etre maçon, ce n'est pas porter un tablier et des gants voire un chapeau et une épée et se limiter à jouer un rôle quatre à cinq heures par mois en loge, chapitre, aréopage ou conseil suprême. Est véritablement maçon celui qui élève des temples à la Vertu et combat tous les vices et défauts humains. Est maçon celui qui fait face à toutes les obligations et à tous les devoirs librement acceptés lors de son entrée en maçonnerie. Le devoir de pratique de la tolérance et celui de la fraternité interdit à tous les frères de s'occuper des affaires ou du comportement d'autrui. Celui qui critique, médit, jalouse, celui-là n'agit pas en maçon puisqu'il ne respecte pas les termes de son serment. Se comporter comme une hyène ricanante n'est pas une attitude digne de la condition humaine. Violant son serment, il ne peut en aucun cas être un maçon ! Des grands-maîtres, des 33emes, des CBCS violent et ont violé à de multiples reprises (il est vrai que les meilleurs spécialistes objecteront que les hauts grades ce n'est plus de la maçonnerie) leur serment mais ceci ne nous regarde en rien ! Vous réagissez toujours en profane et donc en apprenti qui n'a pas encore commencé son parcours. Par ailleurs, vous semblez manquer souvent en loge sinon vous ne demanderiez pas qu'on vous téléphone et le Trésorier ne serait pas dans l'obligation de le faire en espérant vous voir à la tenue suivante.

La maçonnerie n'est pas une famille de remplacement ni un microcosme idéal ou parfait à cause des hommes qui la composent et la représentent. La FM est parfaite en elle-même par ses valeurs et la propagation de l'initiation, les hommes restent toujours des animaux pensant avec tout ce que cela implique de défauts et de limitations au regard de la perfection vers laquelle doit tendre le maçon.

Un vrai maçon n'a pas à observer, juger, critiquer ce que font ses frères y compris les autres hommes et femmes dans sa vie de tous les jours. Il ne doit s'occuper que de lui-même, devant travailler à éliminer la poutre qui est dans son oeil au lieu de s'attacher à considérer la paille dans l'oeil de son voisin. Malheureusement pour vous, vous agissez et réagissez ainsi très "épidermiquement" sans même avoir la notion du grand plan et du jeu divin. Chacun en ce monde doit passer par des étapes et des difficultés particulières voire même par des souffrances intolérables liées à des blessures morales ou physiques. Celles-ci font terriblement mal mais elles procurent des avancées considérables dans le domaine de l'évolution de l'état d'être ; c'est la souffrance qui fait accéder à la lumière, c'est-à-dire à la vision pure de la Réalité, de l'Absolu. Aucun grade ne fait avancer vers cette lumière, la souffrance, oui ! S'il arrive à quelqu'un de se trouver dans votre situation, qui n'est pas mauvaise à proprement parler car vos reproches sont véniels, (on ne vous a pas encore calomnié par des bruits de couloir, par des "on dit que" ou des sous-entendus, on n'a pas cherché à vous régler votre compte parce que vous dérangez tel dignitaire ou grand maître ou délégué fédéral ou vénérable dés lors que vous ne faites plus ce qu'on attend de vous)-, il ne peut pas s'en prendre à ses proches mais uniquement à lui-même puisqu'il ne fait pas le travail sur sa pierre. La règle de l'aspirant à l'initiation véritable est : "sois impitoyable envers toi-même, infiniment tolérant et indulgent devant les faiblesses de tes semblables" !

Parler de Q comme vous le dites, utiliser des expressions graveleuses, cela  ne prête pas à conséquence quand on agit justement (Saint Irénée de Lyon disait fort à propos :' il vaut mieux se voir repris par les grammairiens que de rester incompris des gens du peuple", c'est-à-dire : il faut utiliser les mots que les gens comprennent fussent-ils graveleux), c'est-à-dire dans le cadre de la Justice : tous les apprentis et tous les maçons devraient le faire dans le cadre du commencement du périple car on ne peut pas évoluer ni avancer sans ce travail. Il importe de signaler ici que les rites qui font accéder aux vertus théologales sans avoir fait transiter le Cherchant dans les degrés antérieurs par les vertus cardinales ne reposent sur rien sinon sur le sable de l'incohérence la plus grave. Parler de Q ne prête pas à conséquence si l'on agit en sage, en juste, en chevalier du devoir !  Il y a moins de risque à entendre un frère simple parler de Q qu'à fréquenter des frères qui ont l'apparence de la vertu mais dont le poignard est prêt à s'enfoncer dans le dos de ceux qui le gênent.

Voyez l'abbé Guy Gilbert, l'aumônier des délinquants, des voyous, lui qui parle aux loubards  en faisant parfois le coup de poing avec une "droite évangélique". Il parle comme un charretier. Il jure et pourtant son message est lumineux, cristallin. Il dit fort justement : "la seule chose qui puisse sauver l'homme, c'est l'amour véritable, c'est la miséricorde et le monde manque cruellement de miséricorde" Je vous recommande de lire ses livres. Parler de Q et de -ouilles n'empêche pas l'accès à la grandeur de l'Homme et à la sainteté lorsque l'on agit en Juste. Bien évidemment, l'amour véritable n'a rien à voir avec celui d'un homme pour une femme puisqu'il finit toujours par s'étioler ou disparaître pour s'achever en divorce ou guerre de séparation. Ce qui rapprochait un homme et une femme n'était pas l'amour véritable mais une illusion née des ambitions masculine et féminine (avoir un enfant, donc se marier ou former un couple), ce n'est pas du tout comparable.

Les questions que je vous poserai, mon TCF, sont les suivantes :"Où est votre amour pour les hommes, pour vos frères ?" "Pourquoi passez-vous votre temps à vous occuper de ce que font les autres ? Votre vie manquerait-elle d'intérêt à ce point ? Pourquoi perdez vous un temps précieux à ne pas travailler sur vous-même car qui sait si vous ne devez pas mourir dans les mois ou les semaines prochaines ? La vie est trop courte pour jouer un jeu vicié et vicieux, ressaisissez-vous car le vrai problème est en vous et non dans les autres.

Comme apprenti, vous aurez les pires difficultés pour trouver une autre loge. Un apprenti qui démissionne est terriblement suspect et aucune loge ne prendra le risque de récupérer un "canard boiteux". Sur le chemin de l'initiation la règle est : Chacun pour soi et le Grand Architecte pour tous. Personne ne peut faire votre chemin à votre place, personne ne peut payer ce que vous devez payer dans cette incarnation qui vous a été donnée. Celui qui ose vouloir contempler la lumière, la Vérité, l'Absolu, celui-là doit le faire sans aucune aide ni aucune facilité. Il doit seul en payer le prix, s'il en est capable. Dans le cas contraire, il ne parviendra jamais à réaliser la Voie.

Mon conseil : payez votre cotisation ce qui vous permettra d'être en règle vis à vis de l'obédience et de rester maçon. Visitez  un maximum de loges différentes. Lorsque des frères maîtres de votre loge vont visiter une loge amie, demandez à les accompagner. Peut-être découvrirez vous une loge où vous vous sentirez mieux. Quoi qu'il en soit, passez vos grades là où vous vous trouvez mais surtout faites le travail que vous devez faire sur vous-même. Cela vous fera le plus grand bien. Tous les vrais maçons traversent cette crise que vous rencontrez et tout le monde doute une voire plusieurs fois. Où serait la foi véritable sans le doute ? Vous avez une chance exceptionnelle : celle de la vivre au grade d'apprenti, c'est fabuleux ! Vous avez une chance extraordinaire, alors saisissez-la à pleines mains, à plein coeur et rebondissez. Je vous souhaite bonne chance.

Pour quitter sa loge, on doit envoyer sa démission par lettre recommandée avec accusé de réception faite au nom du vénérable.

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Demande : Je suis compagnon et j'ai souhaité plancher sur les limites de la maçonnerie. J'ai choisi ce sujet après un évènement survenu dans mon atelier (demande d'exclusion d'un F officier) par un F de la loge mère. Aujourd'hui mes réflexions et lectures m'entraîne naturellement vers l'homophobie que nous élargissons a l'endroit des personnes handicapées, homosexuelles, bien que... mais aussi aux limites de la réflexion humaine qui font que la maçonnerie mourra si on ne réagit pas aux anomalies anti-fraternelles qui se généralisent de plus en plus dans nos loges.

Je te mets en garde. Si un maçon de ta L. a demandé l'exclusion d'un f. Pour des raisons xyz, tu vas t'en faire un ennemi si tu évoques cet incident et son action. Il te causera les pires difficultés pendant des années. Ces gens-là calomnient dans les coulisses en faisant filtrer de faux bruits (il paraît que ...  j'ai entendu dire que ...). Cela fait un mal terrible mais on souffre tellement qu'on évolue très rapidement dans la véritable initiation et, à certains égards, finalement on finit par remercier cet ennemi acharné car sans lui on ne serait jamais devenu celui que l'on est aujourd'hui. Comme quoi le pire génère aussi le meilleur. Je connais les problèmes d'homophobie et d'handicap depuisplus de 30 ans déjà (avec la pseudo règle des 3 b - pas de bègue, borgne et boiteux en loge) depuis longtemps. A cela il faut répondre que la fraternité nous interdit de critiquer qui que ce soit et de nous occuper de choses qui ne nous regardent pas. Nous avons déjà tellement de choses à faire pour oeuvrer à notre propre perfectionnement que nous n'avons guère de temps pour nous attacher aux faux pas de nos prochains. L'homme, le maçon n'ont ni à juger ni à critiquer ni à ricaner quand un des nôtres faiblit ou tombe sur sa route. Personne n'a à s'occuper de ce qui peut distinguer les hommes qu'ils soient noirs, jaunes, rouges ou blancs, religieux ou non religieux, spirituels ou pas, handicapés ou différents pour une raison ou une autre.

Voir La Formation Maçonnique (publié à l'article déception et FM, et aussi Homosexualité et FM. <>

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Demande : J'ai une planche à faire sur le thème : temps et initiation. Merci de me donner des pistes.

Réponse : Le maçon échappe au temps usuel au monde profane.  Pour celui qui cherche la véritable initiation, la vie demeure le vaste champs de la quête et de la transformation personnelles. Par conséquent, ce temps ne se compte plus en terme de secondes, minutes, jours et années mais il se trouve représenté par cet espace qui s'étend de la naissance à la mort corporelle. Comme personne ne sait sur quelle durée sa vie va se trouver établie, il faut agir avec sérieux, circonspection. On ne peut rien considérer à la légère si on imagine qu'il nous reste à peine quelques mois à vivre. Il meure chaque jour sur la route ou par maladie des jeunes qui auraient dû vivre encore des dizaines d'années. Quand sonnera notre heure, mes frères ? Pourtant, il meure toujours quelqu'un à chaque seconde qui passe : qui sera le prochain ?

Celui qui avance dans la voie de l'initiation a la conscience claire de ce caractère précieux et privilégié de la vie corporelle qui lui est accordée. Dans ce cadre-là, on ne peut pas jouer ou faire semblant de prendre les choses au sérieux. C'est pour nous faire comprendre immédiatement que la mort nous frôle sans cesse que le candidat à la réception dans l'Ordre se trouve enfermé dans le cabinet de réflexion. Le sablier, le crâne, la pénombre évoquent le tombeau et de fait, par le coq qui se trouve sur le tableau - il est utile de préciser ici que le coq dans les pratiques anciennes était toujours sacrifié lors d'un décès pour annoncer l'arrivée de l'âme du défunt dans l'autre monde, ce coq qui annonce la mort du candidat qui arrive. C'est important car tout initié est un "deux fois né", c'est-à-dire quelqu'un qui est mort à une forme de vie pour pouvoir accéder à une autre état d'être. Cette frontière des monde se trouve matérialisée par le porte de la loge. (développer ici le symbolisme de la porte),

Continuer votre développement dans cet esprit, si cela vous convient. Bon courage,

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Demande : JJ'ai un travail à préparer chez les Maîtres Secrets du REAA, dont le titre est : "Pourquoi ne peut-on entrer dans le Saint des Saints ?" Une piste pour démarrer serait la bienvenue. Merci d'avance.

Même le Grand Prêtre ne pouvait entrer dans le Saint des Saints du temple de Jérusalem quand il le voulait mais seulement deux fois par an. Pourquoi y avait-il accès ? Parce qu'il connaissait le secret de la vocalisation du Nom de Dieu ! Ceux qui ne savent pas ce secret ne peuvent pas entrer dans le Saint des Saints. Les lévites doivent donc rester dehors. Dans la réalité, les lévites officiaient à l'extérieur du Saint des saints et non dedans.

Qu'en est-il en maçonnerie puisqu'elle ne prend malheureusement que trop rarement en compte au REAA les données réelles ? Ceci constitue une anomalie colossale car le symbolisme part toujours du réel ; ne pas prendre en considération ce qui est ou ce qui fut conduit à sortir du cadre symbolique et de tout ce qu'il implique de Réel et de vivant !

Il n'y a pas que l'entrée dans le saint des Saints mais aussi l'entrée dans le Temple. Les anciennes Instructions indiquaient qu'on ne pouvait entrer dans le Temple qu'en passant sous terre. Que voulait dire cette expression ? Qu'on était mort et enterré. En fait, c'est la mort qui fait entrer dans le temple absolu. Il en va de même pour l'expression : entre l'équerre et le compas, entre terre et ciel. Mais pour parvenir entre terre et ciel il faut être mort ou être devenu un véritable initié réalisé, un mystique pur. Il convient de ne pas confondre ici les temples de pierres - fut-ce celui de Salomon qui n'était qu'une triste copie d'un modeste temple égyptien - avec le temple de l'Eternel qui n'a que faire des temples de pierres. La Bible le précise bien : tu ne passeras point ton outil sur la pierre car tu la profanerais. Ce qui élimine de fait la plupart des outils maçonniques comme le ciseau ou le levier et même l'équerre et le compas puisqu'ils sont faits en métal impur. C'est la raison pour laquelle tous les temples seront détruits et le furent de fait, celui de Salomon comme celui de Zorobabel. L'Eternel veut des temples de chair puisqu'ils viennent de lui et qu'il appartient à l'homme de les maintenir divins par leur travail ici-bas. Dieu ne veut rien qui ait été modifié par la main de l'homme.

On méconnaît aujourd'hui que les Juifs furent horrifiés par ce fameux temple de Salomon qui n'était rien qu'une sorte de copie des temples, en plus pauvre, élevés par les goyims pour les dieux des autres populations sémites. Les prophètes comme Jérémie vitupéraient : " le temple d'YHVH ! le temple d'YHVH ! Comme si la réforme de sa conduite n'était pas plus salutaire que ce temple barbare."

En réalité, Salomon n'avait que faire de ce temple qui l'ennuyait profondément lui l'homme des plaisirs et des passions. Il avait besoin de frissons. C'était un joueur invétéré qui ne se contenait plus dés qu'il voyait une jolie femme, voulant la mettre immédiatement dans son harem de 500 femmes. Si l'on veut avoir une vision juste de ce qu'était son pays en ce temps, on pourrait l'assimiler à un pays comme la Tunisie actuelle comparée à ce que sont les USA dans le monde. Ce qui correspond à la puissance américaine militaire, économique étant alors le fait de Babylone, de l'Egypte, de l'Assyrie, de la Phénicie, (ou royaume de Tyr qui était alors la formidable puissance navale et commerciale en Méditerranée quand les Juifs avaient peur de s'aventurer en mer) de la Perse et quelques autres encore.

Pour lui, le temple ne fut qu'un prétexte pour s'emparer du pouvoir politique et religieux éparpillé jusque-là entre les douze tribus. Par la suite, non seulement Salomon trahit son pays, pour payer ses dettes, en donnant 20 villes d'Israël à un roi étranger, ce qui constituerait dans tous les pays du monde un acte de haute trahison passible de la peine de mort. L'affaire fut étouffée avec la complicité des Lévites qu'il avait "achetés" en leur donnant un salaire annuel et des avantages en nature à prélever sur les offrandes et les sacrifices. Les Lévites furent ainsi les premiers fonctionnaires au monde ! Pour mieux s'assurer leur assistance, Salomon donna aussi quelques villes à la tribu de Lévi. Imaginez que le président de la république, pour payer les dettes de la France, donne Rennes, Bordeaux, Strasbourg, Nice, Lille, Limoges, Montpellier, Nîmes et 12 autres villes à un émir des pays arabes ou à la Chine. Accepteriez-vous cela ? Que penseriez-vous des prêtres et des évêques s'ils vous mentaient pour étouffer cette affaire ? C'est cela la réalité salomonienne et pas une autre. Ce roi, qu'on nous présente comme un admirable exemple en maçonnerie, fut aussi coupable de trahison envers son dieu YHVH puisqu'il préféra adorer Moloch, le dieu de la reine de Saba et qu'il alla même jusqu'à élever des autels ou temples à quelques autres dieux étrangers. Cerise sur le gâteau, il devint un tel tyran pour son peuple qu'Israël fut disloqué à sa mort qui fut une libération pour tous.

C'est cet admirable exemple de sagesse incarnée chez un homme que représentent les vénérables des rites anciens (dans les rites modernes, comme le Français ou l'Ecossais Rectifié, le VM représente Saint Jean et non Salomon) et le Trois fois Puissant chez les Maîtres Secrets du REAA. ( voir le livre Le Maître Secret de Christian Guigue).

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Demande : J'ai un travail  à faire sur le perfectionnement. Sur quoi peut-il porter ? Merci de m'aider.

Réponse : Le perfectionnement de l'homme porte sur le plan moral, comportemental et spirituel.

Il ne peut y avoir aucune limite d'autant que nul ne sait où se situe la perfection : on se trouve obligé de persévérer plus avant dans tous les domaines en épurant ses attitudes, ses façons de voir le monde, l'homme, la société. Plus on affine son avancée sur le chemin plus cela aboutit tout de même à une mise en retrait de la société qui ne nous concerne plus vraiment. Celui qui pense qu'il va mourir perd tout intérêt subitement pour toutes les choses courantes, ordinaires, futiles. Seul compte ce qu'il va devenir et comment il va franchir et vivre auparavant sa mort. Le reste s'écroule comme un château de cartes, plus rien n'a de sens en dehors de cela.

On peut être milliardaire, ou vivre sous les ponts, tous vivent la même peur panique, sauf les vrais initiés mais il y en a si peu ...

On peut considérer que la perfection n'est pas humaine mais divine, donc le perfectionnement de l'homme est une illusion en soi. Dans la réalité,  l'homme diminue son imperfection. L'homme va chercher à atteindre cette perfection, mais essayer d'atteindre, ce n'est pas réussir à y parvenir. Il y a un tout un monde d'écart entre ces deux choses. Mais dans le fond, l'important n'est pas la réussite totale, mais la constance, la sincérité, la foi réelle et consciente, que l'amour pour la divinité devienne fort, réel en soi, le reste importe peu.

L'idéal consiste même à vivre ses devoirs sans penser à rien.

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Demande : On me demande de faire une planche sur le miroir. Que me conseillez-vous comme lectures ?

Réponse : S'il existe un grand nombres d'ouvrages en maçonnerie, ceux qui sont véritablement utiles et présentent une matière de qualité  immédiatement utilisable pour le travail symbolique se comptent sur les doigts d'une main. Nous ne pouvons que vous recommander le livre Les Planches du Compagnon de Christian Guigue. Il comporte un travail sur le miroir.

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Demande : Je dois travailler sur les 3 grandes lumières au Rite Ecossais Rectifié : le Vénérable Maître, le Soleil et la Lune et je ne sais par quoi commencer. Pouvez-vous me conseiller ? Nicolas.

Réponse : Votre demande est intéressante car elle souligne un point capital en Maçonnerie : il n'existe pas de système de grandes lumières qui soit universel. Par conséquent, si l'on se comporte en chercheur et en maçon objectif et honnête, on ne peut pas dire que la Bible, l'Equerre et le Compas soient les 3 grandes lumières de la Franc-Maçonnerie. Dire ou écrire cela c'est leur accorder une place et une valeur qu'elles ne possèdent pas dans l'absolu. Cela ne prend de valeur que pour certaines formes de travail comme  les workings anglo-saxons de culture protestante, ou les rites dits anciens. Tous les rites modernes, comme le rite Ecossais rectifié ou le rite Français et bien d'autres, ont pour trois grandes lumières : le Vénérable Maître, le Soleil et la Lune.

Le drame de la Maçonnerie : c'est le désintérêt pour le symbolisme y compris dans les ateliers supérieurs. Chacun se persuade que son rite est le plus beau et le plus parfait du monde, ce qui n'existe pas. En France, aucun rite ne sera jamais parfait. Lorsqu'on étudie un rite, si l'on a quelques connaissances, on ne peut manquer de noter les anomalies ou les contradictions présentes dans les rituels ou les Instructions. Dire que tel ou tel rite est le meilleur, cela n'a pas non plus de sens en soi. En quoi serait-il meilleur ou moins bon ? Dans le meilleur des cas,  il peut apparaître plus cohérent dans sa globalité et son déroulement ou répondant mieux à une sensibilité personnelle.  On ne peut pas comprendre qu'un nombre anormalement élevé de frères érigent en vérités absolues des éléments inexacts, limités à un système, ou circonstanciels. Heureusement on rencontre ça et là quelques maçons, "hors norme" mais avides de comprendre et de savoir, qui n'hésitent pas à travailler sur les textes anciens en ne se limitant pas à leur seul rite. Ceux-là savent que les rites dit anciens sont obligatoirement établis sur l'Ancien Testament, les rites modernes sur le Nouveau Testament, ce qui en change radicalement la perspective et les données. Il ne peut pas y avoir de mélanges ni d'emprunts d'un système à un autre sous peine de dénaturer et fausser tout le rite.

La particularité au RER, c'est que le Soleil correspond au Christ et la Lune à la Vierge mais très très peu de maçons savent cela. Le V.M. personnifie les deux saint-Jean. Il est Jean le Baptiste lors de son entrée rituelle en loge quand, précédé du chandelier à trois branches, il annonce la lumière qui vient éclairer le monde et par conséquent nos travaux, et il devient Jean l'Evangéliste lors de la fin des travaux, en particulier lorsqu'il dit : "mes frères., lorsque pour perfectionner vos travaux, vous chercherez la lumière qui vous est nécessaire, souvenez-vous qu'elle se tient toujours à l'orient et que c'est là - à ce moment-là il désigne la Bible ouverte à l'évangile de Jean - seulement que vous pourrez la trouver".  Au rite Français, il en va de même bien évidemment.

La distinction entre les systèmes anciens et modernes s'avère capitale, vous devez l'intégrer dans votre travail.

Dans la religion catholique, la lune fut de tous temps l'emblème de la Vierge Marie, la Ma dame sainte Marie des Chevaliers du Temple. Elle est la Dame à qui sont destinés les gants qu'on nous remet lors de la cérémonie de réception dans l'Ordre. La distinction entre Dame et femme demeure capitale. La dame qu on estime le plus ne peut en aucun cas être humaine sinon le rituel aurait indiqué la femme que vous estimerez le plus. Dans l'ésotérisme de la Science secrète tout est subtile, en nuances ; on vous indique une piste, ce qui est déjà précieux. Celui qui ne doit pas savoir ne mérite pas qu'on lui donne davantage d'indications : elles ne lui seraient d'aucune utilité puisqu'il se désintéresse de ce qui est capital dans l'ordre spirituel et divin. C'est la raison pour laquelle l'évangile indique :"il ne faut pas donner de perles aux pourceaux !" La première version du Code maçonnique spécifiait même : "veillez à ce qu'ils ne garnissent jamais les mains d'une prostituée." Il ne faut pas demander ce qu'en faisaient les frères !

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Demande : Je cherche une planche sur  LA  MARCHE  A  RECULONS.

voir La Formation Maçonnique : articles : marche à reculons et transcendance.

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Demande : Je cherche de la doc pour ma planche au REAA : "GLOIRE AU TRAVAIL". Merci à tous pour votre aide.

Voir Les Planches du Compagnon  : chapitre sur Gloire  au travail.

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Demande : J'ai un tracé à faire sur le Maître des Cérémonies. J'ai besoin de votre assistance.

Voir la Formation Maçonnique - nouvelle édition 2013 de 906 pages - article : Maître des Cérémonies.

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Demande : J'ai une question. Comment expliquer "je ne sais ni lire, ni écrire, je ne sais qu'épeler" ? Merci. Gina.

Réponse : Cela ne s'explique pas et n'a pas de raison de l'être même si on donne souvent à tort ce thème à traiter car les maîtres de l'atelier seraient fort embarrassés si on leur demandait de le faire. Au-delà du simple élément de discrétion dans la communication du mot qui sert de mot de passe pour les apprentis, et de l'apprentissage de ce qui se rapporte à toutes les disciplines maçonniques, en même temps que l'on procède au travail régulateur et ordonnateur sur soi en vue de l'édification de l'homme parfait - ce qui dans le monde des initiés correspond à l'état de l'Homme Universel, lequel n'est plus simplement un homme, on veut vous faire prendre conscience de l'importance non pas des noms ou des mots mais surtout de celle des LETTRES. Le vrai nom de Dieu se trouve dans certaines lettres et non pas dans des noms ou dans des mots ni dans des applicats. Mais qui s'en soucie parmi tous ceux, bien trop nombreux, qui se désintéressent du symbolisme et par extension de tout ce qui contribue à une véritable initiation et à l'accès aux connaissances qui s'y rapportent ? Qui sait que l'ensemble des lettres se trouvent contenues dans le seul A ou alpha ou alif ? Pourtant cette clef reste considérable dans ses effets. Cette formulation a pour but de vous faire découvrir qu'aucun Nom n'a d'importance même les soit disant Noms de Dieu. Pourquoi la lettre l'emporte-t-elle sur tous les noms ou mots sacrés ? C'est quelque chose que l'on ne pourra jamais vous révéler. Si vous méritez de le savoir, cela vous sera révélé par une théophanie : ce sera un élément de connaissance capital dans votre Vérité. (voir Lettre, le mystère de la in La Formation Maçonnique et la Parole perdue in Les Planches du Maître.).

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Demande : La symbolique du 12eme.

Réponse : la symbolique du 12eme, non seulement cela ne veut strictement rien dire et cela ne peut pas exister. Un grade n'a jamais été un symbole !  Il convient de faire très attention avant de formuler un titre de planche. Il faut formuler quel est le contenu particulier du 12eme degré.  Le contenu n'est pas non plus un symbole. De même, la symbolique des grades de Perfection, cela ne veut rien dire.

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Demande : "Etablir le plan" au 12eme degré.

Réponse : on rejoint tout simplement le symbolisme de la planche à tracer du grade de maître. Il convient de prendre enfin conscience que rien dans les ateliers supérieurs n'est vraiment nouveau en soi. Tous les hauts grades reprennent toujours quelque chose existant à tel ou tel degré symbolique. L'étoile flamboyante, la pierre cubique à pointe et bien d'autres choses des premiers grades reviennent souvent, ce qui implique que les soit disant hauts grades n'apportent rien de vraiment nouveau. Pire encore, leur explication symbolique demeure souvent plus pauvre que ce qu'on trouve chez le Compagnon d'autres rites que le REAA ! Evidemment ou malheureusement, on ne le découvre que trop tard, c'est-à-dire après avoir reçu tous ces grades et les avoir soigneusement étudiés. De trop nombreux degrés dits supérieurs sont même inqualifiables en s'avérant totalement anti-maçonniques (comme ceux qui font venger la mort d'Hiram - ce qui est une violation da la loi de tolérance, de celle de la pratique de la fraternité, de la Beauté et de la Sagesse, de l'obligation de pratiquer la Vertu et de combattre les Vices, etc. L'homme qui se comporte en monstre assoiffé de vengeance est indigne de la condition humaine ; il est même inférieur aux animaux puisque dans le règne animal la vengeance n'existe pas.) !

Etablir le plan au 12eme ne peut en rien s'avérer différent du travail de l'établissement du plan sur la planche à tracer au 3eme. Que feriez-vous pour passer du temple de pierres au temple de chair ? Quelle analyse feriez-vous ? Quelles décisions prendriez-vous ? Voilà ce qui vous permettra d'établir votre plan personnel. n'oubliez jamais qu'un tracé doit se trouver établi à partir de votre vécu ; il doit prendre en compte vos aspirations les plus vitales. La mort approche : elle frappera sans prévenir. Le Cherchant doit donc se préparer en permanence à partir pour l'orient éternel. Aucun haut grade ne vous aidera à franchir le seuil ni même à affronter la maladie, le cancer, seule la véritable initiation, si vous l'avez réalisée en vous, vous permettra d'affronter la Mort avec sérénité. Aucune fonction, aucun grade, aucun honneur ne vous sera de quelque aide à ce moment là !

Alors que dans les grades symboliques, vous avez travaillé avec la Bible ouverte au Nouveau Testament - ce qui est une anomalie capitale dans un rite "ancien" -, voici que depuis le Maître Secret vous êtes revenu en arrière en travaillant à l'Ancien Testament. C'est une hérésie totale car on ne peut jamais revenir en arrière dans l'ordre spirituel et initiatique. On commence avec l'Ancien puis on progresse naturellement vers le Nouveau en parfaite cohérence de l'évolution des états d'être. On quitte la "loi du talion" - l'ancienne loi, pour entrer dans la "loi d'Amour", la nouvelle loi. On ne peut pas abandonner l'Amour pour revenir à la vengeance. C'est un peu comme si vous demandiez à ce que votre baptême religieux ou votre initiation maçonnique n'aient jamais eu lieu. C'est proprement impossible, nul ne peut revenir en arrière ni défaire ou refaire ce qui fut.

La même anomalie se retrouve au rite Français, rite moderne, qui revient en arrière avec les Quatre Ordres supérieurs empruntés au rite de Perfection (et non pas au REAA comme certains l'imaginent à tort !). Il reste vrai, qu'avec la suppression de la Bible au Français du G.O., ce problème est réglé.

Les seuls rites parfaits à ce plan sont le rite Ecossais Rectifié - moderne du début à la fin -, et le rite Emulation - ancien jusqu'à l'Arche Royale. C'est vers le rite Emulation qu'il faut diriger les profanes de confession juive, et vers aucun autre, ainsi travailleront-ils avec l'ancien testament de l'apprenti jusque l'Arche Royale. Le REAA ne permet pas cela puisqu'il les obligerait à travailler avec le Nouveau testament en loge bleue, puis au 18eme degré, le rite Français non plus. D'autres workings anglais possèdent la même cohérence.

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Demande : Le symbolisme des lieux sacrés.

Réponse : Pourquoi pas le symbolisme du sucre ou de la glace à la vanille ? Soyez sérieux ! On ne peut pas faire signifier aux lieux ce qui relève des mystères ou des lois de l'univers même si certains d'entre eux possèdent des vertus ou propriétés particulières, énergétiques, thérapeutiques, etc. Trop de personnes disent n'importe quoi à propos du symbolisme qu'ils ne comprennent pas tout simplement parce qu'ils ne sont pas en situation de percevoir ce qui ne relève pas de leur niveau d'état d'être. Pour espérer percevoir ce que signifie un symbole il faut le rendre vivant, se projeter en lui, ce qui constitue la finalité du travail qu'on vous demande d'opérer sur cette pierre emblème de votre existant corporel et vital. Celui qui ne fait rien ne saura jamais rien : c'est la juste récompense du non travail accompli. Etre parvenu au 33eme degré ne changera jamais rien à cela si l'on ne sait rien et le saint Empire comporte un nombre incroyable de Souverains Grands Inspecteurs généraux du 33eme degré qui sont incapables de vous apprendre quoi que ce soi !. Si les symboles profanes ne sont que des signes conventionnels, il en va tout autrement dans l'Ordre du sacré et de l'initiation véritable où chaque symbole correspond à un mystère de la divinité, correspondant en fait à une Loi de l'univers.

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Demande : Merci de me donner matière sur l'historique du langage et de la musique maçonnique..

Réponse : Vous souhaitez des informations sur des matières qui n'ont aucune histoire réelle et qui de surcroît varient selon les époques et les pays. On rencontrera bien des esprits peu scrupuleux ou vilement flatteurs pour tenter de démontrer le contraire, comme il en existera pour avancer que les degrés dits administratifs sont initiatiques, ce qui ne sera jamais le cas puisque cela ne relève pas de leur spécificité, mais cela ne peut revêtir aucune valeur pour un chercheur sérieux.

L'introduction de la musique en Maçonnerie est somme toute récente et découle de la spectacularisation intervenue dans des loges dites "galantes" de cour à la fin du 18eme siècle et aussi comme celle des 9 Soeurs à l'orient de St Germain en Laye. La présence des femmes en loge sous la maçonnerie d'adoption et le libertinage qui s'ensuivirent y contribuèrent grandement, le seul travail maçonnique restant alors trop ennuyeux. Il en fallait bien un peu, on ne venait pas là que pour cela mais essentiellement pour figurer dans une assemblée choisie entre gens en vue et s'amuser surtout le mieux du monde. La loge Les 9 Soeurs connut même les pires excès à une certaine époque en faisant venir un orchestre de plusieurs dizaines de musiciens, ce qui mit alors le quartier en émoi !

Au contraire de ce que beaucoup de nos amis imaginent, il n'y a pas de musique maçonnique. Les spécialistes, les musicologues et les critiques de la musique classique sont tous d'accord sur ce point : il n'existe pas de genre ni de style de composition ou d'harmonie qu'on pourrait considérer comme maçonniques et donc différents de tous les autres. Lorsqu'un maçon fait la vaisselle, la vaisselle du jour n'est pas maçonnique pour autant. Ce sont les maçons qui,  manquant d'honnêteté intellectuelle, considèrent comme maçonniques toutes les musiques faites et composées par des maçons. Cela se veut facile mais ne veut rien dire en soi. Il y a lieu de distinguer la musique et les textes ou livrets qui eux pourraient avoir un caractère maçonnique. Mais le texte n'a rien à voir avec l'univers de la musique même s'il l'accompagne. La valse dont la spécificité rythmique se trouve basée sur 3 temps n'a jamais été considérée pour autant comme maçonnique. Au contraire, elle se trouve assortie d'un caractère frivole et par conséquent non compatible avec le devoir d'élever des temples à la vertu et de creuser des tombeaux pour les vices, tâche prioritaire chez tout vrai maçon soucieux de respecter les termes de son serment.

Il existe des rites authentiques et anciens comme le rite Ecossais rectifié, datant de 1773, où toute musique reste traditionnellement interdite, tout devant s'accomplir dans le silence le plus total. Seuls ceux qui ne connaissent pas bien le rite introduise une musique qui n'y a guère sa place. Dans ce rite mystique, seul importe ce qui se passe dans le coeur et l'âme des Cherchants, Persévérants et Souffrants.

Notez qu'il n'existe aucun rituel ancien  et authentique prescrivant l'utilisation de la musique, le recours à telle ou telle oeuvre pour tel ou tel degré. Cela n'existe pas. Encore moins pour le REAA dont les vrais rituels "bleus" firent leur apparition suite à l'affaire du maréchal Magnan, soit seulement sous Napoléon III ! Les déviations ont fait jour et se multiplient depuis le 19eme siècle, période réactionnaire suite aux excommunications papales, ce qui donna lieu à toutes les dénaturations. Les Landmarks précisent bien que la Franc-Maçonnerie n'a pas à s'adapter aux modes passagères ni aux caprices des hommes qui se succèdent ! Elle doit rester ce qu'Elle est : le vecteur de l'initiation en Occident et du corpus des connaissances traditionnelles qui l'accompagnent. Il apparaît essentiel de souligner ici qu'on ne peut pas tenir pour authentiques les rituels modifiés tous les 10 ans par telle ou telle organisation, comme c'est devenu le cas ces quarante dernières années, ou pour permettre à l'une ou l'autre de se différencier de ses concurrentes. La maçonnerie "business" n'a rien à voir avec la Maçonnerie authentique et traditionnelle.

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 Demande : Les Agapes.

Voir La Formation Maçonnique : agape, loge de table.

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Demande : Le thème de ma planche est La Gnose du Compagnon. merci de m'aider..

Réponse : Voilà une hérésie colossale qui démontre la totale absence de connaissances chez celui qui vous l'a confié. C'est un peu comme si on vous demandait de traiter la Kabbale du compagnon, on pourrait en mourir de rire si ce n'était pas aussi affligeant. Pourquoi pas la kabbale de l'épicier du coin de la rue ? Soit vous traitez le sujet LA GNOSE en développant l'importance qu'elle revêtit chez les gnostiques du temps de Valentinien et en expliquant ce qu'elle englobe et pourquoi elle perdure encore soit vous passez à autre chose. Il n'existe aucune autre gnose, ni celle du boucher, ni celle de l'avocat, ni celle du maçon ni celle du compagnon. La Gnose (gnosis) ne se réduit pas à ce qu'en donne la traduction du mot en français, de même que le septentrion n'est pas du tout la désignation géographique du nord en loge, il s'agit de tout autre chose. Le livre des gnostiques est la Pistis Sophia dont je vous recommande la lecture. On trouve facilement ce livre chez les bons libraires.

Un sujet qui s'avère envisageable - et j'ose espérer que votre surveillant a malencontreusement exprimé son idée en utilisant le mot Gnose - serait celui : "Ce que le Compagnon doit savoir". Si dans le monde profane, on recrute en fonction des compétences nécessaires pour tenir un emploi - et aucune entreprise ne durerait sans cela -, en Maçonnerie - et cela la tue doucement - on met en place des cadres ( vénérable, surveillant et ça continue à tous les niveaux dits supérieurs ...) qui n'ont aucunement le minimum des connaissances symboliques, rituelles, historiques, ni les compétences requises en terme de communication, développement et de management. Le drame de la FM, c'est que les organisations ne sont plus capables de se doter des cadres compétents. On fait semblant ; on agit comme si tout allait merveilleusement bien dans le meilleur des mondes. Les organisations françaises privilégient aujourd'hui la Communication médiatique sur la transmission de l'Initiation. Le résultat ? Ceux qui aspirent de tout leur être à une véritable initiation sont obligés d'aller la chercher ailleurs.

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Une nouvelle organisation mixte vient de se créer. Voici son adresse de correspondance : La Grande Loge des Maçons Réguliers Francs et Acceptés - 91, rue du Faubourg Saint-Honoré - 75008 Paris.

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Demande : Je dois traiter au 12eme le thème suivant : "Etre zélé, fidèle, désintéressé". Merci à tous pour votre aide.

Ce sont des qualités qu'on doit rencontrer naturellement chez un Apprenti ! Il n'y a rien de nouveau à ce degré.

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Demande : Je suis à la GLFF. Lors de la cérémonie pour le passage au grade de Compagnon, nous avons 5 marches de couleurs : une noire, une bleue, une verte, une rouge et une transparente. Je cherche quelle peut être l'origine de ces marches. J'ai trouvé, au Rite Opératif de Salomon, trace de 3 marches au grade d'Apprenti et de 5 marches au grade de Compagnon (la seule différence étant que la dernière marche est blanche alors qu'elle est transparente chez nous). Pourrais-tu m'apporter quelques lumières sur l'introduction de ces marches dans certains rituels ? Merci d'avance.

 

Les marches n'ont aucune couleur. Il s'agit là d'ajouts "modernes" n'ayant aucun sens comme tel puisque la seule couleur qui compte reste celle de la loge symbolique. Que l'on soit apprenti, compagnon ou maître, la maçonnerie symbolique - celle des loges usuelles- est dite "bleue". Le rouge sera réservé pour certain atelier capitulaire.

Les marches existent et figurent sur tous les tableaux de loge depuis le 18eme siècle pour les rites existant depuis cette époque. Elles sont en pierre donc ne portant aucune autre couleur que celle de la pierre utilisée.

Les rituels "bleus" du REAA datent de la fin du 19eme siècle, soit plus de 100 ans plus tard et donc infiniment plus jeunes. Avant Napoléon III quasiment tous les maçons travaillaient en loge bleue du rite français puisque toutes les loges (99,9%) relevaient du Grand orient de France. La loge était française aux trois  premiers grades puis écossaise ensuite, expression signifiant qu'elle travaillait aux hauts grades. D'ailleurs, au début du 19eme siècle, on pouvait passer directement de maître à 18eme ou 30eme. Ce qui existe toujours en Angleterre et reste conforme à la tradition maçonnique authentique. ceci évite le problème des oppositions de contenu ou d'incompatibilité avec telle religion. Aux USA, on passe directement de maître à 32eme en prenant tous les grades en un week-end, ce qui fait l'économie des cotisations spécifiques aux hauts grades et des décors correspondants. En France, les hauts grades sont devenus une affaire économique pour personnes ayant des moyens financiers appréciables.

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Demande : Un problème s'est déroulé hier soir dans une loge dans une tenue d'élection entre le   vénérable en chaire et un ex-vénérable, les deux ont le 33ème degré. L'ex-vénérable insulte le vénérable en exercice et le traite en loge de "démolisseur de loges". Toute cette histoire n'a d'autre but que celui de reprendre l'office de Vénérable en divisant les frères, ce qui sera plus commode pour les manipuler. La tenue s'est interrompue et l'élection a été remise à une date ultérieure. Ma question : Est ce que le V:. en chaire a le droit de licencier le l'ex Vénérable et faire cesser ses fonctions suivant le code de la F:.M:. universelle ? J'attends impatiemment ton avis. Alain G.

En cas d'incident de quelque nature que ce soit le vénérable peut, il a tous pouvoirs pour cela en accord avec l'obédience, interrompre les travaux quand il le souhaite et ne pas conduire la tenue à son terme (qu'il s'agisse d'une tenue d'obligation courante ou autre), ou faire conduire un frère sur les parvis (manière élégante de lui faire quitter les travaux), voire même de l'interdire de présence dans l'atelier en attendant la décision éventuelle de la Commission de discipline de la loge, s'il y a lieu, ou de celle de l'obédience ou régionale (ceci variant selon le rite et l'obédience).

Les guerres pour reprendre le pouvoir et le vénéralat sont tellement fréquentes qu'on ne les compte plus et des haines farouches (en toute fraternité bien sûr) dégénèrent en bagarre en loge durant les travaux et on a même connu le cas où certains teigneux ont essayé de faire licencier de leur travail des candidats ayant eu le toupet de se présenter contre eux ! Tous les moyens sont utilisés : lettres anonymes, rumeurs, calomnies, etc. Le plus grave encore, c'est que les GMP, que les délégués ou conseillers fédéraux laissent faire en jouant les Ponce Pilate: officiellement, ils ne savent rien de ce qui se passe. Et c'est à cause de ces lâchetés indignes et immondes que des milliers de maçons finissent par partir ailleurs. Les Grands Maîtres doivent virer ces fautifs qui fuient leur responsabilité. Il faut supprimer aussi, pour les frères qui veulent changer de loge ou se faire réintégrer dans l'obédience, l'avis de leur ancienne loge. Avec les règlements de compte et des jalousies qui peuvent durer à vie, celui qui veut revenir sera vite noirci. Ces mauvais agissements profanes ne se limitent pas uniquement aux loges bleues, on les retrouve dans les ateliers supérieurs surtout au reaa ou au rer. Je connais plusieurs frères qu'on a descendus de charge pour y mettre quelqu'un qui voulait la place.

Puisqu'un passé maitre est en guerre contre un VM en place, il faut savoir que l'office de passé maître est d'invention récente si on peut dire (moins de 200 ans en Angleterre et seulement 130 ans en France) et il n'a pas grande importance en tant que telle. Il nuit même à la pratique traditionnelle ancienne dans laquelle un surveillant tenait l'office de V.M. en cas d'absence de ce dernier. Avec la création de l'office de passé maître, on a mis en place la cérémonie dite de maître installé qui viole l'usage ancien de remplacement du vénérable par un des deux surveillants (et non forcément par le 1er) et aussi des landmarks qui impliquent qu'aucune innovation ne puisse se trouver introduite en maçonnerie. Les organisations administratives ont verrouillé le système. Si le V.M. est absent ce sera donc au passé maître de le remplacer. Que fait-on si les deux sont malades ? Il n'y a plus de tenues possibles puisque personne ne peut tenir le maillet d'orient. Alors certains font des tours de passe-passe en allant chercher quelqu'un qui a été vénérable il a 15 ou 25 ans dans l'atelier, ou en allant chercher un vénérable en chaire dans un atelier voisin et ami ou en faisant tenir le maillet par le conseiller fédéral. Cela devient le domaine de la non maçonnerie. Après cela d'aucunes s'étonnent que des centaines de départs aient lieu chaque année dans chaque grande obédience ou que les anciens ne viennent plus en loge ou qu'il y ait 38 obédiences aujourd'hui en France : c'est le record du monde absolu et inégalable. Pourquoi cela ? Parce qu'on trouve dans les petites organisations une maçonnerie qui tend à disparaître dans les grandes organisations trop préoccupées d'économique et non plus d'initiation ni de réalisation personnelle.

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Demande : Mon surveillant me demande de traiter le dernier voyage de Compagnon comme planche d'augmentation de salaire en vue de mon élévation à la maîtrise. Pouvez-vous m'aider ?

On assiste trop souvent à cette anomalie de confier un travail sur tel ou tel voyage, ce qui n'a aucun sens en soi. Soit on vous demande de travailler sur les cinq voyages, soit on vous confie un autre sujet. Les 5 voyages forment un tout dont on ne peut rien retrancher sinon on vous ferait accomplir seulement une ou deux voire trois pérégrinations mais non les cinq rituelles. Puisque ce nombre des circumambulations demeure obligatoire pour la cérémonie de passage au grade de Compagnon (exception faite pour le Rite Ecossais Rectifié), rien ne permet à votre surveillant d'annuler les quatre précédentes en vous demandant de ne traiter que la dernière !  C'est la marque qu'il n'a pas la culture ni la connaissance du rite et du symbolisme qui sont  incontournables pour l'exercice de la charge de Surveillant. Non seulement celui qui ne sait rien ne pourra rien transmettre mais pis, encore, il introduira des incohérences et donc des déviations dans la pratique, dans la compréhension du rite comme à celle des symboles.

C'est tout le drame de la maçonnerie actuelle : celui de ne point avoir les hommes possédant une base "technique" suffisantes en terme de connaissances pour tous les degrés ni les structures humaines compétentes à tous les niveaux de la hiérarchie. Dans le monde profane on exige des compétences pour répondre aux exigences de tel emploi ou poste dans une entreprise. Je me souviens de la phrase d'un de mes apprentis, André S., alors directeur chez Renault, qui trouvait anormal et même scandaleux qu'il n'y ait aucune formation dans les loges et que les connaissances, que les compétences manquassent cruellement. C'est à toi, cher André, que je dois d'avoir écrit ces livres pour former mes apprentis et compagnons mais aussi les maîtres non encore totalement perdus pour l'Ordre. Quant aux autres,  beaucoup font semblant de jouer au maçon sans jamais le devenir véritablement sur le fond puisqu'ils ne savent même pas ce qu'est la vraie Maçonnerie, ce qu'elle contient ni vers quoi elle tend et comment le pourraient-ils s'ils se désintéressent du message signifiant des symboles soumis à leur perception non intellectuelle ?

Pour votre travail : vous devez impérativement traiter le nombre du grade, puis chacune des étapes spécifiques de la cérémonie de passage en tenant compte du cartouche correspondant. Le dernier parcours fait sans outil correspond à la deuxième partie de la vie, celle où l'homme véritable va distiller la totalité de ses qualités pour le service des hommes et de la société. Il ne les utilisera pas pour se servir, pour sa promotion personnelle sociale ou professionnelle sinon où en serait la grandeur et le  mérite ? Il sait qu'il est seul sur la terre, face au monde, face à l'univers et qu'il doit conduire sa mission à son terme. Dans l'univers des Initiés, c'est chacun pour soi et le Grand Architecte pour tous. Personne ne peut effacer ce que vous "avez à  payer" ni le faire à votre place, encore que cela ne soit pas impossible dans certaines conditions limitées et très particulières, mais ceci ne regarde pas les non initiés. Celui qui donne sans compter finit par accéder au statut d'Homme véritablement réalisé. Il devient sans le savoir le vecteur de l'Amour incarné ; en donnant, il transmet des étincelles d'Amour autour de lui. Il apporte un peu de joie, un répit pour celui qui désespère, qui souffre dans sa chair ou qui se demande ce qu'il fait sur cette terre. Sans le savoir il devient parfois un modèle sur lequel d'autres prendront appui et auquel ils voudront ressembler. N'oublions jamais de ne pas nous laisser aller au jeu redoutable des illusions. Tout ce qui brille n'est ni or ni diamant et les plus modestes des hommes, que beaucoup, chez ceux qui ne se fient qu'aux statuts sociaux établis, méprisent aujourd'hui, seront "puissants" demain. La sentence : " les derniers seront les premiers" n'est pas une vague et puérile affirmation religieuse désuète et sans aucune valeur, ceux qui pensent cela n'ont véritablement aucune connaissance initiatique sinon ils en mesureraient toute la dangerosité pour leur vie actuelle ici-bas comme pour leur mort et forme de mort à venir, sans parler de ce qui les attendra ultérieurement. Les grands patrons des entreprises internationales le savent bien, eux qui seront tous un jour, chacun à son heure, vilipendés, jetés aux orties et à l'opprobre publique, mais ce sort guette tout un chacun.

Montrez à votre surveillant que vous au moins savez traiter un sujet sérieusement sans rien en retirer. Voyez le livre Les Planches du Compagnon. Vous y trouverez une planche et de la matière sur le nombre 5. Voyez aussi Les Voyages du Compagnon, cela vous sera utile si vous ne disposez pas du rituel intégral du degré.

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Demande : J'interprète les mots sacrés des premiers grades comme un processus d'acquisition de la parole conçue comme principe créateur. Comment faire le lien avec ceux du quatrième ? Que signifient  Ado... et Iv... ?

Réponse : Il n'existe pas de lien direct entre les mots dits ou considérés comme sacrés en Maçonnerie. Par ailleurs, on ne peut pas s'y référer car de nombreux mots ont été altérés par les Juifs eux-mêmes, avec le temps, voire purement supprimés. De plus les mots hébreux utilisés, en d'autres grades du REAA, ne peuvent avoir de sens et même de contenu que pour des Juifs, ce qui n'existe plus en maçonnerie et continue à se perdre de nos temps. Pour des Chrétiens orthodoxes au sens plénier du terme, ils n'en possèdent aucun et cette présence même les dérange.

Il convient d'aborder les noms ou mots sacrés avec la plus extrême prudence car diverses variations orthographiques et par conséquent des prononciations différentes selon les peuples se rapportent en réalité à la même chose, ce qui réduit tel mot ou telle prononciation quasiment à néant puisqu'il en existe d'autres se rapportant aux mêmes valeurs et puissance d'action. Voir notre livre Les Planches du Maître. cliquer sur le lien ci-après pour découvrir sa présentation. www.guigue.org/guigl04-1.htm

1er mot : Iod  - 2eme mot : Adonaï qui provient de Adon(is) et non l'inverse. Signifiant : mon seigneur, mon maître. On ne dit jamais le nom de Dieu dans la religion juive, des applicats en tiennent lieu : le tout puissant, l'Eternel, le saint béni soit-Il, etc. 3eme mot : Ivah (contraction de Jehova).  Ivah est parfois remplacé - selon les versions des rituels - par Iah (Je Suis). Il s'agit en quelque sorte d'une décomposition selon la méthode de travail propre à la kabbale de Jehova, qui n'est par ailleurs pas exact sous cette représentation et formulation cachée comme le tétragramme n'est pas l'initiale du nom de Dieu. Le vrai nom de Dieu se décline non par mot ou nom mais par un ensemble de vocalisations, le tétragramme en indiquant le nombre réel mais sous une forme cachée puisque ne correspondant aucunement à 4 (puisque 4 lettres). Il s'agit d'une artifice destiné à vous induire en erreur et vous égarer mais pour celui qui sait, ce n'est pas totalement inexact dans le fond bien qu'étant faux dans la forme.

Important: que faire si l'on refuse tout ce qui vient de l'ancien testament et de la tradition juive ? Il faut surtout abandonner le REAA dans ses hauts grades.

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 Demande : Je suis à la recherche de documentation ou de précisions pour un travail sur "le passage de la porte et Janus".

Observation : Janus est le dieu des portes mais non celui des gonds qui dépendent de la déesse Carna qu'il a violée et qui se venge en l'empêchant de pouvoir faire ce qu'il veut. Ainsi Janus ne peut pas ouvrir ou fermer les portes si Carna n'y consent pas puisqu'elle est la maîtresse des gonds et qu'elle peut les empêcher de fonctionner interdisant ainsi l'ouverture ou la fermeture. Voir Janus in Les Planches du Maître. Trop de maçons aborde le sujet Janus sans posséder même les rudiments de la religion romaine, que voulez-vous qu'ils sachent d'utile et puissent communiquer ? Rien d'intéressant..

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Demande : je suis à la recherche d'éléments pour établir une planches sur l'apprenti-profane. Merci de m'aider.

Une observation capitale : l'apprenti ne peut pas être confondu avec un profane. Par extension un Apprenti profane cela ne peut pas exister. Par contre, on peut tout à fait concevoir le travail de l'Apprenti dans le monde profane, bien que, devant se "construire" lui-même, cette mission relève davantage de la maîtrise ou à la rigueur du compagnon mais il peut amener ceux qui l'entourent à prendre conscience de leur égoïsme et de leur imperfection personnels.

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Demande : Pour une planche au 14eme, dont le titre est : Le Centre de l'Idée.  Merci de m'aider à démarrer.

Pour nous, ce thème n'a pas de sens en soi. Une idée, fut-elle considérée au sens platonicien du terme, n'a ni bord, ni centre. Elle forme un monde en soi, un tout cohérent dans une dimension donnée : celle de son action. Soit vous considérez le centre, mais cela nous ramène à la Chambre du Milieu, soit vous évoquez l'idée maîtresse du 14eme : la lame triangulaire cachée sous le ... Ceci peut constituer une idée : pourquoi faut-il cacher la lame d'or ? On peut reprendre les éléments du rituel pour commencer le travail et développer. Cette incohérence du centre de l'idée rejoint l'inexacte mention : le centre de l'union. Soit il y a union, soit séparation et distinction, donc une absence d'union mais en aucun cas on peut traiter l'extérieur ou la zone médiane ou le centre de l'union. Trop de rituels des degrés supérieurs comportent des dizaines d'anomalies et monstruosités de ce genre.

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Demande : Je cherche des documents sur la coupe d'amertume. 

Voir la nouvelle La Formation Maçonnique de 910 pages (articles coupe, calice). Un de nos frères vend ce liquide très difficile à trouver dans le commerce.

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Demande : Je dois présenter une planche dont le sujet est : La profession de Foi du CHK (30°). Je ne sais comment l'aborder, pourriez-vous m'aider ? Merci d'avance.

Réponse : Ce travail à présenter au Conseil Philosophique pourrait se trouver abordé comme suit, il y a d'autres possibilités bien évidemment :

Plan possible. La profession de foi : qu'est-ce ? Qu'est-ce qui la motive, la rend nécessaire, indispensable ? On peut faire mille choses sans se trouver en situation de faire une profession de foi. Mais elle se traduit par une engagement public, donc irréversible. Elle devient analogue au contenu d'un serment pris devant la divinité. A l'instar du non respect du serment ou de l'obligation prise, toute non réalisation fut-elle partielle de ce que comporte la profession de foi entraîne la pire des sanctions dans ce monde-ci comme dans celui de l'éternel orient.

Qu'est-ce que le CHK ? Reprendre le rituel et l'Instruction. Quelle place tient-il dans le souverain tribunal ? A quelles fins ? N'oublions jamais que l'Aréopage est le tribunal des dieux. Il vous faudra traiter aussi ce que recouvre la Vertu de Justice. Il ne peut pas y avoir de tribunal, souverain ou non, sans qu'on y excelle dans l'approche de la Justice. Ce n'est pas si simple qu'il y paraît puisque la Bible énonce : "Tu ne jugeras point ton prochain". Par conséquent appréhender la vertu de Justice n'entraîne pas systématiquement sa pratique mais la connaissance des effets sur soi et son devenir dans tous les plans de création et transformation. Par cela même, la Justice est de très loin la plus importante de toutes les vertus cardinales et théologales incluses. Voir le livre Les Planches de l'Apprenti (www.guigue.org/guigl02-1.htm) qui comporte ce thème pour le Rite Ecossais Rectifié, rite templier. Aucun apprenti-Chevalier ne peut avancer s'il ne connaît pas les effets de la Justice. Ce que le Rite Ecossais Rectifié traite au premier degré, le CHK doit le développer au 30eme.

Quels sont les devoirs obligatoires et spécifiques du Kadosch ? Ces devoirs qui vont composer les degrés ou la trame de la Profession de Foi se déclinent avec les 7 niveaux blancs et les 7 niveaux noirs de l'échelle mystique. La conclusion porte sur l'universel bien évidemment.

Que ce plan vous aide à faire un bal..... qui intéressera le ... fois P....... et tous les FF. CC.......... de votre C.......

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Demande : J'aimerais avoir quelques explications sur L'Equerre, qui est à la fois le bijou du VM et symbolise par ailleurs une des trois grandes lumières. Pourquoi celle du VM a des branches inégales, et celle posée sur le VLS des branches égales ?

Réponse : Il faut savoir que les grandes lumières changent selon les systèmes maçonniques. Dans les formes dites à tort "anciennes" puisqu'elles sont historiquement plus jeunes, donc moins anciennes, que les formes dites modernes : il s'agit de la bible, de l'équerre et du compas. Les rites modernes reconnaissent comme trois grandes lumières : le vénérable maître, le soleil et la lune.

Vous appartenez donc à un système dit ancien. L'équerre ne symbolise pas une des trois grandes lumières, elle est une des trois grandes lumières, ce qui n'est pas la même chose. Dans votre système, on ne veut pas connaître d'autre équerre que celle de valeur 345 soit à branches inégales. On la retrouve de même comme bijou du passé maître immédiat. L'équerre à branches égales posée sur le VSL constitue une grave erreur qui démontre une méconnaissance totale des fondements et caractéristiques de votre rite de la part de ceux qui vous dirigent. Autre erreur générale, l'ouverture au REAA de la Bible au prologue de l'Evangile de Jean, totalement inacceptable dans un vrai rite ancien. Cette anomalie résulte du fait que le REAA est une copie importante du rite Français qui est un rite Moderne lui et travaille donc tout à fait normalement avec l'évangile de St Jean avec une équerre à branches égales

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Demande : j'ai choisi comme sujet de ma troisième planche d'apprenti : le doute, le questionnement, l'interrogation. Pourriez vous me donner quelques pistes de réflexion car ce sujet se révèle pour moi plus difficile qu'il n'y paraissait lorsque je l'ai choisi...

Ce n'est pas un bon sujet pour un apprenti qui ne peut pas se laisser aller à douter, à se questionner, ou à s'interroger ce qui revient au même, etc. Votre parrain, votre surveillant sont là pour vous éviter cela. Quant à vous, il vous appartient de vous laisser aller, guider en toute confiance. Si des doutes surgissent, c'est que quelque part quelque chose ne va pas en vous. Vous restez habité par des valeurs et des considérations profanes n'ayant aucune place dans la loge. En conséquence, c'est vous qui ne vous montrez pas conforme à ce que vous devriez être. Ce qui se dit et passe autour de vous ne présente aucun intérêt en soi. Vous n'êtes pas venu en maçonnerie pour vous occuper de ce que disent ou font ou ne font pas tels ou tels frères. Leur responsabilité, leur échec, leur trahison éventuelle vis à vis de l'Ordre et des principes et devoirs maçonniques ne sont pas les vôtres. Chacun pour soi et le GADLU pour tous, telle est l'impitoyable loi des Chercheurs d'Eternité. Les considérations morales ou profanes ne changeront rien à cela.

Vous n'avancez pas aussi vite que vous le souhaiteriez ? Mais pourquoi avanceriez vous vite ? Cela n'a pas de sens. Si vous voulez vous questionner utilement, demandez-vous pourquoi vous vivez dans ce corps de chair, si cela a un sens d'être condamné à mourir sans savoir à quel âge ou à quel moment ! Pourquoi on vous confie la pierre brute, le fil à plomb et le maillet et le ciseau. Mais le bon apprenti ne se pose même pas ces questions ; il fait le vide en lui et se contente de faire ce que son maître lui demande de faire. Rien de plus, rien de moins. Demandez-vous pourquoi on vous soumet des initiales et non des mots entiers. Il est normal de vous interroger sur les Mystères de l'Ordre mais il est tout aussi naturel de ne pas recevoir de réponse. A quoi pourrait servir une réponse à quelqu'un qui n'est pas prêt à la recevoir et qui ne saurait qu'en faire ? Il en ira tout autrement quand vous serez devenu celui que vous devez devenir mais pour cela il faut travailler sur vous, encore et encor sans aucune concession ni compromission. Alors le meilleur vous sera accessible.  C'est toute la réussite que je vous souhaite. 

Je finirai juste par une remarque : le plus important n'est pas de réussir soi-même, c'est d'aider ou d'agir en sorte pour que les autres réussissent.  En tant que Christian Guigue, à titre personnel, je n'ai aucune importance, mais  si j'aide les autres à avancer sur leur chemin, et c"est le travail auquel je m'astreins en écrivant mes livres,  ce qui se trouve alors accompli est important.

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Demande : Je recherche des éléments pour une planche " je pense car j'ai une main". Pouvez-vous m'aider ?

Ce thème est provocateur et non compatible initiatiquement par sa formulation. Pourquoi ne considérerait-on pas que l'on pense parce qu'on a un poil dans le nez ou un sexe puisque certains ont fait du sexe le but de leur existence ? Ce qui revient à dire que je suis totalement incapable de penser puisque je dis de telles énormités. Le matériel et le concret ne sont en aucune manière compatible avec le monde de l'abstraction, donc celui des idées au sens platonicien du terme et par extension de l'initiation et de la spiritualité. Pour développer votre travail, même si le sujet demeure incohérent en soi, il faut démontrer cette anomalie ou la contredire. Vous devez :

1 - traiter ce qu'est la pensée.

Je pense - ce qui n'est pas le cas de la majorité des hommes et des femmes - ne se résume à se dire intérieurement : "tiens il fait beau aujourd'hui", ou " "quelle belle voiture" ou encore "si j'allais vivre dans une autre région ?". Les grands penseurs mondiaux ne s'intéressent jamais à ce genre de choses. Leur travail porte sur ce qu'est l'homme, sa place dans le monde et dans l'univers, ce qu'il peut devenir dans la chaîne des évolutions de la création. Leur pensée va se prolonger par l'enseignement direct sous la forme orale, forme privilégiée en orient, ou par l'intermédiaire de l'écrit en occident. Notons ici qu'un penseur écrit rarement, ce sont ses disciples qui recueillent ses enseignements. Dans les sociétés industrielles, on n'a même plus besoin de la main pour écrire : on utilise des logiciels de reconnaissance vocale. La pensée s'avère donc philosophique, c'est l'entrée dans la sagesse - sofia étant la sagesse absolue. L'accès à l'état de Sagesse est à ce point capital que rien dans l'évolution spirituelle et initiatique de l'homme ne peut s'accomplir tant que cet état ne se trouve pas réalisé. C'est la raison pour laquelle les rites modernes (basés sur le Nouveau Testament) utilisent le triptyque Sagesse, Force et Beauté, quand les rites dits anciens (Ancien Testament), moins avancés du fait de leur système hiérarchique comportant des dizaines de grades dont, anomalie supplémentaire, les 2/3 ne sont pas pratiqués, privilégient le cheminement inverse Beauté, Force et Sagesse. La sagesse devient le point, le commencement du vrai cheminement vers la lumière car elle seule permet l'accès à la Réalité ou Vision juste et réelle de ce qui Est. L'homme se berce tellement d'illusions qu'il refuse presque toujours de voir le monde, la nature et les étapes de la vie sous leur véritable aspect. Il veut les voir à travers le prisme déformé des choses auxquelles il veut accéder, c'est-à-dire uniquement sur la base de ses intérêts ponctuels et fluctuants. Voilà pourquoi on soumet dans certains rites, à certains grades, un miroir au candidat. Pour qu'il puisse se voir vraiment tel qu'il est et non pas comme il cherche ou joue à se voir. pour qu'il prenne conscience qu'il est "déformé" et non conforme à ce qu'il est. Le miroir produit une image inversée dont non conforme à la réalité. Le miroir comprend aussi trois distances, chacune d'elle correspondant à un "monde". Intéressez vous au symbolisme et vous découvrirez tout cela.

2 - Aborder ce qu'est le concret et le matériel.

Pourquoi l'homme ne veut-il pas voir le monde, la vie, tels qu'ils sont dans leur finalité éternelle ? Parce qu'il a peur de la mort. Pourquoi a-t-il peur de la mort ? Parce qu'il ne pense pas au sens philosophique et par extension religieux du terme. Alors il cherche à oublier ce qui lui fait peur, à s'oublier lui-même. Par quoi cela se réalise-t-il ? Par la fuite dans le matériel, donc par ce que l'on fait dans ses actes et ses gestes. Le monde du concret devient celui de la fuite. Il suffit de visiter les cimetières pour mesurer la peur des défunts qu'on peut apprécier à partir des sépultures établies pour défier le temps ou qu'on veut toujours fleuries. L'homme se rassure à travers ses créations. Ce qu'il fait, ce qu'il fabrique, le rassurent. Il a l'impression d'exister puisqu'il voit ce qu'il est capable de produire. Pour lui, la main devient l'outil capital par lequel il s'imagine être. Il baigne dans l'erreur et l'illusion les plus totales car tout ce qui sera façonné de main d'homme est condamné à disparaître. Voilà la raison de la disparition de tous les temples, celui de Salomon comme de Zorobabel. Evoquer la reconstruction d'un temple ne se situe plus dans le cadre d'une authentique initiation et tous les dégrés qui évoqueront cela seront à éviter sauf si l'on privilégie son ambition matérielle, sa progression hiérarchique dans le système mais là nous restons  dans l'inférieur, le ténébreux, le désir donc dans les passions. Un Cherchant , car nous le resterons jusque notre mort, qui se préoccupe surtout de son élévation spirituelle ne peut pas accepter de faire semblant ni de satisfaire aux exigences d'un système dont il n'a aucun besoin et qui n'a rien à lui apporter.

Interrogez-vous par rapport à tout cela. Mettez sur le papier ce que vous en pensez, cela formera la trame de votre travail. N'oubliez pas que seul le cerveau conçoit et commande aux organes du corps dont la main. La main obéit aux injonctions du cerveau, rien de plus, et lorsque la dopamine vient à lui manquer la main ne peut plus rien faire tellement elle tremble.  Pensez-vous que chez les parkinsoniens la seule main puisse compenser ce qui manque au cerveau pour réguler le bon fonctionnement moteur du corps ? En aucun cas !

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Demande : Je vais quitter mon poste d'Orateur et j'ai un travail à présenter pour informer mon successeur de la tâche qui l'attend. Comme vous êtes le seul auteur à vous occuper de ce qui nous concerne et à y répondre directement, je me permets de vous solliciter en recherche de matière. Marc. Lille.

ORATEUR : étymologie. Le mot apparaît vers 1180 dans la langue française. On en trouve trace pour la première fois dans La vie de Saint Evroult, sous la forme méridionale ouratour. C'est Bersuire qui en 1355 utilisera le premier le mot orateur tel que nous le connaissons encore de nos jours. Vient du latin : orator, lui-même dérivé de orare, dans le sens de "parler". L'orateur est donc celui qui parle.

Peut-il parler comme n'importe qui ? NON. L'orateur parle car il a un message à transmettre. A cette fin, il doit exceller dans les arts libéraux, en particulier ceux qui composent le trivium formé des "voces" ou arts de la voix : la grammaire, la rhétorique et la dialectique. Les arts libéraux se répartissaient en deux cycles : le trivium, comprenant la grammaire, la rhétorique et la dialectique, et le quadrivium, groupant les quatre branches des sciences dites mathématiques (arithmétique, géométrie, astronomie et musique). Dans la pensée chrétienne telle que la formule saint Augustin, la connaissance des arts libéraux fut considérée comme l'étape préalable et indispensable pour l'étude de la théologie fondée sur l'Écriture sainte, qu'il importait de comprendre et d'interpréter justement. Les moines de ces temps avaient encore la conscience que la voix, le Verbe comportaient une importance l'emportant sur les sciences. Lorsque, après le déclin dû à la chute de l'empire romain et aux diverses invasions barbares, la culture se réveilla en Occident sous l'influence carolingienne puis celle de Saint Eloi, l'enseignement de ces disciplines, particulièrement de celles composant le trivium, reprit dans les scholies monastiques et les cathédrales. Il fallut attendre la fin du Xe siècle pour que l'enseignement des sciences mathématiques composant le du quadrivium se généralise à tous les centres, comme celui de Reims sous la direction de Gerbert, de Chartres sous la direction d'Abélard et bien d'autres. La période de construction des cathédrales fut propice à la culture des Arts libéraux dont l'étude fut stimulée par l'introduction dans les bibliothèques des oeuvres de Platon et d'Aristote comme celles des scientifiques grecs traduits en latin. Quand se formeront les universités, les arts libéraux qu'on nommera les « sept colonnes de la sagesse », renforcées par la philosophie et les sciences de la nature, constitueront le fondement de tout enseignement.

L'office d'Orateur ne figure pas à l'origine dans les offices capitaux de la loge puisqu'il suffisait que 7 maîtres se réunissent pour tenir et former la loge. La loge fonctionne à partir du VM, des SSurv., d'un MDC, d'un Couvreur faisant aussi office d'Expert et d'un Tuileur qui ne participait jamais aux tenues puisque sa place était la garde du temple à l'extérieur de la loge. On ajoutait accessoirement un Secrétaire dont le travail consistait surtout à enregistrer les réceptions et changements de grade qui souvent se faisaient le jour même car on était souvent au 18eme siècle apprenti, compagnon et maître le même soir.

L'Orateur par définition est devenu le gardien de la Tradition, ce qui pose de fait de nombreux problèmes. Comme rempart devant empêcher toute déviation et dérive rituelle ou traditionnelle, il doit s'opposer aux exigences et ordres émanant de l'obédience lorsqu'elles ne sont pas conformes aux usages anciens de la Maçonnerie, donc aux Landmarks. Il doit empêcher de changer fut-ce une virgule dans un rituel, ce que les anglais considérerait comme inadmissible mais que les français ne se gênent pas de faire en particulier au REAA où les rituels qui existent par dizaines de versions sont revus tous les 20-25 ans selon les obédiences. Il doit empêcher la radiation d'un frère pour non paiement de cotisation car ceci est une violation du devoir de fraternité auquel tous les maçons sans exception sont astreints sous peine de violer leur engagement et leur dignité. Il doit en la circonstance rappeler aux frères leur devoir et, pour ceux qui critiqueraient en arguant de telle erreur ou irresponsabilité des frères négligents et impécunieux, rappeler que la tolérance est le deuxième grand devoir. Où serait notre mérite de maçon si nous n'avions jamais d'effort à faire sur nous-mêmes ? Au RER, les frères ont une obligation complémentaire à laquelle chacun a librement consenti lors de son admission dans l'Ordre, c'est de se soumettre à la Justice divine en renonçant à juger qui que ce soit. Chacun doit faire plus que cela puisque il demande la Clémence et que à chaque instant de sa vie il convient de la pratiquer en renonçant à tout grief, tout motif d'opposition envers qui que ce soit quoi qu'il puisse faire ou avoir fait. Le maçon est un homme de concorde, de paix, de fraternité. Nous devons tous aller vers notre prochain même si cela nous dérange dans notre confort, dans nos certitudes, dans notre quotidien. Et si cela nous perturbe, c'est que nous restons bien imparfaits sur la Voie. En conséquence, nous n'avons pas à blâmer ou critiquer notre voisin mais à nous interpeller nous-mêmes face à notre miroir devant cette imperfection qui est toujours en nous. Vous souvenez- vous de la paille dans l'oeil du voisin ? N'oubliez jamais la poutre qui vous rend aveugle, inconscient, égoïste et donc monstrueux puisque pour reprendre la phrase du rituel : "Celui dont le coeur ne s'ouvre pas aux besoins et aux malheurs des autres hommes est un monstre dans la société des Frères."

L'Orateur n'est pas seulement le gardien des usages et traditions de l'Ordre, il est aussi la conscience de la loge et le miroir devant lequel il doit nous renvoyer si nous manquons à nos devoirs. Nous ne sommes pas venus en Maçonnerie pour échanger des idées, il y a tellement d'associations profanes intellectuellement plus compétentes et spécialisées pour cela, mais pour percer les mystères de la vie, de la mort et ceux du devenir même si nous n'en avions pas alors pleinement conscience. Personne n'étant venu nous chercher nous devons nous conformer strictement aux obligations librement consenties et en vigueur parmi les maçons sous peine de ne jamais mériter cet état ni ce qualificatif. Agir et vivre en parjure n'ayant jamais figuré parmi les vertus de l'Ordre, ce n'est pas parce que certains empruntent cette voie qu'il nous faut les suivre. Un maçon demeure quelqu'un qui agit en redresseur des carences, des faiblesses et des injustices de toutes natures même s'il doit se dresser seul contre tous les autres, y compris contre ceux de sa loge ou de son obédience s'ils dévient. Nous agissons dans cette vie en préparation de celle qui doit venir après notre mort dans ce corps de chair. Nous ne pourrons nous présenter dans l'éternel orient que si nous avons accompli tous nos devoirs sans lâcheté, sans compromission ni défaillance mais en ayant toujours agi en homme d'honneur et de probité, en chevalier du devoir. Ce n'est pas sur nos médailles, sur nos titres, sur nos grades ou fonctions que le Grand Architecte nous jugera mais sur ce que nous avons fait pour Lui, pour la Maçonnerie et pour tous les hommes sans distinction d'état, de race ou de condition en ayant volontairement renoncé à demander quoi que ce soit pour nous. Rien d'autre n'a d'importance. (extrait de La Formation Maçonnique - copyright juin 2002)

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Demande : J'ai besoin d'aide pour deux travaux au 30eme, la documentation manquant cruellement à ce sujet. 1 - L'âge du Chevalier Kadosch. 2 - Planche : "Si vous voulez savoir, osez !".

L'âge varie selon les rituels et époques : c--t ans et plus, je n'ai ---- d'âge, etc. les âges font intervenir des données importantes auxquelles personne ne s'arrête ou si peu. 1-- et plus et je n'ai --- d'âge font intervenir le même contenu. Je n'ai --- d'âge, c'est-à-dire : je me situe au-delà du temps des hommes et par extension des problématiques et intérêts usuels aux hommes. 100 = 10 x 10 mais aussi 1 + 0 + 0. 10 ramène toujours à l'unité, au 1 mais avec l'accomplissement d'une circonvolution ou le parcours intégral d'un monde ou plan particulier et l'acquisition des connaissances supra humaines correspondantes. Un siècle et plus implique le parcours de deux mondes et l'entrée dans le troisième qui n'est ni le monde des hommes ni le monde intermédiaire où matière et esprit ne se trouvent pas totalement disjoints mais en correspondance pour un temps indéterminé et indéterminable l'un par rapport à l'autre. Le 3eme monde, celui de l'esprit fait entrer dans l'univers spécifique de la divinité, ce qui reste en rapport avec les points du 30eme se rapportant au Souverain tribunal et à la Justice céleste ou/et divine.

- "Si vous voulez savoir, osez". La formulation reste problématique par l'ordre : Osez. Ce n'est pas parce qu'on veut accéder à la Connaissance et à la Lumière, laquelle n'est rien d'autre que la recherche de la révélation et l'espoir d'une théophanie ou contemplation de la divinité qui se révèle par une grâce spéciale, que cela se produira même si l'on ose tout. Oser, c'est encore la résultante d'un acte mental. Ce n'est pas par le mental que la foi, que la connaissance des symboles, que les mystères du monde se révèlent. C'est par la renonciation et l'abandon et par ce que l'on éprouve  pour et par la Vie et les Hommes dans son quotidien. C'est par sa mise en conformité avec les Lois supérieures à l'homme, c'est par le résultat produit par l'ensemble de ses actes dans cette vie, lesquels restent à mettre en parallèle avec les engagements pris avant cette incarnation et qui doivent trouver leur concrétisation et donc réalisation dans le cours de cette existence corporisée. Osez, peut se concevoir dans la démarche prophétique, celle du sacerdoce, celle du sacrifice personnel. J'ose renoncer à tout ce qui est moi, à tout ce qui m'est réservé de bon, de grand, de lumière et de perfection J'ose abandonner par avance tout ce que le Grand Architecte lui-même veut me réserver. Je lui demande de donner tout cela à un autre. Dans ce cadre-là, oui, on peut oser. Il me semble que seul cet acte-là peut justifier la notion et la volonté d'Oser.

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Demande : Certains frères de ma loge parlent du Conclave des passés maîtres. Je cherche un livre traitant de ce sujet. Merci. Marie-Françoise (Suisse)

Il n'existe jamais de livre traitant de points de cet ordre. Ce que vos amis appellent improprement ainsi, car on y rencontre certes des PMI mais en nombre infime, se rapporte à la "loge des maîtres installateurs" devant installer le nouveau vénérable élu dans la chaire du roi salomon. Ce "conclave" peut porter ce nom car personne ne plus entrer ni sortir durant cet acte installateur. Il s'agit en fait d'un "moment" de la tenue. L'ancien vénérable interrompt les travaux les mettant ainsi en "récréation". Tous les frères non vénérables en chaire en exercice ou passés ou ex-maîtres sortent. La porte est cadenassée pour qu'on puisse procéder à la partie dite secrète d'installation d'un nouveau maître de loge. On la rouvrira lorsqu'il aura pris officiellement ses fonctions et tenant désormais le maillet pour conduire les travaux. Tous les frères reviendront à leur place et les travaux continueront selon l'ordre du jour établi et la manière accoutumée parmi les maçons.

Cette partie dite secrète reste controversée car elle fait fi de la Tradition maçonnique qui veut qu'une loge soit indépendante et libre et donc non tributaire de quelques autres structures administratives ou non que ce soit. De plus un VM tient sa légitimité du vote émis par les membres de sa loge et non par une autorité administrative extérieure seule habilitée à le valider et à l'installer par son représentant (délégué ou conseiller fédéral ou grand maître provincial). Enfin cette pratique moderne n'est pas pratiquées par toutes les organisations maçonniques. Comment font les loges qui n'ont pas de liens relationnels avec les autres - cas des loges étrangères ? Elles installent leur VM sans concours extérieur, geste parfaitement et authentiquement respectueux des usages anciens.

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Demande : Ma première planche en loge de perfection est : Le Symbolisme du Maître Secret. J'aimerai que vous me donniez quelques pistes de réflexions . Je suis complètement perdu sur le sujet . Merci et accolades fraternelles.

Cette formulation est malheureuse ; il n'y a pas plus de symbolisme du maître secret que de celui du charcutier-traiteur ou de la gardienne de l'immeuble. Votre travail doit simplement s'intituler Le maître secret.

Comme pour tous les grades, il faut savoir en extraire le message, ce qui malheureusement n'est pas réservé au plus grand nombre tout simplement parce que cela ne les intéresse pas foncièrement. Le maître secret est un lévite, c'est-à-dire un homme consacré au service religieux et divin. Le tablier porte l'emblème de deux plantes considérées comme funéraires : je vous conseille d'en parler car seul celui qui sait ce qu'est la mort et l'au-delà de la mort accorde la priorité à tout ce qui n'est pas l'exclusivité des passions matérielles et charnelles qu'il relègue au profit des vertus et connaissances spirituelles. Le maître secret va beaucoup plus loin que cela par cette mission qu'est le sacerdoce qu'il prend en charge pour éclairer les hommes. Le laurier correspond au plan des hommes et l'olivier au plan divin. On faisait brûler l'huile d'olive qui fut le premier "parfum" offert aux dieux antiques.

Un des particularités du grade de maître secret est la prise de conscience, comme ce fut le cas avec le retour de Babylone - normal au REAA - des deux seules tribus du peuple hébreu qui n'avaient pas réussi socialement à Babylone d'où leur lent retour, que Dieu et son service divin ne sont pas inaccessibles, éloignés des hommes par une peur qui les tient à distance et prisonniers de prêtres qui les utilisent pour leur promotion sociale et position dans la hiérarchie des hommes, mais au contraire qui restent accessibles à chacun d'entre nous, ce qui entraîne la remise en question des temples de Salomon et de Zorobabel qui doivent être détruits car ce n'est pas dans le temple que se situe la divinité mais dans la Nature et la Création tout entière qui constituent Son temple universel. C'est la mission du lévite-maçon, prêtre moderne dans l'universel, d'abandonner l'horizontabilité pour privilégier la verticalité et la relation directe avec le Créateur pour apporter la lumière religieuse aux Chercheurs. C'est la direction que l'on a déjà indiquée à l'apprenti avec les indications du nadir au zénith et en lui confiant le fil à plomb ou le perpendiculaire. Il ne faut pas se montrer hypocrite toutes les initiations sont religieuses qu'on le veuille ou que cela nous déplaise. Le mot universel est important car il fait fi de telle ou telle religion particulière pour les fondre toutes en une seule.

Pour votre travail vous devez partir de la maîtrise pour arriver au maître secret. Montrer ce qu'est le maître, ce que la maîtrise comporte et comment elle se développe dans ses applications parmi les hommes avec les devoirs que cela implique : c'est ce que soulignent en certains aspects les hauts grades soit dans une finalité de fusion dans le collectif des hommes soit dans la finalité personnelle de fusion en Dieu : c'est la voie mystique du rose-croix. Voyez le livre Les Planches du Maître, vous pourrez y puiser à travers les diverses planches des données utiles pour votre travail. visible à www.guigue.org/guigl04-1.htm

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Demande  On me donne comme travail Sic Transit Gloria Mundi. merci de m'aider en me donnant des pistes de réflexion. Marcel.

Cela signifie :"ainsi passe la gloire du monde." Pendant que le V.M. prononçait ces mots, le 2eme surveillant envoyait des flammes aussi rapides que l'éclair au moyen de la pipe à lycopode. Cela se rapporte bien évidemment à l'illusion et au choix capital que l'homme doit faire dans cette vie. Soit il privilégie le monde de la chair, des biens matériels, celui des passions humaines avec tous les malheurs qui en découleront, cas de la grande majorité des maçons, soit il cherche à découvrir ce qu'il est est véritablement, à comprendre pourquoi il existe dans ce corps de chair et ce qu'il doit faire : c'est-à-dire comprendre d'où il vient, où il va et ce qu'il doit faire de sa vie dans ce laps de temps limité qui lui sert d'incarnation. Je vous incite à mettre en parallèle cette formidable maxime dont le contenu ne sera révélé qu'aux plus hauts grades des autres rites : l'homme est l'image immortelle de Dieu, mais qui pourra Le reconnaître s'il la défigure lui-même ?"

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Demande : On m'a confié le sujet : VITRIOL. J'avais choisi de traiter la terre et les outils propres à l'Apprenti mais ma Surveillante me conseille de m'attacher à l'aspect révélateur, alchimique de la Formulation. Je me sens un peu perdue, merci de me conseiller ? Chantal.

Avant de traiter le VITRIOL, je vous conseille de parler du cabinet de Réflexion puisque c’est là qu’il se trouve indiqué.

Quelques infos sur le VITRIOL : En alchimie, le VITRIOL c'était les sulfates de fer, de cuivre ou de zinc. L’huile de vitriol était l’acide sulfurique.

VITRIOL : visita interiora Terrae rectificando invenies occultum lapidem veram medicinam (véritable médecine)

Cette invitation à visiter l’intérieur de la terre, et en rectifiant, de trouver la pierre cachée, symbolise la quête du Soi, celle de sa nature véritable conforme à son origine car chaque Homme est un nouvel Adam. Celle qui se révélera quand on aura combattu et éliminé tous les conditionnements familiaux, éducatifs, scolaires, sociaux, religieux, professionnels, etc. L’homme est un composé artificiel, façonné par diverses influences et impératifs sociaux. Il faut tout éliminer, il faut se détruire pour découvrir ce que l’on est véritablement ce qui entraînera une vision de l’univers, de l’homme et du monde complètement révélée, nouvelle, autre.

Ce qui permettra aussi de découvrir quelle est notre mission individuelle en ce monde car notre naissance est la conséquence d’un impératif, d’une nécessité qui nous dépasse.

Le VITRIOL est la synthèse exprimée des opérations de transformation considérées au niveau des métaux ou de l’être humain. Dans ce cas, il s’agit bien évidemment de se reconstruire soi-même en surmontant et brisant les divers degrés ou niveaux d’inconscience et de préjugés qui nous habitent, à partir de quoi l’homme pourra passer de l’état d’une ressemblance plus ou moins déformée à l’image véritable - voilà pourquoi on indique déjà ce travail essentiel dès la réception dans l’Ordre en présentant le miroir à l’apprenti -, c’est-à-dire qu’il doit oeuvrer sur la pierre jusqu’à ce qu’il y découvre la présence immanente et transcendante de DIEU en SOI.

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Demande : Je recherche quelles sont les différences entre loge sauvage, loge indépendante et loge dissidente. Quels sont leurs rapports avec les obédiences dites libérales (non reconnues par la Grande Loge Unie d'Angleterre)..

En fait il n'y a aucune différence si la loge n'intègre aucune organisation nationale reconnue ou non reconnue. Une loge peut très bien relever d'une organisation siégeant dans un autre pays. Il en existe dans des pays étrangers (Afrique, Amérique du Sud, USA, pays de l'Est, etc.) qui appartiennent à la GLNF, au G.O ou à la GLF, au D.H. ou encore à d'autres organisations. On a le cas des Loges de Marque qui appartiennent à une organisation anglo-saxonne bien que travaillant sur le sol français en langue anglaise. Une loge est dissidente quand elle quitte une obédience pour partir vers une autre, comme ce fut le cas de la loge Théba (ancienne loge de René Guénon dont il avait démissionné) partie pour la G.L.N.F. (puis reformée à la GLDF donc 2 loges portent le même nom), mais elle ne reste pas isolée. En théorie, toutes les loges sont censées agir souverainement, donc en toute indépendance en vertu du principe traditionnel maçonnique : "un maçon libre dans une loge libre". En théorie seulement car les obédiences, à travers leur Suprême Conseil maison, les tiennent avec les hauts grades et comme les hommes sont bassement serviles et orgueilleux ... Une loge sauvage est seule, elle n'appartient à aucune organisation.  Une loge est dite dissidente quand elle change de grande loge (cas de la loge Theba, cas des loges de la GLNF parties à Phaleg FO et au Glamf).

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Demande : Je dois faire un travail d'élévation sur le thème : "Pourquoi Hiram doit-il mourir ?" Merci de m'aider.

Si nous suivons la légende hiramite : - soit il donne aux mauvais compagnons les mot et signe qu'ils exigent de lui, et en ce cas il n'est pas digne d'être maître puisque 'incapable de garder le secret fut-ce au péril de sa vie. Cette lâcheté personnelle le rendrait traître à sa vocation. Il lui serait impossible de diriger les maçons qui travaillent dans le chantier à la construction du temple universel ( noter ici que le secret porte uniquement sur les éléments du tuilage comme pour tous les rites. On peut publier les rituels de tous les grades, cela n'a aucune espèce d'importance en soi si l'on ne révèle jamais ce qui doit rester secret. Noter aussi que tous les FF. parvenus au 33e et dernier grade de la hiérarchie sont relevés de leur engagement car étant considérés comme dignes de prendre la décision qui s'impose en n'importe quel cas de figure ! On ne pourrait là encore rien leur reprocher puisqu'ils ont été relevés de cette obligation.) ;

- soit il garde inviolablement le silence et meurt avec dignité en parfaite harmonie avec ce que la qualité de Maître et la notion de don total de soi qui en découle comporte.

La maîtrise implique l'entrée possible dans la voie du sacrifice. Ainsi au rite Ecossais rectifié, le maître deviendra Souffrant. C'est la souffrance qui révèle ce qui doit être connu. Tout a un prix dans l'existence : ce qui est capital coûte cher, il faut en payer le juste prix par la souffrance, la renonciation, la solitude, l'abandon de quelque chose d'important, en l'un de ces aspects parfois mais parfois avec tous ces éléments-là conjugués. Celui qui non seulement ne veut rien abandonner mais prend tout ce qu'il peut prendre en honneurs, grades, fonctions, etc., n'ira nulle part, il ne fera pas un seul pas vers le chemin qui conduit à la Voie. Il se trouve dans la situation d'un homme agité, foncièrement perturbé - pourquoi cette avidité ? - en totale contradiction  avec lui-même ; il (ou elle) reste aussi profane et métallique qu'avant son entrée en FM.

Le maître n'a pas peur de mourir puisqu'il est immortel. Ayant vaincu la mort, il est au-delà dans l'universel permanent : la lumière, l'énergie, la vibration. Porteur de lumière dans le monde des hommes, il sera lumière dans le monde du sans forme. Il en va tout autrement pour les caricatures de maîtres bien évidemment. Si on a seulement 10 à 20 % de vrais maîtres en France ce serait déjà remarquable en soi.

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Demande : Mon parrain me dit que le devoir essentiel d'un maçon est de faire des maçons. Je ne comprends pas ce qu'il veut dire. Thierry.

Si vous êtes parvenu à entrer en Maçonnerie, c'est que quelqu'un s'est dévoilé et a accepté de vous prendre en charge d'une manière ou d'une autre pour que vous puissiez accomplir les démarches usuelles. Sans que vous vous en soyez aperçu, il vous a testé pour s'assurer de la force de ce désir, de la réalité de vos qualités et des possibilités inhérentes d'amélioration personnelle en vue de fortifier l'oeuvre commune. Il a accompli son devoir de guider un Cherchant vers la lumière, vers le temple. L'aide qu'on vous a apportée, vous devez en faire bénéficier tous les autres et les guider à votre tour vers la porte d'occident. Ceux qui se comportent en poltrons ou en lâches en ayant peur de se dévoiler et en refusant par cela même leur aide aux aspirants à l'entrée en FM ne sont pas des maçons puisqu'ils ne se comportent pas comme tels. Etre un maçon, ce n'est pas porter le tablier de tel ou tel grade ou arborer tels bijoux prestigieux, c'est agir comme tel 24h sur 24 h et durant toute sa vie. C'est se comporter en gentilhomme comme le stipule le rite Français ou en chevalier du devoir comme l'exige le rite Emulation ou en maçon aimant tous les hommes sans en excepter aucun comme le précise le rite écossais rectifié. Celui qui refuse d'aider un Cherchant, un aspirant à l'entrée, celui-là n'aime personne. Et s'il ne sait pas ce que c'est qu'aimer, comment pourrait-il dés lors être un maçon ? Le devoir d'un maçon est de guider vers la lumière tous ceux qui la cherche comme celui d'un prêtre est de donner les sacrements à tous ceux qui veulent les recevoir. Un prêtre qui refuserait de donner les sacrements serait-il un prêtre ? Non, bien évidemment ! Il en va de même pour les maçons dont le devoir capital consiste à fortifier la loge sur ses bases en la rendant plus forte pour qu'elle traverse le temps sans incidents. Il en va de même pour l'obédience et pour l'Ordre. Un maçon qui ne recrute pas met l'Ordre en péril. Il n'est pas admissible de se dire les autres feront mon travail. Ce n'est pas la peine que je le fasse : on voit ce que cela a donné dans une certaine élection présidentielle.

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Demande : Des questions sont présentes dans mon esprit depuis de nombreux mois, et j'ai besoin de connaître ton point de vue. Marque les en gras et réponds dessous.

Lorsqu'on énonce une création en terme de "journées", il ne s'agit pas du tout des jours de 24 heures que nous connaissons mais de "temps" symboliques ou phases de création.

La Lumière a été créée au premier jour de la Genèse. Au quatrième jour, Il créa le Soleil et la Lune. Par conséquent, la Lumière originelle n'est pas celle du Soleil. Le 4ème jour est marqué par soulignement particulier du nombre 4 = lumière du monde créé ou manifesté en relation avec la matière.

Cette Lumière Originelle aurait-elle l'éclat de l'Emeraude ? L'émeraude est un objet matériel : elle ne peut en rien se rapporter à ce qui ne ressort ni de sa condition ni par extension de son statut dans le monde terrestre. Elle est un emblème d'un monde à venir, d'où la symbolique de l'espérance qui lui est affectée. La lumière originelle n'est pas une lumière visible assimilable à celle d'une lampe, du soleil ou de tout producteur de lumière physique. Elle est cette fameuse lumière "noire" non accessible par les yeux ni par le mental, seulement perceptible par le coeur et l'âme.

La Lumière recherchée par le F.: M.: est-elle cette Lumière originelle ? Il serait présomptueux et terriblement inconscient de vouloir accéder à cette vision car tout désir, restant une manifestation des scories inférieures habitant l'homme imparfait, aboutira à l'échec. Seul l'abandon du désir rend les choses et les évènements possibles. Le désir demeure une "tension", un enfermement sur soi. Tant que l'on reste "fermé", on ne peut rien recevoir. La lumière cherchée par les membres des véritables sociétés initiatiques est celle de la révélation, celle qui va faire passer de l'état d'incrédule ou mécréant à celui de croyant en total état de conscience, celle qui procure l'avènement d'une foi révélée et désormais consciente par rapport à une foi artificielle ou inculquée. Voilà pourquoi les sociétés initiatiques qui sont toutes religieuses dans leur finalité utilisent les mêmes symboles et allégories que les grandes religions. Il s'avère essentiel ici de reconnaître que toute la terminologie maçonnique provient du monde religieux : frère, soeur, temple, vénérable (qualificatif donné à l'abbé qui dirige), chapitre, convent, ainsi que les mots de passe et noms sacrés issus de la Bible et pratiquement tout le reste à quelques détails infimes près (compas, delta, soleil, lune, pélican, aigle, etc.). Ce qui pose par ailleurs le problème de la non universalité des rites. Si la FM est universelle, les rites ne peuvent pas l'être ni se trouver acceptables en l'état par un bantou, un hindou, un chinois, bref par tous ceux qui ne relèvent pas d'une religion abrahamique et même pour celles-ci, il demeure des incompatibilités à cause des derniers hauts grades qui sont tous foncièrement chrétiens. D'ailleurs comment pourrait-on être un chevalier et servir le Saint-Ordre sans être chrétien, ce ne serait plus de la Maçonnerie mais un pastiche, un ersatz n'ayant rien de commun avec une société initiatique authentique et traditionnelle. Pour espérer pouvoir bénéficier d'une théophanie, il faut se préparer, se mettre dans l'état qui rendra possible ce qui arriver : c'est la raison du travail de perfection sur soi qu'impose l'Ordre à travers la voie de pratique des Vertus. Comprendre ce que sont la Beauté, la Force, la Sagesse (ou le dans l'ordre inverse selon que le rite soit ancien ou moderne : la sagesse est l'état liminaire permettant l'accès à la condition de l'Homme véritable par opposition à l'homme animal ou instinctif satisfaisant ses pulsions, ses instincts, ses ardeurs de toutes natures ; la beauté marque l'achèvement de l'oeuvre individuel du travail sur soi, elle révèle dans la vision objective Ce qui est dans l'absolu très éloigné de ce que l'on croit voir ou connaître, ces marques de la non vision ou non compréhension du monde, de la nature, de ce qu'est l'homme et quelle est sa finalité.) complétées par le cheminement à travers les vertus cardinales sans lesquelles les vertus théologales resteront non compréhensibles et à jamais inaccessibles.

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Demande : J'ai assisté à une tenue de Grande Loge qui se tenait au troisième degré et un visiteur étranger, grand maître de son obédience, portait un tablier d'Apprenti. Certains frères ont trouvé cela remarquable mais cela me paraît anormal et pour le moins surprenant. Ai-je raison ou non ? Jacques-Henri.

Dans l'univers maçonnique les anomalies et les irrégularités de toutes natures se multiplient à l'infini et plus personne ne réagit ou s'étonne. C'est la juste conséquence de l'extrême lacune en matière de formation ou d'un bagage maçonnique en terme de connaissances proche du néant. Les Maîtres ne sont même plus de bons Apprentis, donc lorsqu'ils deviennent Surveillants ou Vénérables ou grand offiier national, ils n'ont rien à transmettre puisqu'ils ne savent rien de ce qu'ils devraient posséder.  Notons qu'il n'est jamais trop tard pour compenser ses anciennes erreurs et acquérir enfin ce que l'on devrait savoir a minima.

Bravo, à vous mon Frère, pour votre réaction. Vous avez tout à fait raison car, un maçon pour participer à une tenue au troisième degré doit obligatoirement porter le tablier de maître-maçon et, s'il y a lieu, répondre au Tuilage correspondant. Il est strictement interdit d'y participer avec des décors de grades inférieurs non admissibles à ce niveau Le fait qu'il s'agisse ici d'un grand maître aggrave la situation car il devrait être le premier en l'occurrence à montrer l'exemple et à agir en défenseur de la tradition maçonnique. Arborer un tablier d'Apprenti dans une tenue d'un grade supérieur n'est nullement la marque d'une modestie ou humilité de bon aloi, c'est tout à fait le contraire et la marque d'un orgueil inouï ! Car si ces personnages affichent un tel tablier, ils oublient de démontrer les particularités de ce degré parmi lesquelles figure l'obligation de silence. Comme Apprenti, on ne peut pas participer à des travaux de degré plus élevé et on doit rester silencieux sur sa colonne. Avec leur tablier d'Apprenti, ces visiteurs de la Loge de Maître siègent à l'orient, et non sur la colonne du nord, et ils discourent à l'infini violant ainsi l'obligation du silence usuelle dans le grade d'Apprenti. Elément aggravant : étant invités, ils devraient se conformer à l'usage de la structure recevant pour éviter tout impair et surtout de choquer. L'Orateur de service aurait dû intervenir, lui qui est censé agir comme le défenseur de l'Institution et garantir le respect des usages, de même que le Tuileur avant lui. Il est évident que si un grand maître prend autant de libertés avec les usages et la tradition maçonniques, l'obédience et les frères qu'il représente risquent de ne guère valoir mieux que ce qu'il fait ! Ceci constitue une preuve supplémentaire démontrant que le profane, la hiérarchie sociale comme l'argent ou le pouvoir envahissent les temples et sont, de plus en plus, privilégiés sur tout le reste. 

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Demande : Je recherche de l'aide pour ma planche de Compagnon : "L'équerre et le compas entrelacé", au REAA..

Notez, mon TCF, qu'il ne peut y avoir de variation dans le domaine du symbolisme selon les rites ou les degrés. Seuls ceux qui restent très éloignés de ce qu'est véritablement le symbolisme et la véritable Franc-Maçonnerie peuvent imaginer qu'il puisse en aller autrement. La variation de position de l'équerre et du compas au fil des grades est spécifique de certaines formes maçonniques  en France car il n'en va pas systématiquement ainsi partout dans le monde. Un symbole ne change pas de signification parce qu'on modifie son orientation ou la manière dont on le pose. On peut prendre l'équerre et la jeter dans une poubelle, cela n'altère en rien son message signifiant.  Il en va de même si on met le compas ouvert dans la cuvette des wc. Ceux qui pensent que, en mettant le compas en dessous ou au dessus ou en le croisant avec l'équerre, cela change le sens, ne savent pas du tout ce qu'est le vrai symbolisme. On est obligé d'accepter cela ?  Les c-nneries profanes  n'ont pas de place dans l'univers de la véritable initiation.

L'équerre, c'est avant tout la réalisation des angles droits et par extension du carré ; elle est l'emblème (et non le symbole) de la terre, du monde matérialisé, ce qui correspond à tout ce qui va et doit disparaître. Le compas, évoque le cercle, les planètes, le cosmos, le monde méta cosmique de la divinité, le GADLU, ce qui échappe à l'homme et lui est imposé. Au REAA, on considère que l'entrelacement se rapporte à la non perfection de l'homme, à celui qui n'a pas réalisé l'Homme universel, but du travail normal du Compagnon censé avoir réalisé la pierre cubique à pointe et devenant par cela même un Maître réalisé. Au RER, on estme que c'est l'équilibre universel parfait établi entre la Créature et son Créateur ; l'homme n'est plus un simple corps charnel, il a dépassé cet état (d'où l'importance du nombre 6) et recouvré sa nature originelle.  L'entrelacement se rapporte bien évidemment à l'état naturel de l'homme depuis la chute adamantine et à la perte de l'état édénique ou paradisiaque. 

L'enfer en loge, c'est l'occident puisque c'est l'aire par laquelle Adam et Eve furent chassés du Paradis par l'ange au glaive de feu (épée flamboyante naturelle). Pour votre travail, vous allez devoir rappeler la perpendiculaire, le niveau avant d'évoquer l'équerre, le compas, la pierre cubique à pointe, le pentagramme et le nombre 5. Je vous recommande vivement ce livre qui peut vous dépanner : Les Planches du Compagnon. Bon courage et bon tracé.

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Demande : On me donne comme thème de travail pour mon augmentation de salaire : "Comment le profane ose-t-il venir ici ?" Pouvez-vous me conseiller, m'aider ?

Cette question a si peu de sens que si aucun profane n'osait venir en loge, les loges seraient vides : il n'y aurait plus de maçon !


Je dirai plutôt : "Pourquoi ose-t-il venir ici ?" Parce qu'il est un gentilhomme, un homme de bien, d'honneur et de probité. Un citoyen modèle soucieux du bien général avant de se préoccuper de son devenir et de son salut initiatique. Il n'est pas parfait certes mais il n'est pas dans la nature d'aucun homme de le devenir un jour. On l'espère riche de ces ferments qu'il porte en lui mais dont il n'a pas conscience. Il est une pierre rare, car belle, mais qui comme le diamant demande à se trouver valorisée, travaillée, illuminée car c'est la lumière qui révèle la Beauté absolue. C'est parce que le groupe sent qu'il porte en lui de grandes potentialités que le candidat se trouve admis. Pourquoi a-t-il osé venir ici frapper à la porte ? Parce que quelque chose le porte vers les entreprises les plus grandioses : vouloir se connaître soi-même est assimilable à l'un des douze travaux d'Hercule, c'est dire si l'entreprise est téméraire et parsemée d'embûches. Vouloir découvrir les hommes et le monde tel qu'il est réellement n'est-ce pas là une tâche absolument insensée puisque cela ne sert à rien au plan de l'utilité immédiate ou économique ? Et pour quelle récompense ? Celle de se taire pendant toute la durée de son apprentissage sur la colonne du nord, celle de trimer dans la loge, d'y accomplir les basses besognes : nettoyage, service à table, vaisselle, etc. Faut-il être dérangé à ce point pour accepter de se voir réduit au rang, au niveau des plus démunis, des plus humbles quand on se situe à de tous autre niveaux sociaux dans la hiérarchie des situations ?  N'oubliez jamais le message du Fils de l'Homme : " ceux qui s'abaissent seront élevés."

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Demande : Je vais assister pour la troisième année au mois de juin à notre fête de la Saint-Jean. (GLFF- REEA). A quoi correspondent les offrandes du blé, du vin et de l'huile ?

1 - On ne peut en aucun cas introduire ces éléments en loge puisqu'ils ne font pas partie de notre rituélie. Il s'agit-là d'éléments profanes devant rester dans leur milieu.

2 - On peut les considérer néanmoins par rapport aux usages archaïques en vigueur dans les sociétés anciennes. Soulignons ici que le terme archaïque porte en lui les plus hautes valeurs au contraire de ce que la considération des hommes lui attribue. La réponse se trouve dans l'étude symbolique de ces éléments. Celui ou celle qui connaît le symbolisme universel a la clef de la compréhension de toutes les traditions initiatiques et donc religieuses, les deux caractères restant totalement indissociable l'un de l'autre. Il n'existe pas de voie ni de tradition initiatique non religieuse. C'est tout le problème de la déviation de la Maçonnerie depuis le début du 19eme siècle.

Le blé et la mort se trouvent indissolublement liés. On le comprend à l'examen des pratiques anciennes dont celle d'y lâcher un coq au moment de faucher les blés. Evidemment le coq doit être tué par la faux et son sang doit se répandre sur la terre qui a porté le blé à maturation. Ceci peut paraître barbare à ceux qui ne savent pas mais ceci répond en quelque sorte à notre pratique du don du sang lors de la cérémonie de réception dans l'Ordre. Il s'agit-là d'un échange particulier que les profanes ne connaissent ni ne comprennent plus. L'huile, c'est l'huile d'olive bien évidemment. Or l'olivier fait partie au même titre que l'acacia, le palmier, le cyprès, le myrte et bien d'autres, des arbustes, arbres et plantes funéraires (voir le livre Les Planches du Maître à ce propos). La vie et la mort se rejoignent. Si le blé évoque aussi la plénitude dans la vie, l'huile au niveau religieux se rapporte au symbolisme de la lumière puisqu'on s'en servait dans les temples pour éclairer les cérémonies dans lesquelles le grand prêtre devait intervenir une ou deux fois dans l'année ancienne. La lumière se rapporte nécessairement à la réalisation religieuse, à sa plénitude, à la compréhension des mystères qui échappent aux hommes ordinaires. Le vin, c'est le sang de la terre, donc le suc de la vie naturelle et naturante : allégorie qui sera développée par le Christ disant : "ceci est mon sang." Donc ceci est ma vie et par extension la Vie infinie. On pourrait faire un volume sur le symbolisme de ces trois éléments en les analysant séparément puis en relation les uns des autres.

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Demande : Deux membres de ma loge ont des points de vue différents sur le mensonge. L'un dit que l'on peut mentir dans sa vie sans que cela porte à conséquence, l'autre soutient que cela est indigne d'un maçon. Qu'en pensez-vous ? Claudine.

Le sujet dont vous faites état est infiniment profane et ne concerne nullement les initiés qui ne se mêlent ni ne s'occupent jamais des affaires d'autrui. Seul compte ce que l'on fait soi-même dans sa propre vie, les autres n'ont aucune espèce d'importance au regard de votre évolution et de votre devenir. Faites votre ce hâddith islamique : "les chiens aboient, la caravane passe."

Qui a tort ? Qui a raison ? Cela importe peu. L'Ordre impose parmi les devoirs des maçons l'obligation de tolérance et celui de fraternité. Ce qui veut dire que même si quelqu'un ne se comporte pas comme untel ou untel le souhaitent, ni même comme le modèle du maçon - mais rassurez-vous il en est si peu que tout le monde devient un jour critiquable à tel ou tel égard - voire même s'il se trouve en infraction avec la loi (tous ceux qui se "débrouillent" fiscalement seraient à ranger dans la même catégorie des citoyens escrocs et des maçons non modèles comme ceux qui ne paient pas leurs contraventions dans l'attente de l'amnistie présidentielle du mois de mai prochain, etc.), tous les maçons doivent se comporter vis-à-vis de lui en toute fraternité et sans esprit de critique.

Ceux qui voudraient le critiquer seraient les premiers à blâmer pour non pratique du devoir de tolérance et de fraternité ! Ils ne seraient pas dignes pour ce fait d'être maçons puisqu'ils ne se comporteraient pas comme ils doivent le faire. Vous voyez qu'on a toujours tort et que l'on peut se trouver critiqué à un niveau particulier. Que les autres se trompent, s'égarent ou se fassent "avoir" par zèle ou naïveté - il y a tant de manipulateurs en FM qui vous demandent de faire telle chose et ensuite soutiennent le contraire en clamant haut et fort que vous êtes un menteur - c'est leur affaire, mais le vrai maçon s'occupe seulement de son cheminement et cela nécessite toute sa vie, toute son attention et un travail sur soi quasi constant. Les autres dans tout cela ? Chacun pour soi et le GADLU pour tous, telle est la sévère et implacable loi des initiés. Nul ne peut rien pour personne ; votre chemin ne sera jamais celui de votre voisin comme votre devenir ne le concernera jamais en rien. Chacun est seul face aux épreuves, à la transformation obligatoire et à la mort. Chacun aura de ce fait la mort que ses actes dans cette vie lui auront mérités. Seuls les profanes, les inconscients, les fous sont surpris de ce qui leur arrive et crient à l'injustice. Les initiés savent et agissent en conséquence. Puissiez-vous figurer parmi ces porteurs de lumière, c'est la grâce que je vous souhaite.

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Demande: Je recherche des informations sur la loi d'amour. Pouvez-vous m'aider ?

Ceci vous oblige à traiter en première partie TUBALCAIN, parler de la loi du Talion et de la vertu La Justice (in Les Planches de l'Apprenti). Voir la planche sur Tubalcain dans notre livre Les Planches du Maître. Que signifie le passage de l'ancienne à la nouvelle loi ? Quelles en seraient les conséquences en cas de faillite ou défaillance ? On ne peut pas non parler de la Loi d'Amour sans évoquer la loi du sacrifice (Pélican du 18eme degré), cela va ensemble. N'entre vraiment dans la nouvelle Loi que celui qui se sacrifie lui-même totalement, qui renonce à tout ce qui attire ses semblables !!! Les autres ne sauront jamais ce que cela recouvre véritablement sans cette renonciation aux biens de ce monde. N'oubliez jamais qu'on n'approchera jamais de l'Amour si l'on n'a pas franchi les états liminaires et les vertus cardinales puis la Foi et l'Espérance, la Charité n'étant pas de l'ordre humain. Deus caritas est : c'est Dieu qui est charité, en aucun cas l'homme ne peut l'aborder car la charité évoquée ici n'est pas cette inclination morale à faire le Bien ou l'aumône. Il s'agit de tout autre chose. Par ailleurs, l'Amour absolu n'a rien à voir avec le pseudo amour d'un homme pour une femme ou celui d'une mère pour ses enfants. Celui-ci est illusion, d'ailleurs il se défait si souvent qu'il ne s'agit que d'une illusion ou caricature de l'Amour véritable.

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Demande :  Le sujet de ma première planche en loge de perfection est : la clef. Merci de me communiquer quelques pistes pour ce travail.

Voir le livre LE MAITRE SECRET de Christian Guigue, vous y avez un chapitre sur la clé.

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Demande :  J'occupe le poste d'Hospitalier depuis peu. je cherche de la documentation et des témoignages sur le tronc de la Veuve dans le but de faire une planche sur ce thème. Merci pour votre aide.

Voir Le devoir de Fraternité in Les Planches du Maître de Christian Guigue.

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Demande : Ma première planche porte sur la lumière, pouvez vous m'éclairer et me donner des axes de réflexion ? Sincères remerciements.

Il conviendrait de traiter le travail en commençant par évoquer les pierres de foudre dont la plus célèbre est  la "pierre dite d'Abraham" que les musulmans vénèrent à la Kaaba de La Mecque, qui blanche à l'origine devint noire par la suite, puis le tonnerre attribut de Zeus et de Thor qui le faisait tonner par son marteau le mjölnir. Le feu tombé du ciel occupa une place prépondérante dans toutes les traditions archaïques (au sens noble du terme). Les aérolithes ou bétyles tombés du ciel fournirent le premier minerai météorique, premier matériau dont se servirent les ancêtres du forgeron, maître du feu et par conséquent assistant du Créateur dans son rôle de civilisateur social. Le feu, c'est la lumière dans tous ses aspects. Feu brûlant, il détruit ou régénère et purifie. La foudre est un aspect du feu éliminateur dans sa perfection. Le feu sanction, c'est la lumière du glaive de l'ange chassant Adam et Eve du Paradis dont la conséquence reste la chute de l'esprit de la substance originelle dans la matière et l'avènement de la mort. L'épée de l'ange figure en loge : c'est l'épée flamboyante du vénérable maître qui formalise la mort de l'état "spirituel" censé correspondre au degré précédent mais qui  peut aussi créer dans un état nouveau. En fait ces deux aspects restent indissolublement liés car il ne peut y avoir de progression sans une nouvelle mort. C'est le but assigné aux maladies ou aux déceptions ou échecs graves qui nous frappent à titre d'épreuve, d'avertissement ou de réorientation de notre vie dans le cadre spirituel bien évidemment.

Le feu froid peut être mat ou brillant : il correspond alors à deux états spirituels. Le feu froid correspond à la lumière mais celle-ci reste diverse dans ses implications car il n'existe pas qu'une seule sorte de "lumière" : elle varie selon l'état spirituel de l'individu et les formes de sa manifestation. Lorsque la divinité veut se manifester par une théophanie à une de ses créature, elle le fait en empruntant un support igné ou une lumière d'une vivacité inimaginable au point qu'elle rend définitivement aveugle celui qui voudrait la regarder, les conséquences peuvent s'avérer plus graves encore car "nul ne peut voir Dieu face à face sans mourir". La lumière peut être "glaciale" au point de pouvoir congeler celui qui lui ferait face : c'est la lumière froide. Seul l'initié absolument réalisé peut la supporter en raison du haut degré d'échauffement intérieur dans lequel il peut se mettre par sa concentration. L'initié peut devenir totalement brûlant comme s'il sortait d'un brasier. Les aspects mat et brillant correspondent encore à d'autres données trop longues à développer ici. Ensuite il y a la vraie et fausse lumière, l'exotérique ou visible et sensible, l'ésotérique ou intellective, non visible. Il y a aussi la plus belle de toutes : la lumière noire qui, elle aussi, possède le caractère mat et brillant. La lumière noire, c'est celle de l'Apocalypse qui illumine et transforme les ténèbres jusque dans leur coeur. La vraie lumière ne sera jamais la lumière blanche et visible ; celle-ci est juste un indice donné pour apprendre au même titre que les lettres confiées à un enfant qui apprend à lire ne sont ni le texte d'un livre ni le secret des secrets du moins au sens où nous l'envisageons ici car les lettres dans l'ordre ésotérique revêtent elles aussi une importance capitale, en particulier le A qui contient toutes les autres en lui, les autres ne développant qu'un aspect limité, comme le grade d'Apprenti contient tous les autres en lui.

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Demande : Mon vénérable me soutient que Tubalcain abordé au REAA et au Rite Français ne peuvent pas avoir la même signification. Cela me surprend beaucoup. A-t-il raison ? André J. Paris

Vous pouvez féliciter votre vénérable. Pour une fois que quelqu'un a de réelles connaissances cela mérite de se trouver souligné. En effet il a parfaitement raison. Ces deux systèmes maçonniques sont radicalement différents puisque le REAA est [faussement] ancien, alors que le Rite Français est moderne, ce qui change tout. Les rites modernes privilégient le Nouveau Testament et le caractère johannite du rite. Les rites anciens privilégient l'Ancien Testament et l'ancienne loi mosaïque quand les rites modernes se trouvent établis à partir de la nouvelle loi du Christ, ce qui s'avère fondamentalement différent dans toutes les perspectives. Pourquoi croyez-vous qu'on change la position du soleil et de la lune selon le rite ? Ce n'est ni pour s'amuser ni pour faire différent mais bien parce que cela correspond à un monde qui n'a rien de commun avec l'autre. Voyez la signification de la position du Soleil et de la Lune dans le livre La Formation Maçonnique, cela vous apprendra ce que peu savent. Les rites anciens placent Tubalcain assez tardivement dans leur système bien que ceux-ci manquent de cohérence vu que l'ensemble des grades ne sont plus pratiqués qu'à raison de 1 sur 3. Les rites modernes commencent directement par lui pour éliminer définitivement ce qui constitue les "scories" d'un monde révolu. Ils travaillent à tous les degrés de leur hiérarchie. Dans cet ordre, les rites modernes sont plus initiatiquement plus "avancés" que les rites anciens.

Le REAA se dit ancien mais il travaille en moderne : présence obligatoire de l'évangile de Saint Jean, il devrait travailler avec la Bible ouverte à l'ancien testament.

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Demande : Qu'est-ce qu'un rite ? Sarah, Villepinte.

Un rite est un système maçonnique qui greffe sur la base des trois grades symboliques (Apprenti, Compagnon, Maître), un système dit de degrés supérieurs ou hauts grades. Les systèmes anglais comme l'Emulation, le Stability, le Nigerian, le Bristol, et bien d'autres, ne sont pas des rites mais des workings. Un working est une forme ou un style de travail. Pour les anglais, la maîtrise étant parfaite en elle-même et les degrés dit "plus élevés" n'étant rien d'autre qu'une reprise et un développement particulier d'un élément déjà présent - sous une autre forme - dans l'un des trois grades symboliques, rien ne peut se trouver supérieur à la maîtrise. Les autres degrés ne sont rien d'autre que des compléments satisfaisant tout au mieux telle ou telle sensibilité particulière. Pour eux, il n'y a pas de hauts grades mais des side degrees, c'est-à-dire des degrés "latéraux" puisque situés dans le même plan de valeur absolue que la maîtrise. En Angleterre, il est ainsi possible de passer directement 18eme si on le souhaite. Le circuit dit de la Marque et de l'Arche royale n'est pas une obligation. Cette pratique est parfaite car il en allait ainsi il y a encore 150 ans. On ne peut pas vous obliger à prendre un grade qui ne vous intéresse pas sous prétexte qu'il faut transiter par lui pour parvenir à celui qui vous intéresse, cela n'a aucun sens, c'est une déviation totale. On n'évolue plus dans un univers initiatique progressant mais dans un business-systemnon acceptable pour tout véritable Chercheur sur la Voie. Au 19eme siècle, on prenait, après la maçonnerie symbolique, le ou les grades que sa foi religieuse permettait de recevoir en fonction de leur compatibilité. Certains grades en maçonnerie ne sont pas compatibles avec telle ou telle sensibilité religieuse, il faut avoir le courage de le dire à haute voix. Si on a affaire à des personnes peu sincères et peu scrupuleuses qui ne voient que la réception à tel degré pour passer à tel autre, cela s'opère en douceur. Quand un frère émet une inquiétude on lui dit : " il ne faut pas prendre cela à la lettre, c'est purement symbolique, ça n'a aucune importance." Si cela n'a aucune importance pourquoi est-ce qu'on viendrait y perdre notre temps ? Il en va tout autrement avec des frères qui s'investissent totalement en maçonnerie, comme ils le font dans leur religion, et là les problèmes existent réellement. J'ai connu le cas d'un frère de confession juive, très croyant, qui lors de sa réception au 18eme degré a interrompu la cérémonie en refusant d'aller plus avant. Il a refusé le contenu de ce degré incompatible pour lui avec sa religion. Cela a fait un scandale mais il avait parfaitement raison. Je connais aussi le cas de frères catholiques très mal à l'aise dans les degrés salomoniens tels qu'ils sont traités dans certains rites. On a pu les "sauver", car ils allaient arrêter la FM, en les orientant vers le Rite Ecossais Rectifié où ils se sont épanouis avec bonheur, car dans les degrés salomoniens de ce système ils ont travaillé sur les vertus cardinales conformes à leur religion. Si la Maçonnerie est universelle dans ses principes et ses objectifs, les rites n'ont en soi aucun caractère universel, ils sont tous des formes particulières. Il n'y aura d'harmonie que si la recherche particulière de tel frère correspond à l'orientation particulière de tel rite. Il ne faut donc pas se tromper lorsqu'on fait entrer un candidat en FM car il pourra éprouver d'énormes difficultés s'il ne se trouve pas dans le rite qui serait le meilleur pour lui.

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Demande : J'ai un travail à faire sur la Colonne d'harmonie. Pouvez-vous m'aider ? Merci par avance..


La colonne d'harmonie n'existe pas dans tous les rites, elle a son origine dans le rite Français. Il n'y en a pas au Rite Ecossais Rectifié où tout doit s'accomplir dans le silence le plus total, y compris lors des voyages au cours des réceptions dans tel ou tel grade. Dans certains workings anglais, il n'y a pas de musique non plus ; on la remplace par des chants très brefs. Elle commence à faire son apparition mais il s'agit d'une insertion moderne.

La colonne d'harmonie est née dans ce que l'on a appelé la maçonnerie de cour au 18eme siècle. Il n'y avais pas de télévision ou autre, les loisirs de ce temps se limitaient au théâtre ou l'opéra encore assez rares et peu fréquents ou à fréquenter des cercles littéraires qu'on nommaient alors des "salons". Une grande dame recevait des amis choisis pour leur intellectualisme dans son hôtel particulier. A cette époque la FM prit un essor considérable car elle donnait lieu à des soirées animées. On tenait loge puis on passait la soirée en agréable compagnie, les loges d'adoption féminines se développèrent alors pour satisfaire la curiosité de ces dames en agrémentant ces soirées par leur mixité. Certaines loges furent réputées pour leurs excès comme L'Impériale des Francs-Chevaliers mais il y en eut des dizaines d'autres. La mixité des moeurs se donnait libre cours entre hommes et entre femmes ou les deux, la bisexualité était fréquente en ces milieux. Cambacérès lui-même était affublé d'un sobriquet (Elle) bien connu dans les soirées privées où la débauche l'accompagnait à ravir. On venait en loge comme on allait au spectacle. La loge Les 9 Soeurs, à l'orient de Paris, fut célèbre pour ce caractère visuel, distrayant puis politique dans les étapes ultérieures. Pour faire plaisir on faisait du spectacle. Un soir où une réception étant prévue et la candidate ayant renoncé à sa réception, il fallut trouver une "volontaire" pour la remplacer. Le Ministre de Cour (le préparateur) ayant eu des attouchements intimes avec cette demoiselle, qui n'avait jamais encore sacrifié aux plaisirs charnels, fit un grand scandale. Evidemment, il fallait de la musique pour rendre le spectacle plus plaisant et ceci donna lieu à des concerts très profanes dans une enceinte maçonnique peu protégée. Il y eut comme toujours en ce cas des excès : un orchestre au grand complet s'étant réuni dans un hôtel particulier réveilla tout le quartier par ses prestations "maçonniques" lors d'une tenue. Certaines loges, aujourd'hui, confondent la loge maçonnique avec l'antichambre ou l'annexe d'une association musicale, la musique constituant l'unique but de leurs travaux au détriment du symbolisme et de l'art royal. Si nous voulons revenir à l'origine, la plus belle musique naturelle reste le chant, la voix, expression du Verbe. Lorsque nos frères anglais le privilégient, ils reviennent sans le savoir à la source originelle, naturelle, la plus belle de toute, celle où tout s'opère sans accessoire ni artifice. Les chevaliers du temple aussi chantaient le chant grégorien 4 à 5 heures par jour pour épuiser les élans charnels du corps et élever l'âme.

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Demande :  Comment aborder un profane que nous pouvons pressentir comme un futur initié sans se dévoiler ?

Futur initié semble fort comme expression, disons un futur candidat à la réception. La seule approche consiste en des conversations sérieuses sur ce qui le motive dans son existence, sa façon de concevoir la vie, le monde, l'homme, la spiritualité, la société. Cela commence parfois au travail lorsque les collègues sont partis manger et qu'on se trouve à deux, cela peut se produire en allant prendre un verre ensemble. Ceci permet un tête-à-tête plus propice à des conversations plus personnelles. Il faut provoquer une occasion pour se trouver seuls et pour pouvoir espérer évoquer des aspects et considérations personnelles s'il souhaite en parler bien évidemment.

Une sollicitation en candidature peut s'engager discrètement sans se dévoiler mais elle implique nécessairement aussi qu'on révèle sa qualité à un certain stade de la démarche. On ne peut pas rester anonyme à cet égard durant toute la "procédure", cela ne paraît pas "sain" et pourquoi aurait-on peur de se dévoiler ? Pour ne pas devenir le parrain du candidat pressenti et assumer la responsabilité morale qui en découle ? Cela n'aurait pas de sens.

Celui qui démarche doit s'assurer au préalable que la personne "pressentie" possède toutes les qualités personnelles requises, il devient à cet égard le premier des enquêteurs. Il doit s'assurer du sérieux, de la stabilité professionnelle, maritale et financière du futur candidat, ainsi que de ses projets professionnels (et risque de départ pour la loge) pour le proche avenir. Ce n'est qu'après que tous ces points se sont trouvés respectés et s'avèrent conformes aux buts de l'Ordre, que l'on peut envisager de parler de la FM au "pressenti" pour tester dans un premier temps sa réaction au seul énoncé de FM et ce que cela déclenche chez lui.

Vous pouvez lui conseiller aussi de venir sur ce site si la FM l'intéresse. Nous recevons plusieurs demandes chaque année que nous orientons voire faisons suivre, si elles nous paraissent "motivées", vers l'obédience qui intéresse le postulant. Cependant il paraît autrement plus intéressant pour tous que le demandeur rencontré sur le terrain devienne ce parrain naturel qui va suivre son filleul ,durant toute sa formation maçonnique, devenant l'assistant incontournable du Surveillant.

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Demande : J'ai un travail à faire sur l'itinéraire du Compagnon. Merci de m'aider de vos conseils. 

Réponse : Dans l'absolu, l'itinéraire du Comp. ne fait que continuer celui d'Apprenti. Pour votre travail, vous devez :

1 - faire le rappel du travail que doit accomplir l'Apprenti en donnant des extraits du rituel et de l'Instruction du grade.

a : respecter les termes des devoirs compris dans le serment.
b : vaincre ses passions, soumettre sa volonté.
c : abandonner les métaux ou victoire sur l'orgueil et le matériel.
d : comprendre les symboles du degré  comme le nombre du grade, travailler la pierre brute, dans le silence et sous l'égide du fil à plomb qui indique le ciel et donc la direction spirituelle à suivre. Participer aux séances d'instruction.
e : apprendre le tuilage, l'histoire du rite.
f : pratiquer les devoirs fraternels, l'entraide envers ceux qui vivent seuls et sont malades, qui ne peuvent plus faire leurs courses seuls, etc.

Développer tout cela.

2 - Reprendre tous ces points en les adaptant au Compagnon :

a : travail sur le nouveau nombre, l'étoile flamboyante, la lettre G, la pierre cubique à pointe, la lettre de la colonne du grade. Acquérir des connaissances complémentaires sur l'histoire du rite, son corpus, celle de son obédience.
b : Développer ce que l'on a compris du Niveau lié à la Perpendiculaire, c'est-à-dire du travail dans le plan de l'homme (niveau) et du plan céleste et divin (fil à plomb), etc.
c :Signaler quels sont les progrès effectués dans les connaissances, les changements dans la manière de penser et de se conduire, les acquis. Dire en toute franchise ce qui continue à vous peiner dans vos faiblesses et vos défauts.

Le Compagnon doit devenir un Maître avant qu'il ait fini son temps. C'est parce qu'il est devenu un Maître qu'on l'élève à la Maîtrise ; on ne doit pas agir de manière inverse, ce qui se produit trop souvent au REAA. Certains disent : "Il s'améliorera dans les hauts grades". En fait, lorsque l'on a mal commencé un périple, on ne pourra rien améliorer si la base de l'Apprenti n'est pas solidement établie, n'est pas qu'elle doit être. Aucun maçon ne bâtira une maison sur une dalle qui ne présente pas un niveau parfait, elle s'écroulera un jour ou l'autre ! De même qu'on ne peut pas guérir un malade si l'on n'a pas diagnostiqué la maladie, qu'on ne peut pas réparer une voiture si on le la mène pas au garage, on ne fera jamais un maçon réalisé de quelqu'un qui fait semblant en permanence et qui triche dans le système. Il faut le renvoyer à la case "départ" pour qu'il reprenne tout à zéro. Au lycée, à la Faculté, un élève qui ne possède pas le minimum des connaissances requises redouble son année. En Maçonnerie, on donne une promotion à ceux qui ne savent rien sous couvert qu'ils ont parfois une belle position sociale ou qu'ils sont de bons courtisans, ce monde devient fou ou alors qu'on américanise le système ! La bas, on considère normal que chaque maçon devienne 33eme puisqu'il sert son rite par sa fidélité et son assiduité, et tous le deviendront sans sélection des frères et sans retard. En France, on fait état de considérations profanes pour faire monter à la tête du client (il n'est pas prêt, je ne le sens pas, il ne comprend pas le rite - s'il ne comprend pas le rite c'est qu'il n'a pas été formé et s'il n'a pas été formé c'est la responsabilité du Trois Fois Puissant, du Très Sage, etc.), ce qui ne trouve aucun argument sérieux et devient même totalement anti-maçonnique puisque le critère fondamental de l'égalité entre tous les frères n'est plus respecté. Vu ce qui se passe dans les organisations françaises (sélection à la tête du client, blocage variable selon les maçons et les grades, etc.), les hauts grades à la française sont totalement anti maçonniques. On serait en droit de considérer que c'est tout le rite qui est anti-maçonnique puisque les hauts grades le sont et que sans hauts grades il n'y a plus de rite.

Problème : que faire s'il est 4eme, 18eme ou 33eme et ne sait pas grand chose ? Cela ne sert plus à rien. Il  est "perdu" pour lui-même et pour l'Ordre, et de plus ces frères malheureux, car il faut les plaindre avant, tout pervertissent le système en introduisant dans les structures supérieures les scories du monde "profane", là où la perfection est censée régner. A cause de ces frères, les "bons" maçons s'éloignent et finissent par quitter leurs structures ; ceux qui ne veulent pas renoncer se battent et fondent de nouvelles obédiences. Bientôt, on comptera 36 obédiences en France ! (un dessin de notre ami Jissey - je vous recommande la lecture de ses livres (dispo chez www.detrad.fr) de caricatures maçonniques si justes et révélatrices des défauts de notre monde dit : "j'ai été absent à la dernière tenue, y-a-t-il eu une nouvelle obédience créée depuis ? "Un maçon a de nombreux devoirs à accomplir ; s'il les oublie et y manque continuellement, il ne sera jamais un vrai maçon digne de ce nom fut-il 33eme, grand commandeur ou grand maître !

Ces considérations sont faites pour vous faire prendre conscience que vous devez travailler sérieusement, le plus possible, car votre avancée sur la Voie en dépend. Ce que font les autres ne présente aucune espèce d'importance, il suffit de les éviter ; c'est ce que l'on accomplit soi-même, ici et maintenant, qui compte. Au moment de mourir, vous ne pourrez pas tricher. Les grades, les fonctions, les honneurs maçonniques ne serviront strictement à rien : vous serez seule face à la mort même s'il se trouve vingt personnes au bord de votre lit. Vous emporterez avec vous ce que les symboles vous auront révélé et la lumière qu'ils auront distillé ou non en votre centre, dans votre coeur et votre âme. Ceci dépendra aussi de ce que vous aurez donné de meilleur aux autres sans jamais rien attendre en contrepartie. Voilà pourquoi l'Ordre nous enjoint d'élever des "temples à la Vertu" et de pratiquer la Fraternité la plus accomplie. Notre vie n'a de sens que pour ce que nous pouvons donner autour de nous parce qu'il nous appartient de réparer les injustices de toute nature, de contribuer à notre mesure à la constitution d'un monde moins imparfait et par conséquent meilleur. Celui qui s'occupe de soi, de sa carrière, de ses honneurs est perdu. Sans le savoir, il a choisi le nadir, le monde inférieur. Chacun reste libre de ses choix, mais il vient un moment ou tout " se paie" car toute erreur implique réparation. A quoi sert de courir après tous les grades qui se ptésentent en France comme à l'étranger ? Manqueriez-vous de valeur à ce point ? Qu'avez-vous fait dans vos vies antérieures pour qu'un telle inconscience, une telle folie, vous habite ?

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Demande : Je cherche de la matière sur le thème : le serment maçonnique. Merci pour vos commentaires et votre aide.

Voir la nouvelle édition de La Formation Maçonnique de 910 pages.

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Demande : J'envisage de faire un travail sur l'Ecoute. Pouvez-vous me conseiller ?

Nous avons évoqué ta demande en Comité de gestion du site et les avis sont très partagés. L'écoute a été considérée sous l'angle exclusivement initiatique en faisant abstraction de toutes considérations profanes.

Pour certains, il n'y a pas d'écoute à assurer car chacun est responsable de ce qu'il fait et de ce qu'il est. S'il ne se prend pas en charge lui-même, c'est qu'il refuse, pour des motifs qui nous échappent, de porter sa pierre et de faire ce qu'il doit assumer.

En vertu de l'axiome, chacun pour soi et l'Eternel pour tous, qui est la dure réalité et loi du Chercheur, personne n'a à porter son fardeau car écouter, c'est, qu'on le veuille ou non, prendre sur soi ce qui doit être porté et vécu par l'autre. C'est un transfert naturel que l'on rencontre dans toutes les disciplines où on allège le fardeau d'autrui en "agissant" pour lui (magie, magnétisme, etc.). C'est une raison qui veut que, au plan psychologique, on ne fait jamais de mélange entre des gens "malades" quand, dans le domaine de la dépression par exemple des malades veulent aider d'autres malades de même nature. Un professionnel doit prendre en charge un patient et lui-même doit se "protéger" en ne s'investissant pas totalement et en ne confondant pas sa vie privée et sa vie professionnelle, sinon il ne tiendra pas le coup. Il doit y avoir une frontière, une distanciation entre le thérapeute et le patient, dixit notre Soeur psychiatre.

Pour d'autres, il ressort des spécialistes de se lancer dans ce travail ( personnels médicaux, travailleurs sociaux, etc.). Or nous ne sommes ni l'un ni l'autre et, comme maçons, nous devons avancer sur notre chemin. Le temps qu'on perd ne se compense jamais et nous ne savons pas si nous serons pas morts dans les 24 heures à venir. Il meurt des hommes et des femmes à chaque seconde qui passe, chacun doit donc penser à son salut initiatique et spirituel de façon permanente.

En loge, l'écoute générale doit être de rigueur. En fait, l'écoute intervient comme un élément secondaire du Silence. Elle doit constituer la première phase, la méditation ou la réflexion en devenant la suivante. Beaucoup de frères et de Soeurs veulent à tout prix prendre la parole lors de la présentation d'un tracé, cela n'a pas de sens. L'attitude juste consiste à reconnaître comment l'on se situe par rapport à l'expérience qui vient d'être énoncée au moyen de la planche et à ne pas intervenir dans une expérience qui concerne certes celui qui en parle mais ne nous concerne en rien dans notre cheminement propre. Son expérience ne peut en rien devenir la nôtre car nous ne situons pas au même niveau d'état d'être et ce qu'il vit lui dans sa vie de tous les jours ne nous concerne pas. Comme l'expérience de l'un ne peut de ce fait nullement servir aux autres, il n'y aucun besoin d'en parler. De plus, évoquer ce que l'on vit ou l'on fait alimente l'Ego, le Je, le Moi et fait remonter tout ce qu'il y a de ténébreux en soi. Moins on parle, plus on travaille sur soi.

Chez certains officiers comme le Vénérable, l'Hospitalier, les deux Surveillants et le Parrain, elle doit s'avérer permanente car ils sont des guides, des formateurs et comme tels responsables de ce que peut devenir celui qui quémande des conseils ou des avis. Il faut donc l'écouter pour connaître les difficultés qu'il rencontre et pouvoir le conseiller utilement, quitte à le brusquer pour l'aider à reprendre ses esprits, voire à l'orienter chez un thérapeute en cas de nécessité s'il rencontre des difficultés dans la vie au quotidien. Méditez ceci : " Celui qui n'est pas solitaire ne peut pas se taire. Qui ne se tait pas n'entend point celui qui parle... Que ma terre se taise en ta présence." Guigue II le ChartreuxMéditations.

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Demande : Je suis bibliophile et amateur d'ouvrages de qualité. On m'a dit qu'il vous arrivait de proposer vos livres dans une qualité de fabrication pour bibliophiles avertis. Est-ce exact ?

En effet. Il nous arrive de rencontrer des amis qui souhaitent posséder une édition exceptionnelle et faite sur mesure pour eux, l'ouvrage devenant alors unique puisqu'il s'agit d'une fabrication spéciale. Il s'agit de reliure - que nous faisons faire sur votre demande spéciale - en pleine basane vernie ou plein chagrin ou plein veau, ou demi basane, demi chagrin et demi veau. Vous pouvez choisir la couleur de peau et les fers ornant le dos. Les prix n'ont plus rien à voir avec l'édition mécanique et commerciale. En fait cette demande résulte de passionnés de livres, comme vous, qui recherchent des livres importants pour eux et possédant de plus une valeur ajoutée (édition originale et quasiment unique, dédicace ou envoi, etc.). Nous avons même fait fait fabriquer des fers spéciaux pour nos amis du Régime Ecossais Rectifié et REAA. Le prix de reliure varie selon le cas de 600 (demi peau) à 900 euros hors taxe (pour une pleine peau). La seule dorure (dorure à l'or véritable 22 carats) peut varier de 100 à plus de 300 euros selon le travail et les plats. Ce prix est calculé avec le relieur et le doreur pour que les frais puissent passer dans la gestion d'une activité professionnelle, nous ne prenons aucune commission sur ce type de travail bien que la réalisation des fers spécifiques ait coûté un prix élevé. Nous consulter en ce cas.

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Demande : Les initiés de la Kabbale disent que l'illumination ne peut pas intervenir sans que plusieurs étapes de souffrance ou de douleur aient été franchies. Il y a une souffrance que je peux comprendre, c'est celle qui résulte de mes défaillances, de mes échecs ou des erreurs que j'ai commises, mais quel sens peut bien revêtir cette souffrance qui permet l'accès à la lumière. Je ne parviens pas à comprendre cela.

La Kabbale est réservée aux seuls mystiques donc aux purs, à ceux qui lui consacrent leur vie et qui seront autorisés à passer de l'autre côté du miroir. Pour les autres, cette souffrance que l'on ne parvient pas à comprendre nous dépasse, nous déstabilise en nous inquiétant. L'homme, habitué au plaisir et à la facilité, supporte tellement mal toutes les formes de cette douleur,  qui nous semble toujours à titre personnel non qualifiée et non "méritée", qu'il ne nous paraît pas utile pour progresser sur la voie de subir une voire plusieurs souffrances (départ du conjoint, décès d'un être cher, d'un emploi, accident brutal, échec à un examen important, maladie brutale, etc.). Dans l'Epicurisme, les hommes ne retiennent que le côté plaisir qui n'est pas du tout ce que philosophiquement il implique. L'épicurisme est la quête de la réalité par la sensation mais les hommes n'en retiennent que la recherche du plaisir qui n'est plus la sensation ni la philosophie. Epicure est mort en subissant des souffrances atroces sans jamais se plaindre, il est mort en stoïcien.

Cependant, si l'on a reçu un minimum de connaissances et d'initiation, en ayant compris le sens du changement de nom dans chacun des degrés, ce qui demeure hautement capital, on ne s'étonnera plus de devoir passer par des épreuves et donc subir des bouleversements mentaux lesquels vont produire des modifications comportementales et surtout des changements d'état d'être qui n'existeront jamais sans ces épreuves ni sans cette douleur. Evidemment, pour une grande majorité de nos frères qui ne cherchent rien et n'attendent rien ces épreuves ne produiront aucun effet. Il faut mettre sa "vie" en jeu, il faut se projeter dans l'épreuve. Ainsi toute souffrance nouvelle imposée, se caractérise-t-elle comme le signe, la marque bienveillante que l'Ordo céleste et la divinité nous réservent en nous reconnaissant parmi les enfants créaturels justifiables et déjà en voie de justification.

Les souffrances, les épreuves nous sont imposées pour des motifs variables selon les individus. Isaac et Abraham furent récusés par YHVH pour la délivrance de la Thora parce que leur enfant avait mal tourné. Jacob le fut aussi pour la raison qu'il avait douté de l'Eternel. Moïse proposa alors : "Que nos enfants soient le garant du respect de la Thora." C'est-à-dire : "Que le futur absolve le passé et que nos enfants sauvent Isaac, Abraham et Jacob. Qu'ils sauvent et rachètent les actes et donc la vie de leur père et grand-père". Ainsi une vie, une incarnation ne peuvent advenir que pour cette seule raison : racheter le ou les actes d'un père ou d'un grand-père. Si ce rachat ne s'accomplit pas parce que celui qui doit le faire s'y refuse, il connaîtra les pires tourments puisque sa vie ne sert à rien et qu'il n'accomplit pas ce auquel il s'était engagé avant la descente de son âme dans un nouveau corps de chair. Cette vie pourra donc lui être reprise à tout moment.

Voilà pourquoi dans l'inconscient de l'humanité, la relation grands-parents/petits-enfants prend une place et une valeur très particulières. Quant à la souffrance, elle est la clef par laquelle se révèle ce que nous méritons d'obtenir et par laquelle nous accèderons à ce qui nous est promis, si nous ne dévions jamais. Le Christ lui-même eut à la connaître et la vivre, cette entrée dans la Souffrance, et la Voie du sacrifice est le travail auquel doivent se consacrer les Chevaliers Rose-Croix et les Souverains Princes Rose-Croix et tous les maçons du Rite Ecossais Rectifié qui sont tous des "Cherchants, Persévérants et Souffrants".

La Kabbale est l'engagement d'une vie, ce n'est pas dans les loges que vous la découvrirez ni dans les livres de vulgarisation. Là aussi, il faut s'engager, faire don de son existence et renoncer au monde de l'en-bas mais bien peu en sont capables même parmi les fidèles.

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Demande : Je dois faire une planche symbolique sur le Levier et une philosophique sur la Force en vue d'une élévation à la maîtrise. Je cherche des pistes. Merci pour votre aide.

Nous ne comprenons pas cette distinction de travail symbolique et travail philosophique pour des thèmes symboliques qui comprennent obligatoirement, qu'on le veuille ou non, des aspects à caractère philosophique, la philosophie ne poursuivant comme seul but que la recherche de la Sagesse. "La vraie philosophie, selon Jean Scot dit l'Erigène, n'est autre que la vraie religion et, réciproquement la vraie religion n'est autre que la vraie philosophie". Ainsi s'éclaire le propos devenu fameux du Commentaire sur Martianus Capella : " Nul n'entre au Ciel, si ce n'est par la philosophie". Le distingo malheureux symbolique ou philosophique se rencontre souvent dans des structures peu initiatiques, leur méconnaissance de ces éléments aboutissant à cette confusion.

Travailler sur la Force pose un énorme problème car elle intervient comme la dernière, c'est-à-dire la 4ème des vertus cardinales. Comment peut-on oser vouloir traiter la dernière des vertus cardinales (ou vertus humaines) quand on n'a jamais abordé les précédentes qui sont la Justice, la Tempérance, la Prudence ? Non seulement cela n'a aucun sens mais c'est renverser tout le cheminement symbolique. On retrouve la même anomalie lorsque parvenu au 18eme degré on vous demande de traiter les vertus théologales (vertus divines) quand vous n'avez jamais dans les grades précédents oeuvré sur les vertus cardinales. C'est comme si on vous demandait de courir les 24 heures du Mans sans avoir jamais conduit une voiture ; cela s'avère totalement ahurissant et démontre de graves hiatus et anomalies dans le développement des grades du rite comme dans l'affectation des thèmes de planche. Il n'y a qu'un seul rite qui ne commette pas cette gravissime erreur : le Rite Ecossais Rectifié qui oblige les Apprentis à travailler la vertu de Justice, les Compagnons sur la Tempérance, les Maîtres sur la Prudence, etc. Voilà un système parfaitement cohérent ! Mais ceci résulte du fait que ses rituels restent quasiment conformes à ceux de son origine au 18eme siècle - à l'exception du 4eme - et que personne n'oserait se permettre de les modifier comme c'est malheureusement le cas pour le REAA où ils se trouvent "adaptés" tous les 10 ou 20 ans et par chaque nouvelle obédience qui se crée, aucune ne voulant travailler avec la même version qu'une autre organisation concurrente. Comme on compte plus de 30 obédience actuellement (et pas seulement les, 9 dont on parle toujours - D'ailleurs, pourquoi compter les 350 maçons de la LNF  ou les 1500 de la GLMU quand d'autres organisations comme FO Phaleg comptent 1200 voire 3000 maçons et on ne les cite même pas dans la Presse. Evidemment, ils sont réguliers et ils ne se mélangent pas avec les autres mouvements) et que certaines d'entre elles utilisent même plusieurs variantes (Go : 4 variantes de Français ; DH et GLNF donc aussi le GLAMF : 3 variantes de REAA, GLDF : 3 variantes de REAA, etc.). Sur seulement 3 obédiences, nous avons 9 rituels différents pour les mêmes grades et on compte plus de 30 organisations, ce qui doit nous donner au moins 40 rituels différents par grade rien que pour le REAA en France ; vous imaginez ce nombre de changements incalculables dont le résultat se traduit par le fait que plus aucun rituel du REAA n'est identique à celui de sa création (création des rituels bleus bien évidemment) en 1863-1865, il y moins de 140 ans. La France rituelle du REAA est, vue au niveau international, un véritable chaos. Personne ne comprend qu'il y ait plus de 1 à 2 grandes loges en France mais elles devraient utiliser exactement les mêmes rituels pour les mêmes rites, qu'il y en ait plus de 40  par degré justifie la mauvaise réputation que l'on a.  Etre régulier, c'est aussi utiliser partout en France le même rituel REAA qu'à Santiago du Chili par exemple. 

Lorsque l'on évoque la Beauté, la Force et la Sagesse en loge, on ne les sépare jamais ; elles restent toujours groupées. Il ne peut en aller autrement car il s'agit d'une triade. D'ailleurs on les utilise toutes les trois ensemble dans le grade d'Apprenti lors de l'Ouverture des Travaux quand on procède à l'allumage des trois Piliers. Si la Force se trouvait exclusivement dévolue au Compagnon et la Sagesse aux Maîtres, il ne pourrait en être fait état au grade d'Apprenti. Notez enfin que cet ordre se trouve totalement inversé selon le rite, ce qui en modifie la portée et le sens.

La formulation Sagesse, Force et Beauté n'est ni traditionnelle ni ancienne puisqu'elle a succédé à l'ancien Union, Force et Salut de la fin du 18eme siècle.

Ce qui peut se trouver confié à un Compagnon devant plancher est le thème : "Dans la Force", formulation fréquente du nom de la colonne affectée au second degré. Mais là encore il convient de se montrer prudent car certains spécialistes de l'hébreu contestent cette traduction de B--- qui ne serait pas exacte, B--- serait un nom propre, ce qui changerait tout le sens de la formulation J----- B--- Cela ne serait plus donc "dans la force, il établit" mais "Dupont ou Martin ou Lefebvre - en remettant le nom oriental original en place bien évidemment - établit".

Quant au levier, il est une chose importante à prendre en considération. La pierre, que le levier doit faire bouger pour la mettre en place, c'est vous-même qui devez devenir un "morceau" du temple en y intégrant votre nouvelle "nature". Par conséquent, vous ne pouvez rien faire par vous-même, actionner le levier tout en étant la pierre, étant statique et immobile. L'impulsion doit donc venir de l'extérieur pour que vous puissiez vous "élever" au sens figuré comme au sens propre. Qui va vous transformer et vous élever ? Ce n'est pas vous seul ! Demandez-vous aussi comment vous pouvez aider votre prochain à devenir lui aussi un pan de ce temple en y retrouvant sa place. C'est fondamental dans un premier temps !

Pour la force, voir le livre Les Planches du Compagnon.

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Demande : Je me demande si le péché originel est vraiment lavé par le baptême sinon pourquoi l'homme si animal devrait-il tendre vers sa perfection et pourquoi, à travers les différents changements de grade, doit-on toujours revenir en arrière ?

Le baptême fait entrer dans une fraternité spirituelle - chez les Chrétiens primitifs, être initié voulait dire avoir reçu le baptême et fait sa communion - mais être baptisé ne suffit pas en soi pour accepter la réalité et les devoirs spirituels qui en découlent,  de même que avoir reçu l'initiation maçonnique ne fait pas de vous un maçon à part entière si vous ne respectez pas les devoirs et si ne vous engagez pas à privilégier l'exercice des vertus religieuses, humaines et sociales dans chacun de vos actes et à chaque instant de votre vie. Ne rien faire, ou faire semblant de jouer un jeu dans un système en se comportant en hypocrite, ne permet ni de se dire maçon ni de se croire chrétien. A ne rien faire, au bout du compte, on n'est rien. Ainsi être baptisé ne fait pas de vous pour autant un chrétien réalisé.

Lorsque l'on s'intéresse aux textes sacrés, on ne manque de se trouver interpellé par certains éléments. Si l'on étudie la parole perdue, on doit privilégier le Nom par lequel l'Eternel se nomme et qui est : "Je Suis" (qui deviendra le Ego Sum latin ). Il ne faut pas confondre le Nom avec des épithètes faisant office de désignation (L'Eternel, le Tout Puissant, le Saint béni soit-Il, le Miséricordieux, les Très Grand, Seigneur, etc.). Lorsque le Christ dit :" Je Suis avant qu'Abraham fut", le rappel de sa nature divine devient incontestable et ceci se rapporte de même à l'homme qui peut retrouver cet état dans le cadre de la méditation profonde ou l'abandon de soi.

Le péché originel, toujours renouvelé à chaque naissance, existe et se perpétue parce que l'homme fait de sa relation à la réalité du "Je Suis" primordial un "moi, je suis moi" et cela change tout en inversant les données. Lorsqu'il s'affirme : "moi, je suis moi et je ne veux rien changer à cela", non seulement l'homme annihile toute relation avec le Divin mais sans qu'il s'en doute ou s'en rende compte, il altère gravement le lien ténu qui le relie à la Vie absolue et s'en coupe et s'en retranche totalement préférant se créer une réalité personnelle, tellement subjective qu'elle n'a rien de "réel".

Il est dommage que l'homme ne comprenne pas le vrai sens du "moi" parce que celui-ci n'est pas un tabou dans l'ordre spirituel. Ainsi le Christ n'hésite pas à l'énoncer : " Personne ne pourra venir au Père (Je Suis) si ce n'est à travers Moi (Je Suis" également)". Ce Moi qu'il formule est important et même essentiel car ce moi se trouve en chacun de nous et se trouve commun et en prise direct avec la Vie, et l'acte de création ici symbolisé par le Père, mais chacun doit retrouver le sens profond de ce moi et ne pas le dénaturer en le rendant égotique, égoïste et désacralisé, c'est-à-dire en le rendant finalement contraire à sa "nature". Le but de tout chrétien, et de tout vrai maçon spirituel, et de se conformer à cet avertissement : " il faut que vous me trouviez en vous-même et alors vous pourrez vous-même vous sentir fil de Dieu." Phrase dont on retrouve un rappel dans la première maxime, la plus formidable de toutes, formulée dans le rituel de réception de la Maçonnerie Templière du Rite Ecossais Rectifié : " L'homme est l'image immortelle de Dieu mais qui pourra la reconnaître s'il la dénature lui-même ?" Que sont les maçons ? Des Fils de la Lumière ou des Enfants de la veuve, c'est-à-dire dans l'absolu des enfants de la vie éternelle qui ne connaissent  plus la mort. Pourquoi les maîtres doivent-ils retrouver la parole perdue comme rassembler ce qui est épars ? Tout simplement parce que nous sommes ce que nous avons perdu de fondamental et qu'il appartient à chaque homme, et non pas uniquement pour chaque maçon, de retrouver ce que nous avons volontairement abandonné et nous nous sommes aliénés à nous-mêmes. Notre existence en ce bas monde n'a pas d'autre but, c'est là le sens profond du cheminement initiatique. Voilà pourquoi il devient capital de remonter le temps a contrario. Voilà  le sens des cérémonies initiatiques qui nous projettent dans un  "autre" temps, un autre lieu, nous ramenant à l'état qui fut le nôtre avant la "chute", avant le divorce d'avec le Céleste et le divin. Voilà pourquoi l'homme est une pierre et que de cette pierre il doit faire une église, c'est-à-dire un lieu "saint", parfait, conforme à ce qui fut avant la chute. Il aura abandonné le chaos pour rétablir l'Ordre universel. Ordo ab Chao.

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Demande : J'ai un travail à faire sur la Sincérité. Pouvez-vous m'aider ? Merci.

Le fait que l'on vous donné ce sujet nous inquiète. Seriez-vous peu sincère ?

La sincérité est impérative et de circonstance bien évidemment, comment pourrait-on avancer sur la Voie si l'on se ment à soi-même et aux autres ? Mais s'agirait-il seulement de cela ? La sincérité ne comporterait-elle pas d'autres éléments en elle ?

Je pense qu'elle implique de fait d'autres obligations comme le respect d'autrui et celui des religions et institutions religieuses et par conséquent initiatiques car toutes les religions sont initiatiques, il n'y a que les mécréants, c'est-à-dire les mauvais croyants à l'ignorer. Ceci passe aussi par la nécessité de connaître ce qui s'avère authentique et traditionnel comme universel. Que vaudrait une sincérité qui reposerait sur l'erreur d'interprétation, de connaissance et de croyances ? Par conséquent ne peut être véritablement sincère que Celui qui Sait parce qu'il connaît la réalité absolue des choses et ne se limite pas ou ne se conforme pas à un aspect limité ou réduit à un intérêt particulier personnel ou collectif. Toute forme d'intérêt direct altère fréquemment la pureté, la qualité d'un acte comme d'une intention. Nous devons donc considérer que la vision comme l'action "objectives" ne peuvent exister que dans le cadre d'un "non intérêt" personnel ou collectif. N'étant pas directement concerné ou intéressé, étant donc distant par rapport à un fait ou un évènement, je puis voir les choses avec neutralité. Mais si ceci suffit pour être objectif, pour quelques instants, cela suffit-il pour être sincère ? Le fait que l'homme tende toujours vers un but, vers un désir, et que ce but et ce désir deviennent omniprésents en lui en le rendant étranger ou aveugle ou sourd à tout le reste, le fait qu'il se mette de temps en temps à l'écart en devenant neutre pour quelques heures ne suffit pas à faire disparaître tous les bandeaux qu'il porte devant les yeux, bandeaux qu'il s'est façonné en se créant lui-même des dizaines d'illusions et fausses visions ou conceptions des choses, des hommes, du monde. S'il n'est pas apte à voir les êtres, la vie, la mort, la création et la nature selon leur vraie nature et donc leur réalité, il demeure aveugle. S'il est aveugle les yeux ouverts et donc incapable d'appréhender la réalité du monde comment pourrait-il s'avérer sincère ? Les bonnes intentions ne suffisent en aucun cas et l'histoire des hommes démontre continuellement que les meilleures intentions produisent souvent les résultats les plus catastrophiques, les guerres constituent un exemple significatif à cet égard. Sur la voie de la sincérité surgissent donc de multiples obstacles dont le plus redoutable reste celui de l'ignorance volontaire ou non. Ainsi un maçon qui ne travaille pas véritablement le symbolisme ne pratiquera pas non plus les devoirs ni les engagements pris lors de son obligation ou serment. Tout refus de surmonter une difficulté ponctuelle devient la marque d'une lâcheté personnelle, d'une défaillance inadmissible, ce que la sagesse populaire énonce par l'expression : " ce n'est pas un homme !". S'il n'est pas digne d'être un homme comment pourrait-il se trouver digne d'être un maçon avec tout ce que cela comporte de grandeur et de valeur ?

L'illusion peut aussi se manifester chez des individus qui paraissent "droits", authentiques. Comment peut-on la déceler ? Au fait qu'ils tendent vers un but. S'ils aspirent à la réalisation ou à la concrétisation d'un objectif personnel, ils expriment encore des scories, manifestant par cela même autant de marques d'une imperfection manifeste. Ils n'ont pas "renoncé" et s'ils n'ont pas encore renoncé, ils demeurent "tendus", crispés sur eux-mêmes même s'ils donnent l'impression de la vertu ou de la piété les plus élevées. Etant "faux" par rapport à celui qu'ils sont réellement à l'intérieur d'eux-mêmes comment pourraient-ils être sincères ? Au mieux, c'est-à-dire pour le pire, ils jouent à la sincérité en étant faux...

Vous avez un magnifique sujet de méditation sur la nature de l'homme et de ce qu'il peut être ou véhiculer, je vous invite donc à vous laisser aller et à poser un autre regard sur les hommes et le monde. C'est le but auquel vous astreignent nos travaux symboliques. Que le vôtre donne à réfléchir à tous vos frères. Bon courage et bon tracé.

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Demande :  Au REAA,  nous utilisons le rituel de 1802 encore appelé rituel de Saint Jacques. Que pouvons-nous penser de ce rituel ?

Réponse : Les loges bleues du REAA en France n'existent que depuis Napoléon III et la guerre entre Viennet, Souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil et le Maréchal Magnan, Grand maître du Grand Orient. Pour les ateliers supérieurs, le Suprême Conseil  recrutait les maîtres des loges du rite Français du GO, il n'y avait donc aucune loge bleue REAA. Une loge était dite française pour les grades bleus et chapitrale ou écossaise pour les hts grades.

Le Suprême Conseil de France lui-même n'existant que depuis 1804, ce rituel de 1802 est au mieux une curiosité mais en aucun REAA dont les premiers rituels officieux datent de 1862 et les premières versions officielles doivent dater de 1863. Il y eut des centaines de rituels utilisés en France par des loges isolées dans des rites ayant aujourd'hui disparu, on ne peut pas les réutiliser pour autant. Il semble que ce soit en effet le cas pour ce rituel dont vous faites état. Etant donné ce caractère non REAA, il y a peu de chance que votre obédience valide son utilisation dans votre loge. Vous devez vous maintenir aux rituels autorisés.

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DEMANDE : Je voudrais faire un travail sur le chandelier, en effet lors d'une cérémonie d'élévation à la maîtrise (au RER) j'ai été frappé par la présence d'un  chandelier à sept branches.

Réponse :  Il ne peut en aucun cas, au Rite Ecossais Rectifié, en loge de Maître, y avoir d'autre chandelier que celui à TROIS branches. Il s'agit là d'une irrégularité très grave car il s'agit d'une déviation totale du rite qui se trouve totalement "faussé" ( par ce "mauvais" nombre) et ne peut plus à cause de cela être considérable comme du RER. Notez que le nombre du Maître, à ce rite, n'est pas ce nombre précis mais qu'il commence au delà ce qui se trouve souligné expressément par la mention : "x ans Passés".

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DEMANDE : Je souhaite travailler sur le nombre 45 qui pour moi symbolise la solidarité cosmique qui s'exprime dans la vie de tous les êtres. "Un compas ouvert à quarante-cinq degrés indique que la matière n'est pas complètement dominée : il n'y a pas équilibre parfait entre les forces de l'esprit et la matière." Jules Boucher. La Symbolique maçonnique.


Réponse : Si vous vous référez à Jules Boucher, vous entrez dans l'univers du non symbolisme et du non initiatique. Il y a de quoi faire un long texte de correction sur la fausseté de cette affirmation non connaissante par ailleurs. La valeur du compas ne peut pas changer foncièrement en variant son angle d'ouverture. Un symbole se rapporte toujours à une loi ou à un principe de l'univers. Changer le métal du compas, sa taille ou l'angle d'ouverture des branches ne changera rien à cet ordre de valeur. Vouloir lui affecter une valeur changeante, c'est le "fausser" et le réduire à néant. Un tel agissement constituerait la "preuve" de la non connaissance symbolique et initiatique de son auteur. Vouloir qu'il y ait un équilibre parfait entre les forces spirituelles et celles de la matière reste caractéristique d'un non savoir. Le livre dont vous faites état a eu pour conséquence la "création" de quelques générations de maçons ne sachant rien du vrai symbolisme et propageant des inexactitudes graves. On trouvait pourtant, à la même époque, des livres extrêmement sérieux, ceux de René Guénon et d'autres auteurs mais très difficiles d'accès et non réservés par cela même à la masse de ceux qui se désintéressent du vrai symbolisme.

45 ne peut en rien se rapporter à quelque solidarité que ce soit puisque 4 + 5 = 9. Or les nombres "humains" cessent à 7. 9 est le nombre des "séparations", donc celui de la dissolution des choses, donc des matières et des "essences" en vue d'un nouvel avancement dans la chaîne de la vie. La dissolution passe par la pourriture ou le pourrissement des matières ; être mangé par le ver ou le cancrelat, cela participe à la vie universelle. Rien ne se perd, tout se transforme. Il n'y a pas de solidarité mais complémentarisation ou intervention d'un élément extérieur pour que s'opère ce qui doit se trouver détruit.

Notez le rapport entre la destruction de la chair et des essences et celle du temple de Zorobabel. Car TOUS les temples doivent se trouver détruits et disparaître : c'est le grand enseignement du 4eme. D'où le Z, la dernière, l'ultime lettre selon l'occident. Au delà, il n'y a plus rien ! Le fait que le "z" soit déguisé sous Ziza ou Zizon selon les rituels et les pays ne change rien à l'affaire.

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DEMANDE : le symbolismes des vitraux de cathédrale et plus particulièrement les rosaces.


Réponse : Les vitraux furent considérés comme des livres d'images pour enseigner l'histoire religieuse - à travers l'ancien et le nouveau testament - à la population qui ne savait ni lire ni écrire. L'ancien testament fut affecté à la zone nord, le nouveau à l'aire sud.

La rosace se trouve à généralement à l'occident, aire du Purgatoire, puisque ce fut par l'ouest qu'Adam et Eve furent chassés du Paradis par l'ange à l'épée flamboyante.

Le symbolisme de la rosace n'est rien d'autre que celui du cercle et par extension du compas avec tout ce que cela comporte en terme de temps affecté à une incarnation, et donc à une vie plus ou moins limitée. Circulaire, elle est à rapprocher de la coupole (semi sphérique elle) qui intervient elle comme une préfiguration du Paradis, de même que l'échelle du rite Emulation à la condition qu'elle ne soit pas double comme celle des kadosch. Il reste vrai que c'est essentiellement dans des ouvrages d'architecture religieuse que vous trouverez de la matière et non ailleurs. Voir le livre d'Emile Male - L'Architecture religieuse aux 12e et 13e siècles.

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Demande : Je dois traiter pour mon accès au quatrième, le nombre du grade de Maître. Merci pour vos conseils.

Réponse : Vous devez traiter le symbolisme spécifique de l'âge du grade qui n'intervient en aucun cas comme un nombre de perfection, anomalie qu'on entend dire par des gens qui ne connaissent absolument rien au symbolisme. Il s'agit d'un nombre de globalité ou de totalité, ce qui n'est pas du tout la même chose. Son caractère fondamental, qui n'est pas connu puisque les maçons ne s'intéressent guère au vrai symbolisme traditionnel, est d'être en rapport avec la mort, ce qui lui confère une nature mortifère et donc un changement de nom, c'est pour cela que le maître a perdu le Nom ou la Parole qu'il a remplacé par une "parole" de substitution momentanée. Ceci explique pourquoi, lorsqu'on lui demande s'il est maître, il doit répondre : ---- m'est connu ou deux initiales, mais en aucun cas par un nom ou mot de passe ou quelque chose qui pourrait y ressembler. Ce nombre demeure de ce fait un nombre d'achèvement ; il marque la limite de la vie et de la mort. Tous les autres nombres qui le suivent ne concernent plus l'homme mais le GADLU ou DIEU maniant son compas qui amorce la transition d'une existence qui s'est achevée vers un autre état. Bon courage.

Voir le Nombre du grade de Maître dans Les Planches du Maitre de Christian Guigue.

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Demande : Le thème : "Les mystéres rituéliques" pour préparation d'une planche au 1er degré du REAA. Merci de me conseiller des ouvrages abordant ce sujet.


Certains thèmes peuvent faire sourire, dont malheureusement celui-ci. On trouve tellement peu de spécialistes du symbolisme et de la rituélie dans les loges qu'en effet on ne peut que trouver étrange ce genre de sujet. Lorsque de surcroît, on le confie à un Apprenti qui n'est pas censé pouvoir "parler", et n'a pas encore percé ni le sens de la perpendiculaire ni celui de la pierre, on ne peut que s'étonner de voir évoquer tous les mystères inclus dans les rituels, dont il faut encore avoir conscience, et que de trop nombreux maîtres, et même 33eme, seraient incapables de traiter car ils n'en ont aucune idée. Nous vous conseillons d'opter pour un sujet de votre grade en privilégiant  les symboles du degré.

Par ailleurs une erreur usuellement généralisée consiste à vouloir traiter tel sujet au 1er ou 2eme ou à tel autre grade dit "supérieur", dénomination tout aussi anormale car il n'y a ni degrés inférieurs ni grades supérieurs. Tout ceci n'a aucun sens. Soit on traite vraiment le sujet, soit on ne le traite pas ! Un symbole ne varie jamais de sens en fonction de tel ou tel grade, cela ne sera jamais possible car il répond à telle loi ou tel "principe" universel. Imaginer qu'il peut en aller autrement démontre en la matière que l'on ne connaît absolument rien du symbole en particulier et du symbolisme en général. Si l'on s'amusait à faire traiter le fil à plomb, la pierre brute ou cubique à pointe ou le niveau par des 33ème, 30ème ou 18ème, on verrait qu'ils n'en savent guère plus finalement que la plupart des apprentis ou des compagnons. Et certains apprentis, qui seront les grands maçons de demain, risquent même de leur donner une leçon de symbolisme.

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DEMANDE : Je cherche des informations sur le nombre des pas et le chiffre 9.

Vous ne précisez pas à quel degré, donc le nombre des pas en question. Qu'il s'agisse de 3 ou quelque autre nombre de pas à faire, ce n'est pas le pas qu'on analyse mais le nombre à mettre en oeuvre pour lui-même. On peut éventuellement considérer la direction mais ce n'est pas ce qui importe en la matière.

Le nombre 9, c'est la dissolution, la disparition du corps de chair. C'est pour cela que les nombres qui s'appliquent à l'homme vivant vont de 3 à 7.

Lorsque dans les hauts grades, nous rencontrons des nombres apparemment plus complexes comme "âge" du degré, il convient toujours d'examiner le rapport incriminé (projection au carré ou au cube) ou s'il n'y a aucun "rapport" possible - ce qui serait par ailleurs une anomalie rituelle grave mais les rituels en comportent tellement puisqu'ils ont été remaniés tant de fois depuis leur création et même depuis les années 2000 -, il faut alors les ramener au nombre d'origine. Exemple : 81 ans = rapport au carré (car 9 x 9 que nous réduiront de fait ainsi : 81= 9 (8+1=9). Un rapport "au carré" indique que les effets de ce nombre se situent dans le plan terrestre, celui de la matière car symboliquement le carré, c'est la terre, le monde limité des hommes. Ici, 81 n'annonce rien de supérieur par rapport au nombre 9 si ce n'est que ce rapport au carré renforce la destruction inévitable déjà annoncée par le 9.

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DEMANDE : Pour le 14eme degré. Je cherche de la matière concernant le premier temple et les raisons de sa destruction.

Vous savez depuis le grade d'Apprenti que vous ne devez point passer votre ciseau sur la pierre car vous la profanerez, ce qui indique que le travail est ailleurs. Vous savez par conséquent que tout ce qui est bâti de main d'homme disparaît inéluctablement. Le temple de Salomon n'est pas important, même s'il constitue une allégorie maçonnique, ce qui importe c'est le coeur, c'est l'arche. Le temple n'est rien que la maison de l'arche. Retirez l'arche et le temple n'est rien qu'une bâtisse vide, sans aucun intérêt. Quant à l'intérêt architectural du temple, il est nul. Il n'a jamais figuré fut-ce dans les sept merveilles du monde antique.Pourquoi voulez-vous revenir en arrière quand votre travail consiste à assimiler les éléments pour avancer plus loin ? Ce que je veux vous faire sentir c'est que vous devez avancer vers l'illimité, tant que vous restez enfermé dans des notions réduites, restreintes, vous serez tout aussi réduit, enfermé et restreint, donc condamné à ne pas progresser. Intéressez-vous au monde, au Créateur, à la Nature dans tous ses aspects, et vous progresserez infiniment mieux et plus sûrement sur votre chemin. Aimer Son Seigneur est infiniment plus sûr que de s'intéresser au temple de jérusalem. Le prophète jérémie courait Israël en se moquant de ce temple et en criant : " Le temple de YHVH, le temple de YHVH ?  Comme si la réforme de sa conduite n'était pas la meilleure chance de salut."

L'enseignement énoncé par le second temple, c'est que tous les temples seront détruits puisqu'ils sont faits de la main des hommes. Il ne peut y avoir de valide que ce qui émane de l'Eternel et sera continué ou repris par Lui. Vous êtes censé savoir ceci depuis le grade d'apprenti ... Si on ne le découvre qu'au 14eme pour le REAA, ou le 4eme du RER, on a perdu son temps.

Le 14eme marque la limite ultime du monde de la matière, vous devez vous préparer à entrer dans la Voie du renoncement et du sacrifice, non pour vous conformer aux textes mais pour vous mettre en accord avec ce que vous devez accomplir dans votre vie et dans ce qui va se profiler au 18eme degré. Ce qui est capital, c'est ce que vous ne voyez pas et qui pourtant se trouve sous vos pieds.

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Demande : A l'heure de la communication via Internet, de l'information à outrance, quel secret pouvons-nous encore garder ? De nombreux livres ont été publiés, de nombreuses émissions ont été diffusées. Ne vaudrait-il pas mieux lever le voile plutôt que de laisser des personnes mal intentionnées ou mal informées diffuser des informations plus ou moins justes ?

Vous vous trompez si vous pensez que les livres écrits par des maçons considérés comme importants en leur temps comportent d'importants éléments révélés. Leurs ouvrages n'étant même pas conformes au véritable symbolisme universel et traditionnel, et ne dépassant jamais de ce fait le niveau d'un mauvais apprentissage, que pouvaient-ils révéler puisqu'ils ne savaient rien ? Il en va de même pour la plupart des auteurs maçonniques écrivant aujourd'hui dans le domaine du symbolisme. Ceci s'aggrave encore pour les hauts grades. Alors la télévision, la presse, ne changeront rien à cela. Quant aux personnes mal intentionnées envers l'Ordre, ne soyez pas inquiet, il y en eut par le passé au cours de la seconde guerre mondiale (Mgr Jouin, etc.) et on en trouvera toujours. Voir certain parti d'extrême droite et d'autres.

Pour Internet, ce vecteur reste encore plus pauvre dans ce domaine que le livre et c'est naturel. Les textes qu'on y rencontre sont de piètre niveau et très éloignés de la vraie Maçonnerie et du vrai symbolisme. Ne rêvons donc point. Les chercheurs de haut niveau qui ont voué leur vie au travail et à la recherche ne vont pas diffuser gratuitement sur la toile le résultat de travaux ayant nécessité tant d'efforts et des dizaines d'années de recherche et beaucoup d'argent pour acheter les livres anciens. L'amateur sérieux peut se référer à leurs ouvrages s'il souhaite découvrir le fruit de leur quête. Pourquoi les Chercheurs feraient-ils - en publiant leurs travaux gratuitement - ce que les maçons ne font même pas avec leurs modestes planches ?  Sur le Net, puisqu'on ne trouve rien de réellement valable et sérieux sur le symbolisme, il faudrait se montrer bien inconscient pour oser espérer y trouver quoi que ce soit d'important ou objectivement " réel " concernant la Voie et les Mystères. Les Evangiles avertissent : 'il ne faut pas donner de perles aux pourceaux". Ce qu'il faut traduire par : il ne faut jamais donner des connaissances importantes à des hommes qui, par leur état d'être spirituel ne les comprendront pas et ne les méritent donc pas. D'ailleurs, à quoi cela leur servirait-il puisqu'ils ne sauront qu'en faire ? Que feraient les travaux capitaux dans le domaine de la véritable initiation sur le net ?

Il y a beaucoup de Tartufe dans nos loges, ceux qui sont les premiers à crier au viol des secrets maçonniques restent aussi les premiers à chercher de la matière n'importe où quand ils doivent plancher.  Quant à certains secrets, ils restent puérils pour ne pas dire affligeants : ainsi le Royal Secret du 32eme est déjà présent avec infiniment plus de  puissance au 18eme et, mais ce n'est en rien surprenant, déjà présent dés le grade d'apprenti.  

Si vous voulez faire une carrière sociale  prenez tous les grades soit disant supérieurs mais si vous aspirez vraiment à la Connaissance et à une initiation totale ces degrés ne vous serviront strictement à rien, sinon à satisfaire une vanité bien métallique, car il n'y a aucun contenu réel pour 90% d'entre eux. Les seuls degrés additionnels qui ont une réelle importance sont le 4eme et le 18eme, on peut supprimer tous les autres.  Ce n'est pas parce que cela ne plaira pas à ceux qui ne veulent pas voir cette réalité que cela remédiera au fait qu'il y a une colossale problématique dans un système dont 22 degrés sur 33 - soit les deux riers de la hiérarchie du rite - ne furent jamais pratiqués en France ; c'est comme ci, brutalement, on décidait de garder le grade maître en supprimant ceux d'apprenti et de compagnon et que l'on décidait que ce nouveau système était le meilleur qui soit. Un rite doit développer un contenu cohérent du début à la fin sans jamais sauter d'étape ni jamais revenir en arrière. Il doit aussi être adapté à la religion traditionnelle d'un pays. Un frère me téléphonait hier en s'étonnant qu'on ne lui apprenait rien en loge chapitrale quand il découvrait infiniment plus chez les Martinistes, des soeurs me disaient la même chose pour les Rose-Croix. Forcément, il n'y a rien dans la plupart des plus de 35 versions différentes des rituels écossais - soit autant que d'organisations - qui suivent de plus en plus la mode sociale du moment - quand ils n'ont pas été vidés de leur substance car jugés trop chrétiens - et quasiment personne  ne sait plus rien d'essentiel y compris chez ceux qui écrivent sur ces grades.  Quand en France on parle de "grand maçon", qui désigne-t-on par cette appellation ? Un chercheur éminent en l'Art, un puits de science maçonnique, un Guide initiatique émmérite ? En aucun cas : il s'agit toujours d'un homme politique qui ne brille jamais par sa culture ésotérique ni par son assisuité dans sa loge ni par son vécu dans l'initiation sinon il ne ferait pas de politique et il ne changerait pas d'orientation politique - retournement de veste ou trahison -  selon son intérêt du moment. C'est malheureusement ce qui contribue à faire partir de nos structures les maçons les plus droits, les plus purs, les plus exigeants aussi, ceux qui sont venus pour s'élever à un autre plan d'existence et non pour se créer un réseau de relations utiles pour une carrière, à qui on ne donne rien qui ne reste pas d'ordre profane : il ne faut pas s'étonner que  les vrais Chercheurs de Vérité partent vers d'autres disciplines et d'autres horizons.  

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Demande : On me confie comme sujet de planche : "La recherche du devoir et la ferme volonté de l'accomplir".

Nous n'avons pas à rechercher quel bien peut bien être notre devoir puisque les termes du serment prononcé lors de la réception au grade d'Apprenti le précisent en trois axes :

1. devoirs envers Dieu,
2. devoirs envers les hommes,
3. devoirs envers soi-même.

Il suffit donc de les développer.

Nous n'avons nullement besoin d'une ferme volonté, il suffit simplement de suivre la voie que l'Ordre nous indique, laquelle passe par le travail sur la pierre brute, dans l'axe de la perpendiculaire, puis sur le Niveau, en pratiquant les vertus et en renonçant aux vices.

Tout ceci passe donc par la nécessaire élimination des Passions et donc des Métaux. Le Silence doit nous permettre de nous retirer du monde pour comprendre cela.

Ce travail semble démontrer que vous ne donnez pas satisfaction à votre Surveillant soit par votre absentéisme, votre manque de travail ou d'intérêt pour le symbolisme sinon il vous aurait confié un sujet traditionnel. Si, en effet, vous ne savez pas en quoi consiste ce que vous devez accomplir ni pourquoi vous devez le faire, il y a effectivement un sérieux problème.

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Demande : Le rôle du compagnon en loge et de son travail pour l'édification du temple ? Qu'en pensez-vous ?

On pourrait vous répondre que c'est à vous d'apporter cette réponse et non à nous. Cette formulation nous intrigue car le Compagnon n'a pas de rôle à tenir en loge puisque n'étant pas Maître il ne peut assumer aucune fonction d'officier par exemple. Or, seuls, en loge, les Officiers ont un rôle découlant de la fonction à assumer. N'oublions pas que, comme la loge n'existe que par la réunion des frères pour la durée du travail dans le temps symbolique circonscrit de midi à minuit, le Compagnon ne peut que se tenir à une place de sa Colonne comme les Maîtres non officiers.

Son travail pour l'édification du temple ?

Il ne sait pas ce qu'est véritablement le temple puisqu'il ne peut pas siéger dans la Chambre du Milieu. Il n'en a donc qu'une vue exotérique ou "extérieure", la loge des Compagnons se tenant sur les parvis, c'est à dire à l'extérieur du temple. Noter ce fait important : la loge et le temple de Salomon sont orientés inversement l'un par rapport à l'autre. La loge est "orientée" : occident vers orient. Le temple de Salomon est "orienté" lui de l'orient vers l'occident, soit tout le contraire de la loge. Qu'en pensez-vous ?  En réalité, cette inversion n'a aucune valeur. Elle est d'ordre profane , il s'agissait simplement de se démarquer des "barbares", des autres nations plus huppées. Il y a pire elle ne respecte par l'ordre d'implantation traditionnel établi depuis Babylone, repris par l'Egypte, les Grecs et jusqu'aux maîtres architectes du Moyen-Age pour nos cathédrales et nos églises. On serait même en droit à partir de ce constat de dénoncer la totalité du symbolisme issu de la tradition juive comme étant "suspect". Je vous conseille de lire ce que les Juifs pensaient de la Sagesse des Grecs, c'est terriblement édifiant.