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NOUS ECRIRE |
LE COURRIER |
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Demande Dans ma loge REAA partie au GLAMF nous venons d'avoir la visite d'un de nos amis resté à la GLNF. Nous nous connaissons depuis longtemps et nous avons été ravis de le revoir. Cepnedant il n'est pas venu avec son tablier du REAA mais avec celui d'officier provincial. Lorsqu'il a pris la parole en fin de tenue, il nous a dit que nous étions naturellement chez nous à la GLNF et que, même si nous nous sommes "égarés" (sic), nous pourrons revenir quand nous le souhaiterons. Ceci nous a quelque part gêné. Nous en avons donc parlé à l'agape. Ma question est : "Est-ce que d'autres loges ont eu ce genre de visite ?". Vous êtes partis de la GLNF en suivant des amis mais vous en avez laissé autant derrière vous et ceci a déchiré tout le monde. Néanmoins, si des milliers de maçons ont quitté la GLNF ce n'était pas simplement à cause d'un ancien grand-maître mais à cause du système, d'un ensemble de choses qui ne leur convienent plus et qu'ils ne supportaient plus. Vous n'aviez pas que le seul critère de régularité mondiale comme exigence me semble-t-il. Il y a un nouveau grand maître, certes, mais rien d'essentiel n'a changé, donc tous les griefs que avez formulés à l'encontre de la GLNF restent d'actualité. L'élection du Grand Maître ne se fait toujours pas en convent national, les candidats ne peuvent toujours pas faire campagne mais de tout cela les maçons de base n'ont que faire. Il faut savoir que dans la majorité des grandes loges régulières, il n'y a pas d'élection au suffrage de tous les frères. Ce type de procédure ne garantit pas la paix sociale, il ne fait que susciter des passions toujours préjudiciables à l'intérêt général. Donc ce n'est pas ce point qui les a gravement perturbés. Les grands maîtres provinciaux sont à l'heure actuelle toujours désignés comme étant un problème grave : ils ne sont pas élus non plus mais il faut le savoir, l'élection, si ce régime devait passer, n'arrangera pas grand chose car ce sera toujours un candidat issu du REAA qui passera vu que les frères du REAA sont les plus nombreux dans l'obédience. Ceci ne peut pas convenir aux frères de l'Emulation, du Rite Rectifié, du rite d'York, de Nova Scotia, du Français, du Standard d'Ecosse, etc, qui n'auront aucune chance d'être élus. Un problème engendre inévitablement un autre problème. Il y aurait une solution qui consisterait à supprimer les grandes loges provinciales et les GMP puisqu'ils ne servent finalement à rien sinon à créer aussi des foyers de mécontentement individuels ou collectifs. Un Inspecteur fédéral par région géographique, pouvu de sa lettre de mission, suffirait amplement. Il faudrait que ces Inspecteurs soient issus de tous les rites pour ne mécontenter personne. On vous a envoyé un émissaire officieux, un ami. On n'allait pas vous adresser un maçon que vous n'aimez pas ou avec qui vous êtes en conflit. Ceci entre dans le cadre d'une stratégie de reconquête, et cette reconquête est naturelle. Le fait qu'il ne porte pas le tablier REAA, ou celui de son rite d'origine, mais bien celui d'officier provincial de la GLNF, donne un caractère quasi officiel de représentant de la GLNF à sa venue. On ne peut pas le prendre autrement. Ceci vous a choqué et c'est normal, ce n'est pas l'ami qui est venu vous voir, c'est le délégué mandaté par la GLNF. On peut vous féliciter d'avoir accepté qu'il mette ce tablier, vous auriez pu exiger qu'il porte le tablier de son rite puisqu'il appartient avant tout à sa loge et non à la province. La GLNF devrait recouvrer sa régularité progressivement par les Grandes Loges internationales qui se décideront les unes après les autres, cela semblerait inéluctable, en exigeant néanmoins un certain du temps. Cependant cette opération pourrait se trouver bloquée si la quasi totalité des maçons du GLAMF refusait de réintégrer la GLNF en répétant ses griefs tous les trois mois auprès de Londres et des autres GL anglo-saxonnes : "nous sommes 12.000 à vouloir recouvrer notre régularité mais nous ne le pouvons pas au sein de la GLNF pour telles raisons qui ne sont toujours pas prises en compte." Londres ne devrait pas pouvoir choisir entre 12 et 24.000 frères, où serait le critère d'égalité entre les maçons ? Pourquoi choisir les uns et pas les autres ? Le choix est corneillien. La seule solution logique consisterait alors à ne pas choisir. Londres envisagerait cette option. Les amis officiers provinciaux viennent vous visiter pour que des maçons et des loges quittent le GLAMF pour revenir à la GLNF, ce mouvement de retour permettrait à Londres de considérer que tout se règle progressivement et qu'il n 'y a plus de raison pour retarder la reconnaissance nouvelle. C'est donc une importante partie de poker qui va se jouer entre vos frères et loges du GLAMF, la GLNF, Londres et les GL américaines. Naturellement, la Grande Loge d'Angleterre attend que ce mouvement de reconnaissance fasse tâche d'huile pour se prononcer ; si tel n'était pas le cas, elle pourrait différer voire renoncer à faire un choix. Il faut tout de même prendre aussi en considération que après pratiquement cent ans de bonnes relations avec Londres, la GLNF ne peut pas pâtir des désordres inhérents à quelques dirigeants. Il paraît donc probant que la GLNF devrait redevenir régulière. L'officier provincial qui est venu vous voir vous a dit : "pour Londres, ce sera la GLNF ou rien, aucune autre organisation ne sera retenue pour la France". Le fait que le GLAMF ait rejoint une coalition constituée avec d'autres organisations françaises non reconnues pourrait ne pas jouer du tout en sa faveur, c'est une évidence. Pour les frères avides de recouvrer la régularité qui leur est nécessaire, rien ne garantit aujourd'hui que les frères qui quitteraient le GLAMF pour revenir à la GLNF seront obligatoirement réguliers rapidement. Si cette régularité est capitale pour eux vu leurs déplacements internationaux, il leur faut savoir que la maçonnerie régulière est présente aujourd'hui en France avec le mouvement PHALEG dont les adhérents français dépendent de la Grande Loge d'Allemagne, régulière, fondée en 1770, via la loge de Cologne spécialement mandatée pour les accueillir. Ceux qui veulent être et rester réguliers peuvent rejoindre le groupe des maçons PHALEG FO (FO pour Freimaurer Orden). Seuls les individuels, anciens maçons, de la GLNF, sont acceptés. Des loges entières ont rejoint ce mouvement. L'honnêteté intellectuelle oblige à envisager tous ces cas de figure sans parti pris aucun pour tel mouvement ou pour tel autre. Votre choix à titre personnel relève de votre seule responsabilité. Des émissaires GLNF sont envoyés et ils vous
donnent des nouvelles. Ces visites ont aussi lieu dans les loges de
Phaleg FO où le terme de "maçons égarés" a
aussi été formulé, ce qui n'a pas plu vous vous en
doutez bien. Pour tous les frères qui sont partis, les
maçons égarés sont ceux qui sont restés.
Cette simple expression permet de voir que non seulement vous
n'êtes plus sur la même planète maçonnique
mais que personne ne voudra reconnaître ses torts ou ses erreurs.
Il semble difficile de concevoir que dans ce cadre quoi que ce soit
puisse changer et que probablement rien ne changera et tout continuera
comme par le passé. Vous m'informez que votre visiteur
provincial vous a signalé que
la GL de Turquie reconnaîtait à nouveau la GLNF. C'est
bien vous allez pouvoir visiter les loges turques. C'est
intéressant à savoir mais rien ne garantit que cette
information soit exacte : il convient de la faire contrôler par
votre Grand Maître, c'est la moindre des choses. J'espère
que vous lui avez signalé cette visite sinon faites-le au plus
vite. Il fera faire ces contrôles pour vous. La GL
régulière de Turquie devrait lui répondre et si
vous n'avez pas de réponse, ce qui ne serait pas normal, posez
la question à Londres. Votre visiteur
semble ne vous avoir donné aucune information sur les
réformes de structures, vous ne m'en parlez pas dans votre
courrier, lesquelles ne sont probalement même pas
envisagées en cet instant. Il semblerait que finalement, sur le
fond, aucune information soit apportée pour apaiser
voire effacer le mécontentement général. Demande : Un frère vient de présenter une planche sur le maniement du chapeau et de l'épée au Rectifié. On n'y a pas compris grand chose. Il a lu son travail mais il ne nous a fait aucune démonstration. On attendait beaucoup de son travail mais nous ne sommes guère avancés. C'est tout le problème de nos planches : on doit les lire ou les réciter de mémoire. Le maniement du chapeau et de l'épée ne sont jamais travaillés en loge et c'est malheureux car lorsque cette gestuelle se trouve possédée par tous les frères sa réalisation est tout simpelement magnifique. Si j'étais le vénérable, je ferais une loge d'instruction pour cette manipulation qui doit s'effectuer en plusieurs temps, en prenant son temps. La loge d'instruction est capitale car le V.M. pourra faire décomposer les mouvements en donnant ses commandements du type : main au chapeau, chapeau au côté droit, chapeau dans la main gauche, etc. La partie la plus délicate est la remise de l'épée dans le foureau, il y a là aussi une manipulation spécifique à faire. Le problème des loges, c'est que l'on va trop vite, toujours trop vite, les programmes sont de plus en plus denses, il y a aussi de plus en plus de problèmes de tous ordres à traiter. Nous ne nous situons plus dans le temps profane et pourtant tous les frères - et même moi lorsque je visite car je suis alors obligé de suivre le mouvement et le rythme général - continuent de courir. Il y a aussi le fait que tout le monde ne possède pas son épée personnelle et son ceinturon : dans ce cadre, il n'y a plus de maniement possible. Il en va de même pour le chapeau. Il est des loges où personne ne le porte, des loges où l'on voit des kipas ou des feutres. C'est un non respect, je dirai même une violation totale du RER. Au RER, tout le monde doit porter le tricorne et avoir son épée personnelle et ceinturon. Là, cela devient grandiose, on réintègre l'esprit et la pratique traditionnelle du rite, on se trouve projeté dans le rite tel que le pratiquait Willermoz, Saint-Martin, Joseph de Maistre, Beyerlé, Puységur (qui travailla lui aussi sur le magnétisme), etc. La solution ? Lorsque j'étais 2nd Srvt, mes huit apprentis étaient équipés de leur épée avec fourreau et de leur chapeau (qu'ils ne pouvaient pas porter mais ils l'avaient). Par contre ils portaient l'épée réglementaire. Cela avait été intégré dans les frais de cérémonie. Attention, l'épée au RER ne peut en aucun cas avoir une garde (ou poignée) tréflée, elle doit avoir une garde templière. Je signale cela car de nombreux fournisseurs sur le net propose des équipements rectifiés non conformes à cause de l'épée et ceux qui les achèteraient se feraient avoir. --- Demande
: Je
travaille au REAA et j’ai un travail à
présenter au 3ème
degré. Le sujet est le suivant :
« L’homme est un Apprenti, la douleur est
son Maitre, nul ne se connait tant qu’il n’a pas
souffert ». Citation d’Alfred de Musset.
Les faibles, les lâches, geignent ou se plaignent de ce qu'ils considèrent comme étant victimes de cette injuste maladie à longueur de temps pour que l'on s'occupe d'eux. Et puis il y a ceux qui ne veulent pas que l'on sache qu'ils sont malades et qui veulent donner le change. Qu'est-ce qui sépare ces deux extrêmes ? La puissance de résistance, la force d'âme, ce que en maçonnerie on appelle la Force. Cette force ne consiste pas à lever des poids de 100 kgs d'une seule main, à quoi cela nous servirait-il dans la vie de tous les jours ? Cette force est infiniment plus puissante puisqu'elle peut permettre au corps de guérir, de créer des empires, d'abattre des tyrans ou des dictatures lorsqu'elle se trouve justement mise en oeuvre. C'est celle des stoïciens à qui elle permet de tout supporter même le pire, c'est celle qui permit à Epicure de ne jamais se plaindre malgré les terribles souffrances de la madie qui l'emporta. Son attitude quasi héroïque suscita la plus vive admiration de ses contemporains. Cette force est celle qui permet de pouvoir accéder à la véritable initiation qui ne sera jamais accessible à des faibles, à des lâches, à des ambitieux de toutes natures, et 99% des gens relèvent de ces catégories. Les hommes veulent toujours avoir quelque chose de plus que les autres ou qui les distinguent de leurs congénères, ils veulent toujours plus de grades, de fonctions, d'honneurs, ils oublient de laisser les métaux à la déchetterie municipale ; ils sont tellement mal dans leur corps, dans leur mental, dans leur vie, alors ils essaient de compenser en satisfaisant leurs passions, ce qui est le choix de l'aveuglement et de la facilité. C'est aussi celui de la mort totale mais ils ne s'en doutent pas. --- Demande : Y a-t-il au RER une différence entre les mots initiation et réception ? Au 18eme siècle on parle presque toujours de réception quel que soit le système maçonnique concerné. Le terme initiation est rare sinon accidentel. On le rencontre au 4eme degré du RER où son utilisation n'est guère satisfaisante car selon JBW il faudrait avoir passé les quatre degrés symboliques pour être censé avoir reçu une soit disant initiation. Passer du Porche au Sanctuaire n'est guère plus probant car le maître est censé y être déjà parvenu - la chambre du milieu, c'est le saint des saints, la résidence de l'arche cardiaque, le sanctuaire par excellence - et c'est rester prisonnier d'un schéma fermé. Et vouloir, tout simplement vouloir, accéder à quelque chose, est déjà une faute que l'on peut rencontrer chez un homme de torrent mais inqualifiable même chez un homme de désir. Il n'y a pas de véritable initiation qui serait spécifique de tel ou tel rite, l'initiation est possible ou elle ne l'est pas, elle s'accomplit ou non et cela ne dépendra jamais de nous. Or pour qu'elle puisse exister il faut qu'il y ait une ouverture et une liberté totales, que rien ne vienne choquer le candidat dans sa croyance, dans ses principes, dans ses convictions, dans sa réalité ; elle ne peut donc pas dépendre de tel rituel ou de tel grade. La trame symbolique peut jouer son rôle mais à la condition qu'elle ne soit pas rompue par des symboles qui choqueraient eux aussi le Chercheur. L'initiation dépend essentiellement des mérites de celui qui la désire, de ce qu'il accomplit de grand, de généreux dans sa vie, et de sa liberté, de sa conformité avec l'Ordre qui n'est pas de ce monde. Celui qui reste enfermé dans un système n'est pas libre, il se trouve obligé d'accepter et de subir tout ce qui ne lui convient pas tout simplement pour prendre le grade suivant. Que le temple de pierres soit détruit est naturel et on peut garder cela sur le tableau avec le lion qui est aussi un emblème du Christ ; on le sait depuis l'avertissement : "tu ne passeras point ton ciseau sur la pierre car tu la profanerais". C'est l'avertissement donné à l'homme qu'il ne doit rien changer au plan de la Création mise en forme par le Créateur. Alors, il ne faut pas que le rituel commette l'erreur de faire reconstruire un nouveau temple de pierres, lequel sera historiquement à nouveau détruit. Le tableau relatif au temple de Zorobabel et l'extrait rituel relatif à ce tableau doivent disparaître. L'histoire de Zorobabel peut intéresser des Juifs mais pas des catholiques et des maçons de qualité qui travaillent depuis leur premier grade avec l'évangile de Jean. Dans le monde de l'initiation on ne peut jamais revenir en arrière. On peut passer de l'ancien au nouveau testament - de la loi du talion à la loi d'amour - mais jamais du nouveau à l'ancien, ce serait une régression terrible laquelle n'existera jamais dans l'univers de l'initiation. Lorsqu'un véritable aspirant à l'initiation, sait d'où il vient, ce qu'il est et ce qu'il doit faire, il ne peut ni accepter ni tolérer cela.Heureusement, aujourd'hui grâce à internet on a connaissance de ce qui nous attend au prochain degré. Il n'est absolument pas normal qu'on ne nous annonce jamais ce qui nous attend au grade suivant et qui peut ne pas convenir. C'est tout simplement inqualifiable voire une forme d'escroquerie morale. Le rituel de 4eme est tardif (début du 19e siècle) ; il ne fut alors ni étudié ni validé par aucune autorité maçonnique, le seul Willermoz, manquant cruellement de compétences symboliques et rituelles, n'y suffisant pas. On en a de nombreuses preuves. Il est allé prendre dans le rite dit de Perfection, alors en piteux état, quelques éléments sans intérêt pour le RER et pire encore qui le dénaturent. Une véritable initiation n'est pas possible si l'on nous oblige à subir, à entendre des textes dont on rejette vigoureusement le contenu, ou qu'on soit obligé de lire en tant qu'officier, il en va de même pour ceux qui s'en font les chantres ou les défenseurs. Cette situation de violation - c'est une sorte de viol puisqu'on nous oblige à subi cela qu'on le veuille ou non -, cette contrainte, produisent une crispation, une fermeture, qui va même déséquilibrer pour un temps l'être intérieur. Il y a alors deux situations possibles : pour retrouver sa paix intérieure, participer le moins possible aux travaux de ce grade en pratiquant autre chose ailleurs dans un autre système spirituel, ce qui permet d'attendre des jours meilleurs avec l'accès à l'Ordre Intérieur qui sera en accord avec notre quête ; démissionner et fuir ce rite. Voici ce qu'écrivit Louis-Claude de Saint-Martin, le véritable père de nos rituels de 1778 : "Le régime maçonnique devient pour moi chaque jour plus incompatible avec ma manière d'être [ce que je suis, ce auquel j'aspire], et la simplicité de ma [dé]marche." Tant que l'on ne sait pas ce que l'on est, on peut se perdre en commettant des erreurs ; on prend les grades les uns après les autres et ce n'est que plus tard, avec l'expérience et la maturité, que l'on se rend compte qu'on a perdu son temps pour rien. Mais si la lumière a commencé à briller, - on le sait parce qu'on bénéficie alors de théophanies, de révélations - on ne peut pas se perdre, on ne peut plus accepter ce qui nous fera dévier ou qui nous retardera sans aucun intérêt pour nous. L'essentiel en maçonnerie n'est pas de prendre des grades, c'est de faire se révéler la Réalité de l'Etre en soi, c'est qu'elle nous permette de découvrir ce qu'on l'on doit faire de notre vie, ce pourquoi cette incarnation nous fut donnée, donc ce que nous avons à faire de particulier ici-bas et de le réaliser. La vraie maçonnerie ne peut pas vous obliger à prendre des grades qui vous choquent dans votre croyance religieuse, dans vos principes et vos convictions, pour accéder à une orientation qui vous intéresse. Le RER est un rite templier, donc chevaleresque, les templiers étaient à la fois des moines et des soldats ; le rite, avec la Jérusalem céleste (qui est une allégorie), nous dirige vers la mystique chrétienne. On a parfaitement le droit de refuser tout ce qui relève de l'ancien testament ou de la religion juive (refus, entre autre, du tétragramme qui n'existe pas dans l'évangile de Jean et n'a rien à faire là). Et le rite ne peut pas nous l'imposer sous peine de déséquilibre structurel grave et de trahison à sa nature. Ce n'est pas parce que le RER gêne certains individus qu'il faut le laisser judaïser ou islamiser ce qui sera pour bientôt vu la réception de musulmans au RER dans certaines organisations et régions. Certaines loges utilisent encore les rituels de 1778 ; je les ai bien connus dans une autre exéprience maçonnique. Pourquoi ne pas laisser tomber ceux de La Triple Union de Marseille, qui ne concernaient finalement qu'une seule loge au comportement peu exemplaire, pour revenir aux sources originelles de 1778 ? --- Demande : Une soeur est convoquée officiellement pour passer devant le CONSEIL. Elle ne sait pas ce qui lui est reproché mais les soeurs et frères qui la soutiennent craignent que tout soit joué d'avance. Que pouvons-nous faire pour l'aider ? Marie-Christine. Ce conseil de maîtres, dirigé par le VM, se réunirait pour régler un problème de comportement ou de discipline surtout si votre amie a reçue une convocation officielle. Les problèmes de justice maçonnique relèvent toujours de l'ordre profane. Jusqu'où pourrait-elle aller ? Dans les cas sérieux à très graves, ( il faut exiger alors des preuves matérielles sérieuses, attention aux documents bidonnés cela est malheureusement fréquent, et en aucun cas des "on dit que", etc. ), il pourrait y avoir retard d'avancement, une exclusion pour six mois ou 1 an, par exemple, ou une exclusion définitive, c'est-à-dire une radiation. S'il y a faute, la faute sera toujours partagée. Des officiers devaient faire un travail de soutien qui n'a pas été accompli. Lorsque l'un des nôtres commet une erreur la faut nous en incombe aussi. Si nous avions été attentifs, comme nous aurions dû l'être envers ce frère ou cette soeur en difficulté ou dans une détresse particulière, nous aurions dû être à ses côtés, le ou la conseiller, agir pour l'aider à résoudre son problème, c'est cela l'obligation d'assistance fraternelle envers les nôtres. Et si nous n'avons pas fait cela, nous avons manqué à l'un de nos devoirs les plus importants. Nous avons commis une grande faute en faillissant nous aussi. Donc toute responsabilitré sera toujours à partager, ne l'oublions jamais. Il ne peut pas y avoir de différends entre un survt et ses apprentis. Les apprentis sont astreints à la discipline : comment pourrait-on espérer vaincre ses passions sans cette auto-discipline comportementale indispensable ? Il peut y avoir diverses anomalies tel un absentéisme important, un comportement non adapté, etc. Il est naturel et donc normal que tout le collège des officiers soutienne l'un des siens. C'est le contraire qui serait anormal. Votre soeur doit voir son parrain, si elle a un vrai parrain qui la connaît et qui l'a introduite dans sa loge, mais là aussi les vrais parrains qui font réellement leur devoir se cherchent désespérément. Elle peut aussi contacter l'Hospitalier. Si l'hospitalier fait vraiment son travail, il doit apporter à la soeur concernée les informations qui lui manquent voire lui servir d'"avocat". Mais dans ces cas, souvent, les maîtres ferment les yeux et baissent la tête et ils se font les complices volontaires de l'injustice. Ils pensent à leur avancement pour un prochain office ou pour le grade suivant et alors tout est joué d'avance. Dans le meilleur des cas, on vous dit : " oui, tu a parfaitement raison, c'est vrai, tu es dans ton droit, mais laisse tomber." Et cette lâcheté collective devient une honte inacceptable. Il n'est pas dit que tout soit joué d'avance comme vous seriez en droit de le supposer. Cela dépend de la qualité humaine et fraternelle et aussi de la compétence dans la direction du groupe du V.M. Il peut ne pas avoir d'a priori et agir avec impartialité. Tout dépend aussi de la qualité de l'accusateur. Il peut avoir des griefs maçonniques réels à formuler à l'encontre de votre soeur sans avoir pour autant d'animosité contre elle. A l'opposé, il pourrait aussi "vouloir lui régler son compte" pour x raisons. Tout est possible et souvent le pire. Il y a dans ces affaires toujours une part d'ombre. Les vrais motifs ne sont pas souvent ceux réellement évoqués surtout entre un survt homme et une soeur de la colonne. Ne s'est-il pas produit dans la vie privée quelque chose, ou une jalousie, qui trouverait un prolongement inadéquat en loge ? C'est très fréquent dans les loges mixtes. Votre soeur est apprentie ; avec ce grade, elle ne peut aller nulle part. Elle se trouve donc coincée à devoir accepter la décision qui sera prise contre elle. Il lui faut passer ses grades jusqu'à la maîtrise dans la loge qui l'a initiée. Partir ailleurs n'est pas impossible mais qui va accepter une apprentie inconnue qui aurait eu à subir les affres de la justice maçonnique ? Il faut qu'elle se fasse aider par un frère ou une soeur maître. Dans une loge on n'accepte pas quelqu'un qui viendrait troubler la paix ou l'harmonie qui existe. 2. voir le parrain pour qu'il demande au VM ce qui est reproché à la soeur 2bis.
voir ou téléphoner à l'hospitalier
pour la même raison Les possibilités d'action possible dans votre organisation : 1. constituer un groupe de soutien à cette soeur qui soit prêt à agir. Vous pouvez faire une lettre officielle recommandée avec accusé de réception adressée au VM en demandant à être informés des griefs qui lui seraient officiellement reprochés. Vous pouvez ajouter que votre groupe demande à ce qu'aucune sanction, grave pour son avenir maçonnique, ne soit prise contre cette soeur. la lettre doit se trouver signée des frères et soeurs soutenant la soeur en question. La grande inconnue : que s'est-il réellement passé entre l'accusateurt et cette soeur ? Ce que dira chacun n'est pas forcément la vérité. ---Demande : On me propose de passer à un grade dont le contenu ne me convient pas du tout. J'ai pu voir le rituel sur le net et divers échanges à son propos. Je ne peux pas pas accepter cela. Que puis-je faire ? Le drame de la maçonnerie à la française c'est d'être obligé de passer parfois par des grades qui heurtent nos convictions ou notre religion et si l'on est un honnête homme on ne peut pas accepter cela. J'ai connu le cas d'un frère juif, pratiquant dans sa religion, qui a interrompu le cours de sa réception au 18eme degré car il ne pouvait pas accepter ce qu'il entendait et ce qu'on lui demandait de faire. Le T.S. a interrompu la cérémonie, les frères ont tenté de faire gentiment pression sur lui en lui disant : " ce grade te pose problème ? Laisse tomber, prends-le et n'y fais pas attention. Regarde le prochain, le Kadosch, toi qui es juif, ce sera parfait pour toi." Ce frère est resté intransigeant sur sa position et il est parti ce qui a annulé la cérémonie de réception. Il a même claqué sèchement la porte en disant : " si on m'avait dit que c'était ça le REAA je n'y serais jamais venu. Vous m'avez fait perdre 15 ans de ma vie." Heureusement que c'était un frère apprécié et de qualité sinon on aurait entendu les pires choses sur lui. C'est que les hommes n'aiment pas que d'autres rejettent ce après quoi la majorité coure, ils ne peuvent pas comprendre cela. Votre trouble semble indiquer que vous trouvez vous aussi dans ce type de situation. Il n'est jamais simple ni facile d'avoir des principes, une haute idée de ce qu'on l'on doit accepter, une idée aussi ferme de ce qui est pour nous totalement inacceptable dans le domaine de la véritable initiation ou incompatible avec notre chemin. Le drame est terrible pour la maçonnerie quand on se trouve dans ce type de situation qui est totalement anti maçonnique. La vraie franc-maçonnerie n'exigera jamais de recevoir tel degré pour passer à tel autre (sauf en loge bleue mais là personne n'est trompé) ; c'est pourquoi dans la maçonnerie mondiale anglo-saxonne on prend ce que l'on veut et on laisse tout le reste sans obligation aucune. Aux USA, vous voulez être 32eme ? Vous le serez en moins d'un an ; personne n'exigera de vous de vous faire passer 18e ou 30e ou quoi que ce soit d'autre et les Etats américains qui l'ont fait ont vu leurs effectifs gravement diminuer. En Angleterre, vous passez directement du 3eme degré à celui de Rose Croix si vous le souhaitez. On prend ce qui nous intéresse personnellement en fonction du contenu. Il en allait aussi comme cela autrefois en France. On prenait directement le 30e et puis si on avait ensuite envie du Rose-Croix, on le prenait ensuite. C'est la "profanation", l'intervention des administrations qui ne sont en fait que des fédérations, dites maçonniques, qui a tout vicié. Elles osent même imposer des délais d'attente pour passer au degré suivant en violation de leurs textes fondateurs, c'est dire leur "monstruosité". et leur incompétence car quand on manque d'effectifs dans une structure de haut grade, il faut faire monter les soeurs et les frères au plus vite pour pouvoir enfin travailler normalement. Tous les rites ont prévu que pour de fortes considérations on ne respecte pas le processus d'évolution classique et que des grades puissent être donnés tout à fait officiellement par communication. Au REAA, des personnes sont devenues 33e directement en un week end sinon en une seule séance. Il y a de nombreux précédents. Il en va de même au RER où des frères sont devenus CBCS sans même avoir été Maître X ou Novice. Aux USA, la cérémonie la plus prestigieuse est celle où l'on fait des apprentis "à vue", sans qu'ils vivent la cérémonie traditionnelle. N'importe quel 33e peut faire des maçon "à vue" dans ces conditions. C'est prévu par les textes et c'est donc tout à fait régulier. Quand un 33eme est fait lui aussi à vue, il ne vit donc pas la cérémonie usuelle et son 33eme degré est officiellement enregistré par le Suprême Conseil qui le lui a déféré. Si vos frères privilègient l'administratif et l'usage de type fonctionnaire du système à la française totalement anormal sur l'initiation et votre évolution, pourtant ils sont censés vous connaître et vous apprécier et ils devraient avoir envie que vous les rejoigniez au plus vite, vous n'avez rien à faire avec eux. Passez votre chemin et que vos pas vous dirigent ailleurs : le meilleur n'est-il pas à venir ? S'ils ne font rien pour vous, que feriez-vous parmi eux ? Si ces frères "importants" veulent vraiment vous avoir avec eux, rien ne leur interdit de vous transmettre officiellement un grade par communication. Je connais deux très grandes organisations en France où des dirigeants ( je laisse volontairement sous silence leur titre pour ne pas éveiller d'attention sur certaines structures ) n'hésitent pas à donner officiellement des grades sans faire vivre la cérémonie correspondante. La cérémonie est prévue sur l'ordre du jour officiel mais elle n'a pas lieu, on procède juste à la prestation de serment et à la communication des éléments du tuilage. Il ne faut pas oublier qu'au regard de la Tradition maçonnique possède effectivement le grade celui qui satisfait au tuilage, cette tradition n'a jamais imposé d'obliger à vivre des cérémonies dont le contenu serait contraire à nos convictions. Il faut dire aussi que ceci se trouve motivé par le fait qu'il y a des programmes très chargés du fait que les réunions ne se font que tous les 2 ou 3 mois selon les organisations. Quand on a 2 tracés et une réception, on réduit le temps de la réception qui est beaucoup trop long et prenant, c'est naturel. Les réunions ne doivent en aucun cas être des punitions infligées à tout le groupe. Je connais des loges et des chapitres où l'on refuse les nouveaux venus pour ne pas avoir de cérémonies durant l'année sinon il n'y a plus de travail régulier. Au RER, le Député Maître peut vous donner par communication tous les grades qu'il connaît (18e, 30e, 33e) si vous le souhaitez. C'est prévu par un texte officiel. S'il peut vous confier par communication tous les hauts grades des autres rites, il peut tout aussi bien communiquer celui du RER qui vous intéresse. Si on ne respecte pas cette logique . --- Demande : ce site est-il toujours actif ? J'ai l'impression qu'il n'y a pas beaucoup de courriers nouveaux. Oui, ce site est toujours en activité. Les réponses aux demandes se font directement pa mail. On ne met sur ce site que des propos d'intérêt plus vaste ou dont les questions reviennent trop souvent. --- Demande : Je suis totalement désemparé. Ma loge a quitté la GLNF suite à des histoires qui ne me concernent pas. Mes frères de la loge me pressent de les rejoindre mais ils sont devenus maççonniquement irréguliers et ceci ne m'intéresse pas du tout. Je ne sais pas quoi faire. J'aime la maçonnerie et je ne veux rien arrêter mais je ne veux pas devenir un dissident ou je ne sais quoi. Vous êtes des milliers actuellement à vous trouver dans cette situation terriblement problématique. Je pense qu'il faut prendre patience et que d'ici deux ou trois ans la GLNF devrait récupérer sa reconnaissance internationale si de nouveaux venus prennent sa dfirection. Elle a apporté les preuves de son sérieux depuis un siècle, il suffit qu'elle continue sur la voie du redressement et cela finira bien. Je suis convaincu que beaucoup de frères dans votre situation reviendront à la GLNF s'il n'y a pas d'opposition émanant de leur ancienne loge mais il faudra déjà que le nouveau GM fasse supprimer l'avis obligatoire à faire formuler par l'ancienne loge. Mais en attendant que faire ? Si vous restez seul chez vous, vous devenez un maçon en sommeil. Vous ne voulez pas rejoindre d'autres organisations issues elles aussi de la GLNF comme le Grand Prieuré des Gaules ou la GLAM à cause du même problème de régularité mondiale. Il existe une solution trouvée par les 1200 maçons du rite Ecossais Rectifié qui comme vous sont partis de la GLNF et ont rejoint la Grande Loge d'Allemagne qui est régulière. En France, on la désigne par les initiales : la F.O. ( pour Freimaurer Orden). Ces 1200 frères continuent à travailler dans leur loge sous patente allemande au lieu de le faire sous patente française. Ils restent donc réguliers et peuvent visiter tous les ateliers des organisations régulières. Mieux encore : la F.O. accepte même les individuels et pas seulement les loges. C'est intelligent. Pour toute info : tapez sur Google : Phaleg FO. --- Demande : Un de nos frères apprentis refuse de passer au grade de compagnon sous prétexte que "les grades ne l'intéressent pas !". Comment réagir de manière adéquate à cette situation ? Nous sommes bien embêtés. Aucun
texte n'oblige à devoir prendre des grades si on ne le
souhaite pas. Près de 28.000 maîtres au Go
refusent bien de passer dans les ateliers supérieurs. Je
connais
des vénés à la GLNF qui refusent aussi
de passer
dans les degrés supérieurs du REAA. On ne peut
pas
récupérer tous les grades qui traînent
et faire
tout ce qu'il faut pour cela puis venir dire ensuite : nous sommes
d'éternels apprentis. La logique veut que si l'on est un
éternel apprenti on reste apprenti. Votre loge se trouve
avec un
jeune maçon qui vous damne le pion et vous donne une
sacrée leçon de modestie et d'humilité. Demande : Dans ma loge de perfection on me demande de faire un travail : comment êtes-vous devenue M.S.? La
réponse figure dans l'instruction de votre rituel. Et pour
avoir
de la matière pour votre travail, voyez le livre Le Maître Secret
de Christian Guigue. Contenu du livre visible ICI Demande : J'arrive parfois en retard à ma loge. Les travaux sont ouverts. On me fait entrer en douce mais la dernière fois mon VM m'a prévenu qu'au prochain retard je devrai entrer rituellement. Je ne comprends pas ce que cela veut dire. Je vois à votre question que vous n'avez pas reçu de vraie formation sinon vous sauriez de quoi il s'agit. C'est dommage pour vous mais dramatique pour la Maçonnerie qui n'a plus les cadres compétents qu'Elle mérite. Vous allez devoir frapper à la porte du temple selon le rythme correspondant à l'âge des travaux du jour (1, 2 ou 3). Le VM demandera : "qui frappe ainsi ?". La porte sera ouverte et on vous posera cette question. Vous devrez répondre : "c'est le f. untel qui sollicite l'autorisation d'entrer dans la L." Lorsque l'entrée vous sera donnée, vous devrez faire les pas et les saluts rituels au VM et aux Srvts. Attention : l'ordre des saluts n'est pas le même selon qu'on travaille à tel ou tel rite. Vous ne précisez pas votre rite, donc il n'est pas loisible de vous donner plus de précisions. Il y a des rites où on salue seulement le VM jamais les Srvts. Si le VM veut marquer le coup en vous faisant entrer rituellement, il y a de fortes chances pour que l'entrée ne vous soit pas immédiatement donnée et qu'il vous fasse patienter dans les parvis. Cette attente est tout à fait régulière : on ne trouble pas un travail commencé. Il vous faudra attendre que ce qui se passe en loge (lecture du compte-rendu des travaux de la dernière t., commentaire de l'Orateur et vote, lecture des infos diverses par le VM, cérémonie de réception ou de changement de grade, lecture d'une planche, etc.) soit achevé pour que l'entrée vous soit donnée. Ceci indique que votre VM en a assez de votre légéreté et de vos retards. Il vous le dit en douceur mais c'est très net ! Faites attention, avec votre arrivée en retard vous perturbez le travail rituel collectif. C'est aussi un manque de respect pour tous ceux qui sont à l'heure. --- Demande : J'ai trouvé sur le net un rituel mais en le pointant avec celui de ma loge je constate qu'il manque des choses. Est-ce normal ? Stéphane. Vous ne précisez pas à quel rite vous travaillez mais vous devez savoir qu'il existe tellement de rituels aujourd'hui qu'on ne sait plus à quoi ils correspondent. Rien que pour le REAA, on compte plus de 30 rituels différents d'Apprenti et autant de Compagnon et de Maître. Non seulement chaque organisation maçonnique change les textes et les adapte pour ne pas qu'on la critique d'utiliser ceux d'une organisation rivale mais on trouve même plusieurs versions différentes dans toutes les obédiences. On trouve 3 versions de textes différents REAA au DH, autant à la GLNF, 2 au GLAM, et c'est comme cela partout. Pourquoi cela ? Parce que de nombreuses loges refusent de faire les changements lorsque Paris les leur notifie et continuent donc à travailler avec leur ancien rituel quand certaines loges font ces changements et adoptent les nouveautés. Voir sur le net un rituel intitulé Tel Rite, rituel d'Apprenti, cela ne veut rien dire. Il manque les indications essentielles : d'où provient-il ? Quelle grande loge travaille-t-elle avec ce rituel et quelles sont ses loges qui l'utilisent ? De quand date ce document, est-il toujours en vigueur dans toutes les loges ou s'il n'est plus utilisé ? On trouve des tas de rituels pour le Français, le REAA et le RER sur le net qui ne sont plus utilisés. Pour le RER, les rituels sur le net ne sont plus bons puisqu'en 2011 toutes les organisations (sauf la GLNF, donc aussi Phaleg Fo et le GLAMF) ) ayant des loges travaillant au RER ont décidé de modifier les rituels des 4 premiers degrés. Du fait de ces changements de textes, les rituels, dits RER, présents sur le net ne sont plus bons pour les loges et les ff. de la GLTSO, la LNF, le GO, la GLF, GLISRU, la GLRF, etc. Il y a enfin un point important à savoir. Les rituels présents sur le net (pour l'Ecossais ancien et Accepté et l'Ecossais Rectifié) ne sont jamais strictement complets donc intégraux. Il manque toujours un certain nombre de choses : des phrases rituelles importantes ont disparu ; parfois, c'est l'inverse qui se produit, on trouve des ajouts, une phrase ou un paragraphe modifiés ou ajoutés, un discours qui n'existe pas dans le texte d'origine, des dates indiquées qui sont inexactes, etc. C'est normal ; pourquoi voulez-vous que quelqu'un de responsable et sérieux mette les vrais documents de travail sur le net ? Pour éviter, entre autre, ce genre de problème, au Grand orient de France, personne, à part le VM, dispose du rituel complet du rite Français Groussier, même les Srvts n'ont que la partie qui les concerne. Donc si des FF. du GO voient des rituels dits rite Français sur le net, gratuits ou à vendre, sachez qu'ils ne sont pas bons pour vous, ces textes ne vous concernent pas. Il faut le faire savoir. Il en va de même pour les livres, les couvertures de livre, scannés et mis en fichiers pdf sur internet. Il faut savoir que si quelqu'un scanne des planches ou des livres et les met sur le net sans avoir l'autorisation de l'auteur + celle de l'éditeur s'il s'agit de livre (il faut les deux autorisations : l'auteur peut être d'accord, lui ne met pas un euro de sa poche pour l'édition, la fabrication et la publicité de son livre, mais pas l'éditeur qui investit lui des dizaines de milliers d'euros dans l'édition et la promotion du livre), il y a utilisation abusive ; c'est en fait un vol de propriété qui est passible de poursuites devant les tribunaux avec demande de dommages et intérêts qui peuvent s'élever à des dizaines de milliers d'euros en plus des frais de tribunal, huissiers, publication du jugement, etc., à payer. Et on peut vous poursuivre partout dans le monde sans aucun problème. Si les gens n'ont pas l'argent pour payer les sommes auxquelles ils ont été condamnées, la justice fera saisir leur voiture,vendre leur appartement, etc. Mettre un travail maçonnique qui n'est pas de vous sur votre site internet ou sur un autre c'est comme si un inconnu venait prendre votre voiture, partait avec et la prêtait à tous ceux qui la veulent pour tout le temps qu'ils le désirent. On peut évidemment penser que ceux qui utilisent le travail d'un autre maçon, à son insu et sans son autorisation, le font dans l'intention de lui nuire personnellement et de lui créer une gêne ou le plus grand préjudice possible, ce qui impliquerait une mentalité de "voyou" peu compatible avec la qualité de maçon, de membre d'une société initiatique. Il y a aussi des "maçons" peu scrupuleux qui cherchent à se faire de l'argent en vendant sur le net les planches faites par d'autres sans que les auteurs soient informés et aient signé une autorisation d'utilisation bien évidemment. Parmi nos amis, personne n'a jamais rencontré de soeur ou de frère d'accord pour donner leurs planches à des sites proposant des travaux, le secrétaire de la loge ayant déjà les pires difficultés pour en avoir une copie et la mettre dans les archives de l'atelier. --- Demande : Je dois travailler sur le 4ème pilier. Merci de m'aider. Isabelle P. Nous sommes désolés mais le 4eme pilier n'existe pas en FM ; ce n'est qu'une fantasme véhiculé par certains. Pour preuve ? Que l'on cite l'extrait d'un rituel et d'une instruction authentiques où il serait question d'un 4ème pilier. Cela ne figure dans aucun texte. Chaque pilier se trouve en relation avec un vertu : Beauté, Force et Sagesse. Chaque pilier correpondant à une vertu, quelle vertu représenterait l'apprenti - en tant que 4e pilier - puisqu'il relève de celui de Beauté ? Selon cette hérésie, l'Apprenti représenterait deux vertus à lui tout seul dont une qui n'existe pas en loge bleue ! C'est proprement impossible et impensable puisque le ternaire régit ce degré. Un apprenti doit travailler sur les outils et les éléments de son grade qui sont déjà très fournis ; il est inutile d'en inventer d'autres. Quelle surveillante peut-elle déraper à ce point pour oser donner un tel thème de travail ? --- Demande : J'envisage de faire une planche sur la "Veuve". Je travaille actuellement au rite de la Stricte Observance Templière (et également au style Emulation). J'ai lu que l'expression "Enfants de la Veuve" pouvait faire référence à Hiram, enfant d'une Veuve, dans lequel le Maître Maçon revit. Mais j'ai lu également que ce pourrait être une référence à Jacques de Molay et à l'ordre du Temple qui doit renaître. Il faut toujours faire très attention à ce qu'on lit ici ou là y compris dans des rituels qui n'en sont plus vu les modifications qu'ils subissent tous les dix ans environ, les textes suivant désormais la mode sociale du moment. La veuve est tout simplement la Mort. Mais c'était aussi le nom que l'on donnait à la guillotine en 1789 jusqu'à 1792. Les maçons sont des enfants de la veuve parce qu'ils ont vaincu - en théorie - la mort en gagnant la vie éternelle. La relation avec Hiram serait plus à rapprocher de la notion de sacrifice ou de celle de la conservation du secret que de la mort proprement dite. Ce n'est pas parce qu'on est enfant d'une veuve qu'on est concerné par cela. Et la mère d'Hiram ne pouvait pas être veuve depuis bien longtemps, quelques mois tout au plus, le mari étant vivant au moins 9 mois avant la naissance d'Hiram. Le mythe d'Hiram pose un colossal problème : celui de sa crédibilité. Il est strictemement impossible que des Juifs aient admis un non juif - Hyram est Tyrien - dans leur société politique et religieuse. C'esrt un peu comme si, au temps de la guerre froide, l'URSS avait pris pour premier ministre un américain ! C'est impensable n'est-ce pas ? Eh bien, il en va de même pour ce mythe. Hyram vénérait Melkart, un dieu religieusement barbare pour les Juifs qui étaient tout aussi barbares de moeurs puisqu'ils sacrifiaient les enfants premiers nés issus de la prostitution sacrée obligatoire dans le temple avant le mariage d'une femme. L'enfant né de cette relation sexuelle avec un étranger - jamais avec un juif - était sacrifié à YHVH. Il faut avoir étudié la religion ancienne d'Israël pour découvrir ces coutumes contraires aux valeurs et à l'initiation maçonniques. Cette prostitution sacrée avait toujours lieu du temps de Salomon ; elle concernait les femmes bien évidemment mais il y avait aussi des hommes. Quant à la relation avec l'Ordre du Temple et Jacques De Molay, c'est une invention qui n'a guère de crédibilité mais plus les affirmations sont étranges plus elles ont de chance de plaire. --- Demande : J’ai un travail à faire sur le fait que l’on ne doive jamais remercier en Loge. Pourquoi ? Daniel P.Ceci relève de l'exercice obligatoire du devoir (devoir envers soi-même, devoirs envers les autres, envers la loge, envers ses frères, envers l'Ordre, envers Dieu, etc.) en général et du devoir d'assistance fraternelle en particulier. Pourquoi remercierait-on ou serait-on remercié ? Pour un service ou un travail que l'on devait faire ou rendre en vertu de l'application de nos devoirs ? Traitez du Devoir en général et des devoirs particuliers, ils sont énumérés ci-dessus. Il y a plusieurs chapitres sur le devoir dans le livre Le Maître Secret de Guigue. ---- Demande : Ma première planche en loge de perfection est : "il est plus facile de faire son devoir que de le connaître". Je suis un peu perdu. Peux-tu m'apporter tes lumières ? Voir le livre Le Maître Secret de Christian Guigue : il y a plusieurs chapitres sur le devoir. Présentation à www.guigue.org/guigl06.htm Il est plus facile d'accomplir son devoir : oui, à la condition de vouloir le satisfaire, ce qui n'est pas malheureusement pas le cas pour la majorité des gens y compris des maçons, pour ce qui concerne les devoirs matériels et profanes qui sont clairement indentifiés : faire vivre sa famille, élever ses enfants et leur donner la meilleure éducation et formation scolaire qui soit, honorer ses parents et les soutenir affectueusement et les aider financièrement, accomplir le devoir de solidarité fraternelle envers ses frères impécunieux, malades ou handicapés et vivant seuls ou dans la détresse, ses devoirs religieux, etc. Mais le devoir du devoir : celui que vous devez au Créateur Suprême, quel est-il ? L'avez-vous identifié avec certitude ? Par quel moyen ? On essaie de vous communiquer des Noms en hébreu, pourquoi faire ? Cela a -t- il un sens ? Pourquoi nous imposer des noms en hébreux quand on n'est pas Juif ? Est-ce acceptable ? Etc, etc. ---rère planche en loge de perfection est: "il est plus facile de faire son devoir que de le connaitre". Je suis un peu perdu. Peux-tu m'apporter tes lumières. Demande : On me dit qu'utiliser l'année 6013 depuis le 1er janvier est incorrect. Est-ce exact ? C'est
parfaitement exact
puisque l'année maçonnique ne commence pas le 1er
janvier de l'année
civile mais seulement le 1er mars. Nous serons donc toujours en 6012
jusqu'au 28 fevrier 2013 inclus. --- Demande : Lors du passage sous le bandeau dans une loge que je visitais, le 1er Srvt a demandé au candidat s'il avait informé sa famille de sa démarche. J'ai trouvé cela d'autant plus choquant qu'un franc-maçon est d'abord et avant tout un homme libre. Pouvez-vous me dire si cette question était normal ou pas ? Paul T. Lors du passage sous le bandeau d'un profane, tous les maîtres de la loge peuvent poser au candidat toutes sortes de questions fussent-elles bizarres. Elles ont pour objet d'en savoir plus sur le profane. Les compte-rendus d'enquête manquant souvent d'informations importantes, le passage sous le bandeau est l'occasion de poser directement au candidat les interrogations qui nous interpellent. Celle-ci a le mérite de pas être méchante mais elle résulte probablement - on peut l'imaginer - du fait que les enquêteurs n'ont pas pu rencontrer l'épouse, ce qui est indispensable en la matière.J'ai vu initier dans ma loge un profane qui n'avait pas mis sa femme au courant de son entrée en FM. On l'a vu le jour de sa réception puis plus jamais. C'est donc un aspect considérablement important des enquêtes ou compléments à prendre en compte. Dans les étrangetés, j'en parle dans un de mes livres en note de bas de page, j'ai connu le cas d'un profane à qui, sous le bandeau, on avait demandé pourquoi la mer était salée. Sans se démonter, il a répondu en se mettant au même niveau que le demandeur : parce qu'il y a des harengs dedans ! Tout le monde a ri et il est passé mais il aurait pu avoir des boules noires et se voir refusé. Il est de la responsabilité du V.M. de rappeler avant tout passage sous le bandeau quels sont les principes de cette phase de travail et qu'on ne doit pas la prendre avec amusement, ce qui serait un grave manque de considération envers le candidat et la Maçonnerie. Un candidat à la réception dans l'Ordre n'est pas encore un maçon même s'il aspire à le devenir. --- Demande
:
Une soeur qui
n'a pas de web me demande si vous
voulez bien l'aider : elle planche pour le 30ème. Voici le
sujet :
"l'initiée ne fonde pas son espérance sur
l'attente d'une récompense
mais sur le besoin qu'elle ressent en elle-même" . Merci de
bien
vouloir nous donner quelques pistes à développer.
Fraternellement,
Sophie. L'initié, ayant la connaissance absolue de la réalité des choses et de leur devenir, n'est habité par aucune espérance ni par aucun besoin. L'espérance est, pourrait-on dire, le signe d'un état inférieur et la conséquence de la maintenance dans un état d'imperfection et de non connaissance. Seul celui qui ne sait rien espère. N'oubliez pas quedepuis le 3eme degré et la planche à tracer le maçon est censé avoir la connaissance du plan divin ! L'espérance s'avère aussi comme la conséquence de l'expression d'un désir. Or tout désir, fut-il noble et élevé, reste la marque d'une passion, d'une volonté, d'une envie fut-elle inconsciente. Celui et celle qui véhiculent toutes ces infériorités ne pourront jamais devenir un ou une initiée. Pis encore, ils ne trouveront jamais le Chemin ou la Voie. Ceci nous conduit à aborder le problème de la récompense. Pourquoi un Cherchant attendrait-il une récompense ? Un adulte n'est pas un enfant qui attend une bonne parole, une caresse, un bonbon voire un encouragement pour persévérer dans ce qu'il fait. Un adulte est censé agir en responsable. Chacun expérimente dans sa vie professionnelle ou autre le fait que ce n'est pas parce que l'on fait plus ou mieux que d'autres personnes que l'on se trouve distingué et récompensé pour cela. Ce n'est pas parce qu'un fonctionnaire travaillerait 12 heures par jour qu'il gagnerait en salaire davantage que ses collègues ou qu'il avancerait en grade dans la hiérarchie. D'ailleurs, ceux qui voudraient s'y risquer exposeraient du même coup le déséquilibre qui les habite et qui les ronge car la vie ne se réduit pas à un seul pôle d'activité. Ceux qui consacrent tout leur temps au travail ne vivent pas et, sans qu'ils s'en rendent compte, ils manquent leur vie. Il en va de même en maçonnerie. Tous les abus, tous les excès sont des passions, des vices, des empêchements de se réaliser et de progresser. Celui qui fait quelque chose pour obtenir une autre chose est intéressé, calculateur. Très souvent cet état d'esprit fait apparaître les signes de la frustration, de la jalousie, de l'envie. La tentation devient grande dès lors d'utiliser tous les moyens pour parvenir à ses fins et l'on sombre vite alors dans la médisance, dans la calomnie quand d'aucuns n'hésiteront pas à récupérer, à s'attribuer ou à utiliser le travail fait par les autres. Il y a des requins, des Tartuffe et des "voleurs" partout. Les plus grands menteurs ou voleurs sont souvent ceux qui se parent du voile de la Vertu. Celui qui avance sur le chemin, s'il a véritablement accompli un jour le travail qu'il devait faire sur lui-même, celui-là progresse avec prudence. Il se tait en société et, mieux encore, il évite la société. Les initiés ne séjournent jamais dans les grandes villes ; ils se protègent à des centaines de kilomètres de ces cités de perdition, capitales et sièges de toutes les folies. On ne parviendra jamais à trouver le commencement du chemin si l'on est habité par un désir, fut-il celui d'accéder au grade suivant. Pourquoi un Cherchant aspirerait-il à vouloir obtenir un honneur, une fierté nouvelle, une satisfaction personnelle, la récompense du travail accompli antérieurement ? Il se comporterait en profane mais pas en adepte d'une société initiatique. La maçonnerie, depuis longtemps, insiste sur le Serment et le Devoir, sur les moyens d'avancer vers la divinité et vers la Connaissance. Le Lévite a fait entrer dans la Voie de Perfection et dans l'Apostolat car la mission du Lévite est d'éveiller les masses aveugles : il est l'équivalent d'un prophète, d'un apôtre. Le Rose-Croix est la porte qui fait entrer dans la Voie du Sacrifice : je renonce à moi-même ; je n'ai aucune importance ; je suis l'humble serviteur du Très Haut. Je suis la voix et le bras de sa Volonté. C'est en réalité infiniment plus que cela mais nous ne pouvons pas aborder ce point ici. Le Kadosh nous a fait aborder la notion de tribunal divin et les applications de la justice céleste. La vengeance templière originelle n'est qu'une allégorie de cette conséquence ou application des oeuvres du Grand Tribunal divin. Chacun doit agir en sachant que toute action a sa conséquence et qu'il met en oeuvre une loi éternelle. La maçonnerie a cherché à vous mettre en garde depuis votre réception dans l'Ordre en vous avertissant des effets de la justice distributive avec la phrase rituelle : ne faites pas à autrui ce que vous ne voudriez pas qu'on vous fit. Puisque nous devons travailler à édifier des temples à la Vertu, que chacun se trouve astreint à l'exercice du devoir fraternel d'assistance, tout Cherchant ne pouvantt, en principe, qu'agir pour aider, pour soutenir, pour éveiller l'âme et le coeur de ceux qui désespèrent de la vie et du monde. En donnant ce que j'ai de meilleur à proposer, sans attendre quoi que ce soit en retour, même s'il me faut combattre des adversaires et des frères pour y parvenir car il y aura toujours des intérêts personnels vicieux et cachés qui verront d'un mauvais oeil votre action mais c'est le devoir de tout Chevalier d'être seul, s'il le faut, face à tous, en donnant sans calculer, c'est ainsi que j'avancerai sur la Voie. Ce n'est pas sans raison occulte et mystérieuse que toutes les religions accordent une place exceptionnelle aux martyrs, c'est parce qu'il en va ainsi dans l'univers de l'initiation. Si un SDF donne à un autre SDF le sandwich qu'il a pu s'acheter en faisant la manche, son don a 1000 fois plus de valeur que 5000 euros donnés par quelqu'un pour qui cette somme ne représente qu'une partie du prix de sa voiture. Le premier ne mangera plus de la journée et il ne sait pas ce que demain lui réservera ni s'il obtiendra les quelques pièces et euros nécessaires pour cela. Celui qui donne 5000 euros ne manquera rien ni repas, ni voiture, ni quoi que ce soit d'autre mais tant mieux pour lui qu'il puisse bénéficier de cette situation privilégiée. Son don sera même infériorisé par un autre fait : la considération dont il bénéficiera désormais dans l'association où il fit ce don et la gratitude qu'on lui témoignera dans l'espérance qu'il renouvellera ce geste : voici 2 poisons supplémentaires instillés par la société dans le coeur de certains. Méditez à ce que tout cela vous inspire et développez votre bal... Demande : Je dois travailler sur les pas du Compagnon et je suis dépassé. Je peux développer les nombres de l'Apprenti et du Compagnon mais après ? Merci de m'aider. Dans
la
science sacrée, rien ne peut vous être
donné.
D'ailleurs,
pourquoi vous serait-il fait ce cadeau ? Combien en faites-vous
à vos
semblables et à votre Créateur chaque jour ?
Puisque vous ne donnez
rien ou si peu, pourquoi vous serait-il donné quoi que ce
soit ? voir
La
Formation Maçonnique (
nouvelle édition de 910 pages ) - articles Pas du Compagnon et
aussi Escalier en
colimaçon (pour le REAA
et l'Emulation). Demande
: on me
dit que le REAA ne serait pas le rite le plus pratiqué au
monde, est-ce
exact ?
Réponse dans la nouvelle La Formation Maçonnique de 910 pages. Ce propos est tenu par des gens n'ayant aucune connaissance de l'état de la FM dans le monde. Méfiez-vous des gens qui ne savent rien. C'est le rite d'YORK qui est le rite le plus pratiqué au monde. Le rite de Nova Scotia se développe rapidement aux USA, ce qui va lui faire prendre la 2eme place dans le monde. Le classement des rites n'a aucune importance en soi. Pourquoi cela vous travaille-t-il ? N'existeriez-vous qu'au volant d'une BMW ou d'une Mercédès ou en vivant dans un château ? Votre question fait penser à cela. --- Demande : On me dit qu'il est impossible que le Suprême Conseil puisse fêter les 200 ans de sa fondation. Est-ce exact ? Je ne sais pas qui vous a dit cela car il n'y a pas 30 personnes en France qui connaissent l'histoire réelle du Suprême Conseil de France et en général ces personnes manquent d'objectivité car elles sont actives dans leur Suprême Conseil. En effet, le Suprême Conseil actuel a été créé le 7 mai 1821. Il portait le nom de Suprême Conseil du Rite ancien et accepté pour la France et ses dépendances. Pour fêter son bicentenaire il faudra donc attendre l'année 2021. Il fut créé à partir des restes du Suprême Conseil d'Amérique dit de Pompéi, car il existait déjà un Suprême Conseil d'Amérique, auxquels se joignirent quelques rescapés du Suprême Conseil dispersé en 1814. La multiplicité des Conseils qui faisaient alors assaut de rivalité en France ne respectaient pas les Grandes Constitutions de 1786 qui n'autorisaient qu'un Conseil par pays. Celui fondé en 1804 par de Grasse-Tilly n'ayant pas vécu longtemps, on ne peut pas considérer que les Conseil rivaux en proviennent directement puisqu'ils se sont créés en concurrence directe. De même, si nous retenons le 2eme Conseil fondé par de Grasse Tilly, à son retour de captivité, sous le nom de Suprême Conseil d'Amérique n°2, dit de Pompéi, celui-ci n'avait pas de filiation directe avec celui de 1804, le seul Grasse Tilly ne pouvant pas y suffire. La seule chose qu'on puisse fêter est l'importation en France du Rite Ecossais - en fait américain de création - en 33 grades provenant des Etats-Unis. --- Demande : "Faut il être cultivé pour être maçon ?" Réponse dans La Formation Maçonnique.--- Demande : On me demande de travailler pour mon prochain accès au 30eme degré sur : "On ne peut pas parvenir à la Connaissance pure, c'est à dire à la contemplation de l'Absolu si l'on n'est pas devenu AMOUR." Réponse : Sur le chemin de l'initiation, la première étape est l'atteinte de la Sagesse. Sans elle, rien n'est possible. La Sagesse permet l'accès à la Beauté, à la découverte de ce qu'est vraiment la Nature et la Création dans tous ses aspects. La Sagesse permet de comprendre le plan divin (ce qui est manifesté par le travail sur la planche a tracer du maître). Celui qui sait comment se met en branle la puissance divine est excessivement armé et fort (c'est cela la vraie considération de la Force dévolue au Compagnon mais que la FM affecte mal, à un mauvais moment du parcours, du moins dans les rites dits anciens). Au rite Ecossais Rectifié, la Force est affectée au Maître écossais de St André, équivalent au 18eme du REAA. Seul le sage a l'accès à la Réalité et par extension à l'Absolu. Ceci reste interdit, inabordable à tous les autres. La sagesse, la beauté, la compréhension du grand plan divin produisent des transformations capitales dans l'état spirituel du nouveau "saint" car seul celui qui devient saint (c'est la raison du travail sur la perfection de soi que nous impose l'Ordre) peut obtenir des révélations essentielles pour son devenir et sa mission ici-bas. Le 18eme degré - de loin le plus important de toute la maçonnerie - fait entrer dans la Voie du Sacrifice. On n'existe plus pour soi. On n'a plus aucune espèce d'importance sinon celle de se fondre mystiquement en Dieu, dans son nom ou sa parole. C'est cette fusion mystique qui est l'Amour véritable. L'amour n'est pas cette pulsion qu'un homme éprouve pour une femme, ni une mère pour son enfant - ceci n'est qu'une illusion, qu'une caricature de l'amour véritable - d'ailleurs ce faux amour se défait, s'estompe, s'étiole avec le temps et se transforme en règlements de compte et en haine quand l'Amour absolu est flamme, exaltation, ravissement permanent de l'âme en soi. Réfléchissez sur cela et bon bal--t-e. --- Demande
: Voila
j'ai
pris ma décision je quitte la FM, je suis apprenti depuis un
an et demi
au rite REAA.
Au début
c'est tout beau on t'accueille, on
t'embrasse, bref on peut voir que les personnes qui vous entourent sont
simples, sans préjugé et puis après,
au bout de quelques mois, plus
rien, on ne vous appelle plus au téléphone. Vous
venez aux tenues et
vous regardez et écoutez comme un apprenti quoi. On vous
parle de Q
pendant les agapes, vous voyez également qu'il y des clans,
bref comme
le monde profane ! Réponse : Il importe de souligner immédiatement une erreur colossale : vous n'êtes pas déçu par la FM mais par certains frères qui vous entourent dans votre loge. Ce n'est pas du tout la même chose ! La FM ne demande pas de cotisation ou de capitation. Ce sont les organisations qui l'exigent pour pouvoir faire face à leurs frais de fonctionnement. Etre maçon, ce n'est pas porter un tablier et des gants voire un chapeau et une épée et se limiter à jouer un rôle quatre à cinq heures par mois en loge, chapitre, aréopage ou conseil suprême. Est véritablement maçon celui qui élève des temples à la Vertu et combat tous les vices et défauts humains. Est maçon celui qui fait face à toutes les obligations et à tous les devoirs librement acceptés lors de son entrée en maçonnerie. Le devoir de pratique de la tolérance et celui de la fraternité interdit à tous les frères de s'occuper des affaires ou du comportement d'autrui. Celui qui critique, médit, jalouse, celui-là n'agit pas en maçon puisqu'il ne respecte pas les termes de son serment. Se comporter comme une hyène ricanante n'est pas une attitude digne de la condition humaine. Violant son serment, il ne peut en aucun cas être un maçon ! Des grands-maîtres, des 33emes, des CBCS violent et ont violé à de multiples reprises (il est vrai que les meilleurs spécialistes objecteront que les hauts grades ce n'est plus de la maçonnerie) leur serment mais ceci ne nous regarde en rien ! Vous réagissez toujours en profane et donc en apprenti qui n'a pas encore commencé son parcours. Par ailleurs, vous semblez manquer souvent en loge sinon vous ne demanderiez pas qu'on vous téléphone et le Trésorier ne serait pas dans l'obligation de le faire en espérant vous voir à la tenue suivante. La maçonnerie n'est pas une famille de remplacement ni un microcosme idéal ou parfait à cause des hommes qui la composent et la représentent. La FM est parfaite en elle-même par ses valeurs et la propagation de l'initiation, les hommes restent toujours des animaux pensant avec tout ce que cela implique de défauts et de limitations au regard de la perfection vers laquelle doit tendre le maçon. Un vrai maçon n'a pas à observer, juger, critiquer ce que font ses frères y compris les autres hommes et femmes dans sa vie de tous les jours. Il ne doit s'occuper que de lui-même, devant travailler à éliminer la poutre qui est dans son oeil au lieu de s'attacher à considérer la paille dans l'oeil de son voisin. Malheureusement pour vous, vous agissez et réagissez ainsi très "épidermiquement" sans même avoir la notion du grand plan et du jeu divin. Chacun en ce monde doit passer par des étapes et des difficultés particulières voire même par des souffrances intolérables liées à des blessures morales ou physiques. Celles-ci font terriblement mal mais elles procurent des avancées considérables dans le domaine de l'évolution de l'état d'être ; c'est la souffrance qui fait accéder à la lumière, c'est-à-dire à la vision pure de la Réalité, de l'Absolu. Aucun grade ne fait avancer vers cette lumière, la souffrance, oui ! S'il arrive à quelqu'un de se trouver dans votre situation, qui n'est pas mauvaise à proprement parler car vos reproches sont véniels, (on ne vous a pas encore calomnié par des bruits de couloir, par des "on dit que" ou des sous-entendus, on n'a pas cherché à vous régler votre compte parce que vous dérangez tel dignitaire ou grand maître ou délégué fédéral ou vénérable dés lors que vous ne faites plus ce qu'on attend de vous)-, il ne peut pas s'en prendre à ses proches mais uniquement à lui-même puisqu'il ne fait pas le travail sur sa pierre. La règle de l'aspirant à l'initiation véritable est : "sois impitoyable envers toi-même, infiniment tolérant et indulgent devant les faiblesses de tes semblables" ! Parler de Q comme vous le dites, utiliser des expressions graveleuses, cela ne prête pas à conséquence quand on agit justement (Saint Augustin disait fort à propos :' il vaut mieux se voir repris par les grammairiens que de rester incompris des gens du peuple", c'est-à-dire : il faut utiliser les mots que les gens comprennent fussent-ils graveleux), c'est-à-dire dans le cadre de la Justice : tous les apprentis et tous les maçons devraient le faire dans le cadre du commencement du périple car on ne peut pas évoluer ni avancer sans ce travail. Il importe de signaler ici que les rites qui font accéder aux vertus théologales sans avoir fait transiter le Cherchant dans les degrés antérieurs par les vertus cardinales ne reposent sur rien sinon sur le sable de l'incohérence la plus grave. Parler de Q ne prête pas à conséquence si l'on agit en sage, en juste, en chevalier du devoir ! Voyez l'abbé Guy Gilbert, l'aumônier des délinquants, des voyous, lui qui parle aux loubards en faisant parfois le coup de poing avec une "droite évangélique". Il parle comme un charretier. Il jure et pourtant son message est lumineux, cristallin. Il dit fort justement : "la seule chose qui puisse sauver l'homme, c'est l'amour véritable, c'est la miséricorde et le monde manque cruellement de miséricorde" Je vous recommande de lire ses livres. Parler de Q et de -ouilles n'empêche pas l'accès à la grandeur de l'Homme et à la sainteté lorsque l'on agit en Juste. Bien évidemment, l'amour véritable n'a rien à voir avec celui d'un homme pour une femme puisqu'il finit toujours par s'étioler ou disparaître pour s'achever en divorce ou guerre de séparation. Ce qui rapprochait un homme et une femme n'était pas l'amour véritable mais une illusion née des ambitions masculine et féminine (avoir un enfant, donc se marier ou former un couple), ce n'est pas du tout comparable. Les questions que je vous poserai, mon TCF, sont les suivantes :"Où est votre amour pour les hommes, pour vos frères ?" "Pourquoi passez-vous votre temps à vous occuper de ce que font les autres ? Votre vie manquerait-elle d'intérêt à ce point ? Pourquoi perdez vous un temps précieux à ne pas travailler sur vous-même car qui sait si vous ne devez pas mourir dans les mois ou les semaines prochaines ? La vie est trop courte pour jouer un jeu vicié et vicieux, ressaisissez-vous car le vrai problème est en vous et non dans les autres. Comme apprenti, vous aurez les pires difficultés pour trouver une autre loge. Un apprenti qui démissionne est terriblement suspect et aucune loge ne prendra le risque de récupérer un "canard boiteux". Sur le chemin de l'initiation la règle est : Chacun pour soi et le Grand Architecte pour tous. Personne ne peut faire votre chemin à votre place, personne ne peut payer ce que vous devez payer dans cette incarnation qui vous a été donnée. Celui qui ose vouloir contempler la lumière, la Vérité, l'Absolu, celui-là doit le faire sans aucune aide ni aucune facilité. Il doit seul en payer le prix, s'il en est capable. Dans le cas contraire, il ne parviendra jamais à réaliser la Voie. Mon conseil : payez votre cotisation ce qui vous permettra d'être en règle vis à vis de l'obédience et de rester maçon. Visitez un maximum de loges différentes. Lorsque des frères maîtres de votre loge vont visiter une loge amie, demandez à les accompagner. Peut-être découvrirez vous une loge où vous vous sentirez mieux. Quoi qu'il en soit, passez vos grades là où vous vous trouvez mais surtout faites le travail que vous devez faire sur vous-même. Cela vous fera le plus grand bien. Tous les vrais maçons traversent cette crise que vous rencontrez et tout le monde doute une voire plusieurs fois. Où serait la foi véritable sans le doute ? Vous avez une chance exceptionnelle : celle de la vivre au grade d'apprenti, c'est fabuleux ! Vous avez une chance extraordinaire, alors saisissez-la à pleines mains, à plein coeur et rebondissez. Je vous souhaite bonne chance. Pour quitter sa loge, on doit envoyer sa démission par lettre recommandée avec accusé de réception faite au nom du vénérable. --- Demande : Je suis compagnon et j'ai souhaité plancher sur les limites de la maçonnerie. J'ai choisi ce sujet après un évènement survenu dans mon atelier (demande d'exclusion d'un F officier) par un F de la loge mère. Aujourd'hui mes réflexions et lectures m'entraîne naturellement vers l'homophobie que nous élargissons a l'endroit des personnes handicapées, homosexuelles, bien que... mais aussi aux limites de la réflexion humaine qui font que la maçonnerie mourra si on ne réagit pas aux anomalies anti-fraternelles qui se généralisent de plus en plus dans nos loges. Je te mets en garde. Si un maçon de ta L. a demandé l'exclusion d'un f. Pour des raisons xyz, tu vas t'en faire un ennemi si tu évoques cet incident et son action. Il te causera les pires difficultés pendant des années. Ces gens-là calomnient dans les coulisses en faisant filtrer de faux bruits (il paraît que ... j'ai entendu dire que ...). Cela fait un mal terrible mais on souffre tellement qu'on évolue très rapidement dans la véritable initiation et, à certains égards, finalement on finit par remercier cet ennemi acharné car sans lui on ne serait jamais devenu celui que l'on est aujourd'hui. Comme quoi le pire génère aussi le meilleur. Je connais les problèmes d'homophobie et d'handicap depuisplus de 30 ans déjà (avec la pseudo règle des 3 b - pas de bègue, borgne et boiteux en loge) depuis longtemps. A cela il faut répondre que la fraternité nous interdit de critiquer qui que ce soit et de nous occuper de choses qui ne nous regardent pas. Nous avons déjà tellement de choses à faire pour oeuvrer à notre propre perfectionnement que nous n'avons guère de temps pour nous attacher aux faux pas de nos prochains. L'homme, le maçon n'ont ni à juger ni à critiquer ni à ricaner quand un des nôtres faiblit ou tombe sur sa route. Personne n'a à s'occuper de ce qui peut distinguer les hommes qu'ils soient noirs, jaunes, rouges ou blancs, religieux ou non religieux, spirituels ou pas, handicapés ou différents pour une raison ou une autre. Voir La Formation Maçonnique (publié à l'article déception et FM, et aussi Homosexualité et FM. <>--- Demande : J'ai une planche à faire sur le thème : temps et initiation. Merci de me donner des pistes. Réponse : Le maçon échappe au temps usuel au monde profane. Pour celui qui cherche la véritable initiation, la vie demeure le vaste champs de la quête et de la transformation personnelles. Par conséquent, ce temps ne se compte plus en terme de secondes, minutes, jours et années mais il se trouve représenté par cet espace qui s'étend de la naissance à la mort corporelle. Comme personne ne sait sur quelle durée sa vie va se trouver établie, il faut agir avec sérieux, circonspection. On ne peut rien considérer à la légère si on imagine qu'il nous reste à peine quelques mois à vivre. Il meure chaque jour sur la route ou par maladie des jeunes qui auraient dû vivre encore des dizaines d'années. Quand sonnera notre heure, mes frères ? Pourtant, il meure toujours quelqu'un à chaque seconde qui passe : qui sera le prochain ? Celui qui avance dans la voie de l'initiation a la conscience claire de ce caractère précieux et privilégié de la vie corporelle qui lui est accordée. Dans ce cadre-là, on ne peut pas jouer ou faire semblant de prendre les choses au sérieux. C'est pour nous faire comprendre immédiatement que la mort nous frôle sans cesse que le candidat à la réception dans l'Ordre se trouve enfermé dans le cabinet de réflexion. Le sablier, le crâne, la pénombre évoquent le tombeau et de fait, par le coq qui se trouve sur le tableau - il est utile de préciser ici que le coq dans les pratiques anciennes était toujours sacrifié lors d'un décès pour annoncer l'arrivée de l'âme du défunt dans l'autre monde, ce coq qui annonce la mort du candidat qui arrive. C'est important car tout initié est un "deux fois né", c'est-à-dire quelqu'un qui est mort à une forme de vie pour pouvoir accéder à une autre état d'être. Cette frontière des monde se trouve matérialisée par le porte de la loge. (développer ici le symbolisme de la porte), Continuer votre développement dans cet esprit, si cela vous convient. Bon courage, --- Demande : JJ'ai un travail à préparer chez les Maîtres Secrets du REAA, dont le titre est : "Pourquoi ne peut-on entrer dans le Saint des Saints ?" Une piste pour démarrer serait la bienvenue. Merci d'avance. Réponse : Même le Grand Prêtre ne pouvait entrer dans le Saint des Saints du temple de Jérusalem qu'une fois par an. Pourquoi y avait-il accès ? Parce qu'il connaissait le secret de la vocalisation du Nom de Dieu ! Ceux qui ne savent pas ce secret ne peuvent pas entrer dans le Saint des Saints. Les lévites doivent donc rester dehors. Dans la réalité, les lévites officiaient à l'extérieur du Saint des saints et non dedans. Qu'en est-il en maçonnerie puisqu'elle ne prend malheureusement que trop rarement en compte au REAA les données réelles ? Ceci constitue une anomalie colossale car le symbolisme part toujours du réel ; ne pas prendre en considération ce qui est ou ce qui fut conduit à sortir du cadre symbolique et de tout ce qu'il implique de Réel et de vivant ! Il n'y a pas que l'entrée dans le saint des Saints mais aussi l'entrée dans le Temple. Les anciennes Instructions indiquaient qu'on ne pouvait entrer dans le Temple qu'en passant sous terre. Que voulait dire cette expression ? Qu'on était mort et enterré. En fait, c'est la mort qui fait entrer dans le temple absolu. Il en va de même pour l'expression : entre l'équerre et le compas, entre terre et ciel. Mais pour parvenir entre terre et ciel il faut être mort ou être devenu un véritable initié réalisé, un mystique pur. Il convient de ne pas confondre ici les temples de pierres - fut-ce celui de Salomon qui n'était qu'une triste copie d'un modeste temple égyptien - avec le temple de l'Eternel qui n'a que faire des temples de pierres. La Bible le précise bien : tu ne passeras point ton outil sur la pierre car tu la profanerais. Ce qui élimine de fait la plupart des outils maçonniques comme le ciseau ou le levier et même l'équerre et le compas puisqu'ils sont faits en métal impur. C'est la raison pour laquelle tous les temples seront détruits et le furent de fait, celui de Salomon comme celui de Zorobabel. L'Eternel veut des temples de chair puisqu'ils viennent de lui et qu'il appartient à l'homme de les maintenir divins par leur travail ici-bas. Dieu ne veut rien qui ait été modifié par la main de l'homme. On méconnaît aujourd'hui que les Juifs furent horrifiés par ce fameux temple de Salomon qui n'était rien qu'une sorte de copie des temples, en plus pauvre, élevés par les goyims pour les dieux des autres populations sémites. Les prophètes comme Jérémie vitupéraient : " le temple d'YHVH ! le temple d'YHVH ! Comme si la réforme de sa conduite n'était pas plus salutaire que ce temple barbare." En réalité, Salomon n'avait que faire de ce temple qui l'ennuyait profondément lui l'homme des plaisirs et des passions. Il avait besoin de frissons. C'était un joueur invétéré qui ne se contenait plus dés qu'il voyait une jolie femme, voulant la mettre immédiatement dans son harem de 500 femmes. Si l'on veut avoir une vision juste de ce qu'était son pays en ce temps, on pourrait l'assimiler à un pays comme la Tunisie actuelle comparée à ce que sont les USA dans le monde. Ce qui correspond à la puissance américaine militaire, économique étant alors le fait de Babylone, de l'Egypte, de l'Assyrie, de la Phénicie, (ou royaume de Tyr qui était alors la formidable puissance navale et commerciale en Méditerranée quand les Juifs avaient peur de s'aventurer en mer) de la Perse et quelques autres encore. Pour lui, le temple ne fut qu'un prétexte pour s'emparer du pouvoir politique et religieux éparpillé jusque-là entre les douze tribus. Par la suite, non seulement Salomon trahit son pays, pour payer ses dettes, en donnant 20 villes d'Israël à un roi étranger, ce qui constituerait dans tous les pays du monde un acte de haute trahison passible de la peine de mort. L'affaire fut étouffée avec la complicité des Lévites qu'il avait "achetés" en leur donnant un salaire annuel et des avantages en nature à prélever sur les offrandes et les sacrifices. Les Lévites furent ainsi les premiers fonctionnaires au monde ! Pour mieux s'assurer leur assistance, Salomon donna aussi quelques villes à la tribu de Lévi. Imaginez que le président de la république, pour payer les dettes de la France, donne Rennes, Bordeaux, Strasbourg, Nice, Lille, Limoges, Montpellier, Nîmes et 12 autres villes à un émir des pays arabes ou à la Chine. Accepteriez-vous cela ? Que penseriez-vous des prêtres et des évêques s'ils vous mentaient pour étouffer cette affaire ? C'est cela la réalité salomonienne et pas une autre. Ce roi, qu'on nous présente comme un admirable exemple en maçonnerie, fut aussi coupable de trahison envers son dieu YHVH puisqu'il préféra adorer Moloch, le dieu de la reine de Saba et qu'il alla même jusqu'à élever des autels ou temples à quelques autres dieux étrangers. Cerise sur le gâteau, il devint un tel tyran pour son peuple qu'Israël fut disloqué à sa mort qui fut une libération pour tous. C'est cet admirable exemple de sagesse incarnée chez un homme que représentent les vénérables des rites anciens (dans les rites modernes, comme le Français ou l'Ecossais Rectifié, le VM représente Saint Jean et non Salomon) et le Trois fois Puissant chez les Maîtres Secrets du REAA. ( voir le livre Le Maître Secret de Christian Guigue). --- Demande : J'ai un travail à faire sur le perfectionnement. Sur quoi peut-il porter ? Merci de m'aider. Réponse
: Le
perfectionnement de l'homme porte sur le plan moral, comportemental et
spirituel. --- Demande : On me demande de faire une planche sur le miroir. Que me conseillez-vous comme lectures ? Réponse : S'il existe un grand nombres d'ouvrages en maçonnerie, ceux qui sont véritablement utiles et présentent une matière de qualité immédiatement utilisable pour le travail symbolique se comptent sur les doigts d'une main. Nous ne pouvons que vous recommander le livre Les Planches du Compagnon de Christian Guigue. Il comporte un travail sur le miroir. --- Demande : Je dois travailler sur les 3 grandes lumières au Rite Ecossais Rectifié : le Vénérable Maître, le Soleil et la Lune et je ne sais par quoi commencer. Pouvez-vous me conseiller ? Nicolas. Réponse : Votre demande est intéressante car elle souligne un point capital en Maçonnerie : il n'existe pas de système de grandes lumières qui soit universel. Par conséquent, si l'on se comporte en chercheur et en maçon objectif et honnête, on ne peut pas dire que la Bible, l'Equerre et le Compas soient les 3 grandes lumières de la Franc-Maçonnerie. Dire ou écrire cela c'est leur accorder une place et une valeur qu'elles ne possèdent pas dans l'absolu. Cela ne prend de valeur que pour certaines formes de travail comme les workings anglo-saxons de culture protestante, ou les rites dits anciens. Tous les rites modernes, comme le rite Ecossais rectifié ou le rite Français et bien d'autres, ont pour trois grandes lumières : le Vénérable Maître, le Soleil et la Lune. Le drame de la Maçonnerie : c'est le désintérêt pour le symbolisme y compris dans les ateliers supérieurs. Chacun se persuade que son rite est le plus beau et le plus parfait du monde, ce qui n'existe pas. Lorsqu'on étudie un rite, on ne peut manquer de noter les anomalies ou les contradictions présentes dans les rituels ou les Instructions. Dire que tel ou tel rite est le meilleur, cela n'a pas de sens en soi. En quoi serait-il meilleur ou moins bon ? Dans le meilleur des cas, il peut apparaître plus cohérent dans sa globalité et son déroulement ou répondant mieux à une sensibilité personnelle. On ne peut pas comprendre qu'un nombre anormalement élevé de frères érigent en vérités absolues des éléments inexacts, limités à un système, ou circonstanciels. Heureusement on rencontre ça et là quelques maçons, "hors norme" mais avides de comprendre et de savoir, qui n'hésitent pas à travailler sur les textes anciens en ne se limitant pas à leur seul rite. Ceux-là savent que les rites dit anciens sont obligatoirement établis sur l'Ancien Testament, les rites modernes sur le Nouveau Testament, ce qui en change radicalement la perspective et les données. Il ne peut pas y avoir de mélanges ni d'emprunts d'un système à un autre sous peine de dénaturer et fausser tout le rite. La particularité au RER, c'est que le Soleil correspond au Christ et la Lune à la Vierge mais très très peu de maçons savent cela. Le V.M. personnifie les deux saint-Jean. Il est Jean le Baptiste lors de son entrée rituelle en loge quand, précédé du chandelier à trois branches, il annonce la lumière qui vient éclairer le monde et par conséquent nos travaux, et il devient Jean l'Evangéliste lors de la fin des travaux, en particulier lorsqu'il dit : "mes frères., lorsque pour perfectionner vos travaux, vous chercherez la lumière qui vous est nécessaire, souvenez-vous qu'elle se tient toujours à l'orient et que c'est là - à ce moment-là il désigne la Bible ouverte à l'évangile de Jean - seulement que vous pourrez la trouver". Au rite Français, il en va de même bien évidemment. La distinction entre les systèmes anciens et modernes s'avère capitale, vous devez l'intégrer dans votre travail. Dans
la religion
catholique, la lune fut de tous temps l'emblème de la Vierge
Marie, la Ma
dame sainte Marie des Chevaliers
du Temple. Elle est la Dame à qui
sont destinés les gants qu'on nous remet lors de la
cérémonie de
réception dans l'Ordre. La distinction entre Dame et femme
demeure
capitale. La dame qu on estime le plus ne peut en aucun cas
être
humaine sinon le rituel aurait indiqué la femme que vous
estimerez le
plus. Dans l'ésotérisme de la Science
secrète tout est subtile, en
nuances ; on vous indique une piste, ce qui est
déjà précieux. Celui
qui ne doit pas savoir ne mérite pas qu'on lui donne
davantage
d'indications : elles ne lui seraient d'aucune utilité
puisqu'il se
désintéresse de ce qui est capital dans l'ordre
spirituel et divin.
C'est la raison pour laquelle l'évangile indique :"il ne
faut pas
donner de perles aux pourceaux !" --- Demande : Je cherche une planche sur LA MARCHE A RECULONS. voir La
Formation
Maçonnique : articles : marche à
reculons et transcendance. --- Demande : Je cherche de la doc pour ma planche au REAA : "GLOIRE AU TRAVAIL". Merci à tous pour votre aide. Voir Les
Planches du Compagnon
: chapitre sur Gloire au travail. --- Demande : J'ai un tracé à faire sur le Maître des Cérémonies. J'ai besoin de votre assistance. Voir la Formation Maçonnique - nouvelle édition 2013 de 906 pages - article : Maître des Cérémonies. --- Demande : J'ai une question. Comment expliquer "je ne sais ni lire, ni écrire, je ne sais qu'épeler" ? Merci. Gina. Réponse : Cela ne s'explique pas et n'a pas de raison de l'être même si on donne souvent à tort ce thème à traiter car les maîtres de l'atelier seraient fort embarrassés si on leur demandait de le faire. Au-delà du simple élément de discrétion dans la communication du mot qui sert de mot de passe pour les apprentis, et de l'apprentissage de ce qui se rapporte à toutes les disciplines maçonniques, en même temps que l'on procède au travail régulateur et ordonnateur sur soi en vue de l'édification de l'homme parfait - ce qui dans le monde des initiés correspond à l'état de l'Homme Universel, lequel n'est plus simplement un homme, on veut vous faire prendre conscience de l'importance non pas des noms ou des mots mais surtout de celle des LETTRES. Le vrai nom de Dieu se trouve dans certaines lettres et non pas dans des noms ou dans des mots ni dans des applicats. Mais qui s'en soucie parmi tous ceux, bien trop nombreux, qui se désintéressent du symbolisme et par extension de tout ce qui contribue à une véritable initiation et à l'accès aux connaissances qui s'y rapportent ? Qui sait que l'ensemble des lettres se trouvent contenues dans le seul A ou alpha ou alif ? Pourtant cette clef reste considérable dans ses effets. --- Demande : La symbolique du 12eme. Réponse
: la
symbolique du 12eme, non seulement cela ne veut strictement rien dire
et cela ne peut pas exister. Un grade n'a jamais
été un symbole
!
Il convient de faire très attention avant de formuler un
titre de
planche. Il faut formuler quel est le contenu particulier du 12eme
degré. Le contenu n'est pas non plus un symbole.
De même, la
symbolique des grades de Perfection, cela ne veut rien dire. --- Demande : "Etablir le plan" au 12eme degré. Réponse : on rejoint tout simplement le symbolisme de la planche à tracer du grade de maître. Il convient de prendre enfin conscience que rien dans les ateliers supérieurs n'est vraiment nouveau en soi. Tous les hauts grades reprennent toujours quelque chose existant à tel ou tel degré symbolique. L'étoile flamboyante, la pierre cubique à pointe et bien d'autres choses des premiers grades reviennent souvent, ce qui implique que les soit disant hauts grades n'apportent rien de vraiment nouveau. Pire encore, leur explication symbolique demeure souvent plus pauvre que ce qu'on trouve chez le Compagnon d'autres rites que le REAA ! Evidemment ou malheureusement, on ne le découvre que trop tard, c'est-à-dire après avoir reçu tous ces grades et les avoir soigneusement étudiés. De trop nombreux degrés dits supérieurs sont même inqualifiables en s'avérant totalement anti-maçonniques (comme ceux qui font venger la mort d'Hiram - ce qui est une violation da la loi de tolérance, de celle de la pratique de la fraternité, de la Beauté et de la Sagesse, de l'obligation de pratiquer la Vertu et de combattre les Vices, etc. L'homme qui se comporte en monstre assoiffé de vengeance est indigne de la condition humaine ; il est même inférieur aux animaux puisque dans le règne animal la vengeance n'existe pas.) ! Etablir
le plan
au 12eme ne peut en rien s'avérer différent du
travail de
l'établissement du plan sur la planche à tracer
au 3eme. Que
feriez-vous pour passer du temple de pierres au temple de chair ?
Quelle analyse feriez-vous ? Quelles décisions
prendriez-vous ? Voilà
ce qui vous permettra d'établir votre plan personnel.
n'oubliez jamais
qu'un tracé doit se trouver établi à
partir de votre vécu ; il doit
prendre en compte vos aspirations les plus vitales. La mort approche :
elle frappera sans prévenir. Le Cherchant doit donc se
préparer en
permanence à partir pour l'orient éternel. Aucun
haut grade ne vous
aidera à franchir le seuil ni même à
affronter la maladie, le cancer,
seule la véritable initiation, si vous l'avez
réalisée en vous, vous
permettra d'affronter la Mort avec
sérénité. Aucune fonction, aucun
grade, aucun honneur ne vous sera de quelque aide à ce
moment là ! Alors que dans les grades symboliques, vous avez travaillé avec la Bible ouverte au Nouveau Testament - ce qui est une anomalie capitale dans un rite "ancien" -, voici que depuis le Maître Secret vous êtes revenu en arrière en travaillant à l'Ancien Testament. C'est une hérésie totale car on ne peut jamais revenir en arrière dans l'ordre spirituel et initiatique. On commence avec l'Ancien puis on progresse naturellement vers le Nouveau en parfaite cohérence de l'évolution des états d'être. On quitte la "loi du talion" - l'ancienne loi, pour entrer dans la "loi d'Amour", la nouvelle loi. On ne peut pas abandonner l'Amour pour revenir à la vengeance. C'est un peu comme si vous demandiez à ce que votre baptême religieux ou votre initiation maçonnique n'aient jamais eu lieu. C'est proprement impossible, nul ne peut revenir en arrière ni défaire ou refaire ce qui fut. La même anomalie se retrouve au rite Français, rite moderne, qui revient en arrière avec les Quatre Ordres supérieurs empruntés au rite de Perfection (et non pas au REAA comme certains l'imaginent à tort !). Il reste vrai, qu'avec la suppression de la Bible au Français du G.O., ce problème est réglé. Les seuls rites parfaits à ce plan sont le rite Ecossais Rectifié - moderne du début à la fin -, et le rite Emulation - ancien jusqu'à l'Arche Royale. C'est vers le rite Emulation qu'il faut diriger les profanes de confession juive, et vers aucun autre, ainsi travailleront-ils avec l'ancien testament de l'apprenti jusque l'Arche Royale. Le REAA ne permet pas cela puisqu'il les obligerait à travailler avec le Nouveau testament en loge bleue, puis au 18eme degré, le rite Français non plus. D'autres workings anglais possèdent la même cohérence. --- Demande : Le symbolisme des lieux sacrés. Réponse : Pourquoi pas le symbolisme du sucre ou de la glace à la vanille ? Soyez sérieux ! On ne peut pas faire signifier aux lieux ce qui relève des mystères ou des lois de l'univers même si certains d'entre eux possèdent des vertus ou propriétés particulières, énergétiques, thérapeutiques, etc. Trop de personnes disent n'importe quoi à propos du symbolisme qu'ils ne comprennent pas tout simplement parce qu'ils ne sont pas en situation de percevoir ce qui ne relève pas de leur niveau d'état d'être. Pour espérer percevoir ce que signifie un symbole il faut le rendre vivant, se projeter en lui, ce qui constitue la finalité du travail qu'on vous demande d'opérer sur cette pierre emblème de votre existant corporel et vital. Celui qui ne fait rien ne saura jamais rien : c'est la juste récompense du non travail accompli. Etre parvenu au 33eme degré ne changera jamais rien à cela si l'on ne sait rien et le saint Empire comporte un nombre incroyable de Souverains Grands Inspecteurs généraux du 33eme degré qui sont incapables de vous apprendre quoi que ce soi !. Si les symboles profanes ne sont que des signes conventionnels, il en va tout autrement dans l'Ordre du sacré et de l'initiation véritable où chaque symbole correspond à un mystère de la divinité, correspondant en fait à une Loi de l'univers. --- Demande : Merci de me donner matière sur l'historique du langage et de la musique maçonnique.. Réponse : Vous souhaitez des informations sur des matières qui n'ont aucune histoire réelle et qui de surcroît varient selon les époques et les pays. On rencontrera bien des esprits peu scrupuleux ou vilement flatteurs pour tenter de démontrer le contraire, comme il en existera pour avancer que les degrés dits administratifs sont initiatiques, ce qui ne sera jamais le cas puisque cela ne relève pas de leur spécificité, mais cela ne peut revêtir aucune valeur pour un chercheur sérieux. L'introduction de la musique en Maçonnerie est somme toute récente et découle de la spectacularisation intervenue dans des loges dites "galantes" de cour à la fin du 18eme siècle et aussi comme celle des 9 Soeurs à l'orient de St Germain en Laye. La présence des femmes en loge sous la maçonnerie d'adoption et le libertinage qui s'ensuivirent y contribuèrent grandement, le seul travail maçonnique restant alors trop ennuyeux. Il en fallait bien un peu, on ne venait pas là que pour cela mais essentiellement pour figurer dans une assemblée choisie entre gens en vue et s'amuser surtout le mieux du monde. La loge Les 9 Soeurs connut même les pires excès à une certaine époque en faisant venir un orchestre de plusieurs dizaines de musiciens, ce qui mit alors le quartier en émoi ! Au contraire de ce que beaucoup de nos amis imaginent, il n'y a pas de musique maçonnique. Les spécialistes, les musicologues et les critiques de la musique classique sont tous d'accord sur ce point : il n'existe pas de genre ni de style de composition ou d'harmonie qu'on pourrait considérer comme maçonniques et donc différents de tous les autres. Lorsqu'un maçon fait la vaisselle, la vaisselle du jour n'est pas maçonnique pour autant. Ce sont les maçons qui, manquant d'honnêteté intellectuelle, considèrent comme maçonniques toutes les musiques faites et composées par des maçons. Cela se veut facile mais ne veut rien dire en soi. Il y a lieu de distinguer la musique et les textes ou livrets qui eux pourraient avoir un caractère maçonnique. Mais le texte n'a rien à voir avec l'univers de la musique même s'il l'accompagne. La valse dont la spécificité rythmique se trouve basée sur 3 temps n'a jamais été considérée pour autant comme maçonnique. Au contraire, elle se trouve assortie d'un caractère frivole et par conséquent non compatible avec le devoir d'élever des temples à la vertu et de creuser des tombeaux pour les vices, tâche prioritaire chez tout vrai maçon soucieux de respecter les termes de son serment. Il existe des rites authentiques et anciens comme le rite Ecossais rectifié, datant de 1773, où toute musique reste traditionnellement interdite, tout devant s'accomplir dans le silence le plus total. Seuls ceux qui ne connaissent pas bien le rite introduise une musique qui n'y a guère sa place. Dans ce rite mystique, seul importe ce qui se passe dans le coeur et l'âme des Cherchants, Persévérants et Souffrants. Notez qu'il n'existe aucun rituel ancien et authentique prescrivant l'utilisation de la musique, le recours à telle ou telle oeuvre pour tel ou tel degré. Cela n'existe pas. Encore moins pour le REAA dont les vrais rituels "bleus" firent leur apparition suite à l'affaire du maréchal Magnan, soit seulement sous Napoléon III ! Les déviations ont fait jour et se multiplient depuis le 19eme siècle, période réactionnaire suite aux excommunications papales, ce qui donna lieu à toutes les dénaturations. Les Landmarks précisent bien que la Franc-Maçonnerie n'a pas à s'adapter aux modes passagères ni aux caprices des hommes qui se succèdent ! Elle doit rester ce qu'Elle est : le vecteur de l'initiation en Occident et du corpus des connaissances traditionnelles qui l'accompagnent. Il apparaît essentiel de souligner ici qu'on ne peut pas tenir pour authentiques les rituels modifiés tous les 10 ans par telle ou telle organisation, comme c'est devenu le cas ces quarante dernières années, ou pour permettre à l'une ou l'autre de se différencier de ses concurrentes. La maçonnerie "business" n'a rien à voir avec la Maçonnerie authentique et traditionnelle. --- Demande : Les Agapes. Voir La Formation Maçonnique : agape, loge de table. --- Demande : Le thème de ma planche est La Gnose du Compagnon. merci de m'aider.. Réponse : Voilà une hérésie colossale qui démontre la totale absence de connaissances chez celui qui vous l'a confié. C'est un peu comme si on vous demandait de traiter la Kabbale du compagnon, on pourrait en mourir de rire si ce n'était pas aussi affligeant. Pourquoi pas la kabbale de l'épicier du coin de la rue ? Soit vous traitez le sujet LA GNOSE en développant l'importance qu'elle revêtit chez les gnostiques du temps de Valentinien et en expliquant ce qu'elle englobe et pourquoi elle perdure encore soit vous passez à autre chose. Il n'existe aucune autre gnose, ni celle du boucher, ni celle de l'avocat, ni celle du maçon ni celle du compagnon. La Gnose (gnosis) ne se réduit pas à ce qu'en donne la traduction du mot en français, de même que le septentrion n'est pas du tout la désignation géographique du nord en loge, il s'agit de tout autre chose. Le livre des gnostiques est la Pistis Sophia dont je vous recommande la lecture. On trouve facilement ce livre chez les bons libraires. Un sujet qui s'avère envisageable - et j'ose espérer que votre surveillant a malencontreusement exprimé son idée en utilisant le mot Gnose - serait celui : "Ce que le Compagnon doit savoir". Si dans le monde profane, on recrute en fonction des compétences nécessaires pour tenir un emploi - et aucune entreprise ne durerait sans cela -, en Maçonnerie - et cela la tue doucement - on met en place des cadres ( vénérable, surveillant et ça continue à tous les niveaux dits supérieurs ...) qui n'ont aucunement le minimum des connaissances symboliques, rituelles, historiques, ni les compétences requises en terme de communication, développement et de management. Le drame de la FM, c'est que les organisations ne sont plus capables de se doter des cadres compétents. On fait semblant ; on agit comme si tout allait merveilleusement bien dans le meilleur des mondes. Les organisations françaises privilégient aujourd'hui la Communication médiatique sur la transmission de l'Initiation. Le résultat ? Ceux qui aspirent de tout leur être à une véritable initiation sont obligés d'aller la chercher ailleurs. --- Une nouvelle organisation mixte vient de se créer. Voici son adresse de correspondance : La Grande Loge des Maçons Réguliers Francs et Acceptés - 91, rue du Faubourg Saint-Honoré - 75008 Paris. --- Demande : Je dois traiter au 12eme le thème suivant : "Etre zélé, fidèle, désintéressé". Merci à tous pour votre aide. Ce
sont des
qualités qu'on doit rencontrer naturellement chez un
Apprenti ! Il n'y
a rien de nouveau à ce degré. --- Demande : Je suis à la GLFF. Lors de la cérémonie pour le passage au grade de Compagnon, nous avons 5 marches de couleurs : une noire, une bleue, une verte, une rouge et une transparente. Je cherche quelle peut être l'origine de ces marches. J'ai trouvé, au Rite Opératif de Salomon, trace de 3 marches au grade d'Apprenti et de 5 marches au grade de Compagnon (la seule différence étant que la dernière marche est blanche alors qu'elle est transparente chez nous). Pourrais-tu m'apporter quelques lumières sur l'introduction de ces marches dans certains rituels ? Merci d'avance.
Les marches n'ont aucune couleur. Il s'agit là d'ajouts "modernes" n'ayant aucun sens comme tel puisque la seule couleur qui compte reste celle de la loge symbolique. Que l'on soit apprenti, compagnon ou maître, la maçonnerie symbolique - celle des loges usuelles- est dite "bleue". Le rouge sera réservé pour certain atelier capitulaire. Les
marches
existent et figurent sur tous les tableaux de loge depuis le 18eme
siècle pour les rites existant depuis cette
époque. Elles sont en
pierre donc ne portant aucune autre couleur que celle de la pierre
utilisée. --- Demande : Un problème s'est déroulé hier soir dans une loge dans une tenue d'élection entre le vénérable en chaire et un ex-vénérable, les deux ont le 33ème degré. L'ex-vénérable insulte le vénérable en exercice et le traite en loge de "démolisseur de loges". Toute cette histoire n'a d'autre but que celui de reprendre l'office de Vénérable en divisant les frères, ce qui sera plus commode pour les manipuler. La tenue s'est interrompue et l'élection a été remise à une date ultérieure. Ma question : Est ce que le V:. en chaire a le droit de licencier le l'ex Vénérable et faire cesser ses fonctions suivant le code de la F:.M:. universelle ? J'attends impatiemment ton avis. Alain G. En cas d'incident de quelque nature que ce soit le vénérable peut, il a tous pouvoirs pour cela en accord avec l'obédience, interrompre les travaux quand il le souhaite et ne pas conduire la tenue à son terme (qu'il s'agisse d'une tenue d'obligation courante ou autre), ou faire conduire un frère sur les parvis (manière élégante de lui faire quitter les travaux), voire même de l'interdire de présence dans l'atelier en attendant la décision éventuelle de la Commission de discipline de la loge, s'il y a lieu, ou de celle de l'obédience ou régionale (ceci variant selon le rite et l'obédience). Les
guerres pour
reprendre le pouvoir et le vénéralat sont
tellement fréquentes qu'on
les compte plus et des haines farouches (en toute fraternité
bien sûr)
dégénèrent en bagarre en loge durant
les travaux et on a même connu le
cas où certains teigneux ont essayé de faire
licencier de leur travail
des candidats ayant eu le toupet de se présenter contre eux
! Tous les
moyens sont utilisés : lettres anonymes, rumeurs, calomnies,
etc. Le
plus grave encore, c'est que les GMP, que les
délégués ou conseillers
fédéraux laissent faire en jouant les Ponce
Pilate, ils ne savent rien
de ce qui se passe. Les Grands Maîtres doivent virer ces
fautifs qui
fuient leur responsabilité. Il faut supprimer aussi, pour
les frères
qui veulent changer de loge ou se faire
réintégrer dans l'obédience,
l'avis de leur ancienne loge. Avec les règlements de compte
et des
jalousies qui peuvent durer à vie, celui qui veut revenir
sera vite
noirci. Ces mauvais agissements profanes ne se limitent pas uniquement
aux loges bleues, on les retrouve dans les ateliers
supérieurs surtout au reaa
ou
au rer. Je connais plusieurs frères qu'on a descendus de
charge pour y
mettre quelqu'un qui voulait la place. Puisqu'un passé maitre est en guerre contre un VM en place, il faut savoir que l'office de passé maître est d'invention récente si on peut dire (moins de 200 ans en Angleterre et seulement 130 ans en France) et il n'a pas grande importance en tant que telle. Il nuit même à la pratique traditionnelle ancienne dans laquelle un surveillant tenait l'office de V.M. en cas d'absence de ce dernier. Avec la création de l'office de passé maître, on a mis en place la cérémonie dite de maître installé qui viole l'usage ancien de remplacement du vénérable par un des deux surveillants (et non forcément par le 1er) et aussi des landmarks qui impliquent qu'aucune innovation ne puisse se trouver introduite en maçonnerie. Les organisations administratives ont verrouillé le système. Si le V.M. est absent ce sera donc au passé maître de le remplacer. Que fait-on si les deux sont malades ? Il n'y a plus de tenues possibles puisque personne ne peut tenir le maillet d'orient. Alors certains font des tours de passe-passe en allant chercher quelqu'un qui a été vénérable il a 15 ou 25 ans dans l'atelier, ou en allant chercher un vénérable en chaire dans un atelier voisin et ami ou en faisant tenir le maillet par le conseiller fédéral. Cela devient le domaine de la non maçonnerie. Après cela d'aucunes s'étonnent que des centaines de départs aient lieu chaque année dans chaque grande obédience ou que les anciens ne viennent plus en loge ou qu'il y ait 38 obédiences aujourd'hui en France : c'est le record du monde absolu et inégalable. Pourquoi cela ? Parce qu'on trouve dans les petites organisations une maçonnerie qui tend à disparaître dans les grandes organisations trop préoccupées d'économique et non plus d'initiation ni de réalisation personnelle. --- Demande : Mon surveillant me demande de traiter le dernier voyage de Compagnon comme planche d'augmentation de salaire en vue de mon élévation à la maîtrise. Pouvez-vous m'aider ? On assiste trop souvent à cette anomalie de confier un travail sur tel ou tel voyage, ce qui n'a aucun sens en soi. Soit on vous demande de travailler sur les cinq voyages, soit on vous confie un autre sujet. Les 5 voyages forment un tout dont on ne peut rien retrancher sinon on vous ferait accomplir seulement une ou deux voire trois pérégrinations mais non les cinq rituelles. Puisque ce nombre des circumambulations demeure obligatoire pour la cérémonie de passage au grade de Compagnon (exception faite pour le Rite Ecossais Rectifié), rien ne permet à votre surveillant d'annuler les quatre précédentes en vous demandant de ne traiter que la dernière ! C'est la marque qu'il n'a pas la culture ni la connaissance du rite et du symbolisme qui sont incontournables pour l'exercice de la charge de Surveillant. Non seulement celui qui ne sait rien ne pourra rien transmettre mais pis, encore, il introduira des incohérences et donc des déviations dans la pratique, dans la compréhension du rite comme à celle des symboles. C'est
tout
le drame de la maçonnerie actuelle : celui de ne point avoir
les hommes
possédant une base "technique" suffisantes en terme de
connaissances
pour tous les degrés ni les structures humaines
compétentes à tous les
niveaux de la hiérarchie. Dans le monde profane on exige des
compétences pour répondre aux exigences de tel
emploi ou poste dans une
entreprise. Je me souviens de la phrase d'un de mes apprentis,
André
S., alors directeur chez Renault, qui trouvait anormal
et même
scandaleux qu'il n'y ait aucune formation dans les loges et que les
connaissances, que les compétences manquassent cruellement.
C'est à
toi, cher André, que je dois d'avoir écrit ces
livres pour former mes
apprentis et compagnons mais aussi les maîtres non encore
totalement
perdus pour l'Ordre. Quant aux autres, beaucoup font semblant
de
jouer au maçon sans jamais le devenir
véritablement sur le fond
puisqu'ils ne savent même pas ce qu'est la vraie
Maçonnerie, ce qu'elle
contient ni vers quoi elle tend et comment le pourraient-ils s'ils se
désintéressent du message signifiant des symboles
soumis à leur
perception non intellectuelle ? Montrez à votre surveillant que vous au moins savez traiter un sujet sérieusement sans rien en retirer. Voyez le livre Les Planches du Compagnon. Vous y trouverez une planche et de la matière sur le nombre 5. Voyez aussi Les Voyages du Compagnon, cela vous sera utile si vous ne disposez pas du rituel intégral du degré. --- Demande : J'interprète les mots sacrés des premiers grades comme un processus d'acquisition de la parole conçue comme principe créateur. Comment faire le lien avec ceux du quatrième ? Que signifient Ado... et Iv... ? Réponse
:
Il n'existe pas de lien direct entre les mots dits ou
considérés comme
sacrés en Maçonnerie. Par ailleurs, on ne peut
pas s'y référer car de
nombreux mots ont été
altérés par les Juifs eux-mêmes, avec
le temps, voire purement
supprimés.
De plus les mots hébreux utilisés, en d'autres
grades du REAA, ne
peuvent avoir de sens et même de contenu que pour des Juifs,
ce
qui n'existe plus en maçonnerie et continue à se
perdre de nos temps.
Pour des Chrétiens orthodoxes au sens plénier du
terme, ils n'en
possèdent aucun et cette présence même
les dérange. Important:
que faire si l'on refuse tout ce qui vient de l'ancien testament et de
la tradition juive ? Il faut surtout abandonner le REAA dans ses hauts
grades. --- Demande : Je suis à la recherche de documentation ou de précisions pour un travail sur "le passage de la porte et Janus".Observation
: Janus est le dieu des portes mais non celui des gonds qui
dépendent de la déesse Carna qu'il a
violée et qui se venge en
l'empêchant de pouvoir faire ce qu'il veut. Ainsi Janus ne
peut pas
ouvrir ou fermer les portes si Carna n'y consent pas puisqu'elle est la
maîtresse des gonds et qu'elle peut les empêcher de
fonctionner
interdisant ainsi l'ouverture ou la fermeture. Voir Janus in Les
Planches du
Maître. Trop
de maçons aborde le
sujet Janus sans posséder même les rudiments de la
religion romaine,
que voulez-vous qu'ils sachent d'utile et puissent communiquer ? Rien
d'intéressant.. --- Demande : je suis à la recherche d'éléments pour établir une planches sur l'apprenti-profane. Merci de m'aider. Une observation capitale : l'apprenti ne peut pas être confondu avec un profane. Par extension un Apprenti profane cela ne peut pas exister. Par contre, on peut tout à fait concevoir le travail de l'Apprenti dans le monde profane, bien que, devant se "construire" lui-même, cette mission relève davantage de la maîtrise ou à la rigueur du compagnon mais il peut amener ceux qui l'entourent à prendre conscience de leur égoïsme et de leur imperfection personnels. --- Demande
: Pour
une planche au
14eme, dont le titre est : Le
Centre de l'Idée.
Merci de
m'aider
à démarrer. Pour nous, ce thème n'a pas de sens en soi. Une idée, fut-elle considérée au sens platonicien du terme, n'a ni bord, ni centre. Elle forme un monde en soi, un tout cohérent dans une dimension donnée : celle de son action. Soit vous considérez le centre, mais cela nous ramène à la Chambre du Milieu, soit vous évoquez l'idée maîtresse du 14eme : la lame triangulaire cachée sous le ... Ceci peut constituer une idée : pourquoi faut-il cacher la lame d'or ? On peut reprendre les éléments du rituel pour commencer le travail et développer. Cette incohérence du centre de l'idée rejoint l'inexacte mention : le centre de l'union. Soit il y a union, soit séparation et distinction, donc une absence d'union mais en aucun cas on peut traiter l'extérieur ou la zone médiane ou le centre de l'union. Trop de rituels des degrés supérieurs comportent des dizaines d'anomalies et monstruosités de ce genre. --- Demande : Je cherche des documents sur la coupe d'amertume. Voir la nouvelle La Formation Maçonnique de 910 pages (articles coupe, calice). Un de nos frères vend ce liquide très difficile à trouver dans le commerce. --- Demande : Je dois présenter une planche dont le sujet est : La profession de Foi du CHK (30°). Je ne sais comment l'aborder, pourriez-vous m'aider ? Merci d'avance. Réponse : Ce travail à présenter au Conseil Philosophique pourrait se trouver abordé comme suit, il y a d'autres possibilités bien évidemment : Plan possible. La profession de foi : qu'est-ce ? Qu'est-ce qui la motive, la rend nécessaire, indispensable ? On peut faire mille choses sans se trouver en situation de faire une profession de foi. Mais elle se traduit par une engagement public, donc irréversible. Elle devient analogue au contenu d'un serment pris devant la divinité. A l'instar du non respect du serment ou de l'obligation prise, toute non réalisation fut-elle partielle de ce que comporte la profession de foi entraîne la pire des sanctions dans ce monde-ci comme dans celui de l'éternel orient. Qu'est-ce que le CHK ? Reprendre le rituel et l'Instruction. Quelle place tient-il dans le souverain tribunal ? A quelles fins ? N'oublions jamais que l'Aréopage est le tribunal des dieux. Il vous faudra traiter aussi ce que recouvre la Vertu de Justice. Il ne peut pas y avoir de tribunal, souverain ou non, sans qu'on y excelle dans l'approche de la Justice. Ce n'est pas si simple qu'il y paraît puisque la Bible énonce : "Tu ne jugeras point ton prochain". Par conséquent appréhender la vertu de Justice n'entraîne pas systématiquement sa pratique mais la connaissance des effets sur soi et son devenir dans tous les plans de création et transformation. Par cela même, la Justice est de très loin la plus importante de toutes les vertus cardinales et théologales incluses. Voir le livre Les Planches de l'Apprenti (www.guigue.org/guigl02-1.htm) qui comporte ce thème pour le Rite Ecossais Rectifié, rite templier. Aucun apprenti-Chevalier ne peut avancer s'il ne connaît pas les effets de la Justice. Ce que le Rite Ecossais Rectifié traite au premier degré, le CHK doit le développer au 30eme. Quels sont les devoirs obligatoires et spécifiques du Kadosch ? Ces devoirs qui vont composer les degrés ou la trame de la Profession de Foi se déclinent avec les 7 niveaux blancs et les 7 niveaux noirs de l'échelle mystique. La conclusion porte sur l'universel bien évidemment. Que ce plan vous aide à faire un bal..... qui intéressera le ... fois P....... et tous les FF. CC.......... de votre C....... --- Demande : J'aimerais avoir quelques explications sur L'Equerre, qui est à la fois le bijou du VM et symbolise par ailleurs une des trois grandes lumières. Pourquoi celle du VM a des branches inégales, et celle posée sur le VLS des branches égales ? Réponse : Il faut savoir que les grandes lumières changent selon les systèmes maçonniques. Dans les formes dites à tort "anciennes" puisqu'elles sont historiquement plus jeunes, donc moins anciennes, que les formes dites modernes : il s'agit de la bible, de l'équerre et du compas. Les rites modernes reconnaissent comme trois grandes lumières : le vénérable maître, le soleil et la lune. Vous
appartenez donc à un système dit ancien.
L'équerre ne symbolise pas une
des trois grandes lumières, elle est une des trois grandes
lumières, ce qui
n'est pas la
même chose. Dans votre système, on ne veut pas
connaître d'autre
équerre que celle de valeur 345 soit à branches
inégales. On la
retrouve de même comme bijou du passé
maître immédiat. L'équerre à
branches égales posée sur le VSL constitue une
grave erreur qui
démontre une méconnaissance totale des fondements
et caractéristiques
de votre rite de la part de ceux qui vous dirigent. Autre erreur
générale, l'ouverture au REAA de la Bible au
prologue de
l'Evangile de Jean,
totalement inacceptable dans un vrai rite ancien. Cette anomalie
résulte du fait que le REAA est une copie
importante du
rite Français qui est un rite Moderne lui et travaille donc
tout
à fait normalement avec l'évangile de St Jean
avec une
équerre à branches égales Demande : j'ai choisi comme sujet de ma troisième planche d'apprenti : le doute, le questionnement, l'interrogation. Pourriez vous me donner quelques pistes de réflexion car ce sujet se révèle pour moi plus difficile qu'il n'y paraissait lorsque je l'ai choisi... Ce
n'est pas un bon sujet pour un apprenti qui ne peut pas se laisser
aller à douter, à se questionner, ou à
s'interroger ce qui revient au
même, etc. Votre parrain, votre surveillant sont
là pour vous éviter
cela. Quant à vous, il vous appartient de vous laisser
aller, guider en
toute confiance. Si des doutes surgissent, c'est que quelque part
quelque chose ne va pas en vous. Vous restez habité par des
valeurs et
des considérations profanes n'ayant aucune place dans la
loge.
En
conséquence, c'est vous qui ne vous montrez pas conforme
à ce que vous
devriez être. Ce qui se dit et passe autour de vous ne
présente aucun
intérêt en soi. Vous n'êtes pas venu en
maçonnerie pour vous occuper de
ce que disent ou font ou ne font pas tels ou tels frères.
Leur
responsabilité, leur échec, leur trahison
éventuelle vis à vis de
l'Ordre et des principes et devoirs maçonniques ne sont pas
les vôtres.
Chacun pour soi et le GADLU pour tous, telle est l'impitoyable loi des
Chercheurs d'Eternité. Les considérations morales
ou profanes ne
changeront rien à cela. Je finirai juste par une remarque : le plus important n'est pas de réussir soi-même, c'est d'aider ou d'agir en sorte pour que les autres réussissent. En tant que Christian Guigue, à titre personnel, je n'ai aucune importance, mais si j'aide les autres à avancer sur leur chemin, et c"est le travail auquel je m'astreins en écrivant mes livres, ce qui se trouve alors accompli est important. --- Demande : Je recherche des éléments pour une planche " je pense car j'ai une main". Pouvez-vous m'aider ? Ce thème est provocateur et non compatible initiatiquement par sa formulation. Pourquoi ne considérerait-on pas que l'on pense parce qu'on a un poil dans le nez ou un sexe puisque certains ont fait du sexe le but de leur existence ? Ce qui revient à dire que je suis totalement incapable de penser puisque je dis de telles énormités. Le matériel et le concret ne sont en aucune manière compatible avec le monde de l'abstraction, donc celui des idées au sens platonicien du terme et par extension de l'initiation et de la spiritualité. Pour développer votre travail, même si le sujet demeure incohérent en soi, il faut démontrer cette anomalie ou la contredire. Vous devez : 1 - traiter ce qu'est la pensée. Je pense - ce qui n'est pas le cas de la majorité des hommes et des femmes - ne se résume à se dire intérieurement : "tiens il fait beau aujourd'hui", ou " "quelle belle voiture" ou encore "si j'allais vivre dans une autre région ?". Les grands penseurs mondiaux ne s'intéressent jamais à ce genre de choses. Leur travail porte sur ce qu'est l'homme, sa place dans le monde et dans l'univers, ce qu'il peut devenir dans la chaîne des évolutions de la création. Leur pensée va se prolonger par l'enseignement direct sous la forme orale, forme privilégiée en orient, ou par l'intermédiaire de l'écrit en occident. Notons ici qu'un penseur écrit rarement, ce sont ses disciples qui recueillent ses enseignements. Dans les sociétés industrielles, on n'a même plus besoin de la main pour écrire : on utilise des logiciels de reconnaissance vocale. La pensée s'avère donc philosophique, c'est l'entrée dans la sagesse - sofia étant la sagesse absolue. L'accès à l'état de Sagesse est à ce point capital que rien dans l'évolution spirituelle et initiatique de l'homme ne peut s'accomplir tant que cet état ne se trouve pas réalisé. C'est la raison pour laquelle les rites modernes (basés sur le Nouveau Testament) utilisent le triptyque Sagesse, Force et Beauté, quand les rites dits anciens (Ancien Testament), moins avancés du fait de leur système hiérarchique comportant des dizaines de grades dont, anomalie supplémentaire, les 2/3 ne sont pas pratiqués, privilégient le cheminement inverse Beauté, Force et Sagesse. La sagesse devient le point, le commencement du vrai cheminement vers la lumière car elle seule permet l'accès à la Réalité ou Vision juste et réelle de ce qui Est. L'homme se berce tellement d'illusions qu'il refuse presque toujours de voir le monde, la nature et les étapes de la vie sous leur véritable aspect. Il veut les voir à travers le prisme déformé des choses auxquelles il veut accéder, c'est-à-dire uniquement sur la base de ses intérêts ponctuels et fluctuants. Voilà pourquoi on soumet dans certains rites, à certains grades, un miroir au candidat. Pour qu'il puisse se voir vraiment tel qu'il est et non pas comme il cherche ou joue à se voir. pour qu'il prenne conscience qu'il est "déformé" et non conforme à ce qu'il est. Le miroir produit une image inversée dont non conforme à la réalité. Le miroir comprend aussi trois distances, chacune d'elle correspondant à un "monde". Intéressez vous au symbolisme et vous découvrirez tout cela. 2 - Aborder ce qu'est le concret et le matériel. Pourquoi l'homme ne veut-il pas voir le monde, la vie, tels qu'ils sont dans leur finalité éternelle ? Parce qu'il a peur de la mort. Pourquoi a-t-il peur de la mort ? Parce qu'il ne pense pas au sens philosophique et par extension religieux du terme. Alors il cherche à oublier ce qui lui fait peur, à s'oublier lui-même. Par quoi cela se réalise-t-il ? Par la fuite dans le matériel, donc par ce que l'on fait dans ses actes et ses gestes. Le monde du concret devient celui de la fuite. Il suffit de visiter les cimetières pour mesurer la peur des défunts qu'on peut apprécier à partir des sépultures établies pour défier le temps ou qu'on veut toujours fleuries. L'homme se rassure à travers ses créations. Ce qu'il fait, ce qu'il fabrique, le rassurent. Il a l'impression d'exister puisqu'il voit ce qu'il est capable de produire. Pour lui, la main devient l'outil capital par lequel il s'imagine être. Il baigne dans l'erreur et l'illusion les plus totales car tout ce qui sera façonné de main d'homme est condamné à disparaître. Voilà la raison de la disparition de tous les temples, celui de Salomon comme de Zorobabel. Evoquer la reconstruction d'un temple ne se situe plus dans le cadre d'une authentique initiation et tous les dégrés qui évoqueront cela seront à éviter sauf si l'on privilégie son ambition matérielle, sa progression hiérarchique dans le système mais là nous restons dans l'inférieur, le ténébreux, le désir donc dans les passions. Un Cherchant , car nous le resterons jusque notre mort, qui se préoccupe surtout de son élévation spirituelle ne peut pas accepter de faire semblant ni de satisfaire aux exigences d'un système dont il n'a aucun besoin et qui n'a rien à lui apporter. Interrogez-vous par rapport à tout cela. Mettez sur le papier ce que vous en pensez, cela formera la trame de votre travail. N'oubliez pas que seul le cerveau conçoit et commande aux organes du corps dont la main. La main obéit aux injonctions du cerveau, rien de plus, et lorsque la dopamine vient à lui manquer la main ne peut plus rien faire tellement elle tremble. Pensez-vous que chez les parkinsoniens la seule main puisse compenser ce qui manque au cerveau pour réguler le bon fonctionnement moteur du corps ? En aucun cas ! --- Demande : Je vais quitter mon poste d'Orateur et j'ai un travail à présenter pour informer mon successeur de la tâche qui l'attend. Comme vous êtes le seul auteur à vous occuper de ce qui nous concerne et à y répondre directement, je me permets de vous solliciter en recherche de matière. Marc. Lille. ORATEUR
: étymologie. Le mot apparaît vers 1180
dans la langue
française. On en trouve trace pour la première
fois dans La vie de
Saint Evroult, sous la forme méridionale
ouratour. C'est
Bersuire qui en 1355 utilisera le premier le mot orateur tel que nous
le connaissons encore de nos jours. Vient du latin : orator,
lui-même dérivé de orare,
dans le sens de "parler". L'orateur
est donc celui qui parle. --- Demande : J'ai besoin d'aide pour deux travaux au 30eme, la documentation manquant cruellement à ce sujet. 1 - L'âge du Chevalier Kadosch. 2 - Planche : "Si vous voulez savoir, osez !". L'âge varie selon les rituels et époques : c--t ans et plus, je n'ai ---- d'âge, etc. les âges font intervenir des données importantes auxquelles personne ne s'arrête ou si peu. 1-- et plus et je n'ai --- d'âge font intervenir le même contenu. Je n'ai --- d'âge, c'est-à-dire : je me situe au-delà du temps des hommes et par extension des problématiques et intérêts usuels aux hommes. 100 = 10 x 10 mais aussi 1 + 0 + 0. 10 ramène toujours à l'unité, au 1 mais avec l'accomplissement d'une circonvolution ou le parcours intégral d'un monde ou plan particulier et l'acquisition des connaissances supra humaines correspondantes. Un siècle et plus implique le parcours de deux mondes et l'entrée dans le troisième qui n'est ni le monde des hommes ni le monde intermédiaire où matière et esprit ne se trouvent pas totalement disjoints mais en correspondance pour un temps indéterminé et indéterminable l'un par rapport à l'autre. Le 3eme monde, celui de l'esprit fait entrer dans l'univers spécifique de la divinité, ce qui reste en rapport avec les points du 30eme se rapportant au Souverain tribunal et à la Justice céleste ou/et divine. - "Si vous voulez savoir, osez". La formulation reste problématique par l'ordre : Osez. Ce n'est pas parce qu'on veut accéder à la Connaissance et à la Lumière, laquelle n'est rien d'autre que la recherche de la révélation et l'espoir d'une théophanie ou contemplation de la divinité qui se révèle par une grâce spéciale, que cela se produira même si l'on ose tout. Oser, c'est encore la résultante d'un acte mental. Ce n'est pas par le mental que la foi, que la connaissance des symboles, que les mystères du monde se révèlent. C'est par la renonciation et l'abandon et par ce que l'on éprouve pour et par la Vie et les Hommes dans son quotidien. C'est par sa mise en conformité avec les Lois supérieures à l'homme, c'est par le résultat produit par l'ensemble de ses actes dans cette vie, lesquels restent à mettre en parallèle avec les engagements pris avant cette incarnation et qui doivent trouver leur concrétisation et donc réalisation dans le cours de cette existence corporisée. Osez, peut se concevoir dans la démarche prophétique, celle du sacerdoce, celle du sacrifice personnel. J'ose renoncer à tout ce qui est moi, à tout ce qui m'est réservé de bon, de grand, de lumière et de perfection J'ose abandonner par avance tout ce que le Grand Architecte lui-même veut me réserver. Je lui demande de donner tout cela à un autre. Dans ce cadre-là, oui, on peut oser. Il me semble que seul cet acte-là peut justifier la notion et la volonté d'Oser. --- Demande : Certains frères de ma loge parlent du Conclave des passés maîtres. Je cherche un livre traitant de ce sujet. Merci. Marie-Françoise (Suisse) Il n'existe jamais de livre traitant de points de cet ordre. Ce que vos amis appellent improprement ainsi, car on y rencontre certes des PMI mais en nombre infime, se rapporte à la "loge des maîtres installateurs" devant installer le nouveau vénérable élu dans la chaire du roi salomon. Ce "conclave" peut porter ce nom car personne ne plus entrer ni sortir durant cet acte installateur. Il s'agit en fait d'un "moment" de la tenue. L'ancien vénérable interrompt les travaux les mettant ainsi en "récréation". Tous les frères non vénérables en chaire en exercice ou passés ou ex-maîtres sortent. La porte est cadenassée pour qu'on puisse procéder à la partie dite secrète d'installation d'un nouveau maître de loge. On la rouvrira lorsqu'il aura pris officiellement ses fonctions et tenant désormais le maillet pour conduire les travaux. Tous les frères reviendront à leur place et les travaux continueront selon l'ordre du jour établi et la manière accoutumée parmi les maçons. Cette partie dite secrète reste controversée car elle fait fi de la Tradition maçonnique qui veut qu'une loge soit indépendante et libre et donc non tributaire de quelques autres structures administratives ou non que ce soit. De plus un VM tient sa légitimité du vote émis par les membres de sa loge et non par une autorité administrative extérieure seule habilitée à le valider et à l'installer par son représentant (délégué ou conseiller fédéral ou grand maître provincial). Enfin cette pratique moderne n'est pas pratiquées par toutes les organisations maçonniques. Comment font les loges qui n'ont pas de liens relationnels avec les autres - cas des loges étrangères ? Elles installent leur VM sans concours extérieur, geste parfaitement et authentiquement respectueux des usages anciens. --- Demande : Ma première planche en loge de perfection est : Le Symbolisme du Maître Secret. J'aimerai que vous me donniez quelques pistes de réflexions . Je suis complètement perdu sur le sujet . Merci et accolades fraternelles. Cette formulation est malheureuse ; il n'y a pas plus de symbolisme du maître secret que de celui du charcutier-traiteur ou de la gardienne de l'immeuble. Votre travail doit simplement s'intituler Le maître secret. Comme pour tous les grades, il faut savoir en extraire le message, ce qui malheureusement n'est pas réservé au plus grand nombre tout simplement parce que cela ne les intéresse pas foncièrement. Le maître secret est un lévite, c'est-à-dire un homme consacré au service religieux et divin. Le tablier porte l'emblème de deux plantes considérées comme funéraires : je vous conseille d'en parler car seul celui qui sait ce qu'est la mort et l'au-delà de la mort accorde la priorité à tout ce qui n'est pas l'exclusivité des passions matérielles et charnelles qu'il relègue au profit des vertus et connaissances spirituelles. Le maître secret va beaucoup plus loin que cela par cette mission qu'est le sacerdoce qu'il prend en charge pour éclairer les hommes. Le laurier correspond au plan des hommes et l'olivier au plan divin. On faisait brûler l'huile d'olive qui fut le premier "parfum" offert aux dieux antiques. Un des particularités du grade de maître secret est la prise de conscience, comme ce fut le cas avec le retour de Babylone des deux seules tribus du peuple hébreu qui n'avaient pas réussi socialement à Babylone d'où leur lent retour, que Dieu et son service divin ne sont pas inaccessibles, éloignés des hommes par une peur qui les tient à distance et prisonniers de prêtres qui les utilisent pour leur promotion sociale et position dans la hiérarchie des hommes, mais au contraire qui restent accessibles à chacun d'entre nous, ce qui entraîne la remise en question des temples de Salomon et de Zorobabel qui doivent être détruits car ce n'est pas dans le temple que se situe la divinité mais dans la Nature et la Création tout entière qui constituent Son temple universel. C'est la mission du lévite-maçon, prêtre moderne dans l'universel, d'abandonner l'horizontabilité pour privilégier la verticalité et la relation directe avec le Créateur pour apporter la lumière religieuse aux Chercheurs. C'est la direction que l'on a déjà indiquée à l'apprenti avec les indications du nadir au zénith et en lui confiant le fil à plomb ou le perpendiculaire. Il ne faut pas se montrer hypocrite toutes les initiations sont religieuses qu'on le veuille ou que cela nous déplaise. Le mot universel est important car il fait fi de telle ou telle religion particulière pour les fondre toutes en une seule. Pour votre travail vous devez partir de la maîtrise pour arriver au maître secret. Montrer ce qu'est le maître, ce que la maîtrise comporte et comment elle se développe dans ses applications parmi les hommes avec les devoirs que cela implique : c'est ce que soulignent en certains aspects les hauts grades soit dans une finalité de fusion dans le collectif des hommes soit dans la finalité personnelle de fusion en Dieu : c'est la voie mystique du rose-croix. Voyez le livre Les Planches du Maître, vous pourrez y puiser à travers les diverses planches des données utiles pour votre travail. visible à www.guigue.org/guigl04-1.htm --- Demande On me donne comme travail Sic Transit Gloria Mundi. merci de m'aider en me donnant des pistes de réflexion. Marcel. Cela signifie :"ainsi passe la gloire du monde." Pendant que le V.M. prononçait ces mots, le 2eme surveillant envoyait des flammes aussi rapides que l'éclair au moyen de la pipe à lycopode. Cela se rapporte bien évidemment à l'illusion et au choix capital que l'homme doit faire dans cette vie. Soit il privilégie le monde de la chair, des biens matériels, celui des passions humaines avec tous les malheurs qui en découleront, soit il cherche à découvrir ce qu'il est est véritablement, à comprendre pourquoi il existe dans ce corps de chair et ce qu'il doit faire : c'est-à-dire comprendre d'où il vient, où il va et ce qu'il doit faire de sa vie dans ce laps de temps limité qui lui sert d'incarnation. Je vous incite à mettre en parallèle cette formidable maxime dont le contenu ne sera révélé qu'aux plus hauts grades des autres rites : l'homme est l'image immortelle de Dieu, mais qui pourra Le reconnaître s'il lé défigure lui-même ?" --- Demande : On m'a confié le sujet : VITRIOL. J'avais choisi de traiter la terre et les outils propres à l'Apprenti mais ma Surveillante me conseille de m'attacher à l'aspect révélateur, alchimique de la Formulation. Je me sens un peu perdue, merci de me conseiller ? Chantal. Avant de traiter le VITRIOL, je vous conseille de parler du cabinet de Réflexion puisque c’est là qu’il se trouve indiqué. Quelques infos sur le VITRIOL : En alchimie, le VITRIOL c'était les sulfates de fer, de cuivre ou de zinc. L’huile de vitriol était l’acide sulfurique. VITRIOL : visita interiora Terrae rectificando invenies occultum lapidem veram medicinam (véritable médecine) Cette invitation à visiter l’intérieur de la terre, et en rectifiant, de trouver la pierre cachée, symbolise la quête du Soi, celle de sa nature véritable conforme à son origine car chaque Homme est un nouvel Adam. Celle qui se révélera quand on aura combattu et éliminé tous les conditionnements familiaux, éducatifs, scolaires, sociaux, religieux, professionnels, etc. L’homme est un composé artificiel, façonné par diverses influences et impératifs sociaux. Il faut tout éliminer, il faut se détruire pour découvrir ce que l’on est véritablement ce qui entraînera une vision de l’univers, de l’homme et du monde complètement révélée, nouvelle, autre. Ce qui permettra aussi de découvrir quelle est notre mission individuelle en ce monde car notre naissance est la conséquence d’un impératif, d’une nécessité qui nous dépasse. Le VITRIOL est la synthèse exprimée des opérations de transformation considérées au niveau des métaux ou de l’être humain. Dans ce cas, il s’agit bien évidemment de se reconstruire soi-même en surmontant et brisant les divers degrés ou niveaux d’inconscience et de préjugés qui nous habitent, à partir de quoi l’homme pourra passer de l’état d’une ressemblance plus ou moins déformée à l’image véritable - voilà pourquoi on indique déjà ce travail essentiel dès la réception dans l’Ordre en présentant le miroir à l’apprenti -, c’est-à-dire qu’il doit oeuvrer sur la pierre jusqu’à ce qu’il y découvre la présence immanente et transcendante de DIEU en SOI. --- Demande : Je recherche quelles sont les différences entre loge sauvage, loge indépendante et loge dissidente. Quels sont leurs rapports avec les obédiences dites libérales (non reconnues par la Grande Loge Unie d'Angleterre).. En fait il n'y a aucune différence si la loge n'intègre aucune organisation nationale reconnue ou non reconnue. Une loge peut très bien relever d'une organisation siégeant dans un autre pays. Il en existe dans des pays étrangers (Afrique, Amérique du Sud, USA, pays de l'Est, etc.) qui appartiennent à la GLNF, au G.O ou à la GLF, au D.H. ou encore à d'autres organisations. On a le cas des Loges de Marque qui appartiennent à une organisation anglo-saxonne bien que travaillant sur le sol français en langue anglaise. Une loge est dissidente quand elle quitte une obédience pour partir vers une autre, comme ce fut le cas de la loge Théba (ancienne loge de René Guénon dont il avait démissionné) partie pour la G.L.N.F. (puis reformée à la GLDF donc 2 loges portent le même nom), mais elle ne reste pas isolée. En théorie, toutes les loges sont censées agir souverainement, donc en toute indépendance en vertu du principe traditionnel maçonnique : "un maçon libre dans une loge libre". En théorie seulement car les obédiences, à travers leur Suprême Conseil maison, les tiennent avec les hauts grades et comme les hommes sont bassement serviles et orgueilleux ... Une loge sauvage est seule, elle n'appartient à aucune organisation. Une loge est dite dissidente quand elle change de grande loge (cas de la loge Theba, cas des loges de la GLNF parties à Phaleg FO et au Glamf). --- Demande : Je dois faire un travail d'élévation sur le thème : "Pourquoi Hiram doit-il mourir ?" Merci de m'aider. Si
nous suivons la légende hiramite : - soit il donne aux
mauvais
compagnons les mot et signe qu'ils exigent de lui, et en ce cas il
n'est pas digne d'être maître puisque 'incapable de
garder le secret
fut-ce au péril de sa vie. Cette
lâcheté personnelle le rendrait
traître à sa vocation. Il lui serait impossible de
diriger les maçons
qui travaillent dans le chantier à la construction du temple
universel
( noter ici que le secret porte uniquement sur les
éléments du tuilage
comme pour tous les rites. On peut publier les rituels de tous les
grades, cela n'a aucune espèce d'importance en soi si l'on
ne révèle
jamais ce qui doit rester secret. Noter aussi que tous les FF. parvenus
au dernier grade de la hiérarchie sont relevés de
leur engagement car
étant considérés comme dignes de
prendre la décision qui s'impose en
n'importe quel cas de figure ! On ne pourrait là encore rien
leur
reprocher puisqu'ils ont été relevés
de cette obligation.) ; --- Demande : Mon parrain me dit que le devoir essentiel d'un maçon est de faire des maçons. Je ne comprends pas ce qu'il veut dire. Thierry. Si vous êtes parvenu à entrer en Maçonnerie, c'est que quelqu'un s'est dévoilé et a accepté de vous prendre en charge d'une manière ou d'une autre pour que vous puissiez accomplir les démarches usuelles. Sans que vous vous en soyez aperçu, il vous a testé pour s'assurer de la force de ce désir, de la réalité de vos qualités et des possibilités inhérentes d'amélioration personnelle en vue de fortifier l'oeuvre commune. Il a accompli son devoir de guider un Cherchant vers la lumière, vers le temple. L'aide qu'on vous a apportée, vous devez en faire bénéficier tous les autres et les guider à votre tour vers la porte d'occident. Ceux qui se comportent en poltrons ou en lâches en ayant peur de se dévoiler et en refusant par cela même leur aide aux aspirants à l'entrée en FM ne sont pas des maçons puisqu'ils ne se comportent pas comme tels. Etre un maçon, ce n'est pas porter le tablier de tel ou tel grade ou arborer tels bijoux prestigieux, c'est agir comme tel 24h sur 24 h et durant toute sa vie. C'est se comporter en gentilhomme comme le stipule le rite Français ou en chevalier du devoir comme l'exige le rite Emulation ou en maçon aimant tous les hommes sans en excepter aucun comme le précise le rite écossais rectifié. Celui qui refuse d'aider un Cherchant, un aspirant à l'entrée, celui-là n'aime personne. Et s'il ne sait pas ce que c'est qu'aimer, comment pourrait-il dés lors être un maçon ? Le devoir d'un maçon est de guider vers la lumière tous ceux qui la cherche comme celui d'un prêtre est de donner les sacrements à tous ceux qui veulent les recevoir. Un prêtre qui refuserait de donner les sacrements serait-il un prêtre ? Non, bien évidemment ! Il en va de même pour les maçons dont le devoir capital consiste à fortifier la loge sur ses bases en la rendant plus forte pour qu'elle traverse le temps sans incidents. Il en va de même pour l'obédience et pour l'Ordre. Un maçon qui ne recrute pas met l'Ordre en péril. Il n'est pas admissible de se dire les autres feront mon travail. Ce n'est pas la peine que je le fasse : on voit ce que cela a donné dans une certaine élection présidentielle. --- Demande : Des questions sont présentes dans mon esprit depuis de nombreux mois, et j'ai besoin de connaître ton point de vue. Marque les en gras et réponds dessous. Lorsqu'on
énonce une création en
terme de "journées", il ne s'agit pas du tout des jours de
24 heures
que nous connaissons mais de "temps" symboliques ou phases de
création. --- Demande : J'ai assisté à une tenue de Grande Loge qui se tenait au troisième degré et un visiteur étranger, grand maître de son obédience, portait un tablier d'Apprenti. Certains frères ont trouvé cela remarquable mais cela me paraît anormal et pour le moins surprenant. Ai-je raison ou non ? Jacques-Henri. Dans
l'univers maçonnique les anomalies et
les irrégularités de toutes natures
se multiplient à l'infini et plus personne ne
réagit ou s'étonne. C'est
la juste conséquence de l'extrême lacune en
matière de formation ou
d'un bagage maçonnique en terme de connaissances proche du
néant. Les
Maîtres ne sont même plus de bons Apprentis, donc
lorsqu'ils deviennent
Surveillants ou Vénérables, ils n'ont rien
à transmettre puisqu'ils ne
savent rien de ce qu'ils devraient posséder.
Notons qu'il
n'est jamais trop tard pour compenser ses anciennes erreurs et
acquérir enfin ce que l'on devrait savoir a minima. --- Demande
: Je recherche de l'aide pour ma planche de Compagnon :
"L'équerre et
le compas entrelacé", au REAA.. Notez,
mon TCF, qu'il ne peut
y avoir de variation dans le domaine du symbolisme selon les rites ou
les degrés. Seuls ceux qui restent très
éloignés de ce qu'est
véritablement le symbolisme et la véritable
Franc-Maçonnerie peuvent
imaginer qu'il puisse en aller autrement. La variation de position de
l'équerre et du compas au fil des grades est
spécifique de certaines formes
maçonniques en France car il n'en va pas
systématiquement ainsi partout dans le monde. Un symbole ne
change pas de signification parce qu'on modifie son orientation ou la
manière dont on le pose. On peut prendre
l'équerre et la
jeter dans une poubelle, cela n'altère en rien son message
signifiant. Il en va de même si on met le compas
ouvert
dans la cuvette des wc. Ceux qui pensent que, en mettant le compas en
dessous ou au dessus ou en le croisant avec l'équerre, cela
change le sens, ne savent pas du tout ce qu'est le vrai symbolisme. On
est obligé d'accepter cela ? Les c-nneries
profanes
n'ont pas de place dans l'univers de la véritable
initiation. L'enfer
en loge, c'est l'occident puisque c'est l'aire
par laquelle Adam et Eve furent chassés du Paradis par
l'ange au glaive
de feu (épée flamboyante naturelle). Pour votre
travail, vous allez
devoir rappeler la perpendiculaire, le niveau avant
d'évoquer
l'équerre, le compas, la pierre cubique à pointe,
le pentagramme et le
nombre 5. Je vous recommande vivement ce livre qui peut vous
dépanner : Les
Planches du Compagnon. Bon
courage
et bon tracé. --- Demande : On me donne comme thème de travail pour mon augmentation de salaire : "Comment le profane ose-t-il venir ici ?" Pouvez-vous me conseiller, m'aider ? Cette question a si peu de sens que si aucun profane n'osait venir en loge, les loges seraient vides : il n'y aurait plus de maçon !
Demande : Je vais assister pour la troisième année au mois de juin à notre fête de la Saint-Jean. (GLFF- REEA). A quoi correspondent les offrandes du blé, du vin et de l'huile ? 1
- On
ne peut en aucun cas introduire ces éléments en
loge puisqu'ils ne font
pas partie de notre rituélie. Il s'agit-là
d'éléments profanes devant
rester dans leur milieu. --- Demande : Deux membres de ma loge ont des points de vue différents sur le mensonge. L'un dit que l'on peut mentir dans sa vie sans que cela porte à conséquence, l'autre soutient que cela est indigne d'un maçon. Qu'en pensez-vous ? Claudine. Le
sujet dont vous faites état est infiniment profane et ne
concerne
nullement les initiés qui ne se mêlent ni ne
s'occupent jamais des
affaires d'autrui. Seul compte ce que l'on fait soi-même dans
sa propre
vie, les autres n'ont aucune espèce d'importance au regard
de votre
évolution et de votre devenir. Faites votre ce hâddith
islamique
: "les chiens aboient, la caravane passe." --- Demande: Je recherche des informations sur la loi d'amour. Pouvez-vous m'aider ? Ceci vous oblige à traiter en première partie TUBALCAIN, parler de la loi du Talion et de la vertu La Justice (in Les Planches de l'Apprenti). Voir la planche sur Tubalcain dans notre livre Les Planches du Maître. Que signifie le passage de l'ancienne à la nouvelle loi ? Quelles en seraient les conséquences en cas de faillite ou défaillance ? On ne peut pas non parler de la Loi d'Amour sans évoquer la loi du sacrifice (Pélican du 18eme degré), cela va ensemble. N'entre vraiment dans la nouvelle Loi que celui qui se sacrifie lui-même totalement, qui renonce à tout ce qui attire ses semblables !!! Les autres ne sauront jamais ce que cela recouvre véritablement sans cette renonciation aux biens de ce monde. N'oubliez jamais qu'on n'approchera jamais de l'Amour si l'on n'a pas franchi les états liminaires et les vertus cardinales puis la Foi et l'Espérance, la Charité n'étant pas de l'ordre humain. Deus caritas est : c'est Dieu qui est charité, en aucun cas l'homme ne peut l'aborder car la charité évoquée ici n'est pas cette inclination morale à faire le Bien ou l'aumône. Il s'agit de tout autre chose. Par ailleurs, l'Amour absolu n'a rien à voir avec le pseudo amour d'un homme pour une femme ou celui d'une mère pour ses enfants. Celui-ci est illusion, d'ailleurs il se défait si souvent qu'il ne s'agit que d'une illusion ou caricature de l'Amour véritable. --- Demande : Le sujet de ma première planche en loge de perfection est : la clef. Merci de me communiquer quelques pistes pour ce travail. Voir le livre LE MAITRE SECRET de Christian Guigue, vous y avez un chapitre sur la clé. --- Voir Le devoir de Fraternité in Les Planches du Maître de Christian Guigue. --- Demande : Ma première planche porte sur la lumière, pouvez vous m'éclairer et me donner des axes de réflexion ? Sincères remerciements. Il conviendrait de traiter le travail en commençant par évoquer les pierres de foudre dont la plus célèbre est la "pierre dite d'Abraham" que les musulmans vénèrent à la Kaaba de La Mecque, qui blanche à l'origine devint noire par la suite, puis le tonnerre attribut de Zeus et de Thor qui le faisait tonner par son marteau le mjölnir. Le feu tombé du ciel occupa une place prépondérante dans toutes les traditions archaïques (au sens noble du terme). Les aérolithes ou bétyles tombés du ciel fournirent le premier minerai météorique, premier matériau dont se servirent les ancêtres du forgeron, maître du feu et par conséquent assistant du Créateur dans son rôle de civilisateur social. Le feu, c'est la lumière dans tous ses aspects. Feu brûlant, il détruit ou régénère et purifie. La foudre est un aspect du feu éliminateur dans sa perfection. Le feu sanction, c'est la lumière du glaive de l'ange chassant Adam et Eve du Paradis dont la conséquence reste la chute de l'esprit de la substance originelle dans la matière et l'avènement de la mort. L'épée de l'ange figure en loge : c'est l'épée flamboyante du vénérable maître qui formalise la mort de l'état "spirituel" censé correspondre au degré précédent mais qui peut aussi créer dans un état nouveau. En fait ces deux aspects restent indissolublement liés car il ne peut y avoir de progression sans une nouvelle mort. C'est le but assigné aux maladies ou aux déceptions ou échecs graves qui nous frappent à titre d'épreuve, d'avertissement ou de réorientation de notre vie dans le cadre spirituel bien évidemment. Le feu froid peut être mat ou brillant : il correspond alors à deux états spirituels. Le feu froid correspond à la lumière mais celle-ci reste diverse dans ses implications car il n'existe pas qu'une seule sorte de "lumière" : elle varie selon l'état spirituel de l'individu et les formes de sa manifestation. Lorsque la divinité veut se manifester par une théophanie à une de ses créature, elle le fait en empruntant un support igné ou une lumière d'une vivacité inimaginable au point qu'elle rend définitivement aveugle celui qui voudrait la regarder, les conséquences peuvent s'avérer plus graves encore car "nul ne peut voir Dieu face à face sans mourir". La lumière peut être "glaciale" au point de pouvoir congeler celui qui lui ferait face : c'est la lumière froide. Seul l'initié absolument réalisé peut la supporter en raison du haut degré d'échauffement intérieur dans lequel il peut se mettre par sa concentration. L'initié peut devenir totalement brûlant comme s'il sortait d'un brasier. Les aspects mat et brillant correspondent encore à d'autres données trop longues à développer ici. Ensuite il y a la vraie et fausse lumière, l'exotérique ou visible et sensible, l'ésotérique ou intellective, non visible. Il y a aussi la plus belle de toutes : la lumière noire qui, elle aussi, possède le caractère mat et brillant. La lumière noire, c'est celle de l'Apocalypse qui illumine et transforme les ténèbres jusque dans leur coeur. La vraie lumière ne sera jamais la lumière blanche et visible ; celle-ci est juste un indice donné pour apprendre au même titre que les lettres confiées à un enfant qui apprend à lire ne sont ni le texte d'un livre ni le secret des secrets du moins au sens où nous l'envisageons ici car les lettres dans l'ordre ésotérique revêtent elles aussi une importance capitale, en particulier le A qui contient toutes les autres en lui, les autres ne développant qu'un aspect limité, comme le grade d'Apprenti contient tous les autres en lui. ---
Vous pouvez féliciter votre vénérable. Pour une fois que quelqu'un a de réelles connaissances cela mérite de se trouver souligné. En effet il a parfaitement raison. Ces deux systèmes maçonniques sont radicalement différents puisque le REAA est [faussement] ancien, alors que le Rite Français est moderne, ce qui change tout. Les rites modernes privilégient le Nouveau Testament et le caractère johannite du rite. Les rites anciens privilégient l'Ancien Testament et l'ancienne loi mosaïque quand les rites modernes se trouvent établis à partir de la nouvelle loi du Christ, ce qui s'avère fondamentalement différent dans toutes les perspectives. Pourquoi croyez-vous qu'on change la position du soleil et de la lune selon le rite ? Ce n'est ni pour s'amuser ni pour faire différent mais bien parce que cela correspond à un monde qui n'a rien de commun avec l'autre. Voyez la signification de la position du Soleil et de la Lune dans le livre La Formation Maçonnique, cela vous apprendra ce que peu savent. Les rites anciens placent Tubalcain assez tardivement dans leur système bien que ceux-ci manquent de cohérence vu que l'ensemble des grades ne sont plus pratiqués qu'à raison de 1 sur 3. Les rites modernes commencent directement par lui pour éliminer définitivement ce qui constitue les "scories" d'un monde révolu. Ils travaillent à tous les degrés de leur hiérarchie. Dans cet ordre, les rites modernes sont plus initiatiquement plus "avancés" que les rites anciens. Le REAA se dit ancien mais il travaille en moderne : présence obligatoire de l'évangile de Saint Jean, il devrait travailler avec la Bible ouverte à l'ancien testament. --- Un rite est un système maçonnique qui greffe sur la base des trois grades symboliques (Apprenti, Compagnon, Maître), un système dit de degrés supérieurs ou hauts grades. Les systèmes anglais comme l'Emulation, le Stability, le Nigerian, le Bristol, et bien d'autres, ne sont pas des rites mais des workings. Un working est une forme ou un style de travail. Pour les anglais, la maîtrise étant parfaite en elle-même et les degrés dit "plus élevés" n'étant rien d'autre qu'une reprise et un développement particulier d'un élément déjà présent - sous une autre forme - dans l'un des trois grades symboliques, rien ne peut se trouver supérieur à la maîtrise. Les autres degrés ne sont rien d'autre que des compléments satisfaisant tout au mieux telle ou telle sensibilité particulière. Pour eux, il n'y a pas de hauts grades mais des side degrees, c'est-à-dire des degrés "latéraux" puisque situés dans le même plan de valeur absolue que la maîtrise. En Angleterre, il est ainsi possible de passer directement 18eme si on le souhaite. Le circuit dit de la Marque et de l'Arche royale n'est pas une obligation. Cette pratique est parfaite car il en allait ainsi il y a encore 150 ans. On ne peut pas vous obliger à prendre un grade qui ne vous intéresse pas sous prétexte qu'il faut transiter par lui pour parvenir à celui qui vous intéresse, cela n'a aucun sens, c'est une déviation totale. On n'évolue plus dans un univers initiatique progressant mais dans un business-systemnon acceptable pour tout véritable Chercheur sur la Voie. Au 19eme siècle, on prenait, après la maçonnerie symbolique, le ou les grades que sa foi religieuse permettait de recevoir en fonction de leur compatibilité. Certains grades en maçonnerie ne sont pas compatibles avec telle ou telle sensibilité religieuse, il faut avoir le courage de le dire à haute voix. Si on a affaire à des personnes peu sincères et peu scrupuleuses qui ne voient que la réception à tel degré pour passer à tel autre, cela s'opère en douceur. Quand un frère émet une inquiétude on lui dit : " il ne faut pas prendre cela à la lettre, c'est purement symbolique, ça n'a aucune importance." Si cela n'a aucune importance pourquoi est-ce qu'on viendrait y perdre notre temps ? Il en va tout autrement avec des frères qui s'investissent totalement en maçonnerie, comme ils le font dans leur religion, et là les problèmes existent réellement. J'ai connu le cas d'un frère de confession juive, très croyant, qui lors de sa réception au 18eme degré a interrompu la cérémonie en refusant d'aller plus avant. Il a refusé le contenu de ce degré incompatible pour lui avec sa religion. Cela a fait un scandale mais il avait parfaitement raison. Je connais aussi le cas de frères catholiques très mal à l'aise dans les degrés salomoniens tels qu'ils sont traités dans certains rites. On a pu les "sauver", car ils allaient arrêter la FM, en les orientant vers le Rite Ecossais Rectifié où ils se sont épanouis avec bonheur, car dans les degrés salomoniens de ce système ils ont travaillé sur les vertus cardinales conformes à leur religion. Si la Maçonnerie est universelle dans ses principes et ses objectifs, les rites n'ont en soi aucun caractère universel, ils sont tous des formes particulières. Il n'y aura d'harmonie que si la recherche particulière de tel frère correspond à l'orientation particulière de tel rite. Il ne faut donc pas se tromper lorsqu'on fait entrer un candidat en FM car il pourra éprouver d'énormes difficultés s'il ne se trouve pas dans le rite qui serait le meilleur pour lui. --- Demande : J'ai un travail à faire sur la Colonne d'harmonie. Pouvez-vous m'aider ? Merci par avance..
--- Demande : Comment aborder un profane que nous pouvons pressentir comme un futur initié sans se dévoiler ? Futur
initié semble fort comme
expression, disons un futur candidat à la
réception. La seule approche
consiste en des conversations sérieuses sur ce qui le motive
dans son
existence, sa façon de concevoir la vie, le monde, l'homme,
la
spiritualité, la société. Cela
commence parfois au travail lorsque les
collègues sont partis manger et qu'on se trouve à
deux, cela peut se
produire en allant prendre un verre ensemble. Ceci permet un
tête-à-tête plus propice à
des conversations plus personnelles. Il faut
provoquer une occasion pour se trouver seuls et pour pouvoir
espérer
évoquer des aspects et considérations
personnelles s'il souhaite en
parler bien évidemment. --- Demande : J'ai un travail à faire sur l'itinéraire du Compagnon. Merci de m'aider de vos conseils. Réponse
:
Dans l'absolu, l'itinéraire du Comp. ne fait que continuer
celui
d'Apprenti. Pour votre travail, vous devez : a
:
travail
sur le nouveau nombre, l'étoile flamboyante, la lettre G, la
pierre
cubique à pointe, la lettre de la colonne du grade.
Acquérir des
connaissances complémentaires sur l'histoire du rite, son
corpus, celle
de son obédience. Problème : que faire s'il est 4eme, 18eme ou 33eme et ne sait pas grand chose ? Cela ne sert plus à rien. Il est "perdu" pour lui-même et pour l'Ordre, et de plus ces frères malheureux, car il faut les plaindre avant, tout pervertissent le système en introduisant dans les structures supérieures les scories du monde "profane", là où la perfection est censée régner. A cause de ces frères, les "bons" maçons s'éloignent et finissent par quitter leurs structures ; ceux qui ne veulent pas renoncer se battent et fondent de nouvelles obédiences. Bientôt, on comptera 36 obédiences en France ! (un dessin de notre ami Jissey - je vous recommande la lecture de ses livres (dispo chez www.detrad.fr) de caricatures maçonniques si justes et révélatrices des défauts de notre monde dit : "j'ai été absent à la dernière tenue, y-a-t-il eu une nouvelle obédience créée depuis ? "Un maçon a de nombreux devoirs à accomplir ; s'il les oublie et y manque continuellement, il ne sera jamais un vrai maçon digne de ce nom fut-il 33eme, grand commandeur ou grand maître ! Ces
considérations sont faites pour vous faire prendre
conscience que vous
devez travailler sérieusement, le plus possible, car votre
avancée sur
la Voie en dépend. Ce que font les autres ne
présente aucune espèce
d'importance, il suffit de les éviter ; c'est ce que l'on
accomplit
soi-même, ici et maintenant, qui compte. Au moment de mourir,
vous ne
pourrez pas tricher. Les grades, les fonctions, les honneurs
maçonniques ne serviront strictement à rien :
vous serez seule face à
la mort même s'il se trouve vingt personnes au bord de votre
lit. Vous
emporterez avec vous ce que les symboles vous auront
révélé et la
lumière qu'ils auront distillé ou non en votre
centre,
dans votre coeur et
votre âme. Ceci dépendra aussi de ce que vous
aurez donné de meilleur
aux autres sans jamais rien attendre en contrepartie. Voilà
pourquoi
l'Ordre nous enjoint d'élever des "temples à la
Vertu" et de pratiquer
la Fraternité la plus accomplie. Notre vie n'a de sens que
pour ce que
nous pouvons donner autour de nous parce qu'il nous appartient de
réparer les injustices de toute nature, de contribuer
à notre mesure à
la constitution d'un monde moins imparfait et par conséquent
meilleur.
Celui qui s'occupe de soi, de sa carrière, de ses honneurs
est perdu.
Sans le savoir, il a choisi le nadir, le monde inférieur.
Chacun reste
libre de ses choix, mais il vient un moment ou tout " se paie" car
toute erreur implique réparation. A quoi sert de courir
après tous les grades qui se ptésentent en France
comme
à l'étranger ? Manqueriez-vous de valeur
à ce
point ? Qu'avez-vous fait dans vos vies antérieures pour
qu'un
telle inconscience, une telle folie, vous habite ? --- Demande : Je cherche de la matière sur le thème : le serment maçonnique. Merci pour vos commentaires et votre aide. Voir la nouvelle édition de La Formation Maçonnique de 910 pages. --- Demande : J'envisage de faire un travail sur l'Ecoute. Pouvez-vous me conseiller ? Nous
avons évoqué ta demande en Comité de
gestion du site et les avis sont
très partagés. L'écoute a
été considérée sous l'angle
exclusivement
initiatique en faisant abstraction de toutes considérations
profanes. --- Demande : Je suis bibliophile et amateur d'ouvrages de qualité. On m'a dit qu'il vous arrivait de proposer vos livres dans une qualité de fabrication pour bibliophiles avertis. Est-ce exact ? En effet. Il nous arrive de rencontrer des amis qui souhaitent posséder une édition exceptionnelle et faite sur mesure pour eux, l'ouvrage devenant alors unique puisqu'il s'agit d'une fabrication spéciale. Il s'agit de reliure - que nous faisons faire sur votre demande spéciale - en pleine basane vernie ou plein chagrin ou plein veau, ou demi basane, demi chagrin et demi veau. Vous pouvez choisir la couleur de peau et les fers ornant le dos. Les prix n'ont plus rien à voir avec l'édition mécanique et commerciale. En fait cette demande résulte de passionnés de livres, comme vous, qui recherchent des livres importants pour eux et possédant de plus une valeur ajoutée (édition originale et quasiment unique, dédicace ou envoi, etc.). Nous avons même fait fait fabriquer des fers spéciaux pour nos amis du Régime Ecossais Rectifié et REAA. Le prix de reliure varie selon le cas de 600 (demi peau) à 900 euros hors taxe (pour une pleine peau). La seule dorure (dorure à l'or véritable 22 carats) peut varier de 100 à plus de 300 euros selon le travail et les plats. Ce prix est calculé avec le relieur et le doreur pour que les frais puissent passer dans la gestion d'une activité professionnelle, nous ne prenons aucune commission sur ce type de travail bien que la réalisation des fers spécifiques ait coûté un prix élevé. Nous consulter en ce cas. --- Demande : Les initiés de la Kabbale disent que l'illumination ne peut pas intervenir sans que plusieurs étapes de souffrance ou de douleur aient été franchies. Il y a une souffrance que je peux comprendre, c'est celle qui résulte de mes défaillances, de mes échecs ou des erreurs que j'ai commises, mais quel sens peut bien revêtir cette souffrance qui permet l'accès à la lumière. Je ne parviens pas à comprendre cela. La Kabbale est réservée aux seuls mystiques donc aux purs, à ceux qui lui consacrent leur vie et qui seront autorisés à passer de l'autre côté du miroir. Pour les autres, cette souffrance que l'on ne parvient pas à comprendre nous dépasse, nous déstabilise en nous inquiétant. L'homme, habitué au plaisir et à la facilité, supporte tellement mal toutes les formes de cette douleur, qui nous semble toujours à titre personnel non qualifiée et non "méritée", qu'il ne nous paraît pas utile pour progresser sur la voie de subir une voire plusieurs souffrances (départ du conjoint, décès d'un être cher, d'un emploi, accident brutal, échec à un examen important, maladie brutale, etc.). Dans l'Epicurisme, les hommes ne retiennent que le côté plaisir qui n'est pas du tout ce que philosophiquement il implique. L'épicurisme est la quête de la réalité par la sensation mais les hommes n'en retiennent que la recherche du plaisir qui n'est plus la sensation ni la philosophie. Epicure est mort en subissant des souffrances atroces sans jamais se plaindre, il est mort en stoïcien. Cependant, si l'on a reçu un minimum de connaissances et d'initiation, en ayant compris le sens du changement de nom dans chacun des degrés, ce qui demeure hautement capital, on ne s'étonnera plus de devoir passer par des épreuves et donc subir des bouleversements mentaux lesquels vont produire des modifications comportementales et surtout des changements d'état d'être qui n'existeront jamais sans ces épreuves ni sans cette douleur. Evidemment, pour une grande majorité de nos frères qui ne cherchent rien et n'attendent rien ces épreuves ne produiront aucun effet. Il faut mettre sa "vie" en jeu, il faut se projeter dans l'épreuve. Ainsi toute souffrance nouvelle imposée, se caractérise-t-elle comme le signe, la marque bienveillante que l'Ordo céleste et la divinité nous réservent en nous reconnaissant parmi les enfants créaturels justifiables et déjà en voie de justification. Les souffrances, les épreuves nous sont imposées pour des motifs variables selon les individus. Isaac et Abraham furent récusés par YHVH pour la délivrance de la Thora parce que leur enfant avait mal tourné. Jacob le fut aussi pour la raison qu'il avait douté de l'Eternel. Moïse proposa alors : "Que nos enfants soient le garant du respect de la Thora." C'est-à-dire : "Que le futur absolve le passé et que nos enfants sauvent Isaac, Abraham et Jacob. Qu'ils sauvent et rachètent les actes et donc la vie de leur père et grand-père". Ainsi une vie, une incarnation ne peuvent advenir que pour cette seule raison : racheter le ou les actes d'un père ou d'un grand-père. Si ce rachat ne s'accomplit pas parce que celui qui doit le faire s'y refuse, il connaîtra les pires tourments puisque sa vie ne sert à rien et qu'il n'accomplit pas ce auquel il s'était engagé avant la descente de son âme dans un nouveau corps de chair. Cette vie pourra donc lui être reprise à tout moment. Voilà pourquoi dans l'inconscient de l'humanité, la relation grands-parents/petits-enfants prend une place et une valeur très particulières. Quant à la souffrance, elle est la clef par laquelle se révèle ce que nous méritons d'obtenir et par laquelle nous accèderons à ce qui nous est promis, si nous ne dévions jamais. Le Christ lui-même eut à la connaître et la vivre, cette entrée dans la Souffrance, et la Voie du sacrifice est le travail auquel doivent se consacrer les Chevaliers Rose-Croix et les Souverains Princes Rose-Croix et tous les maçons du Rite Ecossais Rectifié qui sont tous des "Cherchants, Persévérants et Souffrants". La Kabbale est l'engagement d'une vie, ce n'est pas dans les loges que vous la découvrirez ni dans les livres de vulgarisation. Là aussi, il faut s'engager, faire don de son existence et renoncer au monde de l'en-bas mais bien peu en sont capables même parmi les fidèles. --- Demande : Je dois faire une planche symbolique sur le Levier et une philosophique sur la Force en vue d'une élévation à la maîtrise. Je cherche des pistes. Merci pour votre aide. Nous ne comprenons pas cette distinction de travail symbolique et travail philosophique pour des thèmes symboliques qui comprennent obligatoirement, qu'on le veuille ou non, des aspects à caractère philosophique, la philosophie ne poursuivant comme seul but que la recherche de la Sagesse. "La vraie philosophie, selon Jean Scot dit l'Erigène, n'est autre que la vraie religion et, réciproquement la vraie religion n'est autre que la vraie philosophie". Ainsi s'éclaire le propos devenu fameux du Commentaire sur Martianus Capella : " Nul n'entre au Ciel, si ce n'est par la philosophie". Le distingo malheureux symbolique ou philosophique se rencontre souvent dans des structures peu initiatiques, leur méconnaissance de ces éléments aboutissant à cette confusion. Travailler sur la Force pose un énorme problème car elle intervient comme la dernière, c'est-à-dire la 4ème des vertus cardinales. Comment peut-on oser vouloir traiter la dernière des vertus cardinales (ou vertus humaines) quand on n'a jamais abordé les précédentes qui sont la Justice, la Tempérance, la Prudence ? Non seulement cela n'a aucun sens mais c'est renverser tout le cheminement symbolique. On retrouve la même anomalie lorsque parvenu au 18eme degré on vous demande de traiter les vertus théologales (vertus divines) quand vous n'avez jamais dans les grades précédents oeuvré sur les vertus cardinales. C'est comme si on vous demandait de courir les 24 heures du Mans sans avoir jamais conduit une voiture ; cela s'avère totalement ahurissant et démontre de graves hiatus et anomalies dans le développement des grades du rite comme dans l'affectation des thèmes de planche. Il n'y a qu'un seul rite qui ne commette pas cette gravissime erreur : le Rite Ecossais Rectifié qui oblige les Apprentis à travailler la vertu de Justice, les Compagnons sur la Tempérance, les Maîtres sur la Prudence, etc. Voilà un système parfaitement cohérent ! Mais ceci résulte du fait que ses rituels restent quasiment conformes à ceux de son origine au 18eme siècle - à l'exception du 4eme - et que personne n'oserait se permettre de les modifier comme c'est malheureusement le cas pour le REAA où ils se trouvent "adaptés" tous les 10 ou 20 ans et par chaque nouvelle obédience qui se crée, aucune ne voulant travailler avec la même version qu'une autre organisation concurrente. Comme on compte plus de 30 obédience actuellement (et pas seulement les, 9 dont on parle toujours - D'ailleurs, pourquoi compter les 350 maçons de la LNF ou les 1500 de la GLMU quand d'autres organisations comme FO Phaleg comptent 1200 voire 3000 maçons et on ne les cite même pas dans la Presse. Evidemment, ils sont réguliers et ils ne se mélangent pas avec les autres mouvements) et que certaines d'entre elles utilisent même plusieurs variantes (Go : 4 variantes de Français ; DH et GLNF donc aussi le GLAMF : 3 variantes de REAA, GLDF : 3 variantes de REAA, etc.). Sur seulement 3 obédiences, nous avons 9 rituels différents pour les mêmes grades et on compte plus de 30 organisations, ce qui doit nous donner au moins 40 rituels différents par grade rien que pour le REAA en France ; vous imaginez ce nombre de changements incalculables dont le résultat se traduit par le fait que plus aucun rituel du REAA n'est identique à celui de sa création (création des rituels bleus bien évidemment) en 1863-1865, il y moins de 140 ans. La France rituelle du REAA est, vue au niveau international, un véritable chaos. Personne ne comprend qu'il y ait plus de 1 à 2 grandes loges en France mais elles devraient utiliser exactement les mêmes rituels pour les mêmes rites, qu'il y en ait plus de 40 par degré justifie la mauvaise réputation que l'on a. Etre régulier, c'est aussi utiliser partout en France le même rituel REAA qu'à Santiago du Chili par exemple. Lorsque l'on évoque la Beauté, la Force et la Sagesse en loge, on ne les sépare jamais ; elles restent toujours groupées. Il ne peut en aller autrement car il s'agit d'une triade. D'ailleurs on les utilise toutes les trois ensemble dans le grade d'Apprenti lors de l'Ouverture des Travaux quand on procède à l'allumage des trois Piliers. Si la Force se trouvait exclusivement dévolue au Compagnon et la Sagesse aux Maîtres, il ne pourrait en être fait état au grade d'Apprenti. Notez enfin que cet ordre se trouve totalement inversé selon le rite, ce qui en modifie la portée et le sens. La formulation Sagesse, Force et Beauté n'est ni traditionnelle ni ancienne puisqu'elle a succédé à l'ancien Union, Force et Salut de la fin du 18eme siècle. Ce qui peut se trouver confié à un Compagnon devant plancher est le thème : "Dans la Force", formulation fréquente du nom de la colonne affectée au second degré. Mais là encore il convient de se montrer prudent car certains spécialistes de l'hébreu contestent cette traduction de B--- qui ne serait pas exacte, B--- serait un nom propre, ce qui changerait tout le sens de la formulation J----- B--- Cela ne serait plus donc "dans la force, il établit" mais "Dupont ou Martin ou Lefebvre - en remettant le nom oriental original en place bien évidemment - établit". Quant au levier, il est une chose importante à prendre en considération. La pierre, que le levier doit faire bouger pour la mettre en place, c'est vous-même qui devez devenir un "morceau" du temple en y intégrant votre nouvelle "nature". Par conséquent, vous ne pouvez rien faire par vous-même, actionner le levier tout en étant la pierre, étant statique et immobile. L'impulsion doit donc venir de l'extérieur pour que vous puissiez vous "élever" au sens figuré comme au sens propre. Qui va vous transformer et vous élever ? Ce n'est pas vous seul ! Demandez-vous aussi comment vous pouvez aider votre prochain à devenir lui aussi un pan de ce temple en y retrouvant sa place. C'est fondamental dans un premier temps ! Pour la force, voir le livre Les Planches du Compagnon. --- Demande : Je me demande si le péché originel est vraiment lavé par le baptême sinon pourquoi l'homme si animal devrait-il tendre vers sa perfection et pourquoi, à travers les différents changements de grade, doit-on toujours revenir en arrière ? Le baptême fait entrer dans une fraternité spirituelle - chez les Chrétiens primitifs, être initié voulait dire avoir reçu le baptême et fait sa communion - mais être baptisé ne suffit pas en soi pour accepter la réalité et les devoirs spirituels qui en découlent, de même que avoir reçu l'initiation maçonnique ne fait pas de vous un maçon à part entière si vous ne respectez pas les devoirs et si ne vous engagez pas à privilégier l'exercice des vertus religieuses, humaines et sociales dans chacun de vos actes et à chaque instant de votre vie. Ne rien faire, ou faire semblant de jouer un jeu dans un système en se comportant en hypocrite, ne permet ni de se dire maçon ni de se croire chrétien. A ne rien faire, au bout du compte, on n'est rien. Ainsi être baptisé ne fait pas de vous pour autant un chrétien réalisé. Lorsque l'on s'intéresse aux textes sacrés, on ne manque de se trouver interpellé par certains éléments. Si l'on étudie la parole perdue, on doit privilégier le Nom par lequel l'Eternel se nomme et qui est : "Je Suis" (qui deviendra le Ego Sum latin ). Il ne faut pas confondre le Nom avec des épithètes faisant office de désignation (L'Eternel, le Tout Puissant, le Saint béni soit-Il, le Miséricordieux, les Très Grand, Seigneur, etc.). Lorsque le Christ dit :" Je Suis avant qu'Abraham fut", le rappel de sa nature divine devient incontestable et ceci se rapporte de même à l'homme qui peut retrouver cet état dans le cadre de la méditation profonde ou l'abandon de soi. Le péché originel, toujours renouvelé à chaque naissance, existe et se perpétue parce que l'homme fait de sa relation à la réalité du "Je Suis" primordial un "moi, je suis moi" et cela change tout en inversant les données. Lorsqu'il s'affirme : "moi, je suis moi et je ne veux rien changer à cela", non seulement l'homme annihile toute relation avec le Divin mais sans qu'il s'en doute ou s'en rende compte, il altère gravement le lien ténu qui le relie à la Vie absolue et s'en coupe et s'en retranche totalement préférant se créer une réalité personnelle, tellement subjective qu'elle n'a rien de "réel". Il est dommage que l'homme ne comprenne pas le vrai sens du "moi" parce que celui-ci n'est pas un tabou dans l'ordre spirituel. Ainsi le Christ n'hésite pas à l'énoncer : " Personne ne pourra venir au Père (Je Suis) si ce n'est à travers Moi (Je Suis" également)". Ce Moi qu'il formule est important et même essentiel car ce moi se trouve en chacun de nous et se trouve commun et en prise direct avec la Vie, et l'acte de création ici symbolisé par le Père, mais chacun doit retrouver le sens profond de ce moi et ne pas le dénaturer en le rendant égotique, égoïste et désacralisé, c'est-à-dire en le rendant finalement contraire à sa "nature". Le but de tout chrétien, et de tout vrai maçon spirituel, et de se conformer à cet avertissement : " il faut que vous me trouviez en vous-même et alors vous pourrez vous-même vous sentir fil de Dieu." Phrase dont on retrouve un rappel dans la première maxime, la plus formidable de toutes, formulée dans le rituel de réception de la Maçonnerie Templière du Rite Ecossais Rectifié : " L'homme est l'image immortelle de Dieu mais qui pourra la reconnaître s'il la dénature lui-même ?" Que sont les maçons ? Des Fils de la Lumière ou des Enfants de la veuve, c'est-à-dire dans l'absolu des enfants de la vie éternelle qui ne connaissent plus la mort. Pourquoi les maîtres doivent-ils retrouver la parole perdue comme rassembler ce qui est épars ? Tout simplement parce que nous sommes ce que nous avons perdu de fondamental et qu'il appartient à chaque homme, et non pas uniquement pour chaque maçon, de retrouver ce que nous avons volontairement abandonné et nous nous sommes aliénés à nous-mêmes. Notre existence en ce bas monde n'a pas d'autre but, c'est là le sens profond du cheminement initiatique. Voilà pourquoi il devient capital de remonter le temps a contrario. Voilà le sens des cérémonies initiatiques qui nous projettent dans un "autre" temps, un autre lieu, nous ramenant à l'état qui fut le nôtre avant la "chute", avant le divorce d'avec le Céleste et le divin. Voilà pourquoi l'homme est une pierre et que de cette pierre il doit faire une église, c'est-à-dire un lieu "saint", parfait, conforme à ce qui fut avant la chute. Il aura abandonné le chaos pour rétablir l'Ordre universel. Ordo ab Chao. --- Demande : J'ai un travail à faire sur la Sincérité. Pouvez-vous m'aider ? Merci. Le
fait que l'on vous donné
ce sujet nous inquiète.
Seriez-vous peu sincère ? --- Demande
: Au REAA, nous utilisons le rituel de 1802 encore
appelé rituel
de
Saint Jacques. Que pouvons-nous penser de ce rituel ? --- DEMANDE : Je voudrais faire un travail sur le chandelier, en effet lors d'une cérémonie d'élévation à la maîtrise (au RER) j'ai été frappé par la présence d'un chandelier à sept branches. Réponse
: Il ne peut en aucun cas, au Rite Ecossais
Rectifié, en loge
de
Maître, y avoir d'autre chandelier que celui à
TROIS branches. Il
s'agit là d'une irrégularité
très grave car il s'agit d'une déviation
totale du rite qui se trouve totalement "faussé" ( par ce
"mauvais"
nombre) et ne peut plus à cause de cela être
considérable comme du RER.
Notez que le nombre du Maître, à ce rite, n'est
pas ce nombre précis
mais qu'il commence au
delà ce qui se trouve
souligné
expressément par la mention : "x ans Passés". ---
DEMANDE
: Je souhaite travailler sur le nombre 45 qui pour moi symbolise la
solidarité cosmique qui s'exprime dans la vie de tous les
êtres. "Un
compas ouvert à quarante-cinq degrés indique que
la matière n'est pas
complètement dominée : il n'y a pas
équilibre parfait entre les forces
de l'esprit et la matière." Jules Boucher. La
Symbolique maçonnique. 45
ne peut en
rien se rapporter à quelque solidarité que ce
soit puisque 4 + 5 = 9.
Or les nombres "humains" cessent à 7. 9 est le nombre des
"séparations", donc celui de la dissolution des choses, donc
des
matières et des "essences" en vue d'un nouvel avancement
dans la chaîne
de la vie. La dissolution passe par la pourriture ou le pourrissement
des matières ; être mangé par le ver ou
le cancrelat, cela participe à
la vie universelle. Rien ne se perd, tout se transforme. Il n'y a pas
de solidarité mais complémentarisation ou
intervention d'un élément
extérieur pour que s'opère ce qui doit se trouver
détruit. --- DEMANDE
: le symbolismes des vitraux de cathédrale et plus
particulièrement les
rosaces. --- Demande : Je dois traiter pour mon accès au quatrième, le nombre du grade de Maître. Merci pour vos conseils. Réponse : Vous devez traiter le symbolisme spécifique de l'âge du grade qui n'intervient en aucun cas comme un nombre de perfection, anomalie qu'on entend dire par des gens qui ne connaissent absolument rien au symbolisme. Il s'agit d'un nombre de globalité ou de totalité, ce qui n'est pas du tout la même chose. Son caractère fondamental, qui n'est pas connu puisque les maçons ne s'intéressent guère au vrai symbolisme traditionnel, est d'être en rapport avec la mort, ce qui lui confère une nature mortifère et donc un changement de nom, c'est pour cela que le maître a perdu le Nom ou la Parole qu'il a remplacé par une "parole" de substitution momentanée. Ceci explique pourquoi, lorsqu'on lui demande s'il est maître, il doit répondre : ---- m'est connu ou deux initiales, mais en aucun cas par un nom ou mot de passe ou quelque chose qui pourrait y ressembler. Ce nombre demeure de ce fait un nombre d'achèvement ; il marque la limite de la vie et de la mort. Tous les autres nombres qui le suivent ne concernent plus l'homme mais le GADLU ou DIEU maniant son compas qui amorce la transition d'une existence qui s'est achevée vers un autre état. Bon courage. Voir le Nombre du grade de Maître dans Les Planches du Maitre de Christian Guigue. ---
Par ailleurs une erreur usuellement généralisée consiste à vouloir traiter tel sujet au 1er ou 2eme ou à tel autre grade dit "supérieur", dénomination tout aussi anormale car il n'y a ni degrés inférieurs ni grades supérieurs. Tout ceci n'a aucun sens. Soit on traite vraiment le sujet, soit on ne le traite pas ! Un symbole ne varie jamais de sens en fonction de tel ou tel grade, cela ne sera jamais possible car il répond à telle loi ou tel "principe" universel. Imaginer qu'il peut en aller autrement démontre en la matière que l'on ne connaît absolument rien du symbole en particulier et du symbolisme en général. Si l'on s'amusait à faire traiter le fil à plomb, la pierre brute ou cubique à pointe ou le niveau par des 33ème, 30ème ou 18ème, on verrait qu'ils n'en savent guère plus finalement que la plupart des apprentis ou des compagnons. Et certains apprentis, qui seront les grands maçons de demain, risquent même de leur donner une leçon de symbolisme. --- DEMANDE : Je cherche des informations sur le nombre des pas et le chiffre 9. Vous ne
précisez pas à
quel degré, donc le nombre des pas en question. Qu'il
s'agisse
de 3 ou quelque autre nombre de pas à faire,
ce n'est
pas le pas qu'on analyse mais le nombre à mettre en oeuvre
pour
lui-même. On peut éventuellement
considérer la
direction mais ce n'est pas ce qui importe en la matière. --- DEMANDE
: Pour le 14eme degré. Je cherche de la matière
concernant le premier
temple et les raisons de sa destruction. --- Demande
: A l'heure de la communication via Internet, de l'information
à
outrance, quel secret pouvons-nous encore garder ? De nombreux livres
ont été publiés, de nombreuses
émissions ont été
diffusées. Ne
vaudrait-il pas mieux lever le voile plutôt que de laisser
des
personnes mal intentionnées ou mal informées
diffuser des informations
plus ou moins justes ? Il y a beaucoup de Tartufe dans nos loges, ceux qui sont les premiers à crier au viol des secrets maçonniques restent aussi les premiers à chercher de la matière n'importe où quand ils doivent plancher. Quant à certains secrets, ils restent puérils pour ne pas dire affligeants : ainsi le Royal Secret du 32eme est déjà présent avec infiniment plus de puissance au 18eme et, mais ce n'est en rien surprenant, déjà présent dés le grade d'apprenti. Si vous voulez faire une carrière sociale prenez tous les grades soit disant supérieurs mais si vous aspirez vraiment à la Connaissance et à une initiation totale ces degrés ne vous serviront strictement à rien, sinon à satisfaire une vanité bien métallique, car il n'y a aucun contenu réel pour 90% d'entre eux. Les seuls degrés additionnels qui ont une réelle importance sont le 4eme et le 18eme, on peut supprimer tous les autres. Ce n'est pas parce que cela ne plaira pas à ceux qui ne veulent pas voir cette réalité que cela remédiera au fait qu'il y a une colossale problématique dans un système dont 22 degrés sur 33 - soit les deux riers de la hiérarchie du rite - ne furent jamais pratiqués en France ; c'est comme ci, brutalement, on décidait de garder le grade maître en supprimant ceux d'apprenti et de compagnon et que l'on décidait que ce nouveau système était le meilleur qui soit. Un rite doit développer un contenu cohérent du début à la fin sans jamais sauter d'étape ni jamais revenir en arrière. Il doit aussi être adapté à la religion traditionnelle d'un pays. Un frère me téléphonait hier en s'étonnant qu'on ne lui apprenait rien en loge chapitrale quand il découvrait infiniment plus chez les Martinistes, des soeurs me disaient la même chose pour les Rose-Croix. Forcément, il n'y a rien dans la plupart des plus de 35 versions différentes des rituels écossais - soit autant que d'organisations - qui suivent de plus en plus la mode sociale du moment - quand ils n'ont pas été vidés de leur substance car jugés trop chrétiens - et quasiment personne ne sait plus rien d'essentiel y compris chez ceux qui écrivent sur ces grades. Quand en France on parle de "grand maçon", qui désigne-t-on par cette appellation ? Un chercheur éminent en l'Art, un puits de science maçonnique, un Guide initiatique émmérite ? En aucun cas : il s'agit toujours d'un homme politique qui ne brille jamais par sa culture ésotérique ni par son assisuité dans sa loge ni par son vécu dans l'initiation sinon il ne ferait pas de politique et il ne changerait pas d'orientation politique - retournement de veste ou trahison - selon son intérêt du moment. C'est malheureusement ce qui contribue à faire partir de nos structures les maçons les plus droits, les plus purs, les plus exigeants aussi, ceux qui sont venus pour s'élever à un autre plan d'existence et non pour se créer un réseau de relations utiles pour une carrière, à qui on ne donne rien qui ne reste pas d'ordre profane : il ne faut pas s'étonner que les vrais Chercheurs de Vérité partent vers d'autres disciplines et d'autres horizons. --- Demande
: On me confie comme sujet de planche : "La recherche du devoir et la
ferme volonté de l'accomplir". Il
suffit donc de
les développer. Ce travail semble démontrer que vous ne donnez pas satisfaction à votre Surveillant soit par votre absentéisme, votre manque de travail ou d'intérêt pour le symbolisme sinon il vous aurait confié un sujet traditionnel. Si, en effet, vous ne savez pas en quoi consiste ce que vous devez accomplir ni pourquoi vous devez le faire, il y a effectivement un sérieux problème. --- Demande
: Le rôle du compagnon en loge et de son travail pour
l'édification du
temple ? Qu'en pensez-vous ? En pratique, le Compagnon ne peut même pas parvenir jusqu'au parvis puisqu'il lui faudrait pour cela pouvoir monter l'intégralité des marches de l'escalier conduisant au temple, or, il ne peut monter que le nombre de marches correspondant à l'âge du grade. Vous voyez toute la complexité de l'affaire !
--- Demande : Je suis au R.E.R. et je prépare un travail sur les maximes. J'ai pas mal lu mais le sujet n'est guère traité dans les livres soit disant spécialisés. Peux tu m'apporter des idées ? Pourquoi les maximes au R.E.R et pas dans les autres rites, est-ce lié au caractère chevaleresque du système ? Vous
allez pouvoir faire un bilan en reprenant les maximes du premier et du
second grades. La
plus
formidable maxime de tout le système est la
première : "l'homme est
l'image immortelle de Dieu mais qui pourra la reconnaître
s'il la
défigure lui-même ?" La Maçonnerie templière fut et reste la maçonnerie la plus "exigeante" qui soit puisqu'elle conduit vers la Mystique. Ce n'est pas sans raison qu'on y trouva toute l'élite européenne (Mozart, Goethe, et tant d'autres), qu'elle refusa de dévier de ses fondements et principes et de modifier ses rituels devenus les plus anciens d'Europe (même ceux du Rite Suédois ou de Schroeder, non modifiés eux aussi depuis des siècles, sont plus "jeunes"), par conséquent les seuls qui soient restés intacts, et "traditionnels", c'est à dire conformes à la Tradition, et toujours pratiqués en l'état. Bonne chance et bon tracé. --- DEMANDE
: Je suis Maître des Cérémonies et nous
avons deux questions pour
lesquelles notre rituel RER n'apporte pas de réponse claire : Il est dommage de constater que vos questions manquent malheureusement de précision car on ne sait pas de quelle étoile ni de quel(s) porteur d'épée il s'agit. 1. Seul le vénérable peut allumer le chandelier à trois branches et les trois grands flambeaux ou piliers. Si une de ces étoiles centrales s'éteint, le MDC va le chercher et le VM allume la bougie malencontreusement éteinte. La tenue ne peut pas continuer si une seule bougie vient à s'éteindre, le novenaire "actif" à travers les neuf lumières d'Ordre réglementaire n'existant plus. Les bougies du Secrétaire comme celle des Surveillants doivent être allumées au pilier qui leur correspond. Si l'une d'elle s'éteint, le MDC va chercher l'officier concerné et le conduit au flambeau (côté orient pour le Secrétaire, nord-ouest pour le 2nd Surveillant, sud-ouest pour le 1er Surveillant), où l'officiant la rallume lui-même. Personne ne peut rallumer une étoile à la place de l'officiant concerné. Le MDC accomplit son office en alertant le VM, après avoir demandé la parole, selon les formes accoutumées, sur l'incident constaté. Rien n'autorise le MDC à s'adresser directement au vénérable maître ni à rallumer une bougie lui-même. Le V.M. doit interrompre les travaux par un coup de maillet, lesquels travaux reprendront force et vigueur selon les formes requises, lorsque tout sera rentré dans l'ordre et que la loge se retrouve en situation régulière pour l'accomplissement de son travail. Si une bougie du chandelier à trois branches s'éteint sur l'autel, le vénérable la rallume lui-même. 2. Port de l'épée : tous les frères sortent l'épée du fourreau et la tiennent en la pointant contre terre de la main gauche lors de l'ouverture et de la clôture des travaux, étant à l'ordre de la main droite. Le fourreau doit pendre du côté de la cuisse gauche. Noter que le vénérable aussi tient l'épée de la main gauche lors de l'invocation d'ouverture, le MDC la tient de la main droite. L'épée se tiendra de la main droite à certains moments des cérémonies de réception au premier, second et troisième degré. Ne pas oublier l'inversion de tenue de l'épée, ou changement de main, à chacun des voyages usuels lors des cérémonies de réception, passage, etc. Cet élément s'avérant important, il figure dans la nouvelle édition du livre La Formation Maçonnique de Christian Guigue. ----- DEMANDE : Le rituel d'élévation au troisième degré relate comment 3 mauvais compagnons résolurent à pénétrer dans la Chambre du Milieu de gré ou de force. Ceux-ci ne possédaient pas le mot des Maîtres Maçons et l'on dit qu'avec la mort d'Hiram s'est perdue le mot des Maîtres (nécessaire aux ouvriers Maîtres pour percevoir leur salaire en chambre du Milieu). Le Nouveau mot des Maîtres communiqué lors de l'élévation est considéré parfois comme une parole substituée au mot figurant dans le tétragramme juif "JHVH", l'ineffable nom de Dieu. Il me semble qu'il y a une contradiction à dire qu'avec la Mort d'Hiram la parole s'est perdue. En effet si les autres Maîtres se faisaient reconnaître à Hiram avec ce mot, comment se fait il qu'avec sa mort, l'ensemble des Maîtres qui étaient en possession de ce mot l'ait également perdu ? Demande formulée par internet. Votre
question est très intéressante et elle
démontre comment on peut
rapidement dévier. ---
DEMANDE
: J'ai choisi de travailler sur la Justice Maçonnique et je
n'en vois
pas la fin. Pouvez-vous me faire part de vos avis ? --- DEMANDE : Pourquoi nous demande-t-on de nous intéresser au symbolisme ? C'est plutôt ennuyeux et pas clair du tout. Sert-il à quelque chose ? Anonyme. Votre question nous laisse tout simplement sans voix. Si le symbolisme ne vous intéresse pas, vous n'avancerez jamais car la pratique des vertus de Sagesse, Force et Beauté que l'Ordre privilégie ne vous motivera guère davantage. On peut se demander pourquoi vous êtes venu en FM, des associations humanitaires ou philanthropiques comme le Rotary, le Lion's Club, la Table Ronde et d'autres encore vous auraient peut-être mieux convenu. A moins que l'humanitaire et la philanthropie ne vous intéressent pas non plus. Le symbole correspond à une réalité universelle ; il a de plus une fonction : celle de faire s'élever l'homme en le conduisant à se dépasser. C'est pour cela qu'on vous place sous l'égide du fil à plomb dès votre entrée dans l'Ordre, car, comme lui, le symbole a pour fonction de relier la terre au ciel en établissant entre Celui qui se trouve à l'origine de l'incarnation et l'homme une relation telle qu'ils deviennent "conjoints" l'un à l'autre. Aussi, non seulement, ainsi que le souligne Mircéa Eliade, "le symbole prolonge une hiérophanie ou qu'il s'y substitue", mais que son importance vient de ce "qu'il peut continuer le processus d'hiérophanisation et surtout parce que à l'occasion, "il est lui-même une hiérophanie", c'est-à-dire qu'"il révèle une réalité sacrée ou cosmologique qu'aucune autre manifestation n'est à même de révéler". L'étude et le travail effectif sur les symboles permet de se projeter en eux et de vivre une expérience, une approche de l'universel et par conséquent du divin que rien ne peut remplacer. Pour celui qui n'entre pas dans le coeur de chaque symbole, la lumière et toute possibilité de parvenir à quelque connaissance que ce soit resteront impossibles. Si l'Ordre maçonnique nous soumet progressivement à des symboles différents, c'est qu'il existe une gradation, une échelle des symboles en rapport avec toute la gamme des possibilités hiérophaniques, toujours en relation avec la sacralité bien évidemment, mais y parvenant par des voies différentes, exotériques ou ésotériques, par l'extérieur à partir de la forme ou par l'intérieur, à partir du "coeur", à partir du message signifiant révélé. Demandez-vous pourquoi vous vivez et si votre existence, jusqu'à maintenant, vous a apporté ce que vous souhaitiez. Si vous voulez découvrir le sens de la vie et celui du devenir, recommencez tout à zéro. Replacez-vous sous la perpendiculaire en faisant le bilan de votre vie ; ceci pourra peut être vous aider. Bonne chance. --- DEMANDE : Je serais désireux d'avoir des renseignements sur la signification du banquet d'Ordre, devant faire une intervention sur ce thème le 16.10. Quelle est son origine, sa signification. Pourquoi doit il être tenu lors d'une saint Jean ? Les
deux fêtes traditionnelles de l'Ordre (maçonnique)
sont les 2 saint
Jean. Ces dates étant "dangereuses" pour les
cérémonies d'accès dans un
grade furent spécialisées depuis toujours dans
l'installation du VM et
du Collège des Officiers qui peuvent se trouver
installées à l'une ou
l'autre fête de Saint Jean sans distinction aucune. --- DEMANDE : J'ai un travail imposé à présenter dans mon Aréopage, au 30ème. Le thème : "il est du devoir du Chevalier Kadosch de respecter et d'observer les lois morales de la Chevalerie." Ma question est la suivante : peut-on sortir des sentiers battus ? Je ne sais pas ce que vous entendez par cette expression non précise de "sentiers battus" car ceci peut varier à l'infini selon que vous vous trouvez digne au plan de la réalisation spirituelle ou non méritant le grade que vous détenez, selon votre parcours initiatique ou du fait que, malgré l'acquisition de multiples grades, vous pouvez fort bien ne pas avoir accompli le moindre pas sur la Voie, selon le degré de compréhension et donc de perception du symbolisme universel, etc. Le CHK n'est pas un nouveau Chevalier, vous avez transité par un autre grade autrement plus fabuleux, celui de Souverain Prince Rose-Croix. Pour un Chevalier authentique, il n'y a pas de plus beau niveau que celui-là. La question que vous pouvez, et devez même vous poser, peut se résumer à cela : "Y a-t-il une différence entre être Chevalier ou Souverain Prince Rose- Croix ou Chevalier de l'Aigle Blanc et Noir ou Illustre Chevalier du Temple et Grand Elu Chevalier Kadosch ?" En réalité, il ne peut y en avoir car tout ce qui se trouvé évoqué au 30ème degré et même au 33ème est obligatoirement de mise au 18eme qui, par son corpus particulier, se trouve autrement plus "avancé" que les degrés dits supérieurs et finaux de la hiérarchie du rite. Em---nuel s'avère autrement plus important que tout le reste si l'on est un "initié", un Chevalier réalisé, c'est-à-dire au sens ancien de la Pax Militia Christi, ayant la connaissance de ce qu'il peut ou doit en faire. Un de mes amis qui, fut autrefois Lieutenant Grand Commandeur, privilégiait l'armement du Kadosch, celui-ci devant "être bien armé pour son combat et pour la vengeance de ses ennemis". N'échappant pas au paradoxe, il n'hésitait pas à reconnaître que Kadosch impliquait d'être "séparé", élu, purifié, vivant comme un saint et se consacrant à la seule Vérité. Ces qualités personnelles restent obligatoire déjà pour l'accession au 18eme degré, il n'y a donc rien de nouveau ici. Par ailleurs, celui qui véhicule des idées de rancoeur ou de mesquinerie ou de vengeance personnelle demeure indigne de tout accès à la Chevalerie. N'étant même pas digne d'accéder au statut de Maître comment pourrait-il espérer avancer plus loin ? Ces propos visent à vous faire sentir que l'on ne peut pas agir ou devenir autre chose que ce que la Chevalerie, avec ses idéaux et ses vertus religieuses les plus élevées, représente et exige de ses membres. Celui qui demeurerait un homme ordinaire ne pourrait que la souiller et l'avilir, en se souillant et s'avilissant en même temps. Etre hors des sentiers battus, c'est ne pas se comporter en Chevalier et par conséquent agir en violation des devoirs inhérents à tout Eques. Notez que, à l'origine, les grades de Souverain Rose-Croix et celui de Chevalier de l'Echelle ou KH n'étaient pas considérés comme supérieurs ou inférieurs l'un par rapport à l'autre. On pouvait, selon son choix, recevoir l'un ou l'autre voire les deux. Le REAA n'existait pas mais ces grades oui puisqu'ils proviennent des pays germaniques. Suprême cocasserie, les premiers, en France, à les avoir introduits puis pratiqués furent les maçons de la Maçonnerie Templière française (branche française et cousine de la Stricte Observance germanique à laquelle appartinrent les maçons les plus éminents du monde comme Mozart ou Goethe), les frères du Rite Ecossais Rectifié de la région de Lyon et de Strasbourg. --- DEMANDE : Je suis à la recherche de documents sur "droits et devoirs" pour une planche au premier degré. Merci pour vos messages et vos avis. Sabine.- Le plan de ton travail pourrait s'articuler sur la définition puis ce que recouvrent les devoirs et les droits en vigueur dans la société profane. Développe la partie " devoirs (collectifs et individuels) ", puis la partie " droits (collectifs et individuels)". Une petite synthèse de la partie "Profane" établira les interactions. Ceci constituera la première moitié de ton travail que tu peux introduire puis développer en posant la question : " Les droits et les devoirs, que la société et les hommes édictent depuis des siècles, possèdent-ils une valeur ou un contenu immuables ou sont-ils susceptibles de variations et donc d'adaptation en fonctions des intérêts ponctuels ? " Les devoirs de la Nation envers le peuple restent-ils identiques à ceux des hommes composant comme devant défendre et assurer le bon fonctionnement de la société ? Les devoirs des hommes de pouvoir ou de direction restent-ils identiques à ceux des assujettis ? Mais d'autres options restent possibles, à toi de les choisir en fonction de ta vision de la société et de l'homme. Exemple de devoir collectif : La Nation avait pour devoir primordial de permettre aux citoyens de travailler car la dignité de l'homme n'existe qu'à partir du moment où celui-ci peut subsister par lui-même en faisant vivre sa famille. La République a donc le devoir capital de fournir du travail à ses enfants. Il en fut ainsi au 18ème et jusque vers le milieu du 19ème siècle. Pour éviter le chômage l'Etat avait créé les Ateliers Nationaux, leur fermeture et la remise en cause de ce devoir de l'Etat envers les citoyens fut la cause d'une nouvelle révolution. Les devoirs (donc les obligations) de l'Etat, énoncés à travers la devises républicaine "Liberté, Egalité, Fraternité" se sont trouvés modifiés par leurs représentants à travers les époques pour aboutir à une situation de "non responsabilité" actuelle : l'état a toujours raison. Nous sommes aux antipodes de la démocratie athénienne ou tout mandat pouvait se voir révoqué immédiatement si l'homme politique n'agissait pas dans la plus parfaite représentation des demandes et des attentes du peuple. Les hommes politiques actuels qui représentent et défendent les intérêts de leur parti et non plus les attentes de leurs mandants auraient tous disparu sous l'Athènes antique. Exemple significatif de ce que l'on pourrait considérer comme une violation du principe d'égalité relatif au droit entre les politiques et le peuple : les hommes politiques - à travers le Parlement - décident en votant les lois de tout ce qui concerne le peuple : les impôts, les régimes de retraite, etc. S'ils décident pour nous de ce que nous devrons payer en impôts et taxations diverses, ils s'arrangent entre eux pour s'exempter de ce qu'ils nous imposent (sous prétexte qu'il s'agit d'indemnité et non pas de salaire, voilà une belle hypocrisie !) alors qu'ils devraient être les premiers, en tant que représentants de la Nation, à donner l'exemple. Un retraité bénéficiant d'une retraite modeste ne peut pas exercer une activité complémentaire dont il a pourtant grand besoin pour vivre alors qu'un politique peut cumuler les indemnités et avantages divers sans limitation d'âge quand le citoyen lambda sera d'office mis à la retraite dès qu'il aura atteint l'âge maximum déterminé. Il y a deux poids et deux mesures en France ! La mise à la retraite des hommes politiques, entre plusieurs autres nécessités d'alignement des usages, doit suivre celui en vigueur dans la société du travail, voilà une marque du respect de ce que doit être l'Egalité républicaine. De même lorsqu'ils votent les 40 annuités de cotisations pour bénéficier d'une retraite à taux normal, ils s'abstiennent bien de faire valoir qu'ils bénéficient d'une rente dès la fin de leur première législature (soit cinq années seulement durant lesquelles ils cotisent pour deux années en une) s'ils ne sont pas réélus à leur siège. Au lieu de devenir des chantres du respect de la vertu d'Egalité, ils se comportent en champions de l'injustice sociale. Avant de réformer les régimes de retraite et autres spécificités sociales, il faudra commencer par abolir les privilèges accordés à tous les hommes politiques et que tous commencent par payer l'impôt sur les sommes perçues au titre de leurs divers mandats sans en oublier les avantages en nature (voiture de fonction, etc.). A côté de cela notre Etat inégalitaire et injuste veut taxer les salariés bénéficiant d'avantages dans leur entreprise (carte bleue gratuite pour les employés de banque, électricité pour les personnels d'EDF, peut-être aussi sur les timbres-poste que ne reçoivent pas les postiers mais dont ils auraient pu bénéficier ? , etc., etc..). Courteline nous ferait rire si cela ne s'avérait pas aussi dramatique. Les devoirs deviennent vite un domaine variable à l'infini selon la situation sociale personnelle, nous le vérifions entre les hommes politiques et le peuple. Cette inégalité se retrouve entre l'Etat et les citoyens : tous ceux qui attaquent la puissance publique en réparation d'un préjudice personnel ou collectif en savent quelque chose. L'Etat triche puisqu'il est à la fois juge à travers les tribunaux administratifs et le Conseil d'Etat et partie puisqu'une action se trouve exercée contre lui. La Cour de Justice de l'Union Européenne vient le remettre devant ses devoirs et obligations ; elle devient l'ultime recours incontournable qui condamne sans exception tous les Etats défaillants. Si tu traites ce genre de problème, tu vas passionner les frères et les soeurs de ta région. Deuxième partie : les Devoirs et les Droits en Maçonnerie. Ils sont évoqués dans l'Obligation ou Serment. Revois les termes de l'engagement que tu prêtas lors de ta cérémonie de réception. Tu y noteras l'obligation d'assistance et la pratique de la Fraternité et de la Tolérance envers tous les frères et toutes les soeurs, etc. Note que ce devoir fait lui aussi l'objet de trop nombreux non respects parmi les maçons. Exemples : jalousies voire même calomnies de tous ordres entre des frères voire des soeurs, critiques lors de la désignation des Offices, guerre lors de l'élection au vénéralat entraînant parfois la scission de la loge, refus de payer la capitation des frères en difficulté ou en chômage de longue durée pour ne pas les radier, etc. On pourra y trouver quelques devoirs complémentaires édictées par le Règlement général de l'obédience voire par le Règlement Intérieur de la loge. Reprends tous les textes et analyse-les. --- DEMANDE
: Je suis 2e Surveillant à la Souveraine et Parfaite Loge Chevalier
de Saint Georges N° 949, à
l'Orient de BasseTerre. 1 - Je
souhaiterai savoir s'il existe des recueils de gestuelle du Rite
Ecossais Rectifié aux trois premiers degrés. Pour la chaîne d'union, comme il ne peut pas y avoir de métal "à nu", elle doit rester dans le fourreau. Si l'on n'en possède point, on la pose sur son siège, mais là encore on altère la rituélie en introduisant un élément métallique là où il ne doit surtout pas y en avoir. ------ Demande : J'ai une planche à faire sur les métaux argent, cuivre, fer pour les voyages faits au 2ème degré du Rite Ecossais Rectifié. Pouvez-vous m'aider ? Votre demande comporte une sérieuse erreur , vérifiez dans le rituel la nature des trois métaux évoqués. --- DEMANDE : je recherche des idées pour une planche sur " la croix latine et la rose mystique ". Pour la croix, je te conseille d'éviter Le symbolisme de la croixpar René Guénon même si certains de nos amis le considèrent comme étant incontournable. Rien ne t'interdit néanmoins de le lire pour te former une opinion Le
rouge de la
rose se rapporte au sang et par conséquent à la
Passion, pas la passion
amoureuse et profane, comme l'indique le langage des fleurs qui
s'avère
une déviation et par conséquent un langage
dégénéré, mais la Passion
du
Christ, c'est-à-dire les humiliations, le chemin de croix et
l'agonie
sur la croix, parfaites illustrations des étapes parachevant
l'entrée
dans le Voie du sacrifice. --- DEMANDE : Le compas et l'équerre au grade de maître. Merci de m'aider. Selon
les rites, la position du compas et de l'équerre peut
varier
(comme au Français ou au REAA) ou ne jamais changer (comme
au Rite
Ecossais Rectifié, ce qui demeure plus "vrai") en fonction
du degré des
travaux du jour. --- DEMANDE : Je pense préparer un travail sur le thème de la Parole Perdue au 30ème. Y a-t-il des aspects spécifiques à prendre en compte ? Pourquoi choisissez-vous un thème de travail quand vous n'en possèdez pas tous les éléments ? Dans le monde profane, on appelle cela "mettre la charue avant les boeufs", ce n'est pas sérieux du tout. La Parole perdue est "établie", si l'on peut retenir cette expression, depuis la Maîtrise et le 4eme Ordre ou Souverain Prince Rose-Croix qui est censé l'avoir retrouvée = passage de la condition humaine à l'angélisme. Un "Nom" divin et secret lui a même été confié : E-----uel. Reprendre la Parole perdue dans l'Aréopage n'a pas de sens puisque tous les Kadosch sont censés l'avoir déjà retrouvée depuis longtemps en en maîtrisant toutes les "puissances". On pourrait par contre évoquer la Justice divine et ses accomplissements par la Parole ou le Logos et, bien entendu, les conséquences d'un mauvais emploi du langage et du Verbe et toutes les déviations pouvant en résulter (magie, etc.). --- DEMANDE : Je recherche des éléments sur la compréhension du 14ème REAA, notamment sur le sens des Séphiroth. Il
demeure pratiquement impossible de t'aider car on ne peut pas savoir ce
que recouvrent les sephirothsans
consacrer sa vie à l'étude
la Kabbale : c'est un peu comme si on voulait parler toutes les langues
du monde avec seulement trois mots. Et comme la Kabbale ne rejette
rien, tout est possible y compris les interprétations
contraires
à d'autres. L'anomalie
du
REAA, au travers des impositions des administrations modernes, est de
contraindre à passer obligatoirement par un ensemble de
grades qui
passent en revue - sans approfondissement aucun - divers courants
"religieux" (alchimie, gnose, kabbale, mystique, etc.), quand chacun
d'entre eux mérite qu'on y consacre toute une vie
d'étude et de travail
spirituel. Pourquoi le REAA nous oblige-t-il à subir ces
éléments qui ne relèvent pas de la
tradition
chrétienne et que l'on est en droit de refuser ? --- DEMANDE : Je recherche des éléments d'information sur le thème des voyages au Rite Ecossais Rectifié (1er grade). Les points importants à traiter sont : le tour fait autour des plateaux des Surveillants - bien que certaines loges ne le pratiquent pas soit du fait de l'exiguïté des locaux soit parce qu'elles en méconnaissent l'importance et dont l'origine remonte à la rituélie Pasqualinienne, - l'inversion du porter de l'épée (changement de main) et du sens de déplacement en loge selon les voyages, les trois éléments (feu - eau - terre) que l'on ne peut pas traiter comme les simples éléments des autres rites, noter à cet égard qu'il n'y en a pas quatre mais seulement trois lesquels se rapportent à la création, à la vie, à la transformation que les alchimiste aborderont par le moyen du sel, souffre et mercure mais le RER n'est pas fondamentalement alchimiste, Willermoz lui-même condamnant l'alchimie, ses dangers et ses égarements. Il convient d'analyser aussi la Clémence et la Justice ainsi que chaque maxime, dont la première est la plus formidable de tout le Régime : "L'homme est l'image immortelle de Dieu mais qui pourra la reconnaître s'il la défigure lui-même ?". Cette seule maxime constitue un redoutable thème de planche sur "l'image et la ressemblance". Bravo, tu ne crains pas la difficulté parce qu'il faut avoir de très sérieuses connaissances pour ne pas dévier de l'esprit du corpus originel du Rite Ecossais Rectifié dont la presque quasi totalité des membres du RER ne soupçonnent ni la richesse ni la perfection, chacun ne prenant le plus souvent que ce qui lui convient et laissant tout le reste. --- DEMANDE : Je travaille actuellement sur le Sablier et je recherche des informations relatives à ce thème ou sur le Temps. Merci pour votre réponse. Je profite de cette occasion pour rappeler qu'on ne doit jamais traiter un thème pour lequel on n'a pas les connaissances requises. Si le Conférencier ne possède pas son sujet, que va-t-il apporter aux membres de la loge ? Il vaut mieux en ce cas ne rien faire plutôt que de proposer une esquisse malhabile. Le thème du sablier est celui de la fugacité du temps qui passe inexorablement et qui souligne la fragilité de la vie. Celle-ci n'étant qu'une poussière, et même "rien" au regard de l'infini sinon une illusion, doit faire prendre conscience à l'homme qu'il dispose de très peu de temps pour accomplir ce qui doit justifier son existence ici-bas, la Veuve (la Mort) pouvant l'emporter à tout moment. C'est un thème très initiatique - et je te félicite pour son choix - mais il convient de l'aborder avec justesse. Il faut traiter de concert l'Illusion (correspondant au Bandeau) qui égare et perd celui qui se trompe ; n'oublions pas que celui qui respecte et met réellement en pratique dans sa vie, à chaque heure, ici et maintenant, les recommandations et les préceptes de l'Ordre, les Vertus, le travail sur les Symboles en percevant leur réalité éternelle ne peut pas s'égarer. Sur la Voie, il n'y a ni honneurs, ni offices, ni grades, et il arrive parfois qu'un Apprenti soit mille fois plus avancé que les CBCS ou les 33eme de sa loge (je pense à toi, mon cher André T qui rejoint l'exemple d'Eliphas Levi) ; ceux qui ne comprennent pas cela, ou que cette considération dérange, démontrent malgré eux qu'ils n'ont pas avancé d'un pas sur le Chemin même s'ils ont 30 ou 40 années de maçonnerie, l'avancée ne se mesure pas en terme d'années de présence mais dans la pratique permanente de l'abnégation, de l'humilité, en refusant tous les honneurs. "Celui qui, étant entré sur le chemin de la Vérité, n'a pas le courage de persévérer est cent fois plus à plaindre qu'il n'était auparavant". Maxime du Rite Ecossais Rectifié. Préférer les avantages humains de la matérialité, de l'ego et des honneurs revient de fait à sortir du chemin de la Vérité. Le symbolisme du sablier fait intervenir la notion d'écoulement du temps et à cet égard on y inclue bien évidemment les âges du Kali-Yuga et la notion des Cycles. Le sable qui s'écoule de plus en plus rapidement, - et non pas toujours à la même vitesse - au fur et à mesure qu'il se rapproche de la fin, illustre bien le principe des Ages allant s'amenuisant et s'accélérant ; comme si l'écoulement des grains de sable représentait toutes les possibilités, incluses dans un cycle de manifestation, et qui n'ayant pas été utilisées en vertu de leurs possibilités et potentialités, avaient hâte que ce Temps particulier prenne fin. --- DEMANDE : Quel est la bonne manière d'avancer sur le chemin ou plutôt quelle attitude doit-on adopter pour progresser véritablement ? Nos rituels, nos instructions étant sibyllins en la matière, j'ai besoin d'aide. Tout d'abord, permets-moi de te "féliciter" pour ta remarque et la justesse de ton désir bien que des félicitations et l'annonce d'un désir ne soient pas des marques que l'on doive rencontrer sur la voie. Nos rituels nous prescrivent de Se connaître soi-même au travers du travail sur la pierre. Se connaître soi-même, ce n'est pas savoir que l'on mesure 180 pour 72 kilogrammes, ni que l'on a les cheveux bruns et les yeux noirs et que l'on est orgueilleux ou frimeur ou coureur de jupons. Non, se connaître soi-même, c'est Etre, ce qui nous ramène à oublier tout ce que l'on s'imagine être ou que l'on cherche à paraître. L'Eternel a dit en se manifestant à Moïse : "Sois en paix, connais que je suis YHVH, ton dieu tout puissant". C'est ce que toutes les religions considèrent comme Etre, c'est reconnaître la réalité du dispensateur de vie quel que soit le nom qu'on veuille lui donner. Selon les écoles ou les milieux spirituels, on trouve des variables comme : Soyez en Paix ou Soyez dans la Paix du Seigneur, Connaissez que Je Suis ; voire encore Je suis Celui qui Est (Sum ego sum). Connaître, c'est Etre et inversement. Connaître apporte la paix, la détente, la sincérité vis-à-vis de soi et des autres. A ces évidences Maître Eckhart, le grand mystique rhénan faisait écho disant : "Dieu fait que nous le connaissons, et sa connaissance est son Etre, et l'acte par lequel il me le fait connaître est identique à ma connaissance, de sorte que sa connaissance est mienne." Pour pouvoir progresser sereinement, nous devons adopter une double attitude : celle de renoncer à être ou de devenir quelque chose ou quelqu'un dans tel ou tel milieu (profane ou initiatique) pour pouvoir espérer éveiller l'esprit sans l'appuyer sur quoi que ce soit ; celle de dissoudre enfin toutes les identités créées depuis sa jeunesse. Nous ne détaillons pas ce point pour que vous fassiez vous-même ce travail de recherche à rebours dans le temps, pour que vous identifiez vous-même tous ces personnages et attitudes qui furent les vôtres jusqu'à maintenant et que vous les "détruisiez". Vous n'avancerez jamais sans avoir procédé à cette "destruction" du moi. --- DEMANDE : Est-il vrai que la loge soit une figure ou une représentation du Cosmos ? Mes deux Surveillants ne sont pas d'accord sur ce point. Bernard, V.M. En effet, toutes les loges de Saint-Jean sont bien une représentation du Cosmos bien qu'on ne puisse pas les assimiler symboliquement à la "caverne". La figuration des "dimensions" reste très précise en la matière : la longueur va "de l'orient à l'occident", la largeur s'étend du "nord au midi" , la hauteur s'élève "de la terre jusqu'au ciel" et la profondeur "de la surface de la terre jusqu'à son centre". Le tuilage traditionnel comporte, parmi les éléments de "reconnaissance", la réponse : "Elever des temples à la vertu et creuser des cachots [variante : des tombeaux] pour les vices. Ces deux notions "d'élévation" et de "descente", par l'acte de creusement", sont importantes car elles correspondent aux deux notions incluses dans l'axe vertical du fil-à-plomb : hauteur et profondeur, que l'on exprime par la formulation " du zénith au nadir". Elle indique le double choix possible : s'élever vers le Céleste et le Paradis (par la voie du temple que l'on va édifier pour la Vertu) ou chuter dans les profondeurs de la matière et l'Enfer (le cachot). --- DEMANDE : J'envisage une planche au 18 eme du REAA sur le thème " E--uel". Ce thème m'attire précisément parce que je ne dispose que de très peu d'informations le concernant à l'exception de quelques versets bibliques. Pouvez vous m'aider dans ma recherche ? Ce
mot E--uel apparaît à des grades qui
aujourd'hui ne
correspondent pas : Chevalier (7è) ou Souverain Prince
Rose-Croix (18è)
, selon qu'il s'agit du rite français ou reaa. Au RER, on le
retrouve
au plus haut niveau, celui de Chevalier Bienfaisant de la
Cité Sainte,
considéré - par certains à tort -
comme équivalent du 33eme car le CBCS
est un degré hautement initiatique (le 6eme du RER), ce qui
n'est
absolument pas le cas pour celui de 33eme. D'ailleurs, au 18eme
siècle,
ce grade était celui de l'aristocratie maçonnique
dans toute l'Europe
continentale à travers les 9 provinces templières
de la Stricte
Observance alors que le grade de 33eme n'existait pas encore. --- COURRIER : Voilà environ un an, je vous avais écrit au sujet de mes recherches pour entrer en maçonnerie. Comme j'étais déjà martiniste, vous m'aviez conseillé le RER. Lundi dernier, j'ai été initié à la Grande Loge de France, après un an de démarches. Je pense que je dois au moins en partie mon entrée en maçonnerie à vos encouragements. Je tenais donc par ce message à vous remercier sincèrement. Vous m'aviez donné des preuves de tolérance et de justice dont j'ai su me souvenir. Bien fraternellement, --- DEMANDE : Je souhaite faire un travail sur la fraternité dans le temple et hors du temple. Pouvez-vous m'aider ? Il
n'y
a pas de fraternité sélective que ce soit
à l'intérieur ou à
l'extérieur de quoi que ce soit. Il y a une pratique ou un
exercice de
la Fraternité ou il n'y a pas du tout de
fraternité. Or ce devoir de
fraternité est souvent inscrit dans les termes du serment
prononcé lors
de l'entrée en loge. Ainsi au Rite Ecossais
Rectifié, il est indiqué "je
jure d'aimer et de chérir tous mes frères..."
; le devoir de
fraternité se trouve très clairement
énoncé. Il en va de même pour les
autres rites au travers d'autres formulations mais comme de trop
nombreux maçons se dépêchent vite
d'oublier les termes de leur
engagement, on ne doit pas s'étonner que la
tolérance et l'exercice de
la fraternité manquent de réalité sur
le terrain ; on passera
"pieusement" sous silence les "guerres" et les "règlements
de compte"
existant souvent lors de certaines élections au
vénéralat qui
constituent autant de marques de cette non-fraternité. --- OBSERVATION : J'ai été apprenti. Je pensais découvrir un univers spirituel de grande envergure. Déception. Qu'ai-je trouvé ? Alcoolisme, débauche sexuelle, méchanceté, course effrénée au grade supérieur, familles déchirées, forte tendance à l'occultisme. Déception. Je me suis mis en sommeil. Je précise également que c'est pour les riches. on met souvent la main au porte monnaie. Alors quand je lis que le travail en loge maçonnique se présente comme une école de libération de la personne humaine, permettez-moi d'en douter. --- QUESTION : Je recherche, planche, travaux, documentation sur le solstice d'été et la Saint Jean. Fraternellement. Voir
le livre LES
PLANCHES DU
MAITRE .
Quand
on évoque la St Jean encore faut-il savoir de quoi l'on veut
parler
sinon on pourrait écrire un livre de 300 pages sans
épuiser le sujet.
Ce qui s'avère important pour cette époque reste
la position du Cancer
et le rôle tenu par l'astre lunaire.
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LES PLANCHES DU MAITRE | ||||||||||||
| Albert
PIKE Morales
et Dogme au
REAA Du Maître Secret au Chevalier Rose-Croix |
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